Indonésien - Guide de conversation

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Un séjour à Bali, à Java ou dans les nombreuses îles de l’archipel indonésien ? Le créateur de la célèbre méthode Assimil a conçu pour vous le compagnon moderne et indispensable de votre séjour en Indonésie.



°Initiation à la langue : 21 leçons d’indonésien

°Les phrases et les mots indispensables

°Toute la prononciation

°Toutes les situations du voyage




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Publié par
Ajouté le 08 juillet 2015
Nombre de lectures 32
EAN13 9782700561685
Langue Français
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© Assimil 2015
EAN numérique : 9782700561685
ISBN papier : 978-2-7005-0659-4
Création graphique : Atwazart
Réalisation de l’ePub : Prismallia
Contrôle de l’ePub : Céladon éditionsI n d o n é s i e n
Marie-Laure Beck-Hurault
B.P. 25
94431 Chennevières-sur-Marne cedex
FranceRemerciements
A Muhammad Abduh pour sa très amicale participation.
Cet ouvrage ne prétend pas remplacer un cours de langue, mais si vous
investissez un peu de temps dans sa lecture et apprenez quelques phrases, vous
pourrez très vite communiquer.
Tout sera alors différent, vous vivrez une expérience nouvelle.
Un conseil : ne cherchez pas la perfection ! Vos interlocuteurs vous pardonneront
volontiers les petites fautes que vous pourriez commettre au début. L e plus
important, c’est d’abandonner vos complexes et d’oser parler.INTRODUCTION
Comment utiliser ce guide
L’Indonésie : faits et chiffres
L’Indonésie : quelques données historiques
La langue indonésienne? Comment utiliser ce guide
La partie “Initiation”
Vous disposez d’une petite demi-heure quotidienne ? Vous avez trois semaines
devant vous ? Alors commencez par la partie “Initiation”, 21 mini-leçons qui vous
donnent sans complication inutile les bases de l’indonésien usuel, celui dont vous
aurez besoin pour comprendre, parler et être capable de former vos propres phrases
sur le modèle de celles que nous vous proposons dans la partie “Conversation” :
– lisez la leçon du jour puis dites vous-même les phrases en consultant la traduction
et la transcription ;
– lisez ensuite les brèves explications grammaticales : elles vous expliquent quelques
mécanismes que vous pourrez vous-même mettre en œuvre ;
– faites le petit exercice final, vérifiez que vous avez tout juste… et n’oubliez pas la
leçon suivante le lendemain !
La partie “Conversation”
Pour toutes les situations courantes auxquelles vous allez être confronté(e) durant
votre voyage, la partie “Conversation” de ce guide vous propose une batterie complète
d’outils : des mots, mais aussi des structures de phrases variées que vous pourrez
utiliser en contexte. Tous les mots sont accompagnés de leur traduction (avec, si
besoin, le mot à mot) et d’une transcription figurée simple qui vous dit comment il faut
les prononcer. Même si vous n’avez aucune connaissance préalable de l’indonésien,
ce “kit de survie” prêt à l’usage fera de vous un voyageur autonome.? L’Indonésie : faits et chiffres
2Superficie 1 904 570 km
Population
237 641 000 habitants
(2014)
Capitale J a k a r t a, Jakarta [ d j a k a r t a ]
Dimensions 5 000 km du nord au sud sur 1 800 km d’est en ouest
océan Indien, mer de Chine méridionale, mer de Célèbes, océan Pacifique,
Frontières
mer d’Arafura, mer de Banda, mer de Timor, mer de Java : un littoral de
maritimes
55 000 km de long
Frontières
Malaisie (Bornéo), Timor-Est et Papouasie Nouvelle-Guinée
terrestres
Langue
i n d o n é s i e n (bahasa Indonesia) + environ 700 dialectes
officielle
Monnaie r o u p i e, rupiah
Régime
République démocratique
politique
Fête 17 août (fête de l’Indépendance) et toutes les fêtes religieuses musulmanes,
nationale chrétiennes, hindouistes et bouddhistes
islam (près de 90 % de la population ; l’Indonésie est le premier pays
Religions
musulman du monde en nombre d’adeptes), protestantisme, catholicisme,
officielles
hindouisme, bouddhisme et confucianisme? L’Indonésie : quelques données historiques
eAvant l’arrivée de l’islam, les grands royaumes hindou-bouddhiques de Srivijaya (VI
e esiècle) et de Majapahit (du XII au XV siècle) contrôlent l’archipel indonésien. Les
e etemples du centre de Java, construits entre les VIII et X siècles, sont de rite
bouddhique comme Borobudur, ou hindouiste comme Prambanan, mais présentent
parfois des éléments des deux rites, qui coexistent. Ce syncrétisme religieux est
toujours un trait caractéristique du pays tout entier.
