Concours enseignement - Le système éducatif français en fiches mémos - 2018-2019 - Révision

Concours enseignement - Le système éducatif français en fiches mémos - 2018-2019 - Révision

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Livres
384 pages

Description

Cet ouvrage de façon claire et synthétique l'organisation et le fonctionnement du système éducatif français.

> Outil indispensable  du  candidat aux concours Enseignement, il propose  + de 60 fiches qui décrivent les évolutions des politiques éducatives et restituent les enjeux de société au cœur de l’Institution.

> Il est mis à jour des dernières réformes et évolutions du système éducatif français et des orientations : nouveau Baccalauréat, spécificités du nouveau système Parcours Sup, évolutions de l'enseignement supérieur...
 
> Il regroupe l'ensemble des  connaissances à maîtriser par le candidat :
  • principes et valeurs
  • organisation et fonctionnement
  • l’élève dans le système éducatif

Un format poche sous forme de bloc, pratique pour accompagner l’étudiant partout dans ses révisions !

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Publié par
Date de parution 22 août 2018
Nombre de visites sur la page 1
EAN13 9782216151677
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

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© Foucher, une marque des Éditions Hatier EAN 9782216151677 8 rue d’Assas 75006 Paris 2018
Composition et publication électronique Maury Imprimeur
SOMMAIRE
Partie 1 -Les principes essentiels régissant le système éducatif français Mémo 1.Les fondements de la République française et de ses services publics Mémo 2.La liberté de l'enseignement Mémo 3.L'obligation scolaire Mémo 4.La gratuité de l'enseignement Mémo 5.La neutralité et la laïcité Mémo 6.Mixité, égalité des chances, réussite de chacun Partie 2 -L'organisation du système éducatif français L'Éducation nationale, une institution d'État Mémo 7.Organigramme simplifié de l'enseignement public Mémo 8.Les administrations centrales Mémo 9.Les administrations déconcentrées Mémo 10.Les établissements publics Mémo 11.Les instances paritaires et consultatives Mémo 12.Statuts, droits et devoirs des personnels de l'Éducation nationale Un enseignement privé cohabitant avec l'Éducation nationale Mémo 13.Le privé, l'autre école Mémo 14.Organisation et fonctionnement de l'enseignement privé Mémo 15.Les statuts des personnels du privé Les partenaires de l'Éducation nationale Mémo 16.Des compétences dans le domaine éducatif décentrées vers les collectivités territoriales Mémo 17.Les liens avec les autres institutions Mémo 18.La participation du tissu associatif à la vie éducative Mémo 19.Les parents, partenaires reconnus et importants Mémo 20.Les projets et contrats locaux Les textes réglementaires Mémo 21.Les grands textes directeurs de l'Éducation nationale Mémo 22.La loi d'orientation de 2013 Mémo 23.Le socle commun de connaissances, de compétences et de culture Mémo 24.Des programmes en adéquation avec le socle commun
Partie 3 -
Le fonctionnement de l'école primaire
Les spécificités du primaire Mémo 25.Le cadre : une école Mémo 26.L'école primaire : pivot central de la scolarité obligatoire Mémo 27.L'école maternelle Mémo 28.L'école élémentaire L'équipe éducative du primaire Mémo 29.Le professeur des écoles Mémo 30.Les autres personnels affectés dans l'école Mémo 31.Les personnes intervenant ponctuellement dans une école La politique éducative de l'école Mémo 32.Les projets dans l'école Mémo 33.Les conseils de l'école primaire Partie 4 -Le fonctionnement du secondaire Les spécificités du secondaire Mémo 34.Le cadre : un EPLE Mémo 35.Le collège : une construction inachevée et controversée Mémo 36.Le lycée : un élitisme qui perdure malgré la massification L'équipe éducative de l'EPLE Mémo 37.Le professeur de collège et de lycée Mémo 38.Le conseiller principal d'éducation (CPE) Mémo 39.Le professeur documentaliste Mémo 40.Le psychologue de l'Éducation nationale (PsyEN) Mémo 41.L'équipe de direction Mémo 42.Les autres personnels La politique éducative de l'établissement Mémo 43.Le projet d'établissement au cœur du système de pilotage Mémo 44.Le conseil d'administration
