Le guide des formations après un bac+2 ou bac+3

-

Français
157 pages
Lire un extrait
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus

Description

Tous les conseils pour bien choisir sa formation après un bac+2/+3
Etudes courtes ou études longues? Université ou école? Que faire avec un BTS ou un DUT? Formation initiale ou en alternance? S'insérer à court ou moyen terme ou opter pour des études longues? Les possibilités offertes après un bac +2/+3 sont nombreuses.
Dans ce guide pratique, Sarah Masson aide les lecteurs à s'y retrouver et à choisir la formation qui leur conviendra le mieux.

A retrouver dans ce livre numérique :
- Les critères à prendre en compte pour bien choisir sa formation
- Les formations courtes après un bac+2 : licence professionnlle, Bachelor, DEES
- Les formations longues : écoles admissibles en admission parallèle, les études après une prépa littéraire, économique ou scientifique, les masters, mastères et MBA, les écoles spécialisées, les ESPE
- Les formations très ciblées pour affiner son projet : double compétence, année de spécialisation, réorientation...
- Les secteurs les plus dynamiques et les postes auxquels vous pourrez le plus postuler selon les différents niveaux de sortie.


Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 12 mars 2015
Nombre de lectures 4
EAN13 9782817604763
Langue Français
Poids de l'ouvrage 2 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0450€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Signaler un problème

