Fiche de lecture Le Jeu de l

Fiche de lecture Le Jeu de l'amour et du hasard (résumé détaillé et analyse littéraire de référence)

-

Français
64 pages

Description

La collection « Fichebook » vous offre la possibilité de tout savoir du Jeu de l'amour et du hasard de Marivaux grâce à une fiche de lecture aussi complète que détaillée.
La rédaction, claire et accessible, a été confiée à un spécialiste universitaire.
Notre travail éditorial vous offre un grand confort de lecture, spécialement développé pour la lecture numérique. Cette fiche de lecture répond à une charte qualité mise en place par une équipe d’enseignants.
Ce livre numérique contient :
- Un sommaire dynamique
- La biographie de Marivaux
- La présentation de l’œuvre
- Le résumé détaillé (scène par scène)
- Les raisons du succès
- Les thèmes principaux
- L'étude du mouvement littéraire de l’auteur

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 20 janvier 2015
Nombre de lectures 30
EAN13 9782367885407
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Signaler un problème
Extrait




Présentation de l’œuvre


La Nouvelle Colonie en 1729 est un échec : la pièce est retirée de l’affiche le lendemain de sa première représentation. Six mois plus tard, Marivaux présente une nouvelle pièce, Le Jeu de l’amour et du hasard. Elle est créée à la Comédie-Italienne le 23 janvier 1730. La pièce remporte beaucoup de succès à la cour où elle est jouée quinze fois de suite. Elle est ensuite reprise à l’affiche tous les ans jusqu’à la disparition de la Comédie-Italienne. Le Jeu de l’amour et du hasard est remis à l’honneur après la Révolution. En 1791, la pièce est reprise par le théâtre de la République (né de la scission de la troupe à la Comédie-Française). Elle subit quelques modifications : Arlequin est appelé Pasquin, le rôle de Silvia est joué selon les traditions de jeu françaises. Mais la pièce ne quitte pas la scène française de tout le xxe siècle. Le succès de la pièce doit beaucoup au jeu des comédiens qui ont su la servir. 
La pièce se compose de trois actes, dont le premier compte neuf scènes tout comme le troisième acte, le second acte se déroulant en treize scènes. C’est une pièce qui dénote la maturité de Marivaux. Elle est équilibrée, maîtrisée et subtile. La scène se déroule à Paris. L’intrigue amoureuse se construit autour de deux jeunes gens qu’il faut marier. Leurs pères respectifs sont amis et organisent une rencontre. Silvia est promise à un certain Dorante dont elle ignore tout. Suspicieuse à l’égard du mariage, elle invente un stratagème qui lui permettrait d’observer cet homme à son insu. Avec l’accord de son père, Silvia va prendre la place de sa femme de chambre et vice versa. Dorante imagine ce même plan et se présente sous l’habit de son valet, Arlequin, qui va à son tour prendre la place de son maître. Silvia tombe amoureuse de celui qu’elle croit être un domestique et Lisette (la suivante) tombe sous le charme d’Arlequin qu’elle croit homme de cour. Silvia désespère tandis que les deux serviteurs se complaisent dans leur jeu amoureux. Les déguisements se dévoilent et les masques tombent au fur et à mesure de la pièce, Dorante étant le dernier à découvrir la vérité. Arlequin et Lisette retrouvent leur modeste rang, l’amour en plus, tandis que Dorante et Silvia partagent le bonheur de s’aimer tout en réconciliant leur fortune.

Arlequin est un personnage hérité de la foire et de la farce. Le Jeu de l’amour et du hasard puise dans beaucoup d’autres pièces de la même époque. On trouve des valets et des maîtres qui ont échangé leur rôle dans deux pièces de Marc-Antoine Legrand, L’Épreuve réciproque et Le Galant Coureur, joué à la Comédie-Française en 1711 et 1722. Il en est de même pour Le Portrait de Beauchamp donné à la Comédie-Italienne en 1727, où la jeune fille fait passer pour elle sa soubrette Colombine. La source la plus directe dans l’esprit et l’intrigue de la pièce est la comédie de l’abbé Aunillon, abbé libertin de la Régence, intitulée Les Amants déguisés et qui fut représentée à la Comédie-Française en 1728. Cette pièce met en scène une comtesse dont la suivante, Finette, va jouer le rôle, tandis que Valentin, le valet, se présente sous les habits du marquis, son prétendant. Tout comme dans l’œuvre de Marivaux, les deux futurs mariés décident de faire l’échange d’identité avec leurs serviteurs respectifs pour mieux connaître l’autre. Ils s’éprennent l’un de l’autre sous leurs habits d’emprunt et se démasquent pour découvrir un mariage inspiré par l’amour. Il s’agit dans les deux pièces de s’assurer de la sincérité du cœur de l’autre.