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Profession psychologue

De
72 pages
Le cliché veut que la profession de psychologue attire des gens qui veulent se comprendre eux-mêmes. Cependant, le fond de vérité de cette boutade révèle qu’en réalité les gens attirés par cette profession sont souvent des gens sensibles, intéressés par les relations humaines, ayant un profond désir d’aider les autres et de soulager les souffrances humaines.
Louis Brunet est directeur du Département de psychologie de l’Université du Québec à Montréal. Dianne Casoni est professeure titulaire à l’École de criminologie de l’Université de Montréal.
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Profession psychologue
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Profession P
Collection dirigée par Benoît Melançon
Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada
Brunet, Louis, 1954-Profession, psychologue (Profession) Comprend des réf. bibliogr.
ISBN 978-2-7606-2104-6
1. Psychologues. 2. Psychologie - Aspect social. I. Casoni, Dianne, 1953- . II. Titre. III. Collection: Profession (Montréal, Québec).
BF75.B78 2009 150.92 C2009-941838-X
e Dépôt légal : 3 trimestre 2009 Bibliothèque et Archives nationales du Québec © Les Presses de l’Université de Montréal, 2009
Les Presses de l’Université de Montréal reconnaissent l’aide finan-cière du gouvernement du Canada par l’entremise du Programme d’aide au développement de l’industrie de l’édition (PADIÉ) pour leurs activités d’édition. Les Presses de l’Université de Montréal remercient de leur soutien financier le Conseil des arts du Canada et la Société de développe-ment des entreprises culturelles du Québec (SODEC).
Imprimé au Canada en août 2009
l ou i s bru n e t di a n n e c a s on i
Profession psychologue
Les Presses de l’Université de Montréal
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Introduction
a psychologie est non seulement une discipline L pluraliste, mais elle est aussi une profession pluraliste. En effet, l’une et l’autre se composent de plusieurs modèles scientifiques, de plusieurs concep-tions de l’homme et de plusieurs théories qui ne sont pas toutes facilement conciliables. Bien que certains grands psychologues, notam-ment Daniel Lagache (1949), aient tenté de lui trouver une dimension unifiante, il nous semble qu’en 2009, soixante ans après la tentative de Lagache, il vaut mieux accepter sa pluralité et y voir une force que de rechercher une forme d’unification qui serait forcé-ment réductrice. En effet, nous croyons que la richesse et la fécondité de la psychologie tiennent davantage dans l’acceptation de ses multiples dimensions que dans les tentatives stériles de réduire les différences de théories et de modèles. En réalité, il est bon pour une discipline ou pour une profession d’être capable de discussions et de contestations internes, ce que la multiplicité des modèles permet. Pour saisir la complexité de la profession de psychologue,ilfautdoncavoiraumoinsunaperçude sa pluralité et de sa situation dans le monde des sciences humaines. La pluralité de la psychologie n’est
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L o u i s B r un e t • D iann e C a s o n i
bien sûr pas étrangère aux multiples modèles et aux grands débats présents dans les sciences humaines et sociales. Il n’y a qu’à penser aux oppositions entre les visions positiviste ou complexifiante de la psycho-logie, entre les modèles qualitatif et quantitatif de la recherche et entre les tenants des thérapies cognitive-comportementales, des thérapies psychanalytiques et des thérapies humanistes. Le premier chapitre de ce livre tentera brièvement de situer la psychologie dans les grands modèles de pensée énumérés plus haut afin de mieux comprendre un pluralisme qui pourrait sembler déroutant au néophyte et qui prendra ensuite tout son sens, nous l’espérons. Ce faisant, il faudra situer, même sommairement, les différents modèles de la science qui s’appliquent à la psychologie pour comprendre la diversité des approches cliniques du psychologue praticien et les débats qui animent aujourd’hui cette profession.
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Préambule Pourquoi devient-on psychologue ?
ourquoi devient-on psychologue? Un cliché P populaire veut que la profession attire des gens qui veulent se comprendre eux-mêmes. Cette boutadepeutêtreunefaçondedénigrerlespsycho-logues en laissant entendre qu’ils ont eux-mêmes des problèmes psychologiques. Cependant, le fond de vérité de cette boutade révèle qu’en réalité les gens attirés par cette profession sont souvent des gens sensibles, intéressés par les relations humaines, ayant un profond désir d’aider les autres et de soulager les souffrances humaines. Bien entendu, cette orienta-tion relationnelle vers la compréhension et l’aide ne peut que s’ancrer dans un désir de connaissance de soi pour se réaliser de façon authentique. Le «gnothi seauton» (connais-toi toi-même) inscrit sur le fron-ton du temple de Delphes s’incarne dans la profession de psychologue. Pour chacun de nous deux, la décision «officielle» d’aller vers la psychologie s’est prise au cégep par la rencontre avec des textes de Sigmund Freud lors d’un cours de philosophie. Ce fut à la fois la révélation du fait qu’il y avait un sens profond aux conduites, souffrancesetgesteshumainsetquilexistaituneprofession qui s’intéressait de façon rigoureuse à
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ce sens profond de l’humain. Cette révélation est tombée dans un terreau fertile: chacun de nous sintéressaitdéjàau«sens»,àlintrospectionetau«soin», au moins dans son sens symbolique. C’est donc vers une formation universitaire en psychologiequenousnoussommesdirigéspourpouvoir donner suite à notre désir de comprendre et d’aider sur le modèle que nous avions puisé dans les textes de Freud. Les trois premières années uni-versitaires auraient facilement pu nous rebuter. Nos «idéaux» de psychologues cliniciens se confrontaient à une approche scientifique qui nous intéressait moins que la pratique. Les cours de biologie, de statistiques, de perception, de neurophysiologie semblaient ne laisser que peu de place aux cours véritablement axés sur la pratique clinique de la psychologie. Puis un deuxième niveau de rencontres nous a finalement confortés dans notre choix de cette discipline. Nous avons eu la chance de rencontrer de grands profes-seurs, cliniciens, qui ont marqué notre formation: les André Lussier, Gabrielle Clerck, Noël Mailloux ont insufflé à notre passion le deuxième souffle qui nous a conduits à la maîtrise, au doctorat, puis à des formations de psychanalystes. Nous touchons ici à une caractéristique impor-tante des professions comme la psychologie: le besoin d’une formation approfondie allié à la néces-sité de discuter régulièrement de son travail avec des collègues.Malgréuneformationuniversitairedéjàchargée en séminaires, stages et internats, nous étions conscients, nos collègues de promotion et nous, que la pratique de la psychologie clinique exigeait une formationencoreplusspécialisée.Voilàpourquoinous avons sollicité de la supervision auprès de psychologues plus expérimentés dès la fin de notre formation universitaire et ce, pour de nombreuses
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