Contribution à l

Contribution à l'histoire de la Corne de l'Afrique et du golfe d'Aden

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Français
632 pages

Description

Depuis le XVIIIème siècle, la France est présente de manière pérenne dans la Corne de l'Afrique et le golfe d'Aden. Cet « inventaire des inventaires » consiste en un premier bilan de ce qui, d'un point de vue archivistique, peut exister en France sur le sujet. Conçu comme un guide pour la recherche, il a été établi également dans un esprit de conservation du patrimoine. Le travail ainsi réalisé consiste en effet à sortir de l'ombre l'héritage administratif, juridique et historique commun de deux nations : la France et la République de Djibouti.

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Date de parution 18 juillet 2019
Nombre de lectures 0
EAN13 9782140126895
Langue Français
Poids de l'ouvrage 6 Mo

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CONTRïBUTïON À L’HïSTOïRE DE LA CORNE DE L’AFRïQUE ET DU GOLFE D’ADEN
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CONTRIBUTION À L’HISTOIRE DE LA CORNE DE L’AFRIQUE ET DU GOLFE D’ADEN
Inventaire des sources
BIBLIOTHEQUE PEIRESC
Collection dirigée par Marc FONTRIER Association française pour le développement de la recherche scientifique en Afrique de l’Est (ARESÆ) « Servant un chacun quand nous l’avons pu, et principalement le public, pour lequel seul nous avons travaillé quasi toute notre vie » PEIRESC La Bibliothèque Peiresc a été créée par Joseph Tubiana en hommage à l’érudit provençal d’ascendance italienne Nicolas Claude Fabri de Peiresc (1580-1637), pour y accueillir des œuvres correspondant à l’exigence et à l’éclectisme de ce magistrat humaniste et bibliophile. Savant et curieux de toute chose, au point qu’on ne saurait énumérer tout ce qui l’a intéressé et diverti : sciences naturelles, numismatique, art, histoire, littérature, astronomie, philosophie, mœurs, religions, poésie, avec un souci particulier des langues et des cultures de la Méditerranée antique et contemporaine. Dans les dernières années de sa vie il s’était pris d’un vif intérêt pour les chrétientés orientales, notamment d’Égypte et d’Éthiopie. C’est dans cette direction que notre collection est surtout orientée, sans s’interdire aucun des sujets qui ont retenu l’attention de Peiresc, en s’efforçant de satisfaire, avec le respect qui lui est dû, la curiosité diverse de nos contemporains.
Lukian PRIJACCONTRIBUTION À L’HISTOIRE DE LA CORNE DE L’AFRIQUE ET DU GOLFE D’ADEN
Inventaire des sources ARESÆ – Orients d’Afrique BIBLIOTHÈQUE PEIRESC 40
Du même auteur Les relations de l’Éthiopie avec les nations étrangères. Histoires humaines et diplomatiques (des origines à nos jours)/Foreign relations with Ethiopia. Human and diplomatic history (from its origins to present), Éditions LIT Verlag, 2015. Le blocus de Djibouti (1935-1943). Chronique d’une guerre décalée, Éditions L’Harmattan, 2015. Lagarde l’Éthiopien, Le fondateur de Djibouti (1860-1936), Éditions L’Harmattan, 2012. Histoire de Saint-Nic et de Pentrez, Éditions du Menhir, 2011. En collaboration avec Jörg ULBERT (dir./ eds. / Hg.),Consuls et services e consulaires au XIX siècle, Consulship in the 19th Century- Die Welt der Konsulate im 19. Jahrhundert, Dobu Verlag, 2010. Antony Klobukowski et le traité franco-éthiopien de 1908. ARESÆ, INALCO, Conférences et documents, n° XVII, Paris, 2003 : 51. © L’Harmattan, 2019 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.editions-harmattan.fr ISBN : 978-2-343-17741-0 EAN : 9782343177410
