//img.uscri.be/pth/bd24cae47799d2a53c6db20b38fd55a51e505ac3
Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 12,00 €

Lecture en ligne (cet ouvrage ne se télécharge pas)

Trajets de salariés et bilan de compétences

De
165 pages
Ce livre invite le lecteur à accompagner une praticienne en bilan de compétences dans l'exploration, difficile et complexe, des effets engendrés par cette opération avec cinq adultes. Le mécanisme du bilan de compétences y est décortiqué sous l'éclairage des méthodologies de l'activation du Développement Vocationnel et Personnel (ADVP) et des Histoires de vie. L'orientation éducative des adultes demeure plus que jamais, surtout en période de trouble, un point d'ancrage et de référence.
Voir plus Voir moins

TABLE DES MATIÈRES

REMERCIEMENTS ................................................................................ 9 PRÉFACE................................................................................................. 11 AVERTISSEMENT AUX LECTEURS ............................................. 15 INTRODUCTION ................................................................................. 17 PRÉLUDE ................................................................................................ 23 I. UNE CERTAINE APPROCHE DU BILAN DE COMPÉTENCES................................................................................. 27 chapitre 1 TERRA INCOGNITA........................................................................... 29 chapitre 2 DE DÉFRICHAGE EN EXPLORATION ...................................... 43 chapitre 3 D’EXPLORATION EN DÉCHIFFRAGE....................................... 59 INTERLUDE........................................................................................... 79 II. UNE APPROCHE CERTAINE DU BILAN DE COMPÉTENCES................................................................................. 81 chapitre 4 À LA RECHERCHE DE L’ÉTOILE POLAIRE............................. 83 chapitre 5 LA CARTE AU TRÉSOR D’UNE FORMATION À TROIS TEMPS .................................................................................................... 101

7

chapitre 6 GARDER LE CAP SOUS LES EFFETS DE LA TEMPÊTE.... 119 POSTLUDE........................................................................................... 137 III. RECUL ET PERSPECTIVES EN BILAN DE COMPÉTENCES .............................................................................. 139 chapitre 7 UN PÉRIPLE QUI TOUCHE À SA FIN ....................................... 141 chapitre 8 DÉCOUVERTE ET PARTAGE DU TRÉSOR ............................ 145 CONCLUSION..................................................................................... 159 BIBLIOGRAPHIE ............................................................................... 161

8

REMERCIEMENTS

D’ici à là-bas, les yeux levés sur mon diplôme, je dédie ce livre : À mes parents, titulaires du Certificat d’Etudes Primaires obtenu par temps de guerre. Un temps où, pour cette génération qui m’a élevée, il n’était pas de bon ton de s’écouter. Pourtant... Je peux m’écouter et travailler, m’écouter pour travailler et travailler pour m’écouter. À ma fille, qui s’oriente vers ce si beau métier qu’est celui d’accompagner l’autre vers un mieux vivre. Elle dispose du bon sens des gens de la terre dont je suis issue.

Je remercie par ordre d’apparition sur l’écran de ma vie un mois de novembre 2006 : Léandre Leber et Gaston Pineau. Je remercie également le Centre Interinstitutionnel de Bilan de Compétences de Picardie ainsi que toutes les personnes qui m’ont portée.

9

PRÉFACE

« J’ai suivi une formation de perfectionnement à l’ADVP avec toi. Je crois que c’était en 2000, le temps passe (…) En 2007, suite à une VAE et une reprise d’études sur un master 2 en ingénierie de la formation, option accompagnement en formation, j’ai rédigé un mémoire sous la direction de Gaston Pineau. Lors de ma soutenance, ce dernier m’a fortement encouragée à reprendre cet écrit pour en faire un livre. Et voilà, c’est fait ! » C’est par ces mots que Sabine Sené se rappelait à mon bon souvenir, résumait son parcours professionnel et me demandait de rédiger la préface de ce livre qu’elle était en train de terminer. Par le lien qu’elle faisait entre notre rencontre il y a 10 ans et sa situation aujourd’hui, j’ai tout de suite supposé que l’ADVP était intégrée à sa pratique professionnelle, sinon, pourquoi moi ? Ce fut donc avec une grande curiosité que je me plongeai dans la découverte de cet ouvrage. J’y cherchais, je crois, comme une preuve de plus que la démarche éducative en orientation n’est pas une utopie ! Comme un constat que c’est possible, que l’ADVP a sa place même dans des prestations de courte durée telles que le bilan de compétences. Au travers des histoires de Jaurès, Myosotis, Fangio et Ambre, qu’elle a reçus en bilan de compétences, Sabine nous entraîne dans une sorte de roman policier. C’est une invitation à lire, à partager. Elle nous donne envie de discuter. On s’attache aux personnages et l’on se laisse prendre au jeu de vouloir mieux connaître chacun d’entre eux, de vouloir savoir ce qu’ils vont

