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Une école pour tous en République Démocratique du Congo

242 pages
Ces deux dernières décennies, des efforts importants ont été consentis en faveur de l'universalisation de la scolarisation en RDC. Cet objectif semble encore assez éloigné à cause des disparités scolaires importantes selon les provinces, le genre et les niveaux d'enseignement. L'auteur a la conviction qu'il faut mobiliser davantage de ressources financières en faveur de l'école, s'engager dans une autonomisation de la gestion scolaire et adopter des politiques éducatives favorisant les provinces de l'Est, les filles, les milieux démunis.
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Etudes
Une école pour tous en République africafricafricafricaiaiaiainesnesnesnes
Série Education
Démocratique du Congo
Ces deux dernières décennies, des efforts importants ont été consentis
en faveur de l’universalisation de la scolarisation en RDC. Notre analyse
suggère que cet objectif semble encore assez éloigné à cause des
disparités scolaires importantes selon les provinces, le genre et les niveaux Albert K E
d’enseignement. Cela tient au fi nancement du secteur éducatif par les
ménages qui a montré toutes ses limites et à une gestion des établissements
peu transparente. Notre conviction est que l’on doit mobiliser davantage Une école pour tousdes ressources fi nancières en faveur de l’école, s’engager dans une
autonomisation de la gestion scolaire et adopter des politiques éducatives
favorisant les provinces de l’Est, les fi lles et les milieux particulièrement en République
démunis. Telle est la voie qui conduit à une intégration nationale réussie,
soubassement d’un Congo émergeant.
Démocratique du Congo
Albert KAMBA EYANGANUNGA est
Docteur en Pédagogie de l’Université de
Kisangani (RDC). Actuellement, il est
ViceDoyen chargé de la Recherche au sein de
la Faculté de Psychologie et des Sciences
de l’Education de ladite Université. Il assure
aussi des enseignements dans certaines
Universités de l’Est de la RDC. Ses intérêts de recherche
portent sur l’Analyse des systèmes éducatifs, la Sociologie,
l’économie et la politique de l’éducation.
Illustration de couverture : © shvaista - Fotolia.com
ISBN : 978-2-343-04503-0
24 €
Une école pour tous en République Démocratique du Congo Albert K E














































































Une école pour tous en République
Démocratique du Congo























Albert KAMBA EYANGANUNGA




Une école pour tous en République
Démocratique du Congo









































© L’Harmattan, 2014
5-7, rue de l’École-Polytechnique, 75005 Paris
www. harmattan.com
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr
ISBN : 978-2-343-04503-0
EAN : 9782343045030

SOMMAIRE

Au cours de ces trois dernières décennies, la
République Démocratique du Congo s’est engagé
d’avancer sur la voie de réalisation de l’EPT et des
OMD au travers de l’exécution des différents projets
et programmes financés sur fonds propres voire par la
Communauté internationale.

Pour apprécier la situation de la scolarisation, nous
nous sommes appuyé sur les statistiques scolaires de
l’année scolaire 2008-2009 publiées par la du la Cellule
Technique Pour les Statistiques de l’Education (CTSE),
avec l’appui financier de la BAD et l’appui technique de
l’UNESCO, du Ministère de l’enseignement primaire,
secondaire et professionnel du Gouvernement central de
la RDC. A partir de ces statistiques, nous avons calculé
des indicateurs relatifs à l’expansion du système, au
fonctionnement et aux ressources matérielles et humaines
tel que préconisé par Carron et Châu.

Le calcul des indicateurs susmentionnés ont
débouchées sur le constat de l’existence des disparités
scolaires importantes entre les provinces de la RDC en ce
qui concerne le taux brut d’admission, le taux brut de
scolarisation, la proportion des élèves inscrits dans
l’enseignement normal, technique et professionnel, le
nombre d’écoles et de classes organisées, le nombre et la
qualification du personnel enseignant, le taux
d’achèvement. En effet, la partie Orientale (Equateur,
Orientale, Nord-Kivu, Sud-Kivu et Maniema) est
défavorisée par rapport à la partie Occidentale (Kinshasa,
Bas-Congo, Bandundu, Kasaï Oriental, Kasaï Occidental
et Katanga), d’une part.