La mer a toujours joué un rôle central dans la vie économique et politique de
l’Indonésie ; le détroit de Malacca notamment est un des plus fréquentés au monde et
permet aux royaumes successifs de contrôler la route des épices. C’est aussi par là
qu’arrive l’islam, de manière très progressive et dans l’ensemble plutôt pacifique. En
1292, Marco Polo rencontre un sultan musulman à Aceh.
Les Portugais prennent Malacca en 1511 ; commence alors la christianisation d’une
partie de l’Indonésie. Elle ne perdurera qu’à Timor et Flores et de façon sporadique
dans le reste de l’archipel.
Mais ce sont les Hollandais et leur VOC (Compagnie néerlandaise des Indes
orientales) qui gouvernent le pays à partir de 1602 et créent en 1619 la capitale
Batavia, aujourd’hui Jakarta. En 1799, la VOC fait faillite, mais les Hollandais sont
toujours là.
De 1811 à 1816, Sir Thomas Stamford Raffles est nommé par le gouvernement
britannique pour gérer les Indes orientales obtenues des Hollandais après les guerres
napoléoniennes. Ce bref épisode anglais a suffi à imposer le sens de circulation sur la
route à tout le pays ; ils sont forts ces Anglais !
La guerre de Java déclenchée par le sultan Diponegoro en 1825 fait de nombreux
morts mais finalement réussit à pacifier durablement l’île et à permettre son
développement économique.
La défaite des Russes à Port-Arthur en 1908 sonne le glas du pouvoir incontesté des
Occidentaux. Le mouvement national indonésien se dessine alors. L’union
socialedémocrate des Indes, futur parti communiste indonésien, naît en 1914. Soekarno et
d’autres étudiants de Bandung dont Mohammad Hatta fondent le PNI, Parti national
indonésien. Ils déclarent adopter trois idéaux : une patrie, une nation, une langue,
mais se font arrêter dès 1930.
Trois mois après l’attaque nipponne sur Pearl Harbor, les troupes néerlandaises se
rendent aux Japonais, c’est la fin de la domination hollandaise en Indonésie. Soekarno
fait alors le jeu de ses alliés asiatiques, jusqu’à la capitulation du Japon en août 1945.
L’indépendance de l’Indonésie est proclamée le 17 août 1945 par Hatta et Soekarno
qui devient le premier président d’Indonésie. S’ensuit une période troublée entre
Hollandais peu décidés à abandonner leur colonie et nouveaux dirigeants
indonésiens, jusqu’à la création de la République des États unis d’Indonésie en 1949.En 1955, a lieu à Bandung la célèbre conférence des pays non-alignés en présence
notamment de Nasser, Zhou Enlai, Nehru et Soekarno.
En 1965, à la suite d’un putsch, le général Soeharto prend la tête d’une chasse aux
communistes meurtrière puis s’autoproclame président de l’Indonésie, véritable
dictateur jusqu’en 1998, quand il doit céder à la pression de la rue, suite à la crise
économique asiatique. Son vice-président B. J. Habibie lui succède, suivi en 1999
d’Abdurrahman Wahid, puis de la fille de Soekarno, Megawati Soekarnoputri, jusqu’en
2004, année de l’élection de Susilo Bambang Yudhoyono. Le 22 juillet 2014, Joko
Widodo est élu président de la troisième démocratie du monde.