Nouveauté
LE GUIDE
DES FORMATIONS
APRÈS UN
BAC+2/+ 3
Les critères pour bien choisir sa formation
Les formations pour s’insérer à court ou
moyen terme (licence pro, bachelor…)
Les formations pour poursuivre de longues
études (admissions parallèles en grandes
écoles, masters, mastères…)
Les formations pour affiner son projet
(double compétence, année de
spécialisation, réorientation…) Collection
ÉTUDESLE GUIDE
DES FORMATIONS
APRÈS UN BAC+2/+3
Sarah MassonVOUS êtes au cœur d’une école unique : Ina SUP, l’école de l’Ina. Un lieu en prise directe
avec l’univers professionnel, au sein d’une entreprise publique culturelle de l’audiovisuel
prestigieuse. Avec 14 formations du BTS au Master dans les métiers de l’image, du son,
du patrimoine audiovisuel et du numérique, marchez dans les pas de tous ceux qui ont fait
l’audiovisuel depuis plus de 40 ans, et le réinventent aujourd’hui. Vous êtes là où il faut.
INA EXPERT EN CROISANT LE MEILLEUR ON CONSTRUIT L’EXCELLENT
ina-expert.comSomSommaireSom m●
PARTIE 1
Se poser les bonnes questions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
Les critères pour choisir votre formation . . . . . . . . . . . . . . . . 10
Études courtes ou études longues ? [p. 10] • Université ou école ?
[p. 13] • Que faire après un BTS ou un DUT ? [p. 15] • Misez sur
l’alternance ! [p. 16] • Partir à l’étranger [p. 19] • Les bonnes
formations pour les métiers de demain [p. 23]
Quelques idées reçues sur l’enseignement supérieur 25
Les grandes écoles sont réservées à une élite [p. 25] • L’université est
une voie de garage [p. 27] • Études longues = moins de chômage
[p. 29]
PARTIE 2
S’insérer à court ou à moyen terme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
Les diplômes à niveau bac+3 de l’université . . . . . . . . . . . . 32
La licence professionnelle, c’est quoi ? [p. 32] • Comment entrer en
licence professionnelle ? [p. 35] • Objectif de la licence
professionnelle : l’insertion [p. 38] • La licence générale, le début d’un cycle
[p. 40] • Liste des licences générales selon la nouvelle nomenclature
[p. 43] Liste des licences professionnelles selon la nouvelle
nomenclature [p. 44]
Décrocher un bac+3 en école de commerce . . . . . . . . . . . 51
Le bachelor, c’est quoi ? [p. 51] • Les programmes bachelor des
grandes écoles [p. 52] • Les bachelors des écoles de gestion et de
commerce [p. 55] • Les concours postbac pour entrer en bachelor
[p. 57] • Les possibilités de passerelles à partir de bac+2 [p. 59] • Le
point de vue des recruteurs [p. 61]
5Les autres types de diplôme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 63
Les diplômes d’État [p. 63] • Les diplômes de comptabilité et de
gestion [p. 64]
S’insérer sur le marché de l’emploi . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 66
Quels sont les secteurs pourvoyeurs d’emplois ? [p. 66] • Le choix
de l’alternance pour valoriser son expérience [p. 66] • Construire son
CV et sa lettre de motivation [p. 67] • Et pourquoi ne pas créer votre
entreprise ? [p. 69]
PARTIE 3
Opter pour des études longues . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 71
Classes prépas, l’excellence en héritage . . . . . . . . . . . . . . . . 72
Les prépas économiques et commerciales [p. 72] • Les prépas
scientifi ques [p. 76] • Les prépas littéraires [p. 78] • Se réorienter pendant
ou après la prépa [p. 82]
Les admissions parallèles en écoles de commerce
et d’ingénieurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 84
En écoles de commerce [p. 84] • En écoles d’ingénieurs [p. 95]
Bac+5, quel diplôme et quelle structure choisir ? . . . . . 102
Une question de vocabulaire [p. 102] • Comment choisir son
master ? [p. 104] • Liste des intitulés de masters selon la nouvelle
nomenclature [p. 108] • Les IAE, « grandes écoles » de la fac [p. 116]
• MBA, magistère, mastères spécialisés… : que valent ces formations ?
[p. 118] • Les concours de la fonction publique après un master
[p. 122] • Les écoles spécialisées [p. 123]
PARTIE 4
Comment affi ner son projet ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 129
Les atouts de la spécialisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 130
L’année de spécialisation [p. 130] • La double compétence, un atout
maître [p. 132] • Double diplôme ou double formation, quelle
formule choisir ? [p. 134]
6Le choix de l’alternance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 137
En route vers l’autonomie ! [p. 137] • De la pratique avant toute
chose [p. 138] • Un rythme soutenu [p. 138]
Comment se réorienter ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 139
À quel moment ? [p. 139] • Se réorienter en cours d’année [p. 139]
• Se réorienter en cours de cursus [p. 140] • Changer de vie
professionnelle [p. 140]
Les secteurs les plus dynamiques à bac+5…
et au- delà . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 142
Que deviennent les diplômés de l’université ? [p. 142] • Comment
s’insèrent les diplômés d’école de commerce et d’ingénieurs ? [p. 145]
• Poursuivre au- delà du bac+5 [p. 145]PARTIE 1
Se poser les bonnes
questions
e bac+2 ou +3 est un moment décisif dans votre vie
d’étudiant. Avec l’harmonisation européenne des
