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99 nouveaux dessins pour ne plus faire de fautes

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Description

Un dessin vaut 1000 mots !
La suite tant attendue d'un magnifique succès
Language ou langage ? Evêque ou évèque ? Libelulle avec un l ou 2 l ? Nos hésitations orthographiques sont nombreuses. et quotidiennes !

Sandrine Campese a imaginé une méthode mnémographique inédite qui permet de photographier une règle plutôt que de l'apprendre par cour. Le premier volume de son livre a conquis et aidé plus de 20000 lecteurs petits et grands. Quoi de plus normal qu'elle nous propose (enfin) 99 nouveaux dessins indispensables. Un livre à posséder. sans faute !


Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 31 octobre 2019
Nombre de lectures 28
EAN13 9782360758739
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0100€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Éditeur : Stéphane Chabenat
Suivi éditorial : Clotilde Alaguillaume
Mise en page : À vos pages/Stéphanie Gayral
Conception couverture : Marion Alfano
Les Éditions de l’Opportun
16 rue Dupetit-Thouars
75003 Paris
www.editionsopportun.com



Illustrations : Isabelle Fregevu-Claracq
www.isabellefregevuclaracq.wordpress.com

ISBN : 978-2-36075-873-9
Ce document numérique a été réalisé par Nord Compo.Sommaire
Titre
Copyright
Avant-propos de l'éditeur
Un dessin vaut 1 000 mots !
Aborigène
Pèlerin
Mas / Mât
National
Hôte / Hotte
Agglomération
Hémisphère
Spatial / Spécial
Conjoncture
Apogée
Scène
Auspices / Hospice
Volatile
(J')envoie
Attention / Intention
Apollinaire
Côte

HugoHauteur / Auteur
Penser / Panser
Descartes
Langage
Couramment
Pylône
Appeler
Ça
Commodité
Coloc / Colloque
Quant / Quand
Décade
réunion / Réunion
Développement
Raisonner / Résonner
Science
Inclinaison / Inclination
FoiS / Foie / Foi
Suggestion
Acompte
Affaires
Hasard
Choix
Sûr
Carrosse
Addition
Hobby
Van Gogh
TranquillitéFête
Confetti
Accalmie
Irruption / Éruption
Détonant / Détonnant
Distinguable
Parmi / Hormis
Mûr
Variété
Gourmand / Gourmet
Chère
Gril / Grill
Riz
Arête / Arrête
Çà et là
Cyclone
Rat / Raz
Blizzard
Igloo
Hiverner / Hiberner
Plain-pied
Stendhal
Accroc / Accro
Mythe / Mite
Hydre
Mystifier / Mythifier
Affluence / Influence
Velours
OcculteCoopération
Personnel
Étiquette / Éthique
Weil / Veil
Infarctus
Bât
Aggraver
Gradation / Graduation
Fond
Combattre
Secours
Zoom
Oasis
Libellule
Hydrater
Thermes
Pêche
Mord / Mort
Nietzsche
Évêque
Bougie
Aïeul / Aïeux
Bibliographie
Merci…
IndexAVANT-PROPOS DE L’ÉDITEUR
Un dessin vaut 1 000 mots !
La langue française regorge de difficultés, de pièges, d’exceptions, de chausse-trappes.
Orthographier correctement un mot devient une difficulté quotidienne pour un nombre
croissant de personnes qui jonglent avec des approximations souvent fatales ! La faute à qui ?
École, nouvelles technologies… Qu’importe ! La réalité est là et il est urgent d’agir. Sandrine
Campese a eu LA bonne idée : laisser la vedette aux dessins pour que les règles
orthographiques deviennent simplement graphiques !
Le succès populaire du premier livre consacré à ces astuces mnémographiques et les
nombreux témoignages reçus depuis sa publication ont poussé Sandrine Campese à continuer
son travail d’exploration des difficultés sur lesquelles petits et grands, as de la dictée ou
débutants assumés butent, hésitent, trébuchent. Passionnée de la langue française, elle a eu
envie d’imaginer une suite à son premier opus.
Accompagnée d’Isabelle Fregevu-Claracq, Sandrine Campese a remis sa cape de super
héroïne de l’orthographe et accepté avec plaisir cette nouvelle mission. Jonglant avec les mots
et les pièges de notre langue, elle parvient de nouveau à nous éclairer : pas besoin de vous faire
un dessin ? Eh bien si, justement ! Notre guide est à toute épreuve : sympathique et alerte,
astucieuse et attentionnée et bien sûr pédagogue.
Sandrine Campese réussit un tour de force : nous faire aimer l’orthographe, nous donner
envie d’apprendre et surtout nous permettre de progresser en jouant avec les mots. Ce tome 2
dépoussière définitivement l’apprentissage de la langue et nous offre un nouveau dictionnaire
graphique qui donne envie ! Ces dessins charmants, clairs, humoristiques, explicatifs, sont
autant de mini-leçons de français qui en disent long ! En un seul coup d’œil : tout s’éclaire !
Au menu de cette petite bible du savoir-écrire : des homonymes en pagaille, des
consonnes redoublées ou pas, des faux amis très très proches, des mots compliqués mais utiles
au quotidien, des voyelles redoublées mais pas que, des accents agaçants, et même quelques
noms propres proprement difficiles à mémoriser !
Bon nombre de lecteurs, de tout âge, de tout niveau, ont adopté avec plaisir cette méthode
100 % efficace. Fâchés avec l’orthographe et la langue française, ces fans de la première heure
ont été soulagés et heureux de découvrir les astuces de Sandrine Campese et de les appliquer au
jour le jour. Ils seront ravis de retrouver 99 nouvelles solutions imparables pour ne plus faire
de fautes.
Toujours aussi indispensable pour se réconcilier définitivement avec les difficultés
orthographiques qui polluent notre quotidien, ce nouvel opus est un bonheur pour les yeux…
et pour la langue !
Régalez-vous !



