Napoléon & Sarzane, les origines italiennes des Bonaparte

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Les premiers ancêtres de Napoléon Ier ? Des Italiens. Émigrés de Florence, suite aux guerres entre Guelfes et Gibelins, les Bonaparte ou Buonaparte (littéralement, « ceux qui sont du bon parti, du bon côté ») s'intallèrent à Sarzane, à l'extrême nord de la Toscane.

Nous sommes à la fin du XIIe siècle. À Sarzane, fortifiée par Laurent le Magnifique, les Bonaparte vont occuper d'importantes charges, au point de se lier familialement avec le pape Nicolas V, le fondateur de la Bibliothèque Vaticane, lui aussi originaire de la ville. Joseph Bonaparte, l'aîné - ou le « généalogiste » comme l'appellera son frère Napoléon -, mènera plus tard l'enquête, trouvera des preuves : ce n'est qu'à la fin du XIVe siècle que les ancêtres de l'Empereur se sont implantés en Corse.

Sarazanais de souche, Federico Galantini ne se borne pas ici à raconter cette aventure généalogique, presque inconne du public. Preuves à l'appui (elles sont toutes réunies dans l'ouvrage), il nous explique les dessous du Concordat de 1801, dont le premier artisan est encore aujourd'hui la maison-tour des Bonaparte, est aussi le théâtre de la mort romantique de Charlotte, nièce de Napoléon, confidente de Leopardi mais impossible amour du peintre Léopold Robert qui s'égogera pour elle, à Venise...

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Ajouté le 01 janvier 2004
Nombre de lectures 128
EAN13 9782876233379
Licence : Tous droits réservés
Langue Français
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PRÉFACE
DU CÔTÉ DESARZANE
Un livre manquait: celui-ci. L’expert en généalogie napo-léonienne, Joseph Valynseele, le disait déjà en 1954: pour ce qui est des plus lointains ancêtres de Napoléon Bonaparte, la 1 seule piste à suivre est italienne . Il écartait déjà tout ce qui relevait de la légende: l’appartenance de l’Empereur à la mai-son régnante d’Angleterre; aux Comnène de Byzance; aux Paléologue; aux Capétiens; à telle ou tellegensromaine; quand ce n’était pas, avec George Sand, à quelque famille mallorquine… Plus de trente années plus tard, l’expert n’en démord pas: encore une fois, les seules recherches à poursui-2 vre doivent nous conduire au-delà des Alpes . Il réserve une place toute particulière aux travaux de l’historien sarzanais Bernucci et à l’enquête entreprise par Joseph, l’aîné des Bonaparte, à Sarzane et dans ses environs. Il regrette que les résultats de Bernucci n’aient été publiés qu’en italien et ne soient disponibles qu’aux Archives Nationales ou encore à la Bibliothèque Nationale (B.N. K 12549). Et d’ajouter : « Bernucci travaille sérieusement: il produit les documents
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sur lesquels il s’appuie et ne cherche pas à enjoliver les faits. Certes, des vérifications, des recoupements seraient souhaita-bles, dans la mesure où cela est encore possible aujourd’hui. D’ores et déjà, nous ne sommes pas loin de croire que la généaologie établie par ses soins pourrait bien constituer l’authentique ascendance de l’empereur Napoléon au-delà de ses ancêtres ajacciens. » Avec Federico Galantini, la tradition de Bernucci, pour ainsi dire, se perpétue. Comme son illustre prédécesseur, Galantini est sarzanais et il voue à sa ville un amour profond et sincère; comme lui, et pour parodier Térence, nous pour-rions affirmer en souriant que tout ce qui est napoléonien ne lui est pas étranger. Il a donc tenu à réunir l’essentiel des documents attestant les origines sarzanaises des premiers Bonaparte: la généalogie établie par Bernucci, difficilement accessible et dont il a acquis une copie de l’original lors d’une vente aux enchères; la recherche entreprise par l’abbé Gerini sur Giovanni et Cesare Bonaparte, parmi les premiers grands noms de cet arbre sarzanais; l’échange épistolaire entre Joseph et le notaire Vivaldi, un dialogue de sourds entre le premier-né des Bonaparte, tout à fait persuadé de sa filière, et un Harpagon provincial. Ces documents si précieux, Galantini les propose au lecteur français, après les avoir com-mentés. Une aventure généalogique défile alors devant nos yeux, à laquelle la famille Bonaparte prend elle aussi part, à commencer par l’Empereur lui-même… Mais Galantini n’oublie jamais de mettre toujours à la première place sa ville, Sarzane. Sarzane, c’est d’abord Luni. Tite-Live raconte qu’un consul avait choisi de faire escale au port de Luni, avant de lancer une expédition contre l’Espagne. Luni fut fondée au sud de la Magra, fleuve qui allait longtemps séparer la Ligurie de la