Cet instrument de recherche ne constitue, pour l’essentiel, qu’une version 1 imprimée des inventaires établis par les différents conservateurs des centres d’archives consultés et fouillés voire pour certains étudiés, sur le territoire français. C’est un « inventaire des inventaires. » Version simplifiée pour en permettre un usage plus commode, les vérifications et corrections qui ont été faites depuis n’ont pas de caractère systématique. Il s’agit donc d’un instrument de recherche déjà ancien au moment de sa publication et susceptible de comporter encore de nombreuses erreurs ou omissions, car les archives sont une matière vivante, toujours en mouvement. Erreurs et omissions d’autant plus inévitables que ce travail est un travail d’historien et non de conservateur. Ce guide a pour idée non seulement de rendre service aux étudiants, chercheurs, érudits et autres curieux travaillant sur la Corne de l’Afrique et le golfe d’Aden dans les archives françaises mais aussi de rassembler pour la première fois, les sources officielles et publiques (administratives) mais aussi privées (manuscrits, rapports, mémoires, etc.) dans un esprit de conservation d’un patrimoine. Les archives remplissent une triple fonction : administrative, juridique et de témoignage. Elles sont également un outil de gestion et de gouvernance pour les États. Elles offrent aux citoyens un accès aux informations régissant l’État et ses services, assurant ainsi une relation saine entre les deux parties. Elles sont un héritage. Elles forment le patrimoine et surtout l’identité d’une nation voire pour ce travail, de deux nations : La France et la république de Djibouti principalement. Pour ce qui est de la Somalie, de l’Érythrée ou de l’Éthiopie, voire du Yémen, elles ne sont que les témoins des relations entre la France et ces nations et ne peuvent pas avoir le caractère patrimonial qu’elles représentent avec la République de Djibouti, ancienne colonie puis territoire français d’outre-mer. Elles forment ce que nous appelons les sources historiques. Elles sont la matière des historiens qui s’en nourrissent, mais aussi d’autres spécialistes comme les géographes, les sociologues ou les économistes pour ne citer que ceux-là. À travers elles, nous pouvons apprécier ce qu'a été l’action de la France et de ses représentants publics, diplomatiques et privés dans cette région depuis la fin du XVIIIe s. jusqu’à l’indépendance de la République de Djibouti en 1977 voire un peu après pour certains fonds. Les archives ne sont pas seulement des objets poussièreux mais surtout des objets fragiles. Elles sont quotidiennement mises en danger soit par ceux qui souhaitent cacher quelque vérité soit par les infortunes de l’Histoire (incendies, guerre, mauvaise manipulation, etc.) d’où aussi l’idée de ce « premier bilan ». Pour en « laisser une trace ».
1  Profession que je remercie ici pour leur travail et pour beaucoup d’entre eux, leur passion que je partage. Merci à ceux qui ont répondu à mes courriers, courriels qui m’ont accueilli, ouvert leurs inventaires et pour certains leurs magasins et leurs cartons qui ont compris que ce cadeau avait la valeur d’une orange à Noël !
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Il y a déjà plus de vingt ans alors jeune étudiant, j’ai commencé à collecter les inventaires d’archives sur mon sujet d’étude : Djibouti. Le temps passant, cette collecte est devenue passion puis quête et de centres d’archives en centres d’archives, la moisson est devenue telle que je me suis décidé à la publier afin de rendre un premier travail. Le contexte historique de mon pays d’adoption durant plus de vingt ans, Djibouti, mais aussi de ses relations politiques, économiques, sociales et ethniques de cette ancienne colonie française de la mer Rouge (1862-1977), fait qu’il a été rapidement inconcevable de travailler sur cette dernière en ignorant son voisin : l’Éthiopie, d’où l’insertion des principales archives concernant ce dernier pays trouvé en France. Les sources françaises sur l’Éthiopie sont nombreuses et contiennent souvent des documents relatifs à Djibouti ou Obock. Cheminant toujours par le même truchement de recherche, j’ai rapidement étendu ces dernières à la Somalie, à l’Érythrée et au Yémen afin de rendre un travail le plus complet possible avant que mon ami Marc Fontrier pense à inventer un nouveau titre et à y mettre le terme « Corne de l’Afrique » et moi d’y rajouter « Golfe d’Aden » afin d’y inclure le Yémen. De nombreuses archives à propos du blocus de Djibouti entre 1940 et 1942 ont brûlées en décembre 1942 dans la cour du palais du Gouvernorat avant l’arrivée des troupes anglo-gaullistes comme une partie des archives sur l’Éthiopie au Quai d’Orsay ont également été réduites en cendre lors des combats de la Libération de