Le conseiller d

Le conseiller d'orientation psychologue au Gabon

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Quel statut a le conseiller d'orientation psychologue (CO-P) dans le dispositif d'encadrement, d'orientation et de conseil du système éducatif gabonais ? Quelles activités concrètes mène-t-il sur le terrain ? Quelles perceptions en a-t-on dans le milieu scolaire et dans la société en général ? Voici des questions approfondies lors de la journée de réflexion organisée à l'ENS de Libreville.

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Ajouté le 01 novembre 2014
Nombre de lectures 259
EAN13 9782336360300
Langue Français
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Sous la coordination de
Le conseiller Boureima Guindo Samba
Germain Koumba Mouityd'orientation
Romaric Franck Quentin de Mongaryaspsychologue
au Gabon Le conseiller
À l’initiative du laboratoire de recherche en éducation d'orientation
(LARED), s’est tenue, à l’École normale supérieure de Libreville
(ENS), une journée de réfexion sur « le conseiller d’orientation psychologue psychologue (COP) au cœur du dispositif et du processus
d’orientation et de réorientation scolaire et professionnelle au
Gabon : État des lieux et perspectives ». Ce forum a consisté au Gabon
à réféchir en profondeur sur la formation et les pratiques
professionnelles, en vue de dégager les problèmes et
difcultés existant pendant l’exercice du métier de COP.
Dans le même temps, il s’est agi de décliner des perspectives
pertinentes qui pourront permettre au COP d’accomplir plus
efcacement le travail pour lequel il est formé.
Boureima Guindo Samba est maître-assistant (CAMES) et directeur du
laboratoire de recherche en éducation (LARED) à l’École normale supérieure
de Libreville.
Germain Koumba Mouity est assistant en psycholinguistique, membre du
LARED et enseignant-chercheur à l’École normale supérieure de Libreville.
Romaric Franck Quentin de Mongaryas est maître-assistant (CAMES),
membre du LARED et enseignant-chercheur à l’École normale supérieure de
Libreville.
Illustration de couverture : Bâtiment de l’Institut
pédagogique national abritant les services de
l’orientation,de la psychologie et de l’information.
Photographie de l’auteur.
ISBN : 978-2-343-03954-1
19 €
HC_SAMBA_14,5_CONSEILLER-ORIENTATION-GABON.indd 1 1/10/14 19:49:43
Sous la coordination de
Boureima Guindo Samba
Le conseiller d’orientation psychologue au Gabon Germain Koumba Mouity
Romaric Franck Quentin de Mongaryas












Le conseiller d’orientation
psychologue au Gabon




Sous la coordination de
Boureima Guindo Samba
Germain Koumba Mouity
Romaric Franck Quentin de Mongaryas













Le conseiller d’orientation
psychologue au Gabon






















































































































































































































































© L’Harmattan, 2014
5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris

http://www.harmattan.fr
diffusion.harmattan@wanadoo.fr

ISBN : 978-2-343-03954-1
EAN : 9782343039541

Actes de la première journée de réflexion sur le métier de « conseiller
d’orientation psychologue (COP) au cœur du dispositif et du processus
d’orientation et de réorientation scolaire et professionnelle : Etat des
lieux et perspectives ».
Libreville, le 7 mai 2013



COMITE SCIENTIFIQUE
Président : Pr. Guy Martial NKIET, Directeur Général de l’Ecole
normale supérieure (ENS)
Vice-président : Eugénie EYEANG, Maître de conférences (ENS)
Membres :
– Dr. René Casimir ZOO EYIDANGA, Directeur de la Recherche
et de la Formation (ENS)
– Dr. Hugues OMANDA, Directeur de la Recherche et de la
Formation (ENS)
– Dr. Boureima GUINDO SAMBA, Directeur du Laboratoire de
Recherche en Education (Lared)/ENS

COMITE DE LECTURE
Président : Dr. Liliane OGOWET, Secrétaire Générale de l’Ecole
normale supérieure
Vice-président : Dr. Théophile MAGANGA, Directeur Général de
l’IPN
Membres :
– Dr. Jean Aimé PAMBOU, Enseignant-chercheur (ENS)
– Dr. Romaric Franck QUENTIN DE MONGARYAS,
Enseignant-chercheur (ENS)
– Dr. Germain KOUMBA MOUITY, Enseignant-chercheur (ENS)