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Toscane ; vignes, oliveraies, fromages : avec le bois des Apennins alors regorgeant de forêts, puis avec l’extraction du marbre blanc de la région (Carrare est à deux pas), la cité portuaire devint vite un grand centre d’approvisionnement pour Rome. Le christianisme prit le relais de cet essor et, dès e leIIIsiècle, Luni eut un pape, Eutychien: belle compensation car, au Moyen Âge, les alluvions de la Magra faisaient déjà de Luni un foyer de paludisme. Le destin du port romain était scellé: son évêque préféra séjourner dans les forts construits sur les hauteurs qui dominaient le golfe de La Spezia et la basse vallée du fleuve. Il faut attendre 1181 et le roi Philippe Auguste, de retour de la troisième Croisade, pour trouver dans son journal de voyage la première mention de Sarzane: «Transitum fecit per Seint Leonard[San Leonardo al Frigido, près de Massa]et per Lune maledictam civitatem[Luni]et per Sancta Maria de Sardena[Sarzane]et per Lealville[Aulla]et per Punt-Tremble[Pontremoli]et per Munt Bardum[Monte Bardone, Cisa]. » Au pied d’un des forts épiscopaux, Sarzanello, les habitants de Luni, qui avaient fui l’épidémie de paludisme, créèrent donc après l’An Mil leur nouvelle cité: Sarzane. La voie ter-restre l’emporta sur la voie maritime, et le bourg s’acquit bientôt une importance économique, puis politique – il s’éleva vite au statut de commune libre et profita des privilè-er ges surtout commerciaux que l’empereur Frédéric I lui accorda. Sarzane est alors défendue par des murailles médié-vales, ouvertes sur six portes correspondant aux principaux axes de la ville. Sur ce point, elle n’a guère changé: aujourd’-hui, le promeneur peut encore y éprouver cet air du temps lointain mais bien présent, si tangible parfois qu’il suffit de peu pour imaginer l’arrivée des premiers Bonaparte en ce temps-là, par ces rues. Émigrés sans doute de Florence en rai-
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son des luttes entre Guelfes et Gibelins, ces premiers Bonaparte de Sarzane ont connu l’essor de la nouvelle cité, e liée aux Républiques de Lucques et de Pise auXIVsiècle. Ils ont subi le pouvoir des marquis Malaspina, des Visconti et celle de la République de Gênes. Puissants, ils se sont liés à Nicolas V, le pape qui fonda la Bibliothèque Vaticane. Ils ont vu les architectes de Laurent le Magnifique reconstruire entiè-rement murailles et forteresse. Et, depuis la Corse, ils ont vu les Génois vendre leur île à LouisXV. Français, ils allaient voir le Premier Consul traiter avec un Sarzanais, le cardinal Spina, pour engager les négociations du Concordat de 1801; et, pour certains, ils apprendraient la tragédie de Charlotte, la nièce de l’Empereur, morte à Sarzane, dans la plus grande tradition romantique, de douleur et d’amour… Il est vrai qu’en ces lieux la poésie a lutté. Dante, pour le meilleur, y est passé en ambassadeur avisé; Shelley, pour le pire, y a péri dans un naufrage, un mauvais jour de tempête, au large de Sarzane… Des Bonaparte, il ne reste dans la ville qu’une maison-tour, sans sa partie haute. Apposée en 1928 sur sa façade, une stèle dit simplement: « Ici se trouvent les mai-sons et la tour des Bonaparte, patriciens sarzanais dont Napoléon est issu. » Ici, avec l’ouvrage de Federico Galantini, le lecteur trouvera tout ce que cette modeste signalisation ne dit pas: des révélations, sans doute la réponse définitive à une question généalogique et, par-delà le plaisir d’une solution trouvée, celui de l’invitation à aimer Sarzane.
