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Réveille-toi, papa, c'est fini !

De
656 pages
Médecin radiologue, originaire de Roumanie, Sigismond Hirsch fut un grand résistant, particulièrement actif dans les réseaux des organisations juives du Sud-Ouest de la France au sein desquelles il a pu sauver 400 jeunes Juifs. Déporté à Auschwitz, il est affecté au service de Josef Mengele.

À son retour de déportation, consulté par le général de Gaulle et Pierre Laroque, le premier directeur général de la Sécurité sociale, il prend une part considérable dans l'instauration d'un système social de soins médicaux et fonde le COSEM (Coordination des oeuvres sociales et médicales) qui, grâce à des dispensaires et des centres de soins, offrit au plus grand nombre une médecine conventionnée de qualité.

Son fils, Jean-Raphaël, agent de liaison dès l'âge de neuf ans, a suivi les traces de son père en devenant chirurgien. En entrecroisant les souvenirs qu'il a conservés de sa mère, Berthe, résistante assassinée à Auschwitz, et le témoignage de son père, Jean-Raphaël Hirsch nous plonge dans une des pires périodes de notre histoire ; à travers son récit, la psychologie de l'enfant caché et le traumatisme qui perdure à l'âge adulte sont évoqués avec talent. Mais c'est aussi une leçon de vie et d'espoir qui nous est donnée à lire, et à méditer : survivre et construire après Auschwitz.

« Je me suis longtemps demandé comment un enfant pouvait être condamné à mort pendant plusieurs années, traverser la guerre en participant à la résistance, perdre une grande partie de sa famille et se remettre à vivre tant bien que mal, jusqu'au moment où Jean-Raphaël Hirsch, devenu chirurgien, a refait une famille, sans transmettre l'horreur de la Shoah. J'ai connu le même chemin, nous sommes frères d'âmes, mais je ne suis pas un aussi bon exemple de résilience que lui. Avec Jean-Raphaël Hirsch, on respire l'amitié et la joie de vivre. Le bonheur est contagieux. Alors profitons-en. »

Boris Cyrulnik

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Médecin radiologue, originaire de Roumanie, Sigismond Hirsch fut un grand résistant, particulièrement actif dans les réseaux des organisations juives du Sud-Ouest de la France au sein desquelles il a pu sauver 400 jeunes Juifs. Déporté à Auschwitz, il est affecté au service de Josef Mengele.

À son retour de déportation, consulté par le général de Gaulle et Pierre Laroque, le premier directeur général de la Sécurité sociale, il prend une part considérable dans l'instauration d'un système social de soins médicaux et fonde le COSEM (Coordination des oeuvres sociales et médicales) qui, grâce à des dispensaires et des centres de soins, offrit au plus grand nombre une médecine conventionnée de qualité.
Son fils, Jean-Raphaël, agent de liaison dès l'âge de neuf ans, a suivi les traces de son père en devenant chirurgien. En entrecroisant les souvenirs qu'il a conservés de sa mère, Berthe, résistante assassinée à Auschwitz, et le témoignage de son père, Jean-Raphaël Hirsch nous plonge dans une des pires périodes de notre histoire ; à travers son récit, la psychologie de l'enfant caché et le traumatisme qui perdure à l'âge adulte sont évoqués avec talent. Mais c'est aussi une leçon de vie et d'espoir qui nous est donnée à lire, et à méditer : survivre et construire après Auschwitz.
« Je me suis longtemps demandé comment un enfant pouvait être condamné à mort pendant plusieurs années, traverser la guerre en participant à la résistance, perdre une grande partie de sa famille et se remettre à vivre tant bien que mal, jusqu'au moment où Jean-Raphaël Hirsch, devenu chirurgien, a refait une famille, sans transmettre l'horreur de la Shoah. J'ai connu le même chemin, nous sommes frères d'âmes, mais je ne suis pas un aussi bon exemple de résilience que lui. Avec Jean-Raphaël Hirsch, on respire l'amitié et la joie de vivre. Le bonheur est contagieux. Alors profitons-en. »
Boris Cyrulnik