Paris en août 1944. Les archives de Djibouti en tant que « cercle administratif » ont disparu et on pourrait se demander où se trouvent les archives du « Comité d’Éthiopie », groupe de pression du Parti colonial et bien d’autres questions encore qui laissent la voie toujours ouverte à d’autres trouvailles. L’Histoire nous a montré avec les papiers d’Alfred Bardey ou avec la photo récente de Rimbaud à Aden, que de temps en temps, sort d’un grenier des documents privés tout à fait extraordinaires. Mais les archives publiques recèlent-elles aussi des pépites, car qui connait le manuscrit du troisième voyage de Charles-Xavier Rochet, d’Héricourt ? La quête continue et figurera au fur et à mesure d’une future actualisation de ce guide, d’ici quelques années. Le classement n’a pas été facile à penser. Après l’avoir longtemps ordonné de façon géographique qui s’en tenait à « Paris » et « le reste du territoire français » pour reprendre la nomenclature centralisatrice et jacobine de notre État, c’est toujours Marc Fontrier qui a pensé à un classement plus thématique. Bien sûr les archives les plus fréquentées et les plus travaillées sont les Archives nationales, celles des Affaires étrangères et celles du Service historique de la Défense. La reproduction, ici, des inventaires fait que certains fonds d’archives se retrouvent être détaillées aux cartons voire aux dossiers près (comme celles de la série 7H du SHD-Terre ou Mémoires et Documents des Affaires étrangères) et d’autres à la série. Certaines sources n’ont fait l’objet que d’un dépouillement partiel comme celles des Archives nationales dont ne figurent ici que soixante-dix pour cent de ce qui existe sur les rayonnages des bâtiments de Pierrefitte-sur-Seine ; les trente autres pour cent en effet sont en cours d’inventaire et
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d’autres, laissées volontairement de côté comme celle de la Presse écrite et orale ou des cartes qui peuvent faire l’objet à elles seules d’un travail à part. On ne peut cependant exclure l’existence de pièces isolées, dans tel ou tel fonds dont les mots clés ne sont pas « Djibouti » « Obock » « Éthiopie » « Abyssinie », mots clés que j’ai utilisés pour rechercher mes inventaires, concernant par exemple un acteur de l’histoire de cette partie de l’Afrique originaire d’une région française et qui aurait laissé des traces de vie dans les archives comme j’en ai trouvé par exemple à la Bibliothèque municipale de Besançon concernant Charles-Xavier Rochet, d’Héricourt. Je n’ai pas connaissance de tels documents, qui ne pourraient de toute façon être décelés que sur la base d’individualités connues et qui plus est au prix de recherches forcément longues et aléatoires. On touche ici aux limites de tout guide des sources qui ne peut, par nature, que faire l’impasse sur des pièces isolées qui pourraient être intéressantes mais qui sont quasiment indécelables par la seule recherche rationelle. La chance aussi doit être de la partie. Ce guide, aidé des livres déjà anciens mais toujours utiles de Marie-Christine Aubry [1990].Djibouti - bibliographie fondamentale, L’Harmattan, Paris, ou de celui de l’ancien ambassadeur des États-Unis à Djibouti, W.S. ClarkeA developmental bibliography for the Republic of Djibouti pour Djibouti et de la thèse de Gérard BossolascoÉléments et dynamique de l’image de l’Éthiopie dans les récits de voyage publiés en français de 1553 à 1990, Thèse de doctorat en Littérature française et comparée de l’Université de Haute-Bretagne, Rennes (2 juin 1993) pour l’Éthiopie, donne une réelle vue d’ensemble de ce qui a pu s’écrire ou publier e e sur notre sujet en France au XIX s. et XX s., sans oublier internet, outil indispensable pour les recherches mais qu’il importe toujours de manier avec prudence. Cet ouvrage contient la matière brute des inventaires, un index et une table des matières. Un second tome contient l’ensemble des notes, commentaires et annexes ainsi qu’une bibliographie et une introduction historique liés à ce travail.
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Carte du Bab El-Mandel et de Djibouti
Carte de la Corne de l’Afrique et du Golfe d’Aden