Faire des sciences sociales en Palestine

Faire des sciences sociales en Palestine

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Livres
414 pages

Description

Oppression, violence politique et chaos institutionnel qualifient trop souvent le quotidien des Palestiniens. Même s’ils détiennent une tradition universitaire et scientifique solidement ancrée, comment peuvent-ils faire des sciences sociales, à la fois autochtones et autonomes, dans un contexte privé de paix, de libertés et d’État ? Comment définissent-ils leurs disciplines alors qu’ils sont militairement occupés, opprimés et colonisés ? Comment ces scientifiques et universitaires peuvent-ils se former, se recruter et travailler tout en étant emprisonnés dans leurs enclaves ? Et enfin, comment le nationalisme de survie, qui étreint chaque Palestinien, oriente ou permet-il l’élaboration de projets académiques ?



Reposant sur plusieurs années de recherches de terrain, notamment pendant le soulèvement palestinien – Intifada Al-Aqsa – de 2000 à 2005, ce livre permet de répondre, en expliquant les mécanismes disciplinaires et universitaires fonctionnant sous contrainte coercitive permanente. Il permet de comprendre ce qui pousse des Palestiniens à embrasser la profession de chercheur et d’enseignant en sciences sociales depuis les années soixante-dix. L’espace universitaire des Territoires occupés et l’espace disciplinaire des sciences sociales sont analysés ici au prisme de trajectoires d’individus en forte ascension sociale, dans le cadre d’une oppression collective bientôt centenaire.



Mettant en relation science politique et sociologie des sciences, cet ouvrage contribue à une anthropologie politique des sciences sociales. Il montre que nationalisme et dépendance scientifique constituent des ressources de survie individuelle et collective, en maintenant une connexion constante entre les universitaires palestiniens et l’espace international des sciences sociales.



Politiste et arabisant, Vincent Romani est professeur régulier au département de science politique de l’université du Québec à Montréal. Ses recherches portent sur la violence politique, l’enseignement supérieur et les sciences sociales. Il a dirigé le dossier de la Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée (numéro 131, 2012) portant sur « Enseignement supérieur, pouvoirs et mondialisation dans le Monde arabe ».

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Date de parution 20 avril 2016
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EAN13 9782811114046
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Langue Français