Aujourd’hui, ce pays où il fait pourtant si bon vivre, souffre d’une corruption
généralisée à tous les étages, de conflits ethniques et religieux, auxquels s’ajoutent
des mouvements sécessionnistes au nord de Sumatra, dans l’archipel des Moluques
et en Nouvelle-Guinée occidentale.? La langue indonésienne
L’ i n d o n é s i e n (bahasa Indonesia) est dérivé du malais dont il est très proche et est le
résultat d’un joyeux mélange d’arabe, de sanskrit, de persan, de chinois, et plus
récemment de hollandais, de français et d’anglais. La bahasa Indonesia est devenue
langue officielle en 1928, mais de nombreux dialectes sont en usage tout au long des
17 000 îles de l’archipel indonésien, parmi lesquels les langues régionales des plus
grandes îles : javanais, balinais, soundanais, toraja, minangkabau, mandar, madurais,
sasak…
La bahasa Indonesia n’est donc souvent que la seconde langue des Indonésiens, qui
sont presque tous bilingues. En revanche, elle est la langue officielle, celle des
journaux et de la télé, de l’administration et de l’école. Dans les zones les moins
touristiques, vous pourrez rencontrer des personnes âgées qui ne parleront pas
indonésien.
La langue est d’apparence très simple ; les critères habituels de temps, de
conjugaison, de genre et de nombre n’existent pas ou ne sont indiqués que lorsqu’ils
sont jugés indispensables. Les critères de l’indonésien sont autres : préfixes, suffixes
et autres affixes, agencement de la phrase et importance du contexte. Son
apprentissage est aussi long que pour toute autre langue, mais vous pourrez très vite
vous faire comprendre grâce à ce guide de conversation. Vous aurez accès à une
façon de communiquer plus proche des gens, de leur culture et de leur richesse dans
leur langue. Les Indonésiens apprécieront et vous le feront savoir.
L’alphabet
La langue indonésienne n’utilise plus l’écriture arabe mais l’alphabet latin depuis que
les Hollandais l’ont imposé à travers l’archipel pour leurs propres besoins. Depuis
1900, quatre réformes de l’orthographe se sont succédé et ont laissé des traces dans
l’écriture actuelle, parfois fluctuante, de certains mots : “Djakarta” ou “Jakarta”, “film”
ou “filem” ou “pilem”… Ce phénomène est amplifié par la diversité de l’étymologie des
mots, du fait de leurs multiples origines.
Les lettres de l’alphabet s’épellent de la même façon qu’en français sauf : c [ t c h é ], e
[ é ], g [ g u é ], h [ h a ], j [ d j é ], q [ k i ], u [ o u ], v [ f é ], w [ o u é ], y [ y é ], z [ z é t ].
La prononciation
La prononciation de l’indonésien ne pose pas de problèmes à un locuteur
francophone. Les correspondances phonétiques se trouvent dans la partie “Lire et
prononcer l’indonésien” de cet ouvrage. L’accent est mis généralement sur la dernière
syllabe des mots, parfois sur la pénultième (l’avant-dernière). Votre intonation
naturelle, celle du français, sera la bonne. Elle sera descendante à la fin d’une phrase
affirmative et montante à la fin d’une phrase interrogative, comme en français. Écoutez
bien les enregistrements, si vous les possédez, ils vous seront d’une aide précieuse.INITIATION
er1 jour
e2 jour
e3 jour
e4 jour
e5 jour
e6 jour
e7 jour
e8 jour
e9 jour
e10 jour
e11 jour
e12 jour
e13 jour
e14 jour
e15 joure16 jour
e17 jour
e18 jour
e19 jour
e20 jour
e21 jourer? 1 jour
Siapa nama Bapak?
