Pierre Macq dans son université

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Pierre Macq fut le premier laïc à occuper en 1986 la fonction de recteur de l'Université catholique de Louvain depuis sa refondation en 1834. L'ouvrage souhaite faire mieux connaître l'homme de grande intelligence, rigoureux, avide d'excellence et d'humanité qui pilota l'institution durant neuf ans, et aussi garder une trace des avancées qui permirent à l'université d'harmoniser son fonctionnement alors que pointaient à l'horizon le concept d'université européenne et le processus de Bologne.

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Ajouté le 08 février 2017
Nombre de lectures 9
EAN13 9782806108784
Langue Français
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Pierre Macqdans sonuniversité
Marcel Crochet (dir.)
Acteurs pour l’université
Marcel Crochet (dir.)
Pierre Macq
dans son Université
Pierre Macq
dans son Université
Marcel Crochet (dir.) Jan Govaerts, Vincent Hanssens, Jean Jadot, AnneMarie Kumps, Elie Milgrom, JeanManu Petre, Gabriel Ringlet, Paul Rouxhet Acteurs pour l’université Louvain-la-Neuve 2017
Démocratisation, expansion, globalisation…,autant de défis à l’entame du nouveau millénaire au cœur d'une société en évolution constante. Pour y répondre, l’Université catholique de Louvain s’est appuyée depuis les événe-ments de 1968 sur de nombreux acteurs.
Qui sont-ils ? Comment ont-ils perçu ces défis et en ont-ils évalué les enjeux ? Quelles lignes d'action ont-ils proposées ? Quelles priorités ont-ils privilégiées ? Quelles difficultés ont-ils dû affronter ? Quels ont été leurs succès et leurs échecs ? Telles sont quelques-unes des questions sur lesquel-les seront invités à revenir chacun de ces « Acteurs pour l'université ».
Pierre Macq, Prix Francqui 1973, occupe parmi eux une place d’exception. Premier recteur laïc depuis la refondation de l’université en 1834, il en a réformé la gouvernance et s’est appuyé sur un vaste plan stratégique afin e que « son université » puisse aborder le 21 siècle sous le signe de l’excel-lence.
L’ouvrage a un double objectif : faire mieux connaître l’homme qui, durant neuf ans, a piloté ce qu’il aimait appeler le « navire »UCL, mais aussi garder une trace de toutes ces avancées et décisions qui ont permis à l’université d’harmoniser son fonctionnement au moment où pointaient à l’horizon le concept d’université européenne et le processus de Bologne. Photo de couverture : Pierre Macq lors de la rentrée académique, le 18 sep-tembre 1989.
D/2017/4910/8 ISBN 978-2-8061-0329-1
ÓAcademia-L’Harmattan s.a. Grand-Place 29 B-1348 Louvain-la-Neuve Tous droits de reproduction, d’adaptation ou de traduction, par quelque procédé que ce soit, réservés pour tous pays sans l’autorisation de l’éditeur ou de ses ayants droit. www.editions-academia.be
D/2017/4910/8 ISBN 978-2-8061-0329-1
ÓAcademia-L’Harmattan s.a. Grand-Place 29 B-1348 Louvain-la-Neuve Tous droits de reproduction, d’adaptation ou de traduction, par quelque procédé que ce soit, réservés pour tous pays sans l’autorisation de l’éditeur ou de ses ayants droit. www.editions-academia.be
Préface
Marcel Crochet Nous sommes en 1986… L’Université catholique de Louvain connaît depuis vingt ans une vie plus que mouvementée. Obligée en 1968 de quitter sa terre ancestrale, elle va s’installer sur ses nouveaux sites grâce à l’accueil généreux de deux grands bourgmestres, le comte Yves du Monceau de Bergendael à Ottignies et le baron Donald Fallon à Woluwe-Saint-Lambert. Le 2 février 1971, la première pierre de Louvain-la-Neuve est posée dans le hall du nouveau cyclotron en présence du roi Baudouin et de treize ministres. Le 23 août 1976, les premiers patients sont reçus dans les toute nouvelles Cliniques uni-versitaires Saint-Luc à Louvain-en-Woluwe. En l’espace de sept ans seulement, de 1972 à 1979, l’université trans-fère ses dix facultés qui, en 1979, comptent 16 600 étudiants. C’est un succès incontestable qui puise son origine dans l’énergie et le volon-tarisme du recteur Edouard Massaux ainsi que dans la vision, la créati-vité et la gestion éclairée de l’administrateur général Michel Woitrin. Les sites ne sont cependant pas achevés en 1986. Certaines entités, telles que la Faculté de psychologie et des sciences de l’éducation, l’Institut supérieur de philosophie ou l’Institut d’administration et de gestion ne disposent pas encore de leur propre bâtiment, tandis que les abords du site de Louvain-la-Neuve manquent encore ostensible-ment d’achèvement.