Bertrand Levergeois
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SARZANE,KILOMÈTRE ZÉRO
On a tout dit sur Napoléon Bonaparte, le pire et le meilleur, et je n’ajouterai rien à l’interrogation du poème de Manzoni,Le Cinq Mai, composé à l’occasion du décès de l’Empereur à Sainte-Hélène: « S’agissait-il bien de gloire? À nos descendants de rendre cette sentence ardue… » Toute gloire appartiendra toujours à la postérité quand elle ne sera pas, comme l’a souligné Rilke à propos de Rodin, « la somme des malentendus qui se forment autour d’un nom ». Quoi qu’il en soit, beaucoup ne peuvent que lui reconnaî-tre la dimension d’un homme d’État hors norme, auquel on doit, bon gré mal gré, une certaine vision de l’Europe, de la stratégie, de la promotion de l’art ainsi que de la culture. Les bornes de ces foudroyants éclairages sur l’avenir? Elles n’ont pas manqué, et Napoléon fut également un homme d’un cer-tain passé. Mais, parmi tant de legs inestimables et quel que soit le caractère parfois contestable des moyens employés pour nous transmettre un tel héritage, Napoléon est l’homme du Louvre, de ces œuvres dérobées à la faveur des guerres
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mais néanmoins exaltées par leur rassemblement. C’est ainsi que s’est imposée une intensité, un condensé des créations de l’homme comme de ses découvertes: l’Égypte, on le sait, a été la belle occasion de s’entourer de savants, d’entreprendre de grandes fouilles archéologiques et de donner naissance à rien de moins qu’à l’égyptologie. L’Obélisque de la Concorde, là où roula la tête de LouisXVI: en 1836, cette érection pour ainsi dire de la science n’est-elle pas (sans être napoléonien-ne) le signe napoléonien d’une des expiations les plus dignes du sang versé par la Révolution? Certes, le débat est loin d’être clos. Mais il faudra y adjoin-dre toutes les pièces: ne pas oublier, par exemple, que durant la campagne d’Italie, propice à tant de razzias d’œuvres d’art, Napoléon pesait le pour et le contre, et toujours le poids de l’art – à preuve son refus de rendre à la ville de Parme un tableau du Guerchin contre la somme (alors proprement fara-mineuse) d’un million de lires… Certes, il y a bien Bonaparte, puis il y a Napoléon, comme le revirement de Stendhal l’a d’ailleurs prouvé et, notons-le, à rebours des détracteurs les plus fréquents de l’Empereur – Stendhal n’aimait pas Bonaparte, il adula Napoléon. Or, l’accession au trône de ce dernier fut loin d’être appréciée par son entourage, à com-mencer par son propre beau-frère, Murat, Murat le brave qui n’aima guère ce changement impérial de personnalité.
On dira encore tout sur Napoléon et sur Bonaparte, par-delà même la noirceur et les dorures des légendes. Et je n’aurai rien ajouté, en toute conscience, à ces déchirements qu’inspire immanquablement la fascination. Mais du moins y aurai-je participé malgré moi, en livrant le fruit des recher-ches que j’ai menées et que le lecteur trouvera ici. Car contempteurs et apologistes n’ont cessé de s’affronter aussi
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sur les origines des Bonaparte. D’où venaient-ils, avant d’avoir prospéré en Corse? De quelles villes étaient-ils issus? On avait revendiqué et l’on revendique encore ici et là, au point de mettre cette fois à la torture les nouveaux Salomon.