Partie 5 -Le fonctionnement des autres niveaux Mémo 45.L'enseignement supérieur Mémo 46.L'apprentissage Partie 6 -L'élève dans le système éducatif français Des parcours personnalisés selon les besoins des élèves Mémo 47.Le cursus de l'élève, les curricula Mémo 48.La personnalisation des parcours
Mémo 49.Le suivi de la santé des élèves Mémo 50.La scolarisation des élèves en situation de handicap Mémo 51.L'orientation des élèves
La place de l'élève dans le système éducatif français Mémo 52.Les droits et devoirs des élèves Mémo 53.Vie scolaire et apprentissage de la citoyenneté Mémo 54.Discipline et sanctions Mémo 55.Incivilités et violence à l'école Mémo 56.Les détresses morales et sociales des élèves, la maltraitance Pacatives rtie 7 -Quelques repères sur les politiques édu Mémo 57.L'École à l'ère du numérique Mémo 58.L'Éducation prioritaire, les dispositifs pour l'égalité des chances Mémo 59.L'aménagement des rythmes scolaires Mémo 60.La carte scolaire Mémo 61.Les relations école – entreprise Mémo 62.L'éducation et la formation tout au long de la vie Mémo 63.Système éducatif et évaluations Mémo 64.La comparaison des systèmes éducatifs européens
Index
Mixité, égalité des chances, réussite de PartMieÉ61McOhacun
«L’éducation est la première priorité nationale. Le service public de l’éducation est conçu et organisé en fonction des élèves et des étudiants. Il contribue à l’égalité des chances et à lutter contre les inégalités sociales et territoriales en matière de réussite scolaire et éducative. Il reconnaît que tous les enfants partagent la capacité d’apprendre et de progresser. Il veille à l’inclusion scolaire de tous les enfants, sans aucune distinction. Il veille également à la mixité sociale des publics scolarisés au sein des établissements d’enseignement. Pour garantir la réussite de tous, l’école se construit avec la participation des parents, quelle que soit leur origine sociale. Elle s’enrichit et se conforte par le dialogue et la coopération entre tous les acteurs de la communauté éducative.» Article L. 111-1 du Code de l’éducation. Assurer la mixité, l’égalité des chances, la société confie ces délicats objectifs à l’Éducation. Comment réaliser cette œuvre de justice sociale ? Au prix de quels renoncements ? IUn idéal républicain A.De la mixité garçons/filles à la mixité sociale La première approche de la notion demixité concerne l’instruction et l’éducation en commun des garçons et des filles, dans des groupes mixtes. On peut considérer que la mixité des sexes commence timidement à se développer dans les années 1930 et se généralise dans les écoles publiques ou privées françaises dans les années 1960 non sans se heurter à certaines oppositions. Finalement, la mixité devient obligatoire dans l’enseignement primaire et secondaire en 1976 (décrets d’application de la loi Haby). Aujourd’hui, c’est quasiment la rè gle, seuls quelques rares établissements non mixtes de l’enseignement privé subsistant. Cette mixité a été un grand pas dans la lutte contre les discriminations entre les sexes. De la coexistence entre les deux sexes, le terme de mixité va dériver vers d’autres acceptations dans les années 1990 : « mixité sociale », « mixité culturelle », « mixité religieuse », « mixité spatiale », etc. Notons qu’actuellement, au niveau européen, est préféré le terme de diversité à celui de mixité. Quoiqu’il en soit, l’idéal républicain veut que les enfants, garçons et filles, et issus de différents milieux se côtoient à l’école, ce qui semble être un gage d’égalité des chances. B.La difficile notion d’égalité des