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L'apprentissage du réel en éducation

De
224 pages
- Que nous apporte la recherche dans l’invisible pour une nouvelle évaluation de notre situation par rapport au réel ? C’est la question traitée dans cet ouvrage.
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L'APPRENTISSAGE DU RÉEL EN ÉDUCATION

Collection Éducation et Formation dirigée par Michel Bernard
Déjà parus
Série Références R. LESCARBEAU, PAYETIE,Y. St. ARNAUD,PUM, Profession: ConsulM. tant, 1990. J. HASSENFORDER (Collectif sous la direction de), Sociologie de l'Éducation, 1990. J. HASSENFORDER (Collectif sous la direction de), Lecteurs et lectur en Éducation, 1990. J. HASSENFORDER (Collectif sous la direction de), Chercheurs en Éducation, 1992. E. PLAISANCE (Collectif sous la direction d'), Permanence et renouvellement en sociologie de l'Éducation. Perspectives de recherches 19591990, 1992. J. HASSENFORDER (Collectif sous la direction de), Vers une nouvelle culture pédagogique - 29 chemins de praticiens, 1992. J. DUMAZEDIER (Collectif sous la direction de), La leçon de Condorcet, 1994. M. LESNE,Travail pédagogique et formation des adultes, 1994. M. SOREL(Collectif sous la direction de), Pratiques nouvelles en éducation etformation, 1994. C. BONJAN-PEYRON, préface de J.L. Lemoigne, Pour l'art d'inventer en éducation, 1994. G. BROUGÈRE, et éducation, 1994. Jeu H. IZARD,L'école primaire. Temps, espaces et acteurs, 1996. 1. PERRIAULT, communication du savoir à distance, 1996. La H. COCHET,Complexité etformation, 1996. 1. FERRIER, ls ont construit l'école publique. Les inspecteurs des écoles I primaires 1835-1995, 1997.

Série Guides
M. BERNARD,M. BOUTHORS, . ETEVE,J. HASSENFORDER, C Méthodoref. Guide méthodologique de recherche en éducation et formation, 1992. D. SENSI,L'évaluation dans les formations en entreprise, 1992. F. MINEr, L'analyse de l'activité et laformation des compétences, 1995.

1997 ISBN: 2-7384-5765-7

@ L'Harmattan,

Gérard

TIRY

L'APPRENTISSAGE DU RÉEL EN ÉDUCATION

Editions L'Harmattan 5-7, rue de l'Ecole-Polytechnique 75005 Paris

L'Harmattan INC 55, rue Saint Jacques Montréal (Qc) - Canada H2Y lK9

Sommaire
Préliminaire
Avant-propos
Chapitre 1 :

11
12

23

LES DIFFÉRENTS TRAITEMENTS DU RÉEL . Nourriture sensorielle et abstraction . Les deux approches du réel Chapitre2 : 31 DE LA PHYSIQUE CLASSIQUE À LA PHYSIQUE QUANTIQUE La relativité générale . La physique quantique . Le macroscopique et le microscopique . Retour dans la chambre close Le monde macroscopique n'existe que lorsque je suis présent . L'observateur sujet d'observation

.

.

Chapitre 3 :

39

CRÉATION DE L'OBJET ET DE L'IMAGE . L'objet - Devons-nous apprendre à voir? - La connaissance du monde est-elIeinnée ou acquise?

- Le

monde

perceptif

du très jeune enfant

- Le monde de l'aveugle - Activités des aires visuelles - Techniques de visualisation
cérébrale
5

du cerveau de l'activité

. Les formes et les objets
. En résumé
. Les images - Les images du visible - Les images de l'invisible

Chapitre 4 : LE SCHÉMA CORPOREL

59 ET L'IMAGE DE SOI

. Phase de création du schéma corporel . Le schéma corporel au cours de la vie
- La représentation
fantôme - Les données sensorielles

du corps - Le membre

- Les images visuelles - L'image spéculaire - Les ambiguïtés de l'image

spéculaire et

des données sensorielles - Q!1e savons-nous de la reconnaissance des visages - Q!1el corps réel, quel visage réel ?