En 1980, en raison du délabrement de ses finances, l’État réduit sub-stantiellement les subsides aux universités. Deux ans plus tard, l’UCL, absorbée depuis quatorze ans dans la planification et le financement de son transfert, est confrontée à un déficit budgétaire sans précé-dent, au point d’être menacée par l’État de mise sous tutelle à moins de s’imposer un plan rigoureux de rétablissement financier. C’est l’ori-gine de ce que l’on a appelé le « plan de sept ans » qui va profondé-ment affecter la vie de l’université et laissera de nombreuses traces : réduction du cadre de toutes les catégories de personnel, blocage des nominations académiques, limitation sévère des promotions, partici-pation du personnel au budget de l’université… À cette atmosphère morose s’ajoute la perspective inquiétante de la communautarisation de l’enseignement. En 1986, l’enseignement supérieur dépend encore du gouvernement national, mais cela ne va pas durer et l’on est en droit de se demander quel sort sera réservé à l’UCLdans les nouvelles structures de l’État.
1986, c’est aussi l’époque d’un bouleversement de la hiérarchie de l’UCL. Michel Woitrin, secrétaire général puis administrateur général depuis 1963, a atteint l’éméritat en 1984 et a été remplacé par Jean Moulart. Edouard Massaux a eu l’honneur de recevoir la visite du pape Jean-PaulIIà Louvain-la-Neuve le 21 mai 1985. Nommé recteur en 1968, il quittera ses fonctions à la rentrée académique de septem-bre 1986.
Contrairement à la tradition en vertu de laquelle les autorités ecclé-siastiques désignaient le recteur en toute indépendance, il appartient maintenant au Conseil académique de proposer trois noms de « rec-torables » au Pouvoir organisateur composé des évêques francopho-nes et de quelques personnalités laïques. Le 6 mars 1986, le Conseil choisit trois hommes d’exception parmi les candidats qui s’étaient présentés : Alexis Jacquemin, Prix Francqui 1983, Pierre Macq, Prix Francqui 1973 et Michel Meulders, spécialiste reconnu des neuro-sciences. Le Pouvoir organisateur nomme Pierre Macq, qui prendra ses fonctions de recteur lors de la rentrée académique du 15 septem-bre 1986. C’est la première fois, depuis la refondation de l’université en 1834, qu’un laïc va occuper ce poste. Les dix recteurs qui l’ont pré-
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cédé étaient tous des « Monseigneurs » et occupèrent la fonction pour des durées allant jusqu’à trente-et-un ans ! Le nouveau recteur connaît bien l’institution. Il y a obtenu sa licence en sciences physiques et son doctorat. Entré dans le corps acadé-mique trente ans plus tôt, il a gravi tous les échelons de la carrière universitaire : responsable d’unité, président de département, doyen puis, plus récemment, vice-président du Conseil académique. Ses talents de chercheur et sa force de conviction lui ont permis d’obte-nir la construction de l’emblématique cyclotron à Louvain-la-Neuve. La communauté universitaire découvre bientôt en son nouveau rec-teur un homme de grande intelligence, rigoureux, avide d’excellence, confiant dans l’humanité, qui se tient à l’abri des mondanités. Il fait état de sa profonde foi chrétienne en gardant toutefois ses distances envers l’Église institutionnelle. Après s’être accordé quelques mois d’observation, Pierre Macq ouvre de grands chantiers. Comment réformer un système de gouvernance pesant afin de pouvoir exercer pleinement son rôle de recteur ? Com-ment rassembler la communauté universitaire autour d’un plan stra-tégique qui redéfinit l’université ? Comment, au niveau académique, se débarrasser de l’atmosphère maussade du plan de sept ans ? En tant que recteur d’une université catholique, il va aussi être con-fronté à des questions d’éthique biomédicale liées à la fécondationin vitroet à la loi sur l’avortement.