7


Par ailleurs, des disparités importantes ont été
observées par rapport au genre en défaveur des filles et
femmes pour la plupart des indices calculés : Les filles
sont défavorisées concernant le taux brut d’admission au
primaire (106% des filles contre 119% des garçons)
(45,9%), (83% des filles contre 97,5% des garçons au
primaire, soit un indice de parité de 0,89 et 28,8% des
filles contre 51,2% des garçons au secondaire, soit un
indice de parité de 0,56), (46% des filles contre 66,5% au
primaire et 13,4% des filles contre 36,2% des garçons). La
participation des femmes dans la fonction enseignante est
inférieure à celle des hommes au primaire (26,3%) et au
secondaire (10,4%). Cependant, les filles (51%) sont
favorisées par rapport aux garçons (49%) en ce qui
concerne leur participation à la scolarisation à la
maternelle. De même, la participation des femmes dans la
fonction enseignante (95,3%) est très importante.

Le faible financement public du secteur de l’éducation,
qui s’accompagne du niveau élevé des financements
privés à tous les niveaux de l’enseignement, y compris
dans le primaire, explique en grande partie cet état des
choses. Cette ’expérience de la RDC montre que
l’engagement de l’Etat est une des conditions nécessaires
à la réussite des réformes en éducation. A cet effet, on a
le choix entre le financement en vue de l’égalité, de la
diversité voire de l’efficacité.

Au-delà de la question de la mobilisation des
ressources financières et de la définition des axes
prioritaires du financement du système éducatif de la
RDC, il y a lieu d’insister sur la nécessité d’une gestion
saine de ces ressources qui passe par une plus grande
responsabilisation des gestionnaires scolaires dans le
cadre d’une décentralisation du système scolaire de la
RDC.
8


INTRODUCTION
L’école de la République Démocratique du Congo a
pour vocation d’être au service des idéaux de la nation
congolaise dont elle est l’émanation et de laquelle elle
reçoit les moyens pour contribuer de manière efficiente à
l’atteinte des objectifs et finalités de la nation. Au
lendemain de l’indépendance de notre pays, l’école a
apporter sa contribution à l’atteinte des aspirations
nationales telles que définies par le politique été pour
beaucoup dans l’atteinte des aspirations profondes de la
nation congolaise.
Pour les dirigeants congolais d’après l’indépendance,
l’enseignement était un instrument de progrès pour la
Nation et le développement du pays dépendait-il, en
grande partie, de son système d’enseignement édulcoré
des réalités locales et au service des objectifs et finalités
nationales. Cette conviction a été à la base de la mise sur
pieds d’un enseignement solide et approprié pour
préparer la jeunesse aux tâches qui l’attendent. En tout
état de cause, les dirigeants de cette époque ont consenti
des efforts budgétaires considérables et maintint pendant
longtemps l’éducation parmi les investissements
prioritaires. Et les résultats n’ont pas tardés car notre
école a formé et mis sur le marché de l’emploi les
douaniers, les infirmiers, les policiers, les comptables, les
administratifs… dont la nation avait ardemment besoin
pour son épanouissement. Personne n’ignore qu’au bout
d’une décennie, la RDC a commencé même à exporter
ses érudits dans d’autres pays d’Afrique.
Les dirigeants de la Troisième République partagent la
même conviction que ceux de la Première République par
rapport à la mission de l’école, mais aujourd’hui les
aspirations profondes sont l’émergence et la cohésion
nationale qui cristallise toutes les actions de la Présidence,
9