. Activités des aires visuelles du cerveau

- Techniques

de visualisation de l'activité cérébrale - Les formes et les objets

. Données sensorielles du toucher et de l'audition . Kinesthésie

. Résumé
Chapitre 5 :

77

LIMITES DU MONDE MACROSCOPIQUE

. L'image de soi

. Notre représentation du monde

6

. Science et imaginaire
- Physique classique - Physique quantique - Rapports entre la physique classique et la physique quantique - Sources de l'imaginaire - Imagination créatrice - La notion de probabilité - Le hasard - La notion de probabilité - Le calcul des probabilités - Déterminisme - Indéterminisme - L'imagination créatrice et le raisonnement - L'imagination créatrice et les deux hémisphères . La physique classique et l'illusion du réel La physique quantique et l'informulable

.

Chapitre 6 :

97

LA CONSCIENCE . Comment éprouvons-nous la conscience? - L'inconscient de notre sommeil - L'inconscient pendant la période d'éveil - L'attention, la distraction, la rêverie . Peut-on distinguer la conscience de l'attention?

- Mais

aussi l'attention

flottante

.

. Conscience individuelle, conscience collective La conscience se manifeste dans l'essence de l'individu La conscience et les émotions

.

- Le cas

de Phineas

Gage

- Reconstitution du cerveau de Gage - Neurophysiologie des émotions
7

- L'émotion, le cerveau - La raison et l'émotion
. . . .

et le corps

.

Le cerveau, le corps et l'environnement La conscience et l'âme La conscience et les neurosciences Les troubles de la conscience Pouvons-nous conclure?
131

Chapitre 7 :

PATHOLOGIE DES LÉSIONS CÉRÉBRALES Anosognosie Hémi-négIigence . Achromatopsie . Prosopagnosie . Troubles de la perception . Troubles de la mémoire . Troubles consécutifs à une caIlosotomie . Chaque observation décrit un cas particulier . En conclusion

. .

Chapitre 8 :

139

L'ÊTRE QUANTIQUE . Comment conçoit-on la matière? - L'atome - D'autres particules - Particulesélémentaires,particules composées

- Accélérateurs
- Délocalisation

de particules

- Théorie quantique des champs

. Conséquences

- Divisibilité - En résumé
de la découverte d'un monde

microscopique
8

- Le cerveau, le corps et l'environnement sont en interaction dans un monde microphysique - Les différentes approches du monde existan t - Frontières du monde microscopique
- Nous vivons au niveau
expérience sensorielle de notre

- Deux

aspects de nos facultés cognitives:

la perception et le savoir

. Le corps quantique - L'être et l'individualité dans le monde quantique

- L'être - L'être - L'être - Aspect
Chapitre 9 :

quantique, la conscience, l'attention quantique et l'évolution quantique, l'espace et la localisation

- La liberté quantique - La réalité est une question de probabilité
relationnel de la réalité

POUR NE PAS CONCLURE Une pensée fluide
De la connaissance à la compréhension

. . .
. . . .

169

Pascal et la microphysique Représentation du monde quantique La fin de l'aspect particulaire individuel - L'identité personnelle - L'illusion du moi - L'autobiographie La mémoire est quantique En résumé

9

Chapitre

10 :

181

SITUATION DE L'ÊTRE DANS LE MONDE MICROPHYSIQUE La matière vivante, l'atome et la physique quan tique . La molécule, le temps et l'action . La nature, l'homme et le choix . La conscience entre hasard et décision

.

ÉPILOGUE 187 . Nature microscopique de l'univers Un tout indissociable Une vision probabiliste . Le cerveau interprète un monde microscopique Le refus de la fusion entre sujet et objet . Le schéma corporel et l'image de soi . La conscience n'est pas un état stable . Racines physiologiques de la conscience Racines psychologiques de la conscience . L'être quantique et le réel . La conscience entre l'être essentiel et l'égo

. . .
.

INDEX

205

BIBLIOGRAPHIE

209

GLOSSAIRE

213

Préliminaire

Il est essentiel de s'interroger sur le rapport que nous entretenons avec le réel; nous ne pouvons échapper à cette question qui sous-tend toutes les recherches, les études et les forces mises en œuvre pour parvenir à une connaissance. Cette interrogation devrait être un préalable à nos états, à nos tendances et à nos prises de décision. Comment pouvons-nous définir le réel? Nous pouvons dire, tout simplement, que c'est ce qui est, ce qui existe, ou a existé, en fait, ce qui arrive ou est arrivé. Mais dés que nous essayons de poursuivre notre réflexion, les choses n'apparaissent pas aussi simples: le réel ne peut être ni vrai, ni faux, tandis que la vérité qui est une connaissance ou l'expression d'une connaissance qui se voudrait conforme au réel est, elle-même, changeante, soumise à des attentes, à des croyances. Sommes-nous en mesure d'accéder par nos états mentaux à la