diplômes (système LMD : licence, master, doctorat), le L
premier niveau (L = licence) est devenu la norme,
l’équivalent du bac d’autrefois d’une certaine façon. Avec un DUT
(diplôme universitaire de technologie) ou une licence, vous avez
passé une première étape dans votre parcours de formation. Et en
effet, la plupart des employeurs exigent aujourd’hui au minimum un
bac+3 pour accéder à un poste.
Faut- il s’arrêter là ? Faut- il continuer pour aller le plus loin
possible ? Quelle stratégie adopter : s’en tenir à un bac+3 réussi ou
s’attaquer à un exigeant bac+5 ? C’est le moment de vous décider.
Désormais vous ne pouvez plus repousser le moment du choix
d’un secteur et d’un métier. Il va falloir construire votre projet
professionnel !
ommaireS
page 10 page 25
Les critères pour choisir Quelques idées reçues
votre formation sur l’enseignement supérieur
9 Les critères pour choisir
votre formation
icence professionnelle, master pro, mastère spécialisé, MBA,
management, hôtellerie, architecture… Le choix est dif cile ! LÀ bac+2 ou +3, vous avez passé une étape, mais il vous reste
d’importants choix à faire. Af n d’opter pour le parcours qui vous
correspond, il faudra vous poser un certain nombre de questions sur
les structures dans lesquelles vous préférez évoluer, la longueur des
études, votre objectif professionnel… Avant de poursuivre votre
cursus, voici une liste non exhaustive d’éléments à prendre en compte.
ÉTUDES COURTES OU ÉTUDES LONGUES ?É ÉTUDETUDE●
Les études, c’est avant tout une af aire de goût. Êtes- vous fait pour les
études ? Si oui, pour quel type d’études ? Demandez- vous par exemple
si vous préférez manier des concepts ou acquérir des compétences
pratiques. Formation courte et professionnalisante ? Longues études pour
aller vers la recherche ?
Jusque-là, vous avez certainement suivi le mouvement, sans trop savoir
où aller, vous avez tenté la fac par curiosité, vous êtes allé en classe prépa,
pour continuer des études généralistes… Mais l’époque où vous passiez
en classe supérieure sans vous poser de questions est révolue ! À bac+2 ou
+3, vous ne pouvez plus repousser votre choix ! Il va falloir
progressivement vous orienter vers un métier précis. Mais pas de panique, rien n’est
jamais tout à fait déf nitif. Il existe de nombreuses passerelles pour vous
réorienter entre les f lières au sein de l’université ou même vers d’autres
structures.
10 Une question de maturité
Continuer ou pas ses études, c’est une question de maturité : êtes- vous
prêt à af ronter le monde du travail ? Préférez- vous être accompagné,
parfois même suivi, coaché, pendant encore quelques années ? Vous
sentez- vous d’attaque pour un début de vie active à 21 ou 22 ans ? En
somme, avez- vous d’ores et déjà envie de quitter le giron familial et de
vous stabiliser ? Ces questions sont essentielles pour se construire un
projet professionnel, et f nalement un projet de vie…
Études courtes : le choix du concret
Si la théorie vous barbe, autant entrer tout de suite dans le concret.
Avec un bac+2 ou +3, vous pouvez décider d’arrêter vos études. « À
l’heure actuelle, on encourage tous les jeunes à aller jusqu’à bac+5,
analyse Francis Petel, chef d’entreprise et membre de la commission
“Formation” de la CGPME (Confédération générale des petites et
moyennes entreprises). Mais encore faut- il avoir les moyens
intellectuels et les capacités cognitives pour le faire ! Pousser jusqu’à bac+5 alors
qu’on n’a pas d’appétence pour les études ne permettra pas d’accéder à
un emploi meilleur. » En ef et, le diplôme idéal n’est pas nécessairement
le master !
Les études courtes sont parfois mieux calibrées pour des postes
intermédiaires ou des secteurs qui recrutent beaucoup comme l’hôtellerie.
Rien ne sert d’être trop qualifié ! Aujourd’hui certains diplômes de
bac+3, comme les licences professionnelles, ont la cote. Spécialisées,
elles bénéf cient d’un très bon taux de réussite et d’une bonne insertion
professionnelle. À l’inverse, accumuler les diplômes et les années d’études
sans véritable objectif professionnel est plutôt contre- productif. Certains
secteurs et certaines branches privilégient un diplôme à niveau bac+3
obtenu dans de bonnes conditions (en alternance par exemple) plutôt
qu’un master peu adapté aux réalités du métier.
11Le schéma des études 
LES ÉTAPES DES ÉTUDES SUPÉRIEURES
Ce tableau recense les principales formations existant actuellement dans l’enseignement supérieur.
ANNÉES 1 2 3 4 5 6 7 8
DUT Licence pro
Licence proBTS
Licence pro
Licence 1 Licence 2 Licence 3 Master 1 Master 2 Doctorat Doctorat Doctorat
1 2 3
DOCTORATLICENCE MASTER
480 CRÉDITS180 CRÉDITS 300 CRÉDITS
PACES* Sage-femme, dentaire, médecine, pharmacie (de bac +5 à bac +11)
Instituts d’études politiques
Écoles d’ingénieurs et de commerce recrutant au bac
Prépas commerciales Écoles de commerce
Prépas scientifiques Écoles d’ingénieurs
Prépas littéraires Écoles normales supérieures
Écoles spécialisées diverses (de 1 à 5 ans)
* Première année commune aux études de santé.
12
BAC, CAPACITÉ EN DROIT OU ÉQUIVALENCE Études longues : se projeter sur le long terme
La vie étudiante vous convient ? Dans ce cas, visez le bac+5 ! Que ce