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Préface
Faire des sciences sociales en Palestine, le mode impersonnel souligne le paradoxe du titre, un énoncé qui va résolument à l’encontre de l’opinion commune. La situation de la Palestine, nation sans État, territoire(s) segmenté(s) par l’occupation et population en proie à l’oppression, ne serait-elle pas inospitalière à la pratique des sciences sociales ? Le « faire » balaye cettedoxaet résonne tel un manifeste. Il comporte cependant une dimension problématique. Il ouvre, en effet, sur une interrogation. Pourquoi et comment faire des sciences sociales en Palestine ? La question s’avère à double détente. Elle ne concerne pas seulement les sociologues et politologues palestiniens, dont les pratiques constituent la trame de l’ouvrage. Elle vise tout autant les objectifs et le mode opératoire de l’analyste de ces pratiques Vue de Sirius, la Palestine n’a pas de nom propre. Elle se résume à un adjectif qui compte pour moitié dans la qualification d’un conflit ; « israélo-palestinien », dit-on. Vincent Romani nous invite à quitter cette position du surplomb pour aller à la rencontre de sujets istoriques, les Palestiniens, et de leurs conduites de vie, voire de survie. Les sciences sociales palestiniennes nous y guident, à la faveur de leur double rapport d’extériorité et d’intériorité avec ces conduites. Elles les constituent en objets de savoir tout en les intégrant dans leur propre définition de soi. Elles se prêtent ainsi à une mise en abîme, à l’encâssement d’une « socio-istoire des sciences sociales et de leurs acteurs » dans une sociologie compréensive des Palestiniens des Territoires. Traiter des sciences sociales revient à traiter simultanément d’elles-mêmes et
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de leur terroir : une société désarticulée par la politique israélienne d’enclavement, qui renforce l’etno-localisme et bloque le processus de « gouvernementalisation » ; une population confrontée à une violence au quotidien, à laquelle cacun s‘accommode peu ou prou pour conduire sa vie. Si l’on en croit un célèbre antropologue, l’aptitude des cerceurs à faire valoir la pertinence de leurs analyses dépend en définitive de leur capacité à convaincre que leurs dires se fondent sur « le fait qu’ils ‘ont vraiment été là-bas’ ». Vincent Romani, est vraiment allé « là-bas ». Manière de souligner que sa présence sur le terrain affleure à caque page. Je serais tenté d’ajouter « notamment celles afférentes à la violence » si celle-ci n’était en réalité omniprésente. Loin de tout artifice rétorique, l’effet de présence « là-bas » participe directement de l’explicitation dumodusoperandi de l’auteur et des professionnels palestiniens dans un contexte spécifique. À cet égard, le principal défi à relever sur les plans téorique et métodologique résidait dans un dépassement de « l’exceptionnalité » ou de « l’exceptionnalisme » palestinien. Ces notions ne présentent qu’un air de famille avec celle d’exception, fondée, quant à elle, sur l’établissement et la mise œuvre de lois empiriques. Elles essentialisent des particularités au prix d’un malentendu sur la spécificité. Le spécifique, comme le rappelle Paul Veyne, signifie, tout à la fois, le particulier et le général. Il désigne un cas dans tout ce qui le différencie des autres et les y relie par l’appartenance à un même ensemble, une même « espèce » de problèmes, d’enjeux ou d’issues. Le cas particulier illustre à sa manière une généralité. La supposée exceptionnalité tient à la difficulté de concevoir ou d’admettre que la pratique des sciences sociales en Palestine, avec toutes les particularités qui s’attacent à l’une et à l’autre, puisse illustrer une question de portée générale. Ce déni d’espèce revient à cantonner la Palestine et les Palestiniens ors d’un espace-temps commun et, sans y prendre garde, à redoubler les effets discriminants de l’occupation militaire. Les sciences sociales, disait Micel Foucault, participent de « dispositifs » inscrits « dans un jeu de pouvoir » et liés « à une ou à des bornes de savoir, qui en naissent mais, tout autant le conditionnent ». Elles sont parties prenantes d’un « réseau » d’éléments étérogènes qui dessine une configuration de pouvoir et de savoir, en fonction d’un impératif stratégique dans une conjoncture donnée. En Palestine,