du Gouvernement, du Parlement et des autres institutions
nationales et la récente concertation nationale en est une
illustration éloquente. Mais aujourd’hui, l’école
congolaise, ce géant congolais, ne produit plus le miracle
que l’on attend de lui. Ce géant éprouve de la peine pour
marcher et risque, si l’on n’y prend garde de tomber
comme un château des cartes car il possède deux pieds
d’argile : le pied droit, ce sont les fortes disparités
scolaires et le pied gauche, c’est la faible efficacité.
Il va sans dire que l’école de la RDC fait face à deux
défis majeurs : l’équité et l’efficacité. En effet, des
disparités scolaires importantes existent voire persistent
entre la partie Occidentale et la partie Orientale en
défaveur de cette dernière. Ces clivages entre l’Est et
l’Ouest pourraient, à tout moment compromettre la
cohésion nationale à cause des frustrations consécutives à
l’exclusion de certaines de nos populations de la gestion
de la Respublica faute des représentants instruits et
compétitifs. Il y a lieu que l’on prenne le taureau par les
cornes car nul n’ignore que la plupart des guerres naissent
et se cristallisent dans cette partie du pays.
Au-delà de ces disparités scolaires entre les provinces,
il existe tout autant des disparités scolaires entre les
garçons et les filles en défaveur de ces dernières.
L’émergence ne suppose-t-elle pas que tous les fils et
filles de la RDC puissent participer de manière efficiente
à l’essor de leur nation par le travail ? Dans ces
circonstances, il devient impérieux que l’on assure une
justice distributive en matière d’éducation, laquelle justice
peut se traduire sous trois formes principales : l’égalité des
chances, l’égalité de traitement et l’égalité des acquis. Il s’agit, pour
l’école de la RDC, d’éviter d’accroître les inégalités
d’origine naturelle et/ou sociale qui s’observe entre les
élèves. Cette éthique égalitaire consiste non seulement en
10


la volonté d’offrir à tous les enfants un même
enseignement, mais aussi de apporter un supplément
d’attention en faveur de ceux des enfants qui éprouvent
les difficultés d’apprentissage les plus importantes.
Le second défi est celui de la faible efficacité interne et
externe. D’abord, sur le plan quantitatif, la plupart des
élèves ne parviennent pas au bout de leur cycle d’études
et ceux qui y parviennent occasionne des dépenses
supplémentaires à cause d’une forte déperdition scolaire
due aux taux élevés de redoublement et d’abandon. Il en
résulte que le coût de formation par élève s’accroît
ostensiblement au fil des années. Ensuite, les élèves qui
terminent l’école primaire font montre de faible degré de
maîtrise des objectifs d’apprentissage dans la plupart des
disciplines fondamentales telles que la lecture, l’écriture,
le calcul, la résolution des problèmes de la vie courante…
Enfin, rares sont les diplômés de l’école de la RDC qui se
confirment dans la vie professionnelle. La plupart des
diplômés de notre école ne font pas montre d’une bonne
maîtrise des compétences transmises à l’école, ce qui ne le
rend utiles ni à eux-mêmes, ni à la société congolaise à
l’essor duquel ils ne peuvent donc pas contribuer de
manière substantielle.
L’efficacité demandée à l’école par la société
congolaise est donc la condition de sa validation. Il n’est
pas uniquement une question ayant trait aux restrictions
du budget public, mais bien plutôt d’une exigence des
redditions de comptes dans la gestion de la chose
publique. N’est-ce pas que les décideurs politiques
souhaitent disposer d’informations précises, objectives et
fondées afin d’orienter et justifier leurs engagements ?
Aussi, dans le contexte de l’école de la RDC où une part
non négligeable des financements de l’éducation
proviennent des ménages, les parents d’élèves deviennent
11


plus exigeants et demandent une meilleure transparence
du système.
Bref, la quête de l’universalisation de scolarisation doit
s’accompagner de la recherche de la qualité car une
éducation qui ne promeut pas l’économie, la société, ou
qui ne contribue pas à l’épanouissement de l’individu est
une éducation défaillante. Procéder autrement ne serait
que du gaspillage de ressources importantes et ne ferait
que compromettre le développement du pays.