Introduction
La recherche de performances scolaires significatives,
celle notamment de l’amélioration de la qualité des
apprentissages ne peut faire l’économie d’une meilleure
connaissance, encore moins d’un usage à bon escient des intrants,
des ressources et des effets des interactions entre ceux-ci
sur la qualité des produits qui en résultent. Admettre une
telle relation suppose que ces intrants sont identifiés,
connus et que des études ou réflexions sur leurs effets
isolément considérés ou mis en interaction en ont fait cas. En
effet, de nombreux travaux ont mis en évidence les
incidences de la qualité de ces interactions sur les résultats
scolaires.
Au niveau des ressources humaines, par exemple, il est
vérifié que la qualité des apprentissages est fortement
dépendante de la haute qualification professionnelle des
enseignants, d’un certain niveau de motivation scolaire des
apprenants, de la qualité du personnel d’accompagnement
ou de suivi scolaire (CO-P) sans oublier le degré
d’investissement financier consenti à l’éducation et d’autres facteurs
impliqués.
Dès lors, il s’impose à nous un certain nombre de
questions dans le contexte du Gabon, dont on n’a pas encore de
réponses complètes. En voici quelques exemples : Quels
sont le statut et la place du conseiller d’orientation
psychologue (CO-P) dans le dispositif d’encadrement,
d’orientation et de conseil du système éducatif gabonais ? Sa
formation professionnelle à l’Ecole normale supérieure
répond-t-elle aux attentes des employeurs et de la
communauté éducative ? Quelles activités concrètes mène-t-il sur
le terrain ? Quels impacts ou retentissements ses activités
ont-elles sur le travail des apprenants et sur la
reconnaissance de sa professionnalité ? Les accomplies-t-il
conformément à l’éthique et à la déontologie de sa profession ?
Quelles perceptions en a-t-on dans le milieu scolaire et dans
la société de manière générale ? A quelles difficultés est-il
confronté dans l’exercice de ses missions ? Le niveau
d’investissement financier consenti est-il en adéquation
avec la qualité de professionnalisation attendue ?
C’est donc autour de cette problématique qu’a été
organisée dans les locaux de l’Ecole normale supérieure, le 7
mai 2013, la première journée de réflexion sur « le métier
de conseiller d’orientation psychologue au Gabon ».
Cette journée a été l’occasion de rassembler un certain
nombre d’acteurs directement concernés par le métier de
CO-P, à savoir, la structure de formation (Ecole normale
supérieure de Libreville), le principal utilisateur ou
employeur (le ministère de l’Education nationale via l’Institut
pédagogique national (IPN), les professionnels de
l’orientation (conseillers d’orientation psychologues) en exercice à
Libreville ainsi que les étudiants en formation à l’ENS.
Plusieurs objectifs étaient visés, entre autres :
– participer qualitativement à la réflexion sur les
problèmes des performances scolaires et plus
particulièrement sur ceux d’orientation et de réorientation
scolaires au Gabon ;
12 – faire connaître le CO-P et son rôle dans le conseil de
classe ;
– faire des recommandations générales et spécifiques
fortes.
Partant, la journée de réflexion a consisté à réfléchir en
profondeur sur la formation et sur les pratiques
professionnelles, en vue de dégager les problèmes et difficultés
existantes pendant l’exercice du métier de CO-P. Dans le même
temps, il s’est agi de formuler des recommandations
pertinentes qui pourront permettre au CO-P d’accomplir plus
efficacement le travail pour lequel il est formé.
Quoi qu’il en soit, au terme de leurs réflexions, les
participants au forum de discussion ont envisagé des
perspectives pour un développement et une considération plus
marqués du métier du CO-P au Gabon, afin d’accroître le
rendement des apprenants. Ainsi, les participants auront
contribué à mieux faire connaître un métier dont
l’importance stratégique dans la mise en œuvre d’une vision
d’efficacité et d’efficience des rendements scolaires.
De ce qui précède, le présent ouvrage rend compte des
actes relatifs à ladite journée de réflexion. Pour ce faire,
cinq parties majeures sont mises en relief.
La première traite des allocutions prononcées par
différentes personnalités. Ces allocutions reviennent sur les
enjeux du métier du CO-P dans le contexte actuel de la
réforme du système éducatif gabonais.
Au niveau de la deuxième partie, sont examinées les
principales communications ayant servi comme base de
réflexion aux participants de la journée.
Dans la troisième partie, il s’agit de rendre compte du
détail des travaux en ateliers ainsi que des rapports y
relatifs.
13 Par ailleurs, la quatrième partie aborde à la fois le
rapport général et les principales recommandations formulées
et adoptés en séance plénière par tous les participants.
Enfin, la cinquième partie expose, d’une part, le mot de
remerciement du coordinateur du comité d’organisation, et
d’autre part, les propos du Directeur Général de l’Ecole
normale supérieure à l’occasion de la clôture de la journée
de réflexion.
Boureima GUINDO SAMBA,
Directeur du Laboratoire de recherche en éducation
(LARED/ENS)