N.B. : Les mots suivis d’un astérisque sont également traités dans le livre.A B O R I G È N E
Non, l’aborigène ne vit pas dans les arbres ! Il est « là depuis l’origine », à l’image des
premières lettres de l’alphabet : A, B, C.
Attention à ne pas écrire, sous l’influence du nom arbre, « arborigène » pour aabboorriiggèènnee !
Étymologiquement, l’aborigène est là « depuis l’origine » (ab + origines en latin). Autrement dit,
ses ancêtres sont les premiers habitants connus de sa terre natale. Mais alors, en quoi
l’aborigène se distingue-t-il de l’indigène et de l’autochtone ? L’indigène, du latin indu- (dans)
et gena (né de), est né dans le pays qu’il habite (les indigènes d’Amérique). L’autochtone, du
grec autos (soi-même) et khthôn (terre), est issu du même sol où il vit. Vous l’aurez compris, ces
trois mots sont des quasi-synonymes et ont le même contraire, allogène, qui se dit d’une
population d’arrivée récente dans un pays.
Avec une majuscule, Aborigène a un sens plus étroit : il désigne un autochtone d’Australie.P È L E R I N
Le pèlerin plante son bâton de marche devant lui, traçant son chemin et l’accent grave (et
non aigu !) sur le premier « E » de son nom.
Au cours de leur histoire, certains mots ont changé de consonne interne ; par exemple,
leur « r » est devenu un « l » ou vice versa. Ce procédé se nomme « dissimilation ». Ainsi, le
n o m pèlerin vient du latin pelegrinus, dissimilation de peregrinus (étranger) qui a donné
« pérégrination ». À l’origine, donc, le pèlerin vient de l’étranger ou voyage à l’étranger. Rien à
voir avec le verbe peler qui vient de pilus (poil) et qui prend un accent grave à certaines formes
conjuguées (je pèle, nous pèlerons…). Le terme s’est ensuite spécialisé en religion à propos
d’un croyant qui se rend dans un lieu saint, à Saint-Jacques-de-Compostelle, par exemple !
Pèlerin qualifie deux espèces d’animaux : le requin pèlerin – les replis de ses membranes
rappelant le col du manteau des pèlerins (la pèlerine) – et le faucon pèlerin, considéré, depuis
sa découverte, comme un oiseau de passage.MAS / MÂT
Une rose des vents nous attire vers le sud, avec un « S » comme dans mas, maison
typiquement provençale. Nous pourrions nous y rendre en bateau, après avoir hissé les voiles
sur un mmââtt en forme de « T ».
Nom provençal et languedocien, mas se disait mes en ancien français. Il vient du latin
mansum (maison), lui-même issu du verbe manere (demeurer) qui a donné « manoir » (mansion
en anglais). Le mas désigne une ferme, une maison de campagne située dans le sud de la
e
France. C’est au XIX siècle, sous l’influence d’écrivains comme Alphonse Daudet, que le
terme s’est popularisé. Support vertical des voiles d’un navire, le mmââtt serait issu du latin mastus