Répétons-le: Napoléon naquit à Ajaccio le 15 août 1769, alors que, depuis environ un an, la République de Gênes avait cédé la Corse à la France. Napoléon naquit donc français, mais avec des origines italiennes. Peu scrupuleux, Chateaubriand soutient qu’en réalité, il serait né le 5 février 1768 et donc étranger; et qu’il serait du même coup l’aîné, plutôt que son frère Joseph, leur père ayant échangé leurs actes de naissance pour permettre à son fils Napoléon d’entrer au Collège militaire de Brienne… « Un étranger se présente: il fut choisi. » On imagine la malveillance qui animait 3 Chateaubriand par ce raccourci sur l’ascension de Bonaparte . Mais cette élucubration ne s’appuie sur rien, pas même sur les correspondances les plus intimes de Napoléon – où il fait tou-jours référence au 15 août 1769 pour dater sa naissance. Mais de quelle région d’Italie la famille Bonaparte était-elle originaire avant de gagner la Corse? L’hypothèse que nous nous attachons à démontrer ici, à l’appui d’arguments solides et de documents, est que la descendance corse des Bonaparte est issue de ces Bonaparte qui ont vécu dans la ville de Sarzane e et ce au moins depuis la fin duXIIIsiècle. En revanche, faire remonter plus haut cette date nous semble tout à fait impos-sible, faute d’éléments incontestables. À cet égard, les spécia-listes ont avancé des conclusions plus ou moins étayées: certains supposant une provenance florentine, puisqu’il se serait agi d’une famille de magnats exilés à Sarzane en raison des conflits entre Guelfes et Gibelins; d’autres tenant plutôt les Bonaparte pour originaires de Marciaso, quand ce n’est de
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Luni ou d’autres localités italiennes. Quant à nous, sans nous hasarder, nous nous en tiendrons à la conclusion sur laquelle l’incertitude de cette provenance ne vient d’ailleurs jeter aucune ombre: le fait est bel et bien avéré qu’avant d’émigrer en Corse, les Bonaparte ont vécu à Sarzane durant plus de trois cents ans et qu’à la faveur de ce long séjour ils ont donné naissance à une belle et longue descendance, enrichie par des mariages avec d’illustres familles sarzanaises, et qu’en outre ils y ont occupé des fonctions de premier plan. Aussi les 4 Bonaparte , avant de devenir les Corses que l’on sait, doivent-ils être assurément considérés comme des Italiens et, qui plus est, comme des Sarzanais.
Enfant déjà, j’avais entendu parler de cette origine sarza-naise de Napoléon Bonaparte. On le répétait en toute modes-tie, comme s’il s’agissait simplement d’une évidence pour la conscience collective de la ville, de même qu’on aimait à rap-peler que le pape humaniste NicolasV, le fondateur de la bibliothèque Vaticane et le mécène du Pogge, de Lorenzo Valla et de Leon Battista Alberti était lui aussi né ici… Toutes les fois où je passais par la rue Mazzini qui troue la ville de part en part, mais avec l’aisance d’une ouverture de Rossini, je souriais en jetant un œil complice sur la plaque qui avait été apposée sur la façade d’une ancienne maison-tour, ayant perdu sa partie haute: la maison où, jadis, les ancêtres de Napoléon avaient habité. Sarzane avait d’autres prestiges, mais celui-là l’emportait presque sur tous les autres. L’été, lorsque des amis de Milan ou de Turin descendaient jusque dans la région pour jouir des plaisirs balnéaires de Bocca di Magra, naguère quartier géné-ral de grands noms de la littérature (dans les années 1950, s’y retrouvaient Vittorini, Einaudi, Pavese, Montale, Sereni,