Romaric Franck QUENTIN DE MONGARYAS,
Maître-assistant (CAMES),
Enseignant-chercheur (LARED/ENS)



14

I. ALLOCUTIONS


Allocution de bienvenue du Pr. Guy Martial NKIET,
Directeur Général de l’Ecole normale supérieure
– Monsieur le Directeur Général de l’Enseignement
supérieur, Représentant le ministre de l’Education
nationale, de l’Enseignement supérieur et technique, de
la Formation professionnelle, de la Recherche
scientifique, Chargé de la Culture, de la Jeunesse et des
Sports
– Monsieur Le Directeur de l’Institut pédagogique
national (IPN)
– Honorables invités
– Chers collègues enseignants-chercheurs
– Chers normaliens et normaliennes
A l’occasion de la première journée de réflexion sur le
métier de CO-P à l’ENS, l’honneur nous échoit de prendre
la parole pour vous dire bienvenue à l’ENS et pour vous
remercier d’avoir répondu à notre invitation. Vous avez
certainement reçu et lu le dépliant informatif portant sur la
journée. Celui-ci nous est apparu très explicite au niveau
des tenants et des aboutissants de l’évènement qui nous
rassemble aujourd’hui. C’est pourquoi nous n’y reviendrons
point et optons en conséquence d’être brefs dans nos propos
qui s’articulent autour de deux points essentiels mis en
relief par deux interrogations :
1. Pourquoi l’ENS tient-elle tant à ses journées de
réflexion et à ses séminaires de formation ? Quels sont les
enjeux de la présente journée ?
Pour répondre à la première question, nous dirons qu’il y
a des traditions qui nous imposent de cultiver l’entretien de
leur existence, de leur esprit voire de leur finalité.
Parmi celles de l’Ecole normale supérieure, nous
donnerons à titre d’exemples les journées pédagogiques, les
journées de la recherche, les journées des stages, les journées de
l’enseignant. Qu’elles soient organisées pour réfléchir sur
l’évaluation en enseignement-apprentissage (2003), sur la
professionnalisation toujours perfectible même lorsqu’elle
donne satisfaction (2006), sur l’éthique et la déontologie de
la profession enseignante (2008), sur les référentiels
curriculaires et instrumentaux ou sur le LMD (2008 et 2011) ou
qu’elles soient axées sur la formation ou le
perfectionnement du personnel enseignant, de nature théorique ou
pratique (2009-2011), l’Ecole normale supérieure s’est
toujours investie dans les débats conceptuels,
méthodologiques et déontologiques relatifs à l’excellence de la
formation professionnelle des enseignants. Ne donne-t-elle pas
aujourd’hui encore la preuve de cela ?
Par ailleurs, si la répétition de ces rencontres au fil des
années académiques nous autorise à les qualifier de
traditionnelles, elle n’explique pas à elle seule l’attachement du
corps professoral à leur tenue régulière et soigneusement
préparée. Autrement dit, l’intérêt et le sens que revêtent ces
rencontres pour les enseignants vont au-delà d’une simple
habitude ou d’un rendez-vous institutionnel de routine.
Quelques interrogations et préoccupations que les
enseignants s’échangent entre eux telles que : « les journées
auront lieu quand ? Pourquoi on n’a pas organisé les
18