par l’intermédiaire du francisque mast. Comme c’est l’usage, le « s » s’est transformé en accent
circonflexe sur la voyelle précédente.
Sans accent circonflexe, mat se rencontre dans l’expression « échec et mat » qui signifie « le
roi est mort ». Il faudrait donc dire, pour être exact, « échec est mat » ou simplement « échec
mat ». Le nom « échec » est formé sur le persan schah et « mat » sur l’arabe mata (tuer).N A T I O N A L
Pour aller de Paris à Strasbourg (en passant par Nancy), il suffit d’emprunter la route
« N4 » avec un seul « N » comme dans national.
L’adjectif nnaattiioonnaall qualifie ce qui relève de la n a t i o n, du latin n a t i o (naissance). Il s’oppose
à « international » (territoire national, fête nationale…) mais aussi à « local » (assemblée
nationale, concours national…). En France, par exemple, les routes nationales traversent de
larges portions du territoire, contrairement aux routes départementales ou communales. D’un
point de vue orthographique, n a t i o n a l fait partie des exceptions, au même titre que c a n t o n a l,
m é r i d i o n a l, r é g i o n a l, p a t r o n a l, r a t i o n a l i s m e, s e p t e n t r i o n a l, t r a d i t i o n a l i s t e… En effet, la plupart des
adjectifs ou noms formés sur « onnal » prennent deux « n » : c o n f e s s i o n n a l, c o n s t i t u t i o n n a l i t é,
f o n c t i o n n a l i t é, p e r s o n n a l i t é, p r o f e s s i o n n a l i s m e, i n s t i t u t i o n n a l i s e r…
Le saviez-vous ? Le point zéro des routes de France, c’est-à-dire le point kilométrique 0 des
routes quittant la capitale, est situé devant la cathédrale Notre-Dame à Paris (voir H u g o*).HÔTE / HOTTE
Une chaise remplace le « H » du nom h ô t e, tandis que l’abat-jour éclairant la table s’est
mué en accent circonflexe. Mais qui sera notre hôte ? Est-ce le Père Noël qui porte sa h o t t e
remplie de cadeaux grâce à deux bretelles en forme de « T » ?
H ô t e s’est d’abord écrit oste puis hoste après l’ajout du « h » étymologique de hospes qui a
donné « hospitalité ». Historiquement, l’hôte est la personne qui accueille, qui reçoit (à
l’époque l’aubergiste, le cabaretier…). Or, parallèlement, il devient la personne qui est reçue.
Mais alors, dans l’expression « table d’hôte », qui est l’hôte ? Signifiant une chose et son
contraire, hôte est un énantiosème, terme forgé par le sémiologue Roland Barthes. Quant au
nom h o t t e, il est issu du francisque (langue germanique que parlaient les Francs) hotta, « grand
panier fixé sur le dos à l’aide de bretelles ».
D’autres énantiosèmes : amateur (expert ou incompétent), crépuscule (du matin ou du
soir), critique (art de juger ou justement hostile), écran, apprendre, chasser, louer, remercier,
sanctionner, supporter, etc.