Quel avenir pour l’EHESP ?
12 pages
Français

Quel avenir pour l’EHESP ?

Description

Quel avenir pour l’EHESP ? Créée par la loi de santé publique du 9 août 2004, l’Ecole des hautes études en santé publique (EHESP) a succédé, en 2008, à l’Ecole nationale de la santé publique. Tout en continuant à former des élèves fonctionnaires entrés sur concours - dont les directeurs d’hôpital et d’établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux -, elle a mis en place de nouvelles formations diplômantes (certaines cohabilitées avec des universités ou grandes écoles) et développé ses activités de recherche. Cette évolution, en accord avec son nouveau statut d’établissement universitaire, n’a pourtant jamais cessé de faire débat. Lors d’une rencontre avec la direction de l’école, en février, la Fédération hospitalière de France et l’Association des directeurs d’hôpital ont ainsi regretté qu’un « fossé d’incompréhension [se soit] instauré depuis plusieurs années entre les milieux professionnels et leur école ». L’EHESP sacrifie-t-elle son identité professionnelle sur l’autel de l’« universitarisation » ? La diversification de ses activités et l’ouverture sur l’extérieur mettent-elles en péril sa vocation républicaine ? L’an dernier, l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) a réalisé un « bilan perspective » de l’EHESP (1), près de quatre ans après sa mise en place effective. Quels sont les principaux constats ?

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Date de parution 07 mai 2012
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Langue Français

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Quel avenir pour l’EHESP ?

Créée par la loi de santé publique du 9 août 2004, l’Ecole des hautes études en santé publique (EHESP) a succédé, en 2008, à l’Ecole nationale de la santé publique. Tout en continuant à former des élèves fonctionnaires entrés sur concours - dont les directeurs d’hôpital et d’établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux -, elle a mis en place de nouvelles formations diplômantes (certaines cohabilitées avec des universités ou grandes écoles) et développé ses activités de recherche. Cette évolution, en accord avec son nouveau statut d’établissement universitaire, n’a pourtant jamais cessé de faire débat. Lors d’une rencontre avec la direction de l’école, en février, la Fédération hospitalière de France et l’Association des directeurs d’hôpital ont ainsi regretté qu’un « fossé d’incompréhension [se soit] instauré depuis plusieurs années entre les milieux professionnels et leur école ». L’EHESP sacrifie-t-elle son identité professionnelle sur l’autel de l’« universitarisation » ? La diversification de ses activités et l’ouverture sur l’extérieur mettent-elles en péril sa vocation républicaine ?