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5 Pasolini, Gadda, Sartre, Moravia, Beauvoir et Duras …), ces étés-là donc, je me souviens d’avoir eu plaisir à me hisser au haut de mon provincialisme, première pyramide vers l’éternité. Je leur disais toujours d’un air modeste, mais fran-chement fier: « Napoléon, vous savez, était originaire de 6 Sarzane… Sarzane a même eu trois papes … » Au fond, j’ai compris plus tard que cette fierté héritait de ce Sarzanais de Landinelli, lieutenant en garnison en Corse, lequel avait tant et si bien poussé Joseph Bonaparte à s’enquérir de ses origi-nes que le frère aîné de Napoléon avait fini par se rendre à Sarzane pour entreprendre des recherches sur ses ancêtres. Ce désir de gloire rétrospective, tous les Sarzanais en étaient autant animés que moi, à l’image de ceux qui, en 1797, avaient écrit à Bonaparte, alors commandant en chef de l’armée d’Italie, pour lui rappeler que Sarzane restait à jamais la terre de ses aïeux et qu’à ce titre ils sollicitaient son autori-sation pour ériger en son honneur un monument – en l’occurrence, n’ayant en tête que le premier souci de voir leur ville promue chef-lieu de canton ou de juridiction…
En bon pèlerin de la vérité, je me suis pris au jeu de recher-ches et, peu à peu, attaché à approfondir les raisons de ma fer-veur locale. J’ai commencé par rassembler des livres sur Napoléon grâce à l’aide de mon ami Roberto Bernardini, col-lectionneur de documents sur l’histoire de la région, et il a réussi à me procurer des pièces aussi uniques que passion-nantes. Ainsi, à l’occasion d’une vente aux enchères à Paris, je suis tombé sur le manuscrit rarissime, sous forme de lettres, du travail accompli par le Sarzanais Domenico Maria Bernucci, lequel, à la demande du Sénateur de la République ligure Cesare Remedi, avait reconstitué en 1805 les origines de la famille Bonaparte. Puis j’ai déniché l’ouvrage, que je
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croyais alors introuvable, de l’historien Giovanni Sforza:Gli antenati di Napoleone I in Lunigiana. J’ai lu et relu ces textes, effectué des rapprochements avec la documentation encore disponible dans les archives publiques, grâce à l’aide indispensable d’un autre ami, le Professeur Franco Bonatti: c’est en m’appuyant sur des témoignages inédits mis au jour par ses soins et sur de nouveaux documents découverts lors de mes recherches que j’ai pu avoir la confirmation de l’origine sarzanaise de Napoléon Bonaparte. Voilà comment j’en suis finalement arrivé à la publication du résultat de ces recher-ches par la Società Editrice Buonaparte, fondée par des amis qui, s’ils ne sont pas de Sarzane, n’en sont pas moins séduits par l’histoire de cette cité, petite mais au destin d’exception et à laquelle je suis particulièrement fier et heureux d’appartenir.
Tous les écrits sur Napoléon ou presque s’accordent aujourd’hui pour dire que les Bonaparte provenaient de Toscane: qui s’intéresse de près à la question voit dans Sarzane ou dans San Miniato leur ville d’origine. Buonaparte était d’ailleurs un nom commun à maintes familles italiennes, sans que celles-ci aient pour autant de liens entre elles. On 7 8 trouve des Buonaparte à Trévise , Bologne, Florence , 9 10 Lucques , San Miniato , Sarzane et dans beaucoup d’autres villes moins importantes: c’est un nom qui qualifie ceux qui sont du « bon côté », du « bon parti ». La famille Bonaparte de Florence s’est éteinte vers 1620; deux de ses membres vécurent à San Miniato, qui descendaient d’un certain Corrado et d’un certain Guido, fils de Giovanni le Gibelin. La e branche de Corrado s’est éteinte auXVIIIsiècle lorsque Rosa, la fille de Nicolò Buonaparte, épousa Attilio Buonaparte de la branche de Guido et c’en fut terminé de cette lignée puis-
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