3 Où investir et à quelle échelle ?
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3 Où investir et à quelle échelle ?

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3 Où investir et à quelle échelle ? En 2010, les capacités d’investissement des conseils généraux ont reculé de 2,2 % pour les dépenses d’équipement et de 10 % pour le financement croisé de projets, selon l’ADF. En 2011, rares sont ceux qui pourront faire redécoller ces budgets. « Nous avons maintenu nos dépenses d’investissement à 190 millions d’euros, un niveau minimum pour ne pas décrocher au regard du dynamisme démographique local et du nécessaire soutien au développement économique local. Mais cela nous a conduit à diminuer notre autofinancement et à augmenter notre recours à l’emprunt, alors que nous étions dans une phase de baisse des encours de la dette », témoigne Vincent Eblé, président du conseil général de Seine-et-Marne. Autre département, autre choix pour maintenir l’investissement : « Je n’ai pas voulu compenser en augmentant l’emprunt : j’ai donc décidé de réduire de 50 % à 20 % les garanties d’emprunts sur les organismes HLM », explique Philippe Adnot à la tête du conseil général de l’Aube. « Compenser… » Même lorsque les ressources sont au rendez-vous, de nouveaux arbitrages apparaissent. « Notre capacité à défendre nos territoires va être bridée, en faveur de plans déjà développés : chemins de fer, télévision mobile, internet… Nous sommes obligés de compenser en permanence ! », constate le sénateur. Résultat : les nouveaux investissements des conseils généraux relevant de leurs compétences propres sont ralentis.

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Date de parution 10 mars 2011
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Langue Français

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3 Où investir et à quelle échelle ?

En 2010, les capacités d’investissement des conseils généraux ont reculé de 2,2 % pour les dépenses d’équipement et de 10 % pour le financement croisé de projets, selon l’ADF. En 2011, rares sont ceux qui pourront faire redécoller ces budgets. « Nous avons maintenu nos dépenses d’investissement à 190 millions d’euros, un niveau minimum pour ne pas décrocher au regard du dynamisme démographique local et du nécessaire soutien au développement économique local. Mais cela nous a conduit à diminuer notre autofinancement et à augmenter notre recours à l’emprunt, alors que nous étions dans une phase de baisse des encours de la dette », témoigne Vincent Eblé, président du conseil général de Seine-et-Marne. Autre département, autre choix pour maintenir l’investissement : « Je n’ai pas voulu compenser en augmentant l’emprunt : j’ai donc décidé de réduire de 50 % à 20 % les garanties d’emprunts sur les organismes HLM », explique Philippe Adnot à la tête du conseil général de l’Aube.