Des fleurs avant le pain

Des fleurs avant le pain

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Français
132 pages

Description

Depuis plus de 50 ans, Les petits frères des Pauvres agissent contre l’idée reçue selon laquelle passé un certain âge, l’étincelle dans l’oeil et dans le coeur n’a plus qu’à s’affaiblir jusqu’à s’éteindre. Au début de leur action à Montréal en 1962, les petits frères s’occupaient des personnes du 3e âge. Au fil des ans, la moyenne d’âge de nos Vieux Amis a augmenté considérablement. Aujourd’hui, l’organisme priorise une action auprès des personnes de 75 ans et plus. Pour de multiples raisons, ces personnes se retrouvent seules, presque sans lien affectif et en perte sérieuse d’autonomie. Or, comme tout être humain, elles ont besoin de contacts sociaux, de présence dans leur vie isolée et d’amour. Car si la solitude peut être assumée à petites doses, elle devient vite insupportable lorsqu’elle remplit toute la vie. Les petits frères s’assurent de briser l’isolement et d’égayer le quotidien de ces personnes en tissant des liens privilégiés et en devenant un véritable foyer. Ce livre raconte cette belle histoire d’amour qui se vit dans les quartiers et les villages d’ici, auprès d’aînés qui étaient seuls, qui ne le sont plus et ne le seront plus jamais parce que cet organisme est entré dans leur vie. Mais plus encore, l’ouvrage offre des pistes d’actions sur des considérations éthiques, notamment en ce qui concerne le respect de la dignité. En témoignant de leur histoire, Les petits frères des pauvres ont voulu déplacer le regard de ce qu’il y a « à faire » auprès des ainés du Québec, vers ce qu’il y a « à être » avec eux, dans l’échange, le complicité, la réciprocité.

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Informations

Publié par
Date de parution 02 octobre 2012
Nombre de lectures 137
EAN13 9782896468539
Licence : Tous droits réservés
Langue Français
Poids de l'ouvrage 3 Mo