Comment vous appelez-vous ?
1. Halo, siapa nama Bapak?
khalo, siapa nama bapa
salut qui nom monsieur / père
Bonjour / Salut, comment vous appelez-vous ?
2. Nama saya Abduh. Ibu dari mana?
nama saya abdouh. ibou dari mana
nom je Abduh. de où
Je m’appelle Abduh. D’où venez-vous ?
3. Saya dari Perancis. Suami saya dari Belgia.
saya dari pra’ntchiss. souami saya dari bélguia
je de France. mari je de Belgique
Je viens de France. Mon mari vient de Belgique.
Notes de grammaire
Bapak ou Pak (les Indonésiens adorent raccourcir les noms de personnes, c’est une
marque d’affection) signifient à la fois monsieur et père ou papa. Pour une femme, on
dira Ibu ou Bu, madame, mère, maman. Ces appellatifs, ainsi que les noms de
personnes, remplacent souvent le pronom personnel sujet de politesse vous : Bapak
d a r i mana?, D’o ù venez-vous ? ; Abduh dari Indonesia?, Vous (Abduh) êtes
indonésien ?
Les pronoms personnels (saya, je ; kamu, tu ; kita, nous tous ; kami, nous sans toi ;
Anda, vous de politesse ; mereka, ils ou elles) – sauf il ou elle : dia – ont la valeur d’un
possessif quand ils sont placés après le nom : Saya dari Perancis, Je viens de
France ; Nama saya Abduh, Mon nom est Abduh.
Entraînement – Traduisez les phrases suivantes
1. Je viens de France.
2. D’où êtes-vous Abduh ?
3. Bapak dari mana?
4. Suami saya dari Indonesia.
Solutions
1. Saya dari Perancis.
2. Abduh dari mana? ou Dari mana Abduh?3. D’où venez-vous ?
4. Mon mari vient d’Indonésie.e? 2 jour
Tinggal di mana?
Où habites-tu ?
1. Adik tinggal di mana?
kadi ti’ngal di mana
petit-frère / petite-sœur habiter à où
Où habites-tu ?
2. Di Swiss. Apa kabar Kakak?
kdi souiss. apa kabar kaka
à Suisse. quelle nouvelle grand-frère / grande-sœur
En Suisse. Comment allez-vous ?
3. Baik-baik. Kalau isteri saya, dia sakit.
k kbai bai . kalao istri saya dia sakitt
bien bien. alors-que femme je elle malade
Ça va. Alors que ma femme, elle est malade.
Notes de grammaire
Kakak ou Kak signifient à la fois grand frère et grande sœur ou jeune homme, jeune fille.
Adik ou Dik, petit frère ou petite sœur. À nouveau, ces appellatifs remplacent les
pronoms personnels sujets tu ou vous et sont employés entre personnes proches en
âge, le plus jeune marquant son respect pour son aîné en l’appelant Kakak.
Une phrase affirmative devient interrogative par une simple inflexion de voix, comme
en français : Kamu tinggal di mana?, Tu habites où ?
En indonésien, il n’y a ni temps, ni conjugaison. Imaginez à quel point cela va vous
simplifier la vie ! Seuls quelques mots et le contexte indiquent le temps.
Le redoublement (de noms, de verbes, d’adjectifs) est très fréquent : il peut signifier
le pluriel, la diversité, et permet d’intensifier l’intention ou au contraire de l’atténuer. Le
contexte et le ton de la voix vous aideront à retrouver le sens.
Encore une bonne nouvelle : il n’y a ni genres ni accords en indonésien : isteri saya,
ma femme ; mereka sakit, ils sont malades.
Le verbe être n’existe pas en indonésien parlé, il suffit de marquer une courte pause
après le sujet : Saya (pause) sakit, Je suis malade.
Entraînement – Traduisez les phrases suivantes
1. Nous habitons en Suisse,