Langage et identité chez les Ndambomo du Gabon

-

Français
312 pages
Lire un extrait
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus

Description

L'auteur situe les implantations actuelles des Ndambomo du Gabon avant de s'intéresser à la question de leur identité, examinée sous trois angles : l'identité culturelle, l'identité historique et l'identité linguistique. Une esquisse de la grammaire ndambomo est proposée (phonologie, morphologie, syntaxe) ainsi qu'un lexique ndambomo-français-anglais de près de 1200 mots.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 juin 2013
Nombre de lectures 194
EAN13 9782296537521
Langue Français
Poids de l'ouvrage 5 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0005€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Signaler un problème
grande variabilité qui semble la caractériser. EnIn, la troisième et
Pither Medjo Mvé
Langage et identité chez les Ndambomo du Gabon
Langage et identité chez les Ndambomo du Gabon
Études africaines Collection dirigée par Denis Pryen et François Manga Akoa Dernières parutions André ENGAMBÉ,Impôt colonial et résistance des populations du Congo, 2013. Bouopda Pierre Kamé,Kamé Samuel. Aux fondements du régime politique camerounais,2013.Paulin KIALOet Flora EKOZOWAKANGUEMASSA,Un projet de barrage hydroélectrique au Gabon. L’affaire Kongou, 2013. Paulin KIALO,Les proverbes de la forêt chez les Pové du Gabon, 2013. Daha Chérif BA,Cultures populaires en Sénégambie. L’exemple des Fulbe (1512 – 1980), 2013. Stéphanie NKOGHE,L’éducation traditionnelle fang en mutation, 2013. Prof. KIMPIANGAMAHANIAH,Kasa-Vubu, Lumumba et l’indépendance du Congo. 1956-1960, 2013. Hilaire KOUOMEGNENOUBISSI,Centralisation et décentralisation au Cameroun. La répartition des compétences entre l’État et les collectivités locales, 2013. Myriam LEGENNE,Soins et altérité, 2013 Kyalondawa NYABABA,Les Pygmées face à une modernité économique et religieuse importée. Les enjeux de l’inscription du christianisme dans une culture africaine de frappe écologique, 2013. © L'HARMATTAN, 2013 5-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75005 Parishttp://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-00682-6 EAN : 9782343006826
Pither MEDJOMLangage et identité chez les Ndambomo du Gabon L’Harmattan
DU MÊME AUTEURIntroduction à la langue et la culture des chasseurs-cueilleurs Bakoya (Région de Mékambo, Gabon), W.J.G. Möhlig & B. Heine, coll. « Grammatical Analyses of African Languages », vol. 40, université de Cologne, Rüdiger Köppe Verlag, 208 p.
Ndambomo libúle ! « Les Ndambomo sont nombreux !» (Dicton ndambomo) «The Ndambomo are numerous !» (Ndambomo proverb)
Remerciements
Je remercie le laboratoire Dynamique du Langage (DDL) de Lyon, qui a financé les enquêtes sur le ndambomo par le truchement du projetEspace, Territoires & Sociétés. Je suis également reconnaissant envers le Laboratoire d’Anthropologie (LABAN) de Libreville, en particulier Raymond Mayer, dont l’implication personnelle a grandement facilité les enquêtes de terrain. Je remercie par ailleurs Denis Creissels (DDL, Lyon), Larry M. Hyman (University of California, Berkeley), Lolke Van der Veen (DDL, Lyon), Gérard Philippson (DDL, Lyon & INALCO, Paris) Raymond Mayer (LABAN, Libreville & DDL, Lyon) et Leandro Di Domenico (DDL, Lyon) pour leurs commentaires ou suggestions. Leurs remarques et critiques avisées m’ont permis d’améliorer la qualité du livre. Denis Creissels a relu en particulier la partie consacrée à la morphosyntaxe, domaine dans lequel je m’investis depuis peu. Christian Fressard, ingénieur de recherche et responsable du service informatique à DDL, s’est occupé quant à lui de l’aspect cartographique, notamment la localisation exacte des implantations actuelles des Ndambomo du Gabon. À cet effet, je ne peux que lui exprimer ma reconnaissance. Par ailleurs, j’adresse mes remerciements à Edmond Gervais Peindi pour sa participation dans l’enquête de terrain. Enfin,last but not least, je salue et remercie mes collaborateurs ndambomo de la région de Booué. Ils ont tous contribué de près ou de loin à la réalisation de cet ouvrage consacré à leur langue, leur identité et, par conséquent, leur culture. C’est donc à eux que je dédie ce livre, qui est pour moi bien plus qu’un livre de linguistique. C’est un hommage que je veux rendre à cette communauté, qui se trouve à la croisée des chemins.
7
Préface
Cet ouvrage de Pither Medjo Mvé sur les Ndambomo confirme l’intérêt que l’auteur porte à l’étude des langues et peuples du Gabon, son pays d’origine. Ce livre paraît quelques temps après celui qu’il vient de consacrer aux chasseurs-cueilleurs Bakoya (ou Bakola) de la région de Mékambo (Medjo Mvé 2011). Ce premier essai, sur une langue qui n’avait pas encore eu de description linguistique, présente la phonologie synchronique, la phonologie diachronique, la morphosyntaxe puis le lexique. Un des mérites du livre est qu’il porte sur une communauté méconnue, et surtout, menacée d’extinction. En fait, la situation linguistique des Ndambomo reflète bien l’état de précarité dans lequel se trouvent la plupart des langues du Gabon, dans la mesure où plus de la moitié d’entre elles comptent moins de mille locuteurs ‘actifs’ (Hombert 2009). Dans les conditions actuelles de son évolution le ndambomo, qui compte quelques dizaines de locuteurs seulement, court le risque de s’éteindre dans moins de vingt-cinq ans. L’étude de l’identité ndambomo n’est pas examinée uniquement sous son aspect linguistique. L’ouvrage passe en revue les données géographiques, anthropologiques et historiques qui caractérisent cette identité ndambomo. Convaincu que la linguistique peut contribuer à une meilleure connaissance de l’histoire des peuples et cultures à tradition orale, l’auteur n’hésite pas à sortir des sentiers battus. Ainsi, s’appuyant sur les acquis du passé, il propose de nouvelles hypothèses sur le peuplement de l’énigmatique ‘groupe kota-kele-seki’, auquel appartiennent les Ndambomo. Il considère en effet que les membres du sous-ensemble ‘kele’, qu’on rencontre un peu partout au Gabon mais bien souvent avec des noms différents, font probablement partie des anciens occupants de la région. Les membres du sous-ensemble ‘kota’ quant à eux, qui sont linguistiquement différents, pourraient les avoir trouvés sur place, avant que tout le groupe ne se disperse, d’abord au nord de l’Ogooué, puis un peu plus tard au sud de l’Ogooué. Les Ndambomo font peut-être partie des nouveaux arrivants, bien qu’ils semblent avoir adopté la langue des autochtones kele-ngom d’après l’auteur. Quant aux Seki, qui sont classés B21
9