11

devenir ; tout en partageant les affres de Perséphone leur conseillère bilan. Car en écrivant ce livre, Sabine s’applique à elle-même ce retour sur expériences qu’elle préconise à ses clients. En réinterrogeant les différents rôles que peut tenir le conseiller bilan, cet ouvrage laisse transparaître sa réflexion personnelle sur « quelle conseillère suis-je ? Quelle conseillère je veux être ? Quelle conseillère je m’autorise à être ? » Question difficile mais passionnante par les temps qui courent, où les professionnels, « artisans d’une résistance humaniste » comme elle les nomme, doutent de leur marge de liberté, se vivent parfois comme « objet », tant ils ont à faire face à des pressions toujours plus fortes d’efficacité immédiate, de rentabilité, de gestion ; quand autour d’eux on confond « être en projet » et « avoir un plan d’action »… Nul doute, au passage, que ce travail de réflexion et d’écriture ait renforcé, comme chez les personnes accompagnées, « son sentiment d’efficacité personnelle » qui transparaît dans l’écriture et qui nous rassure. Les dimensions relationnelle, temporelle et spatiale qu’elle accorde à l’accompagnement sont par ailleurs bien rendues. Par le regard qu’elle porte sur son activité d’une part et par l’histoire des personnes accompagnées d’autre part, Sabine Sené confirme que le fait d’accompagner une personne dans sa réflexion sur son devenir est en soi un acte professionnel extrêmement complexe. Le conseiller apprend à vivre avec le sentiment que des aspects lui échappent, que d’autres aspects, inconnus jusque-là peuvent surgir. On le voit se débattre, non seulement dans ces différents rôles comme dit plus haut, mais aussi, à l’instar de la personne accompagnée, il se bagarre avec la question du temps. Et parce qu’il est un être humain, il traverse lui aussi des phases de transition.

12

La complexité des univers personnels et professionnels, leur mutation et leur imprévisibilité renforcent, de mon point de vue, l’idée selon laquelle il faut aider les personnes à ne plus penser leur choix professionnel comme ponctuel, unique, définitif. Ainsi, comme le propose la démarche utilisée par Perséphone dans cet ouvrage, si le projet, l’intention que chacun a pour sa propre personne est sous-tendu par une réflexion, par une mise à plat des expériences passées, des aspirations, des valeurs, des centres d’intérêt, par le repérage de points d’ancrage, de stabilité, l’accompagnement aura un effet formatif. La personne sera davantage en position d’ouverture sur les événements, et non pas dans un entonnoir qui se solderait par un numéro Rome. Si, par les expériences qui lui sont proposées, elle apprend à observer son environnement, à l’analyser, à échanger, si elle développe estime de soi et pouvoir personnel, elle sera moins surprise, moins fragile aux ruptures, aux changements qui ne manqueront pas de se produire. Cela lui permettra de tirer le maximum de chaque rencontre, de repérer ce qui peut la satisfaire, de voir les opportunités et de construire et poursuivre sa vie. Ainsi, quand tout bouge autour de soi, quand tout est susceptible de changer, de se transformer, quand on ne maîtrise que très peu de paramètres, ne vaut-il pas mieux un processus dans lequel action et réflexion sont intimement mêlées, qui permet de rester debout dans la tempête car il laisse la place aux événements inattendus et aux opportunités, plutôt que des stratégies ou des réponses, aussi pertinentes soient-elles, soigneusement mises au point par des experts en la matière, pour un environnement qui serait connu avec précision et imaginé comme immuable ? Le bilan et l’orientation ne sont pas non plus une série d’actions à enchaîner dans un ordre délibéré, une route à suivre. Le travail sur le projet est un ajustement en continu, basé aussi bien sur les affects et l’intuition que sur le raisonnement. Il 13

semble plus prudent et plus efficace, comme cela est démontré dans cet ouvrage, de permettre à la personne de tracer son chemin, pas à pas, chemin faisant. Il en va de même pour le conseiller qui accompagne : sur le collage qu’elle avait réalisé à l’occasion de la session de formation où nous nous sommes rencontrées, elle s’était projetée cinq années plus tard : elle se voyait en train d’écrire. Cela a pris un peu plus de temps mais nul doute : elle trace sa route… A suivre… Marie-Claude Mouillet Psychologue du travail, formatrice ADVP Co-auteur de la collection « Chemin faisant » et d’autres ouvrages publiés aux Editions Qui Plus Est, Paris.

14

AVERTISSEMENT AUX LECTEURS
Toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite. Toutefois, si tout comme moi, vous ne croyez pas au hasard, vous pouvez vous amuser à retrouver qui est qui. En bonne Picarde que je suis, je vous invite au jeu.

15