connaissance du

«

réel en soi », à ce qui peut exister en dehors

de nous; Ernst Mach initiateur de la psychologie expérimentale à mis en évidence le caractère symbolique de nos sensations; nous savons donc que celles-ci ne peuvent être confondues avec le réel mais ne sont que des représentations du réel suivant un langage codé qui correspond à la structure de notre système nerveux. En fait, notre système perceptif crée des images qui pourraient être comparées à celles qui se forment sur un écran radar indiquant au pilote le profil de la côte; la représentation de celle-ci sur l'écran ne peut être 11

confondue avec les falaises qui la bordent, elle ne représente pas une reproduction à l'identique, il s'agit plutôt d'une. information. Tout semble indiquer que nous structurons le monde dans lequel nous évoluons selon le niveau de structure de notre système nerveux tel qu'il est actuellement formé à la suite de son évolution. Il ne faut pas oublier que la mémoire et l'affectivité jouent un grand rôle dans le traitement des informations sensorielles. Il est parfois difficile de se situer par rapport à nos souvenirs et à nos émotions; il existe un original qui est le monde et en parallèle nos connaissances acquises qui sont le fruit d'un mécanisme d'abstraction et de catégorisation. Platon évoquait déjà cet état inhérent à notre nature humaine:
«

Le monde est peuplé d'idées qui ont une réalité distincte de la réalité

sensible ».

Qyelle valeur peut-on attribuer, dans ces conditions, à la perception pour nous informer objectivement du réer? Notre expérience sensorielle est soumise à interprétation et les processus cognitifs sont là pour donner un sens au monde dans lequel nous vivons. On comprendra, puisqu'il n'existe pas d'expérience directe du réel, qu'il convient d'élargir notre champ de connaissance en tenant compte des recherches effectuées dans de multiples disciplines. Ceci explique les conditions qui ont amené la pénétration des sciences cognitives qui trouvent leurs sources d'information aussi bien dans l'étude des manifestations neuronales du cerveau que dans l'architecture des fonctions mentales, des pathologies, du langage, des concepts et de la dimension sociale de la pensée. Les recherches appartenant à des domaines séparés et bien particuliers s'informent réciproquement pour permettre une meilleur approche des 12

valeurs cognitives de l'être. Les connaissances augmentent dans tous les domaines à un rythme que l'humanité n'a jamais connu dans son histoire; formés dans une discipline, il convient d'avoir quelques notions des résultats obtenus parallèlement dans d'autres branches de connaissance, ce qui peut conduire, le cas échéant, à des recherches multidisciplinaires. Aucune forme de connaissance ne peut prétendre avoir maîtrisé le réel; les sciences physiques, elles mêmes, ont renoncées à l'objectivité: lorsqu'en physique quantique une particule se manifeste de façon aléatoire apparaît la notion de probabilité; par ailleurs, le rôle de l'observateur devient essentiel dans la compréhension des phénomènes physiques, ce que Bernard Heisenberg a résumé dans la formule suivante:
«

Ce que nous observons,ce n'estpas la nature elle même, mais la

nature exposée à notre méthode d'investigationJ on ne peut parler de

nature en soi ». Au point de vue social, on peut mettre en évidence que ce sont les interprétations divergentes du réel qui sont à l'origine des difficultés qui existent entre les particuliers et également entre les groupes. La part d'inconnu qui subsiste dans chaque domaine d'étude justifie le pont qui doit exister entre les différents aspects de la recherche qui, en définitive, ne sont que les différents aspects de nous-mêmes.

Avant propos

Dans un premier ouvrage intitulé « Connaître le Réel Mythes ou réalités» la question a été posée de savoir si nous pouvions pénétrer la nature des choses, quels étaient les rapports de notre dedans avec le dehors, et si nous possédions les facultés propres à nous permettre une approche objective du monde qui nous entoure.
Pour tenter d'obtenir une réponse à ces questions, nous avons d'abord examiné ce que nous savions de la physiologie des sensations. Pour fonctionner, notre cerveau a en effet besoin d'une nourriture qui lui est exclusivement fournie par les organes des sens: ceux-ci captent des activités physiques, les filtrent, les codent en signaux, mais ne sentent pas, ni ne voient, ni n'entendent; ils transmettent simplement des impulsions électriques au cerveau qui va procéder au traitement des informations qu'elles contiennent.