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comme ailleurs, les sciences sociales se sont construites dans le cadre d’un dispositif développementaliste issu d’une séquence istorique ouverte aux lendemains de la seconde guerre mondiale. La rationalité de ce dispositif, d’un point de vue stratégique, résidait dans une problématique du « Tiers-Monde » axée sur le « gap économique »et social. Elle a produit un « camp de scientificité » oscillant entre d’une part les explications et interprétations de type infrastructurel et d’autre part le rôle de l’État comme agent de transformation économiqueet sociale. L’insertion des sciences sociales dans ce dispositif a emprunté des formes différenciées, irréductibles à un prêt-à-porter épistémique ou gouvernemental. Elle a varié en fonction des particularités decaque cas. Mais, objectera-ton, les Palestiniens n’ont pas d’État. L’ersatz d’État et de gouvernement figuré par l’Autorité palestinienne participe, nous dit Vincent Romani, de « la permanence de l’étéronomie de l’espace social et politique palestinien, soumis à la volonté d’Israël, des États-Unis et de la communauté internationale ». Cela ne signifie pas pour autant que les scientifiques palestiniens soient immunisés contre une pensée d’État couplée à un développementalisme plus ou moins teinté de marxisme. Le Processus d’Oslo qui, au départ, portait la promesse de deux États, a stimulé cette pensée. Celle-ci, il est vrai, n’est plus de mise alors qu’Oslo s’est révélé un marcé de dupes. Cependant, le cangement de la donne particulière à la Palestine ne livre qu’une partie de l’istoire. Il convient de prendre en compte également un cangement de portée générale au-delà du seul cas palestinien. L’eure n’est plus au scème développementaliste privilégiant le rôle de l’État comme agent de transformation sociale. Un nouveau dis-positif prend corps, caractérisé par la pluralisation et la transnationa-lisation des espaces de régulation et corrélativement par l’essor d’une lingua franca de « la gouvernance ». Le gouvernement comme instance décisionnelle centralisée exerçant un « pouvoir public » demeure. Ce-pendant, son emprise s’amenuise du fait du développement d’un autre type de gouvernement. Celui-ci consiste dans des modes de coordina-tion différenciés sur la base d’objectifs précis, entre des individus dotés de ressources institutionnelles diverses ; agents de l’État, « parties pre-nantes de la société civile », experts nationaux et internationaux, élus… La gouvernance estompe ainsi les relations de pouvoir en construisant un monde où l’asymétrie n’est pas problématisée. Elle dessine une pers-pective où tout se segmente et tout s’emboîte sur un plan de symétrie.
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Le langage métapolitique de la gouvernance n’est pas extrinsèque aux sciences sociales et à leurs professionnels. Non seulement sa sémantique est issue d’interactions entre expériences pratiques et discours savants, mais encore sa grammaire informe une « demande sociale » d’expertise scientifique pour les besoins de politiques de régulation de populations. Ce nouveau camp de scientificité marque la prédominance de l’utilitarisme, les praticiens des sciences sociales empruntant de plus en plus aux figures siamoises de l’expert et du térapeute du social. Vincent Romani met en évidence la montée de l’expertise au sein des sciences sociales palestiniennes Il en établit la relation non seulement avec les caractéristiques de la société palestinienne mais également avec les mutations évoquées à l’instant en termes de dispositif et de camp de scientificité. Il soutient que la Palestine, du fait de sa fragmentation et de son déficit de centralisation politique se trouve en pase avec un processus mondial de segmentation et de dépolitisation des espaces « politiques ». Corrélativement, le « tour térapeutique » pris par les sciences sociales palestiniennes les inscrit dans les tendances caractéristiques de la « mondialisation académique ». Bref, « loin d’être exceptionnels, les processus politiques et disciplinaires palestiniens répondent à de grandes reconfigurations mondiales du politique ». Ils confèrent au cas palestinien une dimension « paradigmatique ». Ajoutons, à la suite de Giorgio Agamben, que dans le cas paradigmatique, exemplarité et singularité sont inséparables. Le grand mérite de Vincent Romani est d’être parvenu à maintenir ce cap. Il rend ainsi la Palestine intelligible, en banalisant non pas une situation mais sa construction en objet de recerce. C’est celafaire des sciences sociales en Palestine…et ailleurs.