chances L’expression «égalité des chances» apparaît pour la première fois dans un discours du ministre de l’Éducation nationale Jean-Pierre Chevènement le 7 février 1986. Concept difficile, par égalité des chances, on pointe l’impératif absolu que le destin d’une génération ne soit pas dépendant des caractéristiques morales, ethniques, religieuses, économiques, sociales et culturelles des générations précédentes. L’expression est reprise par tous les ministres de l’Éducation nationale qui affirment comme Lionel Jospin, le 8 juillet 1988, que cette politique vise à «offrir à chacun les conditions du développement personnel et de la réussite(Lionel Jospin, Lettre du 8 juillet 1988). Cette » politique entend réaliser pratiquement les promesse s égalitaires de la Révolution française et permettre à tous les citoyens d’accéder à toutes le s dignités, places et emplois publics, selon la capacité et sans distinction, c’est-à-dire, quelle que soit leur origine sociale, ethnique ou religieu se. La République ne reconnaît que des citoyens égaux en droit et défend l’égalité de traitement.
Garantir l’égalité des chances, faire en sorte que chaque jeune puisse construire son avenir professionnel et réussir sa vie en société sont donc des missions de l’École. IILes constats du maintien des ségrégations et des inégalités de fait A.Le contexte : la généralisation de la scolarisation La France a réalisé une scolarisation de masse dans les années 1970-80, réussissant à généraliser l’enseignement dans les collèges de tous les élèves d’une génération, à supprimer la sélection e scolaire par l’interdiction des options élitistes (le latin en classe de 6 ), en ouvrant les classes de Seconde aux enfants d’ouvriers et aux enfants des f amilles immigrées. Cettemassification s’est poursuivie dans le supérieur. Ces efforts remarquables permettent à la France d’obtenir des taux de scolarité très élevés pour l’Europe, avec une scolarisation de 98 % pour les 14 ans, de 76 % pour les élèves de 17 ans. B.Les constats : la persistance des inégalités Ces évolutions positives cachent pourtant des réalités inquiétantes : l’ampleur de l’échec scolaire dans les milieux socialement et culturellement défavorisés avec son lot de redoublements, la difficile gestion de la question de l’orientation qui se fait souvent par défaut plus que par choix, l’existence de tensions de classes dans les lycées d’enseignement professionnels et les collèges, enfin le maintien d’une ségrégation sociale de la fréquentation des écoles et établissements scolaires avec des lycées d’enseignement général réservés aux enfants des classes moyennes, l’usage des établissements privés pour déroger à la carte scolaire… Des études statistiques sont réalisées régulièrement. Elles aboutissent toutes au même constat : à niveau scolaire strictement identique, un fils d’ou vrier réussit moins qu’un fils de cadre. Toutes ces études font apparaître le maintien desinégalitésréussite corrélées aux inégalités sociales. Le de déterminisme social demeure le facteur de réussite prépondérant.
Chiffrer les inégalités sociales et d’origine Les chiffres exprimant le handicap social ou d’origine sont rares. Par nature, la République se refuse à lever des statistiques sociales ou de nature « ethnique ». Pourcentage de bacheliers et de Licenciés en fonction des catégories socioprofessionnelles des parents
Catégorie sociale
Enseignant Cadre supérieur Profession intermédiaire Agriculteur Employé Artisan, commerçant Ouvrier qualifié Ouvrier non qualifié et inactif
% obtenant le Bac
87 84 75 67 57 57 54 41
% obtenant un diplôme de l’enseignement supérieur 76 67 57 52 36 35 33 20
DEP 2009. Ces statistiques doivent être appréciées en fonctio n des engagements pris par l’État : plus de 80 % d’une classe d’âge au baccalauréat ; 50 % d’une classe d’âge à un niveau L3. e Où sont les élèves 7 ans après leur entrée en 6 ?