soit à l’université ou dans une école, l’enseignement est peut- être moins
pratique mais plus approfondi. Après cinq années d’études, vous aurez
une plus forte capacité de conceptualisation et de réf exion. Par ailleurs,
poursuivre des études le plus loin possible of re sans aucun doute une
protection contre les risques du chômage, même si ce n’est pas toujours
suf sant. « Un diplômé de master possède un avantage indéniable : il est
plus âgé, il a donc plus de maturité, explique Francis Petel. C’est un
critère déterminant pour l’employeur. Sur le même prof l, il engagera celui
qui est plus mûr, plus responsable, plus réf échi. »
UNIVERSITÉ OU ÉCOLE ?UNIVE UNIVE●
Universités versus écoles : l’éternel conf it ! Avant tout, elles représentent
deux visions très dif érentes de l’enseignement supérieur. Première dif
érence, et non des moindres, l’université est publique, alors que la plupart
des écoles sont privées, donc payantes (entre 5 000 et 15 000 euros
l’année). Mais surtout ce sont deux types de structure qui ne poursuivent pas
les mêmes objectifs. Votre choix dépendra de votre projet professionnel
et de votre capacité à vous adapter à l’un ou l’autre de ces univers.
Pour certains secteurs, le passage par une école spécialisée est quasi
obligatoire (l’architecture, la mode par exemple). À l’inverse, certaines
matières (la philosophie ou les sciences humaines par exemple) ne sont
pas enseignées dans des cursus à part entière dans les écoles.
Un cursus plus ou moins encadré
Alors que la fac vous plonge dans le grand bain, les écoles conservent
pour la plupart le fonctionnement de l’enseignement secondaire : petites
13promos, suivi des élèves, encadrement… De manière générale, les écoles
sont plus professionnalisantes. La plupart d’entre elles vous obligent à
faire une partie de votre cursus en entreprise (en stage ou en alternance)
et/ou à l’étranger. Les enseignements sont également plus concrets et
plus pratiques qu’à l’université. Pour certaines écoles très prestigieuses, la
seule porte d’entrée à bac+2 est la classe prépa. Un solide dossier scolaire
et une très bonne capacité de travail sont donc obligatoires.
Un état d’esprit
Enf n, les grandes écoles, en particulier pour les plus connues (HEC :
Hautes Études commerciales, l’ESSEC : École supérieure des sciences
économiques et commerciales, ESCP Europe : École supérieure de
commerce de Paris, EM Lyon…), c’est aussi un état d’esprit. Dès l’entrée
à l’école, on construit son réseau (échanges avec les professeurs, souvent
anciens de l’école, liens avec les entreprises, réseaux d’anciens élèves…).
En interne, la vie associative des écoles est dynamique, à travers les BDE
(bureau des élèves) qui proposent des activités et événements festifs.
Si vous estimez que le monde de la grande école ne vous correspond
pas, sachez que certains très bons masters d’universités sont équivalents
à un diplôme d’une bonne école de commerce. « Les universités ont
évolué, souligne Gilles Roussel, président de l’UPEM [Université Paris-
Est Marne- la- Vallée]. Aujourd’hui, elles sont tout à fait compétitives et
même parfois bien meilleures que certaines écoles en termes de contenu
et de capacité à s’insérer. »
Des solutions alternatives
Il existe également des structures intéressantes, à mi- chemin entre la fac
et l’école : les IAE (Instituts d’administration des entreprises). Sélectifs, ils
revendiquent un enseignement proche des écoles, au prix de l’université.
« Notre objectif ? Que nos étudiants et stagiaires en formation continue
14trouvent un travail ou se voient promus, complète Serge Evraert,
directeur de l’IAE Bordeaux. Toutes nos formations ont une vocation
professionnelle. Notre établissement est entièrement dédié aux entreprises. »
QUE F QUE FAIRE APRÈS BTS OU UN DUT ?QUE F●
En 2010, 81 % des titulaires d’un DUT ont poursuivi leurs études, en
licence ou même en master, contre un tiers des titulaires de BTS. La LP
(licence pro) par exemple apparaît de plus en plus comme la suite logique
du BTS ou du DUT. Les meilleurs élèves peuvent également tenter
d’entrer en école de commerce, via les admissions parallèles.
Licence pro ou licence générale
Pour l’un ou l’autre de ces diplômes, le choix naturel est de compléter
cette formation par une LP. De fait, les BTS et les DUT dominent très
largement dans les promos de LP. Environ 45 % des étudiants viennent
de BTS et 40 % de DUT. Beaucoup de titulaires de DUT poursuivent
également en licence générale pour intégrer un master par la suite.
Admission dans les grandes écoles
Vous pouvez aussi tenter les écoles de commerce et d’ingénieurs par
la voie des admissions parallèles. Il est en effet possible d’entrer dans
une grande école sans passer par la case prépa ! Les deux principaux
concours communs ouverts aux titulaires de bac+2 ou +3 sont Passerelle
(12 écoles) et Tremplin (trois écoles) (lire aussi partie 2, p. 51).
Les BTS et les DUT issus des f lières commerce, économie, gestion et
comptabilité sont ceux qui réussissent le mieux les concours d’entrée en
admissions parallèles. La plupart des candidats du concours Passerelle 1
sont ainsi issus d’un DUT, spécialité GEA (gestion des entreprises et des
15