Michel Camau Professeur émérite
Remerciements
Ce travail est issu d’une tèse de doctorat. Il doit beaucoup à de nombreuses personnes. Élizabet Picard m’a accordé précocement puis renouvelé une confiance aussi généreuse qu’exigeante ; avec Micel Ca-mau, ils ont initié ce travail sur les plans intellectuel, affectif et institu-tionnel. Avec Bernard Botiveau, ils m’ont accepté en troisième cycle de science politique, formé, accompagné à l’occasion d’un premier travail sur Naplouse ; je souligne l’exceptionnelle qualité de l’enseignement reçu en 2000 à l’Institut d’Études Politiques (IEP) d’Aix-en-Provence et à l’Institut de Recerces et d’Études sur le Monde Arabe et Musulman (CNRS), à l’image d’un corps professoral aussi investi qu’ouvert. Ils ont ensuite permis mon inscription en tèse en tant qu’allocataire du mi-nistère français de la Recerce. Je remercie caleureusement Bernard Botiveau de m’avoir accepté en tant que doctorant dans un moment difficile, d’avoir dosé amitié, confiance, fermeté et rigueur jusqu’aux derniers moments de la rédaction. Patrick Hutcinson pour la langue anglaise, Jean-Marie Lesage pour l’arabe, m’ont également témoigné une confiance affectueuse et rassérénante ; la présence discrète de ce dernier fut précieuse au moment du retour.
Alain Roussillon, ses écrits, nos écanges, ont grandement nourri ce travail qu’il suivait ; sa générosité intellectuelle pétillante demeurera un exemple. Jean-François Legrain n’a jamais ménagé sa peine ni son temps pour relire mes ébauces et répondre à mes lancinantes deman-des de précisions concernant un terrain qu’il connaît tant. Hamit Bo-
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zarslan m’a fait bénéficier de son imagination sociologique, sa caleur et sa générosité exceptionnelles. L’amitié de Loïc Le Pape, Daniel Meier,Mattieu Lardeau, mes confrères de DEA puis de tèse, a soutenu ce long processus. L’amitié rigoureuse d’Aude Signoles s’est renforcée continuellement des premiers pas sur le terrain aux derniers mots du texte. Pénélope Larzilière a considérablement enrici mon orizon téorique et affectif. Agnès Favier a aussi réagi à mes ébauces. Myriam Catusse a considérablement amélioré le manuscrit final sans ménager son temps. Toutes ces personnes citées illustrent deux valeurs pares que je ne finis pas d’apprendre : rigueur et générosité.
La pase de rédaction initiale fut accueillie par l’InstitutDominicain d’Études Orientales du Caire, où Jean-Jacques Pérennes etRené-Vincent du Grand Launay m’ont caritablement prêté un bu-reau climatisé et connecté. J’y remercie particulièrement Jean-PierreCourtès pour ses relectures, nos discussions sacrilèges et son umanité si caleureuse ; sa disparition précoce laisse un vide douloureux. Par leurs relectures, leur amitié, ou leur aide linguistique, Rima, Jean, Marie et Loïc, Cécile et Moammed, Sylvie et Judi, Ludovic ont accompagné les derniers mois d’écriture.
L’IEP d’Aix-en-Provence a financé deux billets d’avion pour me permettre de voyager et a financé l’enquête de DEA en 2000. Le ministère français de la Recerce et de l’Enseignement supérieur m’a salarié de 2000 à 2004 en tant qu’allocataire d’enseignement et de recerce, puis attacé temporaire d’enseignement et de recerce à l’IEP d’Aix. L’IREMAM ensuite, à travers ses directeurs Cristian Robin, puis Eberard Kienle, ainsi que son secrétaire général François Siino, a financé trois billets d’avion et prêté un bureau lors de mon année d’enseignement à l’IEP. Le Consulat Général de France à Jérusalem, par Bernard Fillon-DuFouleur, a toujours appuyé mes démarces administratives auprès des autorités israéliennes. Au Caire enfin, outre l’IDEO, le CEDEJ m’a fourni un cadre scientifique pour des écanges de qualité. Guislaine Alleaume, Brigitte Marino, Myriam Catusse, Sabine Partouce ont enfin permis la publication de ce travail à partir de l’IREMAM. Les conditions de travail et de vie extraordinaires de l’Université du Québec à Montréal, et une subvention de recerce du Conseil pour la Recerce en Sciences Humaines du Canada, permettent l’aboutissement de ce projet.
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Mes nouveaux compagnons et mes nouvelles compagnes mon-tréalaises m’ont permis d’affiner ma sensibilité politique et scientifique pour mieux analyser l’intersection des dominations et prendre la mesu-re des limites de ce travail. Merci à Francis, Melissa, Marcos, Geneviève et Sandrine.
