Projets urbains : la forme suit la fiction
12 pages
Français

Projets urbains : la forme suit la fiction

Description

Ce qui n’est pas comptabilisable devient négligeable. D’où le poids exorbitant pris par les statistiques dans notre quotidien. Les architectes ont à faire face à ce défi, lorsqu’ils s’attellent à l’exercice du projet urbain. On peut relire ainsi à l’aune de la question du (grand) nombre, tout un pan des réflexions sur la ville élaborées au cours de l’année écoulée. Avec en arrière-plan cette interrogation : peut-on envisager (préparer, faire) un projet urbain (ou une prévision) à partir d’autre chose que d’un programme statistique?

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Date de parution 01 janvier 2011
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Langue Français

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Projets urbains : la forme suit la fiction

La principale richesse d’un territoire, c’est sa population. Celle-ci suppose la coopération, tandis que la masse appelle la domination. Parmi les premiers à avoir déterré les racines physiocratiques des grands principes régissant l’urbanisme du XXe siècle, Michel Foucault avait rappelé que l’on logeait une population avant tout pour entretenir une ressource et que, « de la vie à la mort », l’enjeu de l’occupation d’un territoire résidait dans la force de travail susceptible de l’occuper. Ces préoccupations se sont posées en pleine lumière à l’occasion de deux manifestations récentes : les suites de la consultation des dix équipes d’architectes et chercheurs sur le devenir du Grand Paris et les débats qui se sont tenus l’été dernier à Bordeaux dans le cadre de la manifestation biennale Agora. Avec en arrière-plan cette interrogation, comme un défi : peut-on sérieusement envisager un projet urbain à partir d’autre chose que d’un programme statistique ?