La nourriture sensorielle est pauvre car nos organes des sens n'abstraient qu'une faible partie de l'événement, il en résulte une remarquable perte d'information qui nous éloigne du réel. Par ailleurs, les organes des sens sont des appareils transducteurs qui font subir des modifications importantes aux activités extérieures avant de fournir des informations au cerveau. Si l'on considère ce qui se passe au niveau de la vue : l'œil accueille des photons lumineux qu'il transforme au niveau des cônes et des bâtonnets en réactions chimiques, qui à leur tour, donnent naissance à un courant électrique chargé de milliers de signaux codés qui emprunte le nerf optique pour 15

stimuler et informer les aires spécialisées du cerveau. Voir est un processus complexe, l'objet élaboré est comme le

qualifie le Professeur Jacob:

«

une hypothèse mentale», c'est une

construction de notre système neuronal. L'expérience qui nous est transmise par les aveugles de naissance qui ont recouvré la vue à l'âge adulte à la suite d'une opération et l'étude des illusions d'optique nous éclairent sur la façon dont nous construisons des objets: ceux-ci sont conçus par le cerveau puis objectivés (le mot objet, ne vient-il pas du latin objectum qui signifie « chosemise en avan~ jetée devant soi ») ? Les découvertes de la physique quantique ont rejoint les intuitions des philosophes. Dans le système cartésien, la création est extérieure à l'homme, il peut en parler objectivement, la découvrir et la soumettre à ses lois. Pour Kant, au contraire, les choses en soi telles qu'elles existent, sans observateur, sont inconnaissables; nous n'avons accès qu'aux choses et aux objets tels qu'ils nous apparaissent et non tels qu'ils sont. Dans le même sens, la physique quantique établit que nous observons une nature exposée à notre méthode de recherche: qu'est ce qu'un électron puisque sa manière de se manifester dépend de la façon dont on l'observe? Peut-on espérer que nos découvertes nous mènent vers le cœur de la nature, vers un réel en soi? Certainement pas, puisque l'observateur sera toujours présent dans l'observation, de sorte que nous prenons conscience du travail effectué par nos facultés neuronales, sans obtenir un accès direct avec le monde qui est extérieur. L'homme n'a donc pas accès au réel, mais à des représentations de celui-ci. Pour Bernard d'Espagnat nous devons contempler l'idée d'un réel indépendant en espérant le rejoindre, de toutes 16

façons il reste voilé; pour Emile Meyerson les objets ne sont que nos sensations hypostasiées et Henri Piéron considérait que nous étions enfermés dans notre caverne subjective. De leur côté, Herbert Spencer et John P. Frisby ont mis l'accent sur l'aspect symbolique des opérations de la pensée et de la construction d'un monde d'objets (le symbole est un signe qui représente autre chose que lui-même); l'objet construit par notre système neuronal est le symbole d'une activité qui existe en dehors de nous, mais il n'est pas ce qui est en dehors, mais simplement une représentation; Gregory Bateson confirme sans ambiguïté que:
«

les objets sont notre création, l'expérience que j'en ai est subjective,

non objective ».

Il convient donc de rester, à tout moment, conscients que nos sensations et notre pensée opèrent selon des processus d'abstraction et de symbolisation, que la substance du réel se dégrade jusqu'au mot lui-même qui est l'abstraction d'une abstraction et le symbole d'un symbole, ce qui rend évident la

formule qui précise que:

«

le mot n'est pas la chose». Il est

également indispensable de rester conscients que nos opinions et les objets que nous construisons nous renvoient à nous mêmes et représentent plus nos préoccupations que l'objet ou l'événement qu'ils prétendent fixer ou définir. La coloration affective de nos pensées, qui est alimentée par nos réactions émotionnelles qui trouvent leur siège dans le système limbique, joue un rôle important dans nos évaluations et dans la construction de nos réalités; elle ajoute à l'information sensorielle des sentiments qui n'ont pas leur correspondant dans la nature; elle permet au mieux de nous comprendre, c'est à dire, de comprendre nos réactions au monde extérieur dont elles peuvent modifier la perception. 17