Le présent ouvrage a un double objectif. D’abord, faire mieux con-naître cet homme qui, durant neuf ans, a piloté ce qu’il aimait appeler le « navire »UCL. Mais aussi, garder une trace de toutes ces avancées et décisions qui ont permis à l’université d’harmoniser son fonction-nement au moment où pointaient à l’horizon le concept d’université européenne et le processus de Bologne.
L’ouvrage comprend quatre parties. La première donne priorité à la parole de Pierre Macq qui, lors des rentrées académiques, exprimait sa philosophie et sa vision de l’université dans les discours qu’il pro-nonçait. La seconde livre des témoignages qui permettent de retrou-ver l’homme qu’était Pierre Macq et de l’évoquer pour ceux qui ne l’ont pas, ou pas suffisamment, connu. La troisième partie décrit ses
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réalisations ainsi que la vie de l’université tout au long de ses neuf années de rectorat, qu’il s’agisse de gouvernance, de stratégie, d’éthi-que ou de gestion financière. Enfin, la quatrième partie contient des textes apportant des éclairages spécifiques sur l’histoire mouvemen-tée de la gouvernance de l’UCLet sur celle du cyclotron de Louvain-la-Neuve qui a, entre autres, mené à la création de la société Ion Beam Applications (IBA). Je tiens à adresser mes vifs remerciements à Jan Govaerts, Vincent Hanssens, Jean Jadot, Anne-Marie Kumps, Elie Milgrom, Jean-Manu Petre, Gabriel Ringlet et Paul Rouxhet qui, à des titres divers, ont été membres des équipes de Pierre Macq. Ils ont accepté sans hésitation de rassembler leurs souvenirs, de consulter les archives et de partici-per à l’écriture de ce livre. Bien qu’il s’agisse d’un ouvrage collectif, chaque auteur n’assume que sa propre contribution. Elie Milgrom a généreusement œuvré à la mise en forme finale du contenu. Ma gratitude s’adresse à ceux et celles qui ont accepté d’évoquer le souvenir que leur a laissé Pierre Macq : le cardinal Godfried Danneels, Edgard Coche, Jacques Donnez, Isabelle Ferreras, Joseph Martin, Marie-José Simoen et Philippe Van Parijs. Enfin, je me dois de souligner la contribution toujours exceptionnelle de Françoise Hiraux, historienne et archiviste à l’UCLune fois de qui, plus, a montré qu’elle n’hésite jamais à rendre service pour l’édition d’un ouvrage.
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Les contributeurs et leur relation à Pierre Macq
Edgard Coche, professeur émérite de la Faculté de médecine et de médecine dentaire, directeur médical honoraire des Cliniques univer-sitaires Saint-Luc, président du Département de médecine interne durant le rectorat de Pierre Macq. Marcel Crochet, professeur émérite de l’École polytechnique de Louvain, recteur honoraire de l’UCLet successeur de Pierre Macq. Godfried Danneels, cardinal, grand chancelier de l’université durant le rectorat de Pierre Macq. Jacques Donnez, professeur émérite de la Faculté de médecine et de médecine dentaire, chef du Service de gynécologie et d’andrologie des Cliniques universitaires Saint-Luc durant le rectorat de Pierre Macq. Isabelle Ferreras, professeur à la Faculté des sciences économiques, sociales, politiques et de communication, représentante des étu-diants au Conseil académique en 1994-1995. Jan Govaerts, professeur à la Faculté des sciences, étudiant (dont un mémoire de licence réalisé avec lui) et assistant d’enseignement de Pierre Macq. Il a été le premier physicien élu doyen de la Faculté des sciences depuis le décanat de Pierre Macq.