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C H A P I T R E V
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Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada
Vedette principale au titre : Des fleurs avant le pain : Les petits frères et leurs Vieux Amis
ISBN 9782896465149
1. Petits frères des Pauvres  Histoire. 2. Personnes âgées, Services aux  Québec (Province). I. Petits frères des Pauvres.
HV1475.Q4F53 2012
362.6’309714
Dépôt légal – Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2012 Bibliothèque et Archives Canada, 2012
Révision : Pierre Guénette Mise en pages et couverture : Mardigrafe inc. Photo de la couverture et autres photos : © Les petits frères desPauvres
© Les Éditions Novalis inc. 2012
C20129414654
Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) pour des activités de développement de notre entreprise.
Cet ouvrage a été publié avec le soutien de la SODEC. Gouvernement du Québec – Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres – Gestion SODEC.
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Imprimé au Canada
9782896468539
Extrait de la publication
MERCIS
Mercî à vous, chers Vîeux Amîs pour votre coniance et votre générosîté à notre égard : vous ensoeîez nos vîes ;
Mercî à vous, bénévoes et empoyés quî offrez votre temps et votre cœur pour que vîve cette fabueuse hîstoîre d’amour ;
Mercî à vous, partenaîres et donateurs quî croyez en notre mîssîon et a rendez possîbe par votre soutîen en mîe façons ;
Mercî à vous, ecteurs quî avez choîsî ce îvre et vous en trouverez touchés, nous ’espérons ;
Mercî à Hubert de Ravîne, Neson Saînt-Geaîs, Vîrgînîe Bouanger, Lîse Beaudoîn, et Caroîne Saurîo pour avoîr prîs e temps de coîger tous es petîts trésors de ce recueî.
Extrait de la publication
Préface ux jours oîntaîns de ma tendre enfance, mes parents m’avaîent apprîs qu’î faaît A aîder es pus démunîs. Aussî, cHaque foîs que, rue Saînte-CatHerîne, nous passîons devant e magasîn Morgan où se trouvaît un joueur d’orgue de Barbarîe, maman me donnaît un 5 cents que je posaîs ièrement dans sa casquette posée tout à côté, et je n’y pensaîs pus.
À ’écoe prîmaîre, j’aî acHeté de nombreux petîts CHînoîs pour eur venîr en aîde et es convertîr – aujourd’Huî, on pareraît putôt de petîts Afrîcaîns. Pus tard, cHez es « guîdes », j’aî apprîs a gratuîté du geste : aîder, soutenîr, réconforter. I me faaît faîre ma B.A. quotîdîenne. Après être devenue maman, puîs grand-mère, on m’a demandé de d! Marraîne de tous mes Vîeuxevenîr marraîne. Pas de n’împorte quî ! Loîn de à Amîset de toutes mes Vîeîes Amîes du Québec.
Cette année est a meîeure et a pus émouvante depuîs ’împantatîon des petîts frères au Québec. Nous e céébrons, en effet, son 50 annîversaîre d’exîstence. I împortaît de souîgner cet événement en rappeant où a commencé cette extraordînaîre aventure, de faîre ressortîr es petîtes et grandes réaîsatîons et de parer du futur et de ses projets.
Ce îvre festîf est à ’îmage de a devîse des petîts frères : « Des leurs avant e paîn. » I est rempî d’amour, de joîe, et surtout d’espoîr. Certaîns témoîgnages de bénévoes m’ont boueversée et émue. Je pense, entre autres, au récît de MîcHe, quand î pare de a in de vîe de madame Rose.
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Maîs î y a en a d’autres pus cocasses, ou encore susceptîbes de nous faîre rélécHîr, comme ceuî du rytHme de ’escaîer. Mercî Neson ! Pas besoîn d’expîcatîon. L’îmage est très caîre. I y a, dans ce îvre, tant et tant de bees cHoses dîtes au sujet des personnes très âgées et très seues, au sujet de ce qu’ees espèrent de eurs bénévoes !
« C’est e temps passé en bonne compagnîe et dont on se souvîendra orsque es journées seront pus tran-quîes. »
Aîmer et être aîmé(e), recevoîr et offrîr. ÉcHange, compîcîté, récîprocîté. Rencontre d’éga à éga. Quî reçoît ? Quî donne ? Ne pus e savoîr caîrement est un bon sîgne.
Être un petît frère, c’est aussî « se sensîbîîser et se conscîentîser » à des personnes trop souvent mîses à ’écart à cause de eur fragîîsatîon pHysîque et mentae. Leur perte cognîtîve ne es empêcHe pourtant pas de ressentîr a douceur et a cHaeur Humaîne qu’on eur prodîgue, et cea sans espoîr de retour d’ascenseur.
Le vœu e pus cHer des petîts frères n’est-î pas que es personnes âgées, peu împorte eur rang socîa, eur éducatîon, eur appartenance reîgîeuse ou poîtîque, soîent îndîvîdueement et coectîvement écoutées, respectées, vaorîsées ?
I sufit de regarder es pHotos de nos Vîeux Amîs et de nos Vîeîes Amîes prîses à dîverses occasîons. C’est à eur pus beau témoîgnage. Une îmage vaut mîe mots, paraït-î. On peut y îre e bonHeur de se retrouver pour écHanger, ne pus être seus, partîr en vacances avec d’autres, fêter entre amîs. Ces pHotos témoîgnent de a justesse du pourquoî î est nécessaîre de rompre avec a soîtude et ’îsoement et ce message înaudîbe,
maîs rée, s’adresse à ’organîsme tout entîer : bénévoes, permanents et donateurs, qu’on pourraît appeer a Trînîté des petîts frères.
On aura beau dîre qu’î n’y a rîen de nouveau sous e soeî, î sufit parfoîs d’un de ses rayons pour égayer toute une in de vîe et « rêver d’un împossîbe rêve », comme e cHantaît Jacques Bre.
J’aî déjà dît : Vous et moî, nous sommes des êtres înteîgents, doués d’émotîon et de créatîvîté, capabes d’întrospectîon et d’audace pour « trouver notre împossîbe rêve ». Puîsse a ecture de ce îvre servîr de guîde, d’aîde-mémoîre, pour que votre rêve prenne corps, et devîenne une réaîté.
Bonne ecture !
Béatrîce Pîcard
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