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L'école en question

De
105 pages
Durant l'année scolaire 2003-2004, le Gouvernement a proposé un "débat national" sur l'éducation. Dans le cadre d'une démarche aussi étonnante que puissamment orchestrée par un travail complexe de communication, le Gouvernement tente de mettre en place une réforme en la faisant passer pour l'aboutissement d'une réflexion collective. Dans ce livre, par réaction, l'auteur, aussi jeune professeur, veut montrer l'inanité de la démarche et "recentrer" la réflexion en mettant en débat certaines problématiques de ce que l'on appelle l'Education, et les enjeux de cette Education qui se veut nationale.
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L'ÉCOLE EN QUESTION

@L'Hannatlan,2004 ISBN: 2-7475-6816-4 EAN: 9782747568166

Marc MICHOT

L'ÉCOLE EN QUESTION
Rosa rosa rosam...

L'Harmattan 5-7,
rue de l' Éco le- Po lyteclmiq ue

75005 Paris FRANCE

L'Harmattan Hongrie Hargita u. 3 1026 Budapest HONGRIE

L'Harmattan Italia Via Degli Artisti 15 10214 Torino ITALIE

Au Maître Chanteur.

Introduction
C'est le plus vieux tango du monde

Hé ! Du Con ! Inculquons! Ensaigner ! Trois injonctions, trois verbes, qui ont l'avantage de poser trois des questions fondamentales de l'enseignement
- et de la fonction éducative de l'enseignant. Reprenons

dans l'ordre: Agressif: à qui s'adresse-t-on ? Vulgaire: par quelles voies peut-on faire passer les apprentissages? Stéréotypé: quel est le rôle citoyen d'un enseignant?

Il n'est pas rare que des gouvernements affectent le souci d'améliorer le fonctionnement de l'Ecole française: il s'agit d'un tango politicien récurrent, qui allie dans une danse à la fois sensuelle et quelque peu macabre le couple millénaire de la démagogie et de la propagande. Cette

Institution - l'Ecole! - fille, en France, de la Troisième
République et mère des régimes républicains qui ont suivi, est au centre des débats politiques: et pour cause, elle en est à la fois la source et l'une des fmalités. Si « faire de la

politique» c'est, effectivement, «régir la 1t6Âtç», alors c'est bien du côté de l'Ecole qu'il faut regarder: de la manière dont on éduque ceux qui feront la 1t6Âtçdécoulera cette organisation.

Deux écoles politiques - c'est-à-dire idéologiques s'opposent, semble-t-il, pour l'organisation de l'Ecole:

l'une fait - ou tente de faire - de l'Ecole un enjeu central du
programme politique, affirmant haut et fort, de manière presque dogmatique, quels sont ses choix en matière d'Education, tandis que l'autre tente de « gérer» l'Education nationale en demandant à leurs représentants, élèves, parents, professeurs, de faire eux-mêmes des choix censés se trouver transformés un jour en «projet de loi» inattaquable, bien entendu, puisque soi-disant émanant des principaux intéressés. Ne soyons pas de mauvaise foi: nous préférons sans conteste la première approche, dans la mesure où elle est plus responsable, où elle n'est pas frileuse, puisqu'elle ose

annoncer les principes - voire les préjugés - qui soustendent ses choix, puisqu'elle ne cache pas - au moins - où
elle veut en venir: faire de la politique, c'est assumer des choix, et voter, c'est faire confiance à un représentant de l'idéologie portée par ces choix.

Le Ministère de l'Education nationale a proposé un débat, ainsi que des cadres pour ce débat, qui sont de deux types: des modes d'expression (réunions publiques, site internet) et le contenu (sujets mis en débat). Ce deuxième cadre est organisé par un certain nombre de documents, disponibles au public. Organiser un débat en ciblant les questions pose d'emblée quelques difficultés, à commencer par l'identification de celles qui ne sont pas posées. 10