Je remercie surtout les Palestiniennes et les Palestiniens rencon-trés pour leurs leçons d’umanité, pour leur patience, pour le temps qu’ils ont bien voulu me consacrer. Roger et Laura, Claude et Youssef, Myriam, pour leur amitié et leurs engagements exemplaires. Hélène, Anna, Laetitia, Neila, Sari, Pilippe, héodora, Cantal, Anouar, Gilles et Stépanie, Caroline et Benjamin m’ont aussi aidé et ébergé sans compter. Mes parents et mes sœurs ont supporté, attendu, craint pour ma vie et pour mon avenir ; sans toujours voir les perspectives, ils sont restés à mes côtés indéfectiblement, m’aidant financièrement, affecti-vement, sans que faillisse leur confiance alors que la mienne faiblissait. Disparue en octobre 2012, ma mère n’aura pas le plaisir de contempler ce livre qui lui doit tant. Celle qui m’accompagne enfin : sa générosité et son courage furent essentiels ; sa science de l’arabe et de la bibliograpie ont solidement appuyé ma rédaction ; surtout, elle a bravé les cars, les balles, les pierres, les bombes, les umiliations quotidiennes, elle a ex-périmenté avec moi l’intégrité déciquetée et les colères de l’opprimée, elle s’est accrocée à cette tèse et son auteur, les a acceptés, rejoints, portés, supportés, financés, attendus, coproduits.
Préface Remerciements Cartes Liminaire
Table des matières
Chapitre 1 À la rencontre des sciences sociales palestiniennes
Analyser un groupe social
Repérer les sciences sociales palestiniennes Dépasser l’exceptionnalisme palestinien S’engager sur un terrain en guerre De la survie à l’adaptation Questions étiques
Chapitre 2 Lessocial scientistspalestiniens : des identités plurielles
Cartograpie dessocial scientistspalestiniens Un petit monde… universitaire
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Mobilités internes et centralité de Ramalla/al-Bire Mobilités académiques : impératif international, égémonie anglo-saxonne Identités disciplinaires : modèles, dissonances, légitimations hérapie sociale et quête de dignité Modèle politique et idéologie Modèle scientifique et liberté Légitimation universitaire et nationale des disciplines
Chapitre 3 Pratiquer les sciences sociales en Territoires occupés L’évolution pédagogique des sciences sociales : l’enseignement social comme science de l’action L’incontournable question palestinienne Sociologie térapeutique et science politique gouvernementale De la téorie à la pratique, de la nation au local : évolution des sciences sociales universitaires De Bir Zeit à la sociologie appliquée Consensus développementaliste et perspective égyptienne Expertisation des productions et grammaires de l’impératif nationaliste Les tèses : permanence identitaire, déplacement des frontières, palestinisation des objets Entre Palestine perdue et Palestine à réformer : savoirs performatifs et savoirs tecniques Objets prescrits, objets proscrits : défense de l’Autorité et survie nationale Médicalisation des sciences sociales palestiniennes ?
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Chapitre 4 De l’Université à l’expertise internationale Les paradoxes universitaires palestiniens : nationalisme et privatisation Un espace imposant Du modèle américain aux docteurs des Territoires Nationalisme universitaire et privatisation nationale L’université comme instrument de démobilisation : le cas des sciences sociales à Naplouse La ville dans la tête ? An-Naja, université nationale ? An-Naja, instrument de démobilisation Centralisation clivée et expertisation des sciences sociales Entre clivages et marginalisations académiques Entreprenariat et entrée en expertise
Chapitre 5 Devenirsocial scientist L’entrée par le politique : entre lutte nationale et nationalisme séculier Devenir patriote. L’occupation israélienne comme initiation politique Nationalismes ambivalents et marxismes déclinants Fait générationnel et trajectoires politiques Engagements scolaires et cangement social L’engagement scolaire comme promesse collective et comme promesse individuelle Engagements universitaires et recrutements disciplinaires Fait universitaire et logiques disciplinaires Entrer en profession : partir étudier, revenir travailler Le voyage académique : ruptures et continuités Retours et arrivées académiques
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