Fiche de lecture Les Raisins de la colère (résumé détaillé et analyse littéraire de référence)

Fiche de lecture Les Raisins de la colère (résumé détaillé et analyse littéraire de référence)

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Français
64 pages

Description

La collection « Fichebook » vous offre la possibilité de tout savoir des Raisins de la colère de John Steinbeck grâce à une fiche de lecture aussi complète que détaillée.


La rédaction, claire et accessible, a été confiée à un spécialiste universitaire.

Notre travail éditorial vous offre un grand confort de lecture, spécialement développé pour la lecture numérique. Cette fiche de lecture répond à une charte qualité mise en place par une équipe d’enseignants.


Ce livre numérique contient :

- Un sommaire dynamique

- La biographie de John Steinbeck

- La présentation de l’œuvre

- Le résumé détaillé (chapitre par chapitre)

- Les raisons du succès

- Les thèmes principaux

- L'étude du mouvement littéraire de l’auteur

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 17 juillet 2014
Nombre de lectures 122
EAN13 9782367884523
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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Extrait


Les Raisins de la colère est un roman publié en 1939 par l’auteur américain John Steinbeck (1902-1968). Il obtint le prix Pulitzer l’année suivante. Dans cet ouvrage, l’auteur raconte la trajectoire des Joad, une famille de paysans d’Oklahoma chassés de leurs terres par la banque suite au Dust Bowl et leur migration vers la Californie. Malheureusement, la désillusion est au rendez-vous et les migrants subissent une exploitation obscène de la part des propriétaires, qui ne cessent de baisser les salaires en jouant sur l’offre et la demande.

  Véritable fresque socio-historique, l’ouvrage fut jugé tellement révolutionnaire par Steinbeck qu’il conseilla à son éditeur de n’en faire qu’un tirage limité. Peine perdue, Les Raisins de la colère connut un grand succès auprès du public et de la critique, à tel point que de nombreuses villes californiennes jugèrent plus prudent de l’interdire afin d’éviter toute forme d’agitation sociale.

De fait, le roman développe une critique forte du système capitaliste, où les banques et autres compagnies privent les gens de la terre qui les a fait vivre durant des générations, les poussant dans la misère et le désespoir. Réduits à devenir ce qu’on pourrait qualifier de moins que rien, la population a pour seule ressource la solidarité familiale, et d’autant plus que les grands propriétaires font tout pour neutraliser une potentielle union et organisation de ces travailleurs exploités.


L’écrivain, en critiquant le fonctionnement de son pays, développe ainsi un propos humaniste où l’être humain doit être placé avant l’économique, avant la machine et l’industrie ou encore la propriété. À des lieux du discours commun de l’époque visant à diaboliser les communistes, en raison de l’angoisse américaine de voir les États-Unis se transformer en un nouvel URSS, Steinbeck se permet de mettre en exergue une certaine vision du socialisme et de sa nécessité.