Les personnes qui n'ont symboliser et d'objectiver

pas la conscience d'abstraire, de des créations subjectives évoluent
«

dans une forme de pensée qui s'apparente à un

réalisme

simplet» suivant la formule d'Einstein. Chaque humain est équipé d'un appareil sensoriel, neuronal et affectif bien particulier qui fait sa singularité et qui lui permet de construire un monde qui lui est propre. La conscience est là où l'individu comprend ce qui est le plus subjectif et déformant dans sa perception du monde. Notre vie sociale n'est basée que sur des accords intersubjectifs. Nous avons la quasi certitude que l'homme est, et sera toujours, en raison de sa nature même, séparé du réel. Il est nécessaire d'accueillir cette évidence dans nos habitudes de pensée et dans l'appréciation de notre situation par rapport au monde que nous construisons. Au cours de ce travail nous établissons une distinction entre un monde macroscopique et un monde microscopique, il convient de définir ce que nous entendons par ces deux termes: Nous appelons monde macroscopique celui qui est construit par notre activité neuronale à partir de nos perceptions; nos sens peuvent bénéficier de l'aide d'instruments qui augmentent leurs possibilités, il s'agira toujours dans ce cas d'un monde macroscopique: en fait d'un monde d'objets et d'images construit par notre cerveau. Le monde microscopique sera compris comme le monde qui appartient au domaine de la microphysique; suivant l'une des définitions retenue par le dictionnaire Larousse, la microphysique étant le domaine qui traite de la matière à l'échelle microscopique (physique moléculaire, atomique, nucléaire et physique des particules). Ce n'est qu'à la fin du XIXe siècle que la preuve est faite de l'existence de constituants microscopiques de la matière. Cette découverte essentielle qui 18

va amener les physiciens à rechercher les constituants ultimes de la matière donnera naissance à la physique quantique; elle sera à l'origine d'une révolution considérable dans nos habitudes de penser et de concevoir le Réel. Ce travail est envisagé sous trois perspectives: l/Mettre en évidence qu'un monde macroscopique et un monde microscopique ne coexistent pas; en fait il s'agit du même monde étudié par une macrophysique (physique classique) et une microphysique (physique quantique) qui traite du comportement des objets physiques au niveau microscopique (atome, noyau, particule). L'homme filtre le réel, le microscopique, en fonction de ce qu'il perçoit et construit un monde macroscopique qui est structuré à l'image de son cerveau, celui-ci crée des objets et des hypothèses lui permettant d'agir et un cadre spatio-temporel qui sera le champ de son action. Par ailleurs, l'homme ajoute à l'apport du monde physique les élaborations de ses facultés cognitives propres: ses émotions, les qualités qu'il donne au monde extérieur: les couleurs, les sons, les touchers, les goûts. 2/Mais moi-même observateur, je suis sujet d'observation; c'est-à-dire un ensemble microphysique qui cherche à devenir objet à la suite des analyses auxquelles procédera mon système neuronal à partir des données sensorielles; ce qui me permettra de créer mon image et de construire mon schéma. corporel. Je deviendrai moi-même au cours de ma vie sujet d'étude pour la macrophysique en tant qu'objet, mais il n'en reste pas moins que mon être véritable existe au niveau . . mICroscopIque.

19

3/Les limites de l'intelligible et l'être quantique. L'objectivation présente là le maximum de difficulté. Nous sommes dans des cas extrêmes où notre structure neuronale atteint ses limites opérationnelles en présence du monde microphysique: chez l'homme) - La conscience. - Les stimuli sensoriels et les images. - Qye se passe-t-il dans le cerveau au moment où l'activité électrique est traitée par une assemblée de neurones pour donner une image~ Nous pouvons observer une activité neuronale, mais comment naissent l'image et l'objet? II s'agit là d'un phénomène quantique non observable. (Seuls les effets sont observables: dépense d'énergie, mais ceci ne dit pas comment je dispose d'images et d'objets). Nous existons d'abord en tant qu'être quantique et nous pouvons appliquer à ce dernier les observations et paradoxes de la physique quantique. Il n'apparaît pas possible de procéder à un exposé linéaire d'un sujet qui ne s'y prête pas et qui présente des caractéristiques autres que celles d'un ordre naturel; de sorte que certains thèmes exposés seront parfois repris sous des angles différents pour tenter de provoquer une compréhension plutôt qu'une connaissance. L'épilogue qui se trouve à la fin de cet ouvrage est un résumé des notions contenues dans celui-ci. Certaines personnes trouveront peut être un avantage à commencer par la lecture 20

- Le schéma corporel et l'image de - L'imagination créatrice (cerveau

soi asymétrique