L’ambition de cet ouvrage est de proposer des recettes
théoriques qui pourraient conduire à des améliorations de
la qualité de l’éducation offerte par notre école à travers
une mobilisation accrue des ressources financières en
faveur de l’école et une gestion saine et de proximité de
ces ressources, ce qui déboucherait sur l’élimination sinon
la réduction des disparités constatées entre les provinces
voire les catégories des élèves.











12


PREMIER CHAPITRE
INEGALITES DES CHANCES FACE A LA
SCOLARISATION EN REPUBLIQUE
DEMOCRATIQUE DU CONGO

L’objet de ce chapitre est de décrire et comparer les
disparités scolaires entre les différentes provinces de la RDC,
selon le genre et les niveaux d’enseignement pré-primaire,
primaire et secondaire à partir des statistiques scolaires de
l’année scolaire 2008-2009 produites par la Cellule technique
des statistiques du Ministère de l’Enseignement Primaire,
Secondaire et Professionnel.

L’approche descriptive permet de dégager la situation de
la scolarisation dans les différentes provinces en fonction des
variables retenues. Pour décrire les disparités scolaires entre
les provinces de la RDC, nous avons calculé quelques
indicateurs relatifs à l’expansion du système, au
fonctionnement et aux ressources matérielles et humaines tel
que préconisé par Carron et Châu (cités par Katako, 1987).
L’approche comparative, quant à elle, permet de cerner
l’ampleur des disparités scolaires entre les différentes
provinces aux fins de faire ressortir le caractère sélectif de
notre système éducatif et de repérer les goulots
d’étranglement. A cet effet, nous avons calculé la moyenne,
l’écart type et le coefficient de variation.









13


1.1. Disparités scolaires entre les provinces

1.1.1. Disparités scolaires au niveau pré-primaire

1.1.1.1. Ecoles et classes organisées

Pour l’ensemble du pays, on dénombre 3311 écoles
maternelles dans lesquelles 9456 classes ont été organisées au
cours de l’année scolaire 2008-2009. Le Maniema occupe la
dernière position avec une légère augmentation, soit 1,4 %
d’écoles maternelles organisées. On enregistre un taux élevé
des écoles maternelles dans la Ville-Province de Kinshasa,
soit 45,5 %.

Tableau 1.1 : Pourcentage d’écoles et de classes et taille d’école
au niveau pré-primaire par province
Province % d’écoles % des classes Taille
Kinshasa 45,5 44,0 2,7
Bas-Congo 5,2 5,4 2,9
Bandundu 6,6 7,0
Equateur 7,38,53,3
Orientale 4,6 4,72,9
Nord-Kivu 4,0 4,2
Sud-Kivu 3,5 3,12,5
Maniema 1,4 1,4 2,9
Kasaï-Oriental 8,2 7,12,4
Kasaï-Occidental 3,1 2,8 2,5
Katanga 10,5 1,7 3,1
RDC 100,0 100,0 2,8

En outre, comme l’indique le tableau 1.2, les provinces de
l’Est (Equateur, Orientale, Nord-Kivu, Sud-Kivu et
Maniema) ont organisées 20,8% d’écoles, soit 689 écoles
maternelles contre 79,2% d’écoles, soit 2622 écoles pour les
provinces de l’Ouest. En outre, les disparités relatives au
nombre d’écoles organisées s’accroissent en faveur du bloc
14


Ouest comme le montre l’augmentation du coefficient de
variation de 0,51 à 0,20 lorsque l’on passe de l’Est vers
l’Ouest.
Tableau 1.2 : Dispersion des écoles au niveau pré-primaire
Provinces de Provinces de
Indicateurs l’Est l’Ouest
Pourcentage moyen 20,8 79,2
Maximum 7,3 45,5
Minimum 1,4 1,4
Ecart type 2,1 16,0
Coefficient de variation 0,51 0,20

