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L'éducation en Inde

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1) L'éducation de l'Inde d'Antan
2) Les débuts de l'éducation coloniale
3) L'éducation selon Sri Aurobindo et la mère
4) Le système éducatif actuel en Inde
5) L'éducation indienne mise au défi
6) ONG et témoignages

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Ajouté le 01 septembre 2017
Nombre de lectures 16
EAN13 9782140044601
Langue Français
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L’ÉDUCATION EN INDE
Sadhguru
Kiran Vyas
Sri Aurobindo
Michel Danino
Yamouna David
Indira Swaminathan
© Soltan – Chhattisgahr school
15 €
ISBN : 978-2-343-12821-4
NUMÉRO 13
LA NOUVELLE REVUE DE L’INDE
Numéro 13L’ÉDUCATION EN INDE2
ÉDITORIAL
On dit que l’âme d’un pays se reflète dans la qualité de l’éducation qu’il offre à ses enfants.
Chaque nation se préoccupe ainsi d’enseigner les jeunes générations en les rendant fiers de
leur histoire et de leur culture : leurs guerriers, leurs poètes, leurs hommes d’État, leurs grands
écrivains… Ainsi en France, nous savons tout de Charlemagne, de Rimbaud, de Victor Hugo, de
Jeanne d’Arc, ou de Ronsard et nous grandissons fiers d’être français, même si souvent nous
n’ignorons rien de nos tares.
L’Inde possédait dans l’ancien temps une remarquable éducation qui, comme l’explique le
grand poète et nationaliste Sri Aurobindo, dans son livre Les fondations de la culture indienne,
« avait un souci constant à travers les âges, dans son art, sa science, son yoga, dans toutes les
activités de la vie, de cultiver la richesse intérieure de l’être humain ».
Malheureusement l’Inde, de par sa richesse incroyable, fut la proie de nombreuses
invasions, certaines particulièrement sanglantes. S’il est vrai que les Britanniques, furent les plus
justes des colonisateurs, ils imposèrent cependant un système d’éducation à l’anglaise, qui
effaça complètement toute trace d’« indianité ».
À l’indépendance, le premier leader indien, Jawaharlal Nehru, reprit tout le système
d’éducation laissé derrière eux par les Anglais, sans se préoccuper de l’adapter à la psyché indienne.
Ses historiens passèrent sous silence de nombreux pans de l’histoire indienne, pour une raison
ou pour une autre. Les écoliers indiens d’aujourd’hui ne savent donc rien des mathématiques
védiques, qui étaient pourtant en avance sur leur temps, ou de l’astronomie indienne, qui savait
INTRODUCTION© Photo : internet 3
edéjà que la terre était ronde, de Kalidasa grand poète sanskrit du vii siècle, que l’on a comparé à
Homère, ou bien encore de Shivaji Maharaj, qui tint tête, avec quelques centaines d’hommes à la
plus puissante armée du monde, celle de l’empereur moghol Aurangzeb.
L’Inde a donc besoin d’une éducation nouvelle qui, comme le préconisait Sri Aurobindo,
« prendrait d’abord appui sur le passé et utiliserait pleinement le présent, pour construire une
grande nation. Quiconque veut couper la nation de son passé est hostile à sa croissance.
Quiconque ne sait pas tirer parti du présent perd pour nous la bataille de la vie ».
Ce numéro spécial jette donc un regard sur l’éducation en Inde, passée, présente et future,
en donnant la parole à tous.
Bonne lecture !
Écrivain, journaliste et photographe,
François Gautier a été durant huit ans
le correspondant du Figaro en Inde et en Asie.
Il est l’auteur d’une douzaine de livres sur l’Inde, dont :
La caravane intérieure (Les Belles Lettres, 2005)
Des Français en Inde (France Loisirs, 2008)
Quand l’Inde s’éveille, la France est endormie (Éditions du Rocher, 2012)
Apprendre à souffler (Hachette-Marabout, 2016)
INTRODUCTION4
L’ÉDUCATION DE L’INDE D’ANTAN 7
L’éducation en Inde - passée, présente et future : KIRAN VYAS 8
L’éducation aux temps védiques : ANONYME 11
L’éducation dans l’Inde antique : SRI AUROBINDO 14
L’université de Nalanda - mémoires des savants chinois : R.H.I.S. RANASINGHE 16
LES DÉBUTS DE L’ÉDUCATION COLONIALE 19
L’éducation indienne en période coloniale - l’émergence des Bhadralok : LOÏC REDER 20
Chronologie de l’éducation indienne - période coloniale : LOÏC REDER 22
Le Sanskrit College : LOÏC REDER 23
Vidyasagar : la réforme du Sanskrit College : LOÏC REDER 24
L’affaire Henry Derozio : LOÏC REDER 28
L’ÉDUCATION SELON SRI AUROBINDO ET LA MÈRE 29
L’éducation intégrale selon Sri Aurobindo : ANTONELLA VERDIANI 30
La Mère de Pondichéry – à propos de l’éducation des enfants : PROFESSEURS 32
L’école du Libre Progrès : CRISTOF ALWARD PITOEF 34
Une rentrée à l’école de l’ashram : COLOMBE BARON 37
SOMMAIRE© Photo : internet
5
39 LE SYSTÈME ÉDUCATIF ACTUEL EN INDE
40 PADMA SARANGAPANI : L’éducation en Inde : savoirs, curricula et pédagogies
45 LNRI : Nature du système scolaire
46 CATHERINE CAPDEVILLE-ZENG : Modes d’éducation passés et contemporains
49 É. PONCEAUD-GOREAU :Les enjeux de la préscolarisation - l’exemple du Tamil Nadu...
52 COLOMBE BARON : Le charme désuet d’une école de village
54 LNRI : Système universitaire en Inde et mobilité étudiante
55 SURYESH CHATWANI : Étudier en France - le point de vue d’un Indien
57 L’ÉDUCATION INDIENNE MISE AU DÉFI
58 MICHEL DANINO : Réflexions sur l’éducation indienne
61 P. SARANGAPANI : Dilemne autour des langues d’enseignement - le multilinguisme...
66 A. BUSSON & S. JARRE : Enseignement en Inde – usage des technologies
70 MANOJ CYRIAC : L’université - combiner besoins des entreprises et développement...
72 S. COUMARANE : La formation aux métiers techniques - passer d’employé à employeur
74 ELSA MATHEWS : L’éducation des filles et des femmes en Inde
77 ONG ET TÉMOIGNAGES
78 COLOMBE BARON : Le Volontariat - une ONG historique à Pondichéry
81 VANDANA SHAH : Coordinatrice dans une ONG de parrainage
SOMMAIRE© Photo : internet
6
À l’écoute des enfants des rues : COLOMBE BARON 83
Atteindre les jeunes déclassés : INDIRA SWAMINATHAN 85
L’ÉDUCATION RELIGIEUSE 87
Le gurukula - mode traditionnel de l’éducation hindoue : SATYA NARAYAN DAS 88
Les madrasas – l’éducation musulmane en Inde : NAMRATA JOSHI 91
La contribution des missionnaires chrétiens : SELFSTUDYHISTORY.COM 94
MODÈLES ALTERNATIFS D’ÉDUCATION 97
Une éducation alternative en Inde : RADHIKA SRINIVASAN 98
L’éducation perpétuelle à Auroville : JEAN-YVES LUNG 101
« Finding Memo » ou « Trouver son capitaine » - ... : MENAKA DEORAH 105
Initiatives éducatives de la fondation Isha : SADHGURU 108
CONCLUSION 113
Éducation et bonheur : YAMOUNA DAVID 114
SOMMAIRE7
© Photo : internet
L’éducation
de l’Inde d’antan
L’ÉDUCATION DE L’INDE D’ANTANL ’ ÉDUCA TION
EN INDE
PASSÉE, PRÉSENTE ET FUTURE
par Kiran Vyas
8
Kiran Vyas (né en Inde en 1944) est directeur l’Inde éternelle. Elle se reflétait principalement
et fondateur des centres Tapovan, et l’un des pion- dans l’atmosphère de ses temples, dans ses
niers de l’ayurvéda en France. Pendant près de dix prières, ses dévotions, ses cérémonies du
Yaans, Kiran Vyas a travaillé à l’UNESCO comme gna ou d’Ārtī (adoration du feu) ou encore avec
représentant permanent et membre du Conseil la pratique de trisandhya (méditations, pujas et
Mondial de l’INSEA (Société Internationale pour prières trois fois par jour : au lever du soleil, au
l’Éducation par l’Art – organisation non gouver- soleil du zénith, et au coucher du soleil.
nementale).
En parallèle, toutes les différentes couches
de la société avaient une compréhension
innée de cette grandeur de la culture et de la spi-’Inde est un pays immense : c’est l’Inde
ritualité indienne. Une certaine atmosphère des hindous qui s’est répandue d’ouest
spirituelle imprégnait tout, aussi bien l’œuvre Len est, de l’Afghanistan jusqu’en
Indonédu plus humble artisan, du sculpteur, menui-sie, et du sud au nord, du Sri Lanka jusqu’au
sier, forgeron, paysan, ou agriculteur, que celle Tibet.
du poète ou du savant.
Les deux grands poèmes épiques de l’Inde
antique, le Mahabharata et le Râmâyana, ainsi Dans le système des quatre ashramas
que les témoignages de différents chercheurs (stades, périodes de la vie) qui avait cours à
nous parlent de cette Inde éternelle : l’Inde l’époque, la première partie de la vie,
brahmaculturelle, riche en arts (danse, musique, charya ashram, était principalement consacrée
peinture, sculpture), l’Inde philosophique, lit- à l’apprentissage, l’étude et l’acquisition des
téraire et métaphysique que l’on retrouve dans connaissances. Venait ensuite grahastha
ashla richesse de ses textes, tels que les Védas, les ram, la période où l’individu se consacrait et se
Upanishads, les Puranas ou dans les grands concentrait sur Artha et Kâma. Artha : la
prospoèmes de Kālidāsa, Vālmīki, Vyasa et, plus périté, prendre la responsabilité de soi-même
récemment, de Tulsîdâs, qui n’en sont que les et de sa famille, et Kâma : le désir et la sexualité
exemples les plus proéminents. pour fonder une famille et élever ses enfants.
L’éducation, dans ces temps anciens, était Pendant cette période, on continuait
d’apcontenue dans cet art et cette science qui per- prendre et, en même temps, on commençait à
mettaient de comprendre la profondeur et les enseigner, soit à ses enfants, soit aux autres.
hauteurs de la culture et de la civilisation de Dans l’ancienne tradition indienne on dit que
L’ÉDUCATION DE L’INDE D’ANTANc’est surtout lorsqu’on enseigne que l’on ap- être psychique et spirituel : un progrès intégral
prend véritablement. C’est aussi là que l’on nourri par un système d’éducation intégral.
comprend que la simple connaissance
intellectuelle ne suffit pas, qu’il faut avoir la capa- À partir des années 1920, après une
périocité et la volonté de vivre intégralement ce que de de régression due en grande partie à la
pol’on veut transmettre, et que l’exemple reste le litique de répression coloniale, l’Inde sembla
meilleur des enseignements. se réveiller et se rapprocher des grandes idées
émises par Sri Aurobindo en matière
d’éducaDurant la troisième période de son existen- tion. On en retrouve certaines dans le
mouvece, vanaprashta ashram, on se retirait progressi- ment animé par Gandhi, mais sous une forme
vement de la vie quotidienne, en douceur, pour plus morale que spirituelle.
se plonger dans la recherche spirituelle. C’est à
ce moment-là que l’on commençait à compren- Sri Aurobindo avait cherché à remettre
l’Indre pleinement l’objectif de dharma, la loi éter- de sur sa vraie voie, et l’éducation lui semblait
nelle, et de moksha, la libération, qui sont les un moyen important (mais certainement pas
fondements mêmes de la civilisation indienne. le seul, à moins de donner au mot éducation
son sens le plus large : l’évocation de l’homme
Lorsque les premiers colons arrivèrent, en vrai, de l’âme en chacun être) de rendre les 9
particulier les Anglais, ils tentèrent d’imposer Indiens conscients de leur héritage, et de leur
leur propre système d’éducation, qui ne cor- force pour bâtir l’avenir. Pour être libre, l’Inde
respondait pas à cette ancienne tradition de devait se libérer de ses carcans, qu’ils soient
gurukula. sociaux, culturels, éthiques, voire spirituels,
et retrouver les secrets de l’harmonie entre le
Par ailleurs, on trouve quelques écoles ex- corps et le mental, la matière et l’esprit.
périmentales novatrices et idéalistes comme
celle de Tagore. En 1901, Rabindranath Tagore Mais après l’indépendance en 1947, les
a fondé Shantiniketan, qui signifie « havre de nouveaux dirigeants du pays, au lieu de
s’inspaix ». Cette école était constituée de huttes pirer des préceptes de l’Inde antique, ont
emsous les arbres, et l’éducation y était entière- prunté aux curriculums des grandes
univerment consacrée à l’art, à la poésie, au théâtre, sités comme Oxford, Cambridge, Harvard ou
à la peinture, etc. Tagore n’avait jamais aimé d’autres grandes écoles étrangères, et le
sysles écoles où les élèves étaient enfermés toute tème d’éducation indien a continué à suivre
la journée entre quatre murs, comme des pri- de plus en plus le système occidental, comme
sonniers. Il disait même que « les intellectuels avant l’indépendance de l’Inde.
considèrent qu’un enfant est né avec une
maladie congénitale appelée l’ignorance et pour Celle-ci étant acquise, les écoles dites
ganeux, l’école n’est rien d’autre qu’un endroit qui dhiennes ont peu à peu perdu leur
enthoupeut les guérir de cette maladie ». Cette école, siasme pour les travaux de filage et de
tisavec la présence majestueuse de Tagore, a eu sage et sont finalement devenues des écoles
beaucoup d’influence sur l’Inde entière. ordinaires, dépendantes des subventions de
l’État. Les enseignants n’avaient plus la même
Au cours des années 1905-1910 et de celles ferveur qu’autrefois et le niveau d’éducation a
qui ont suivi, sont aussi nées des écoles dites commencé à baisser.
nationalistes ayant pour objectif de préparer
l’indépendance de l’Inde. Sri Aurobindo fut Le gouvernement indien souhaitait
accorl’un des pionniers de ce mouvement. C’étaient der d’avantage d’importance à l’éducation
sudes écoles où la culture et la civilisation in- périeure. Ainsi progressivement les
universidienne devaient prédominer, où l’être humain tés se sont multipliées, et l’éducation des filles
tout entier était appelé à progresser non seu- a commencé à se répandre en masse. Tant et
lement au niveau de son corps physique, de si bien que l’Inde d’aujourd’hui est devenue
son énergie vitale, de ses capacités mentales un exemple vivant : des centaines, des
milet intellectuelles, mais aussi au niveau de son liers de jeunes filles et de jeunes femmes sont
L’ÉDUCATION DE L’INDE D’ANTAN© Photo : ATB
aujourd’hui éduquées et diplômées. C’est aussi jeunes diplômés indiens sont partis et partent
le moment où l’Inde a commencé à dévelop- toujours aux États-Unis ou dans les pays
occiper ses propres écoles polytechniques comme dentaux pour mieux gagner leur vie.
l’I.I.T. (Indian Institute of Technology) dont
sont issus nombre de scientifiques et ingé- L’Inde contemporaine est redevenue
connieurs de haut niveau. sciente de l’importance de son ancien système
d’éducation. L’Inde est d’ailleurs un des seuls
De grandes écoles de commerce, d’infor- pays qui considère que le chemin intérieur, le
matique, d’ingénieur, d’architecture ou d’ayur- chemin spirituel est l’objectif principal de la vie
véda, ont été fondées grâce à des initiatives et que l’évolution de l’individu doit primer. C’est
privées. Elles ont ainsi contribué au développe- pourquoi son futur système éducatif sera
direcment et à la modernité de l’Inde en lui offrant, tement ou indirectement influencé par cette
entre autres, des centaines de milliers d’experts vision. Et, aujourd’hui, l’école du Libre Progrès
scientifiques ou d’informaticiens. L’Inde a pro- de l’ashram de Sri Aurobindo, ou les différentes
duit de nombreux médecins et ingénieurs, à tel écoles d’Auroville, sont des exemples vivants
point qu’il y a eu et qu’il y a toujours des vagues qui se répandent de plus en plus à travers
l’Inde fuite des cerveaux. Ainsi, des milliers de de, préparant le futur de l’humanité.
10
L’ÉDUCATION DE L’INDE D’ANTANL ’ ÉDUCA TION
AUX TEMPS VÉDIQUES
Anonyme
11
Les Védas, textes fondateurs de l’hindouisme, ne devait pas se perdre. On payait sa dette aux
sont en Inde une source de connaissance et regor- anciens sages, aux ancêtres, en perpétuant ce
gent d’outils éducatifs. Cet article nous explique que l’on avait reçu d’eux.
pourquoi.
Un autre but était le développement de la
personnalité sur les plans physique, moral et
intellectuel. Le jeune disciple demeurait chez
le maître et le servait. Il était ainsi en contact ’ancien système indien d’éducation
trouquotidien avec la façon dont son maître vivait ve à sa source la philosophie védique. Elle
ses valeurs et sa connaissance.Lconsidère la vie comme un chemin de
déve loppement personnel via l’effort et le
proLa formation du caractère y jouait un grès. Véda signifie connaissance et l’éducation
rôle prépondérant. Dans les gurukulas (école était considérée principalement comme un
ancienne hindoue), les disciples vivaient en moyen de s’accomplir en développant
pleinebrahmachari, une vie de célibat entièrement ment sa nature.
consacrée à l’étude. La vie y était rigoureuse
et tous devaient obéir aux injonctions, suivre Selon l’historien et archéologue A.S.
Altela routine quotidienne, sans aucun élément de kar, l’ancienne éducation indienne possédait
luxe, de confort, ou de plaisir. La nourriture plusieurs objectifs.
était simple, les comportements respectueux
D’abord l’inculcation d’un esprit de piété et ils étaient constamment mis en présence
et de rectitude. L’étudiant ou l’étudiante était d’idéaux moraux élevés.
invité à accomplir ses devoirs avec attention,
voire dévotion. L’atmosphère des lieux d’édu- On incluait naturellement les devoirs
socation était elle-même surchargée de ces élé- ciaux ou civiques, car une fois cette période
ments. On mêlait de façon équilibrée l’éduca- de leur vie achevée, les disciples allaient se
tion pratique et la référence aux possibilités marier et rejoindre la vie sociale. Il était donc
d’accomplissement spirituel qui était présen- important d’acquérir les valeurs et les normes
té comme le but ultime de toute vie. qui régentaient la société, de savoir servir ses
aînés et sa communauté.
La préservation et la diffusion de la culture
ancienne étaient une autre mission importante La formation professionnelle n’était pas
de l’éducation, comme un héritage précieux qui oubliée, car les étudiants devaient par la suite
L’ÉDUCATION DE L’INDE D’ANTAN