Comme pour le nombre d’écoles, Kinshasa vient en
première position avec 44 %, soit 2 sur 5 se trouvent
concentrées à Kinshasa, alors que le Maniema ne compte
que 1,4 %. La figure que voici permet une bonne
visualisation de cette situation :


Figure 1.1 : Proportion de classes maternelles par province

15


En examinant la répartition des écoles entre les provinces
de l’Est et de l’Ouest, nous notons que les provinces de
l’Est ont organisées 2074 classes, soit 21,9%, tandis que les
provinces de l’Ouest ont organisées 7382 classes, soit 78,1 %
de classes. Les disparités constatées s’accroissent quand on
passe des provinces de l’Ouest à celles de l’Est comme
attesté par l’augmentation du coefficient de variation qui
bascule de 0,11 à 0,20.

Tableau 1.3 : Dispersion des classes au niveau pré-primaire
Provinces de Provinces de
Indicateurs l’Est l’Ouest
Pourcentage moyen 21,9 78,1
Maximum 8,5 44
Minimum 1,4 1,7
Ecart type 2,6 16,1
Coefficient de variation 0,11 0,20

En outre, en calculant la taille d’école qui n’est rien
d’autre que le rapport entre le nombre de classes et le
nombre d’écoles, c’est-à-dire la moyenne du nombre de
classes que comporte chaque école, il apparaît que la
moyenne de classes par école est de 3 pour l’ensemble du
pays et par province. Le poids des écoles maternelles par
province peut être visualisé dans la figure ci-dessous :









16


















Figure 1.2 : Poids des écoles maternelles par province

Par ailleurs, les provinces de l’Est présentent une taille de
l’école (3 classes par école) quasi identique à celle des
provinces de l’Ouest (2,8 classes par école). Aussi les
disparités relatives à cet indicateur stagnent lorsqu’on passe
de l’Est à l’Ouest tel que l’atteste le coefficient de variation
qui passe de 0,06 à 0,07.

Tableau 1.4 : Dispersion de la taille d’école au niveau pré-
primaire
Provinces de Provinces de
Indicateurs l’Est l’Ouest
Taille moyenne 3,0 2,8
Maximum 3,3 3,1
Minimum 2,5 2,4
Ecart type 0,2 0,2
Coefficient de variation 0,06 0,07
17


1.1.1.2. Enfants inscrits

Des disparités énormes sont enregistrées dans la
répartition des enfants inscrits entre les provinces. Alors
que Kinshasa compte environ 39,7 % d’enfants, le Maniema,
le Sud-Kivu et le Kasaï-Occidental totalisent ensemble à
peine 8 %. L’avance de Kinshasa s’expliquerait par l’intérêt
que manifestent la plupart de parents de cette mégalopole
pour l’enseignement maternel qui prépare mieux à
l’enseignement primaire.

Tableau 1.5 : Pourcentage des inscrits et Taux brut
d’admission au niveau pré-primaire
% des inscrits TBA
Kinshasa 39,7 12,7
Bas-Congo 4,6 3,2
Bandundu 6,9 2,5
Equateur 8,6 3,7
Orientale 4,3 2,2
Nord-Kivu 4,9 1,1
Sud-Kivu 3,8 1,6
Maniema 1,4 1,8
Kasaï-Oriental 7,3 3,2
Kasaï-Occidental 2,6 0,9
Katanga 15,9 7,7
RDC 100,0 3,8

La figure 1.3 permet de visualiser la distribution des
enfants inscrits à l’école maternelle au cours de l’année
scolaire 2008-2009 par province :

18




Figure 1.3 : Distribution des enfants inscrits au niveau pré-
primaire par province
Les provinces de l’Est, pourtant les plus prolifiques de la
RDC, ont inscrits moins d’enfants au niveau pré-primaire
que les provinces de l’Ouest. En effet, les écoles maternelles
des provinces de l’Est ont inscrits 53846 enfants, soit 21,6%
contre 195480 enfants, soit 78,4% qui ont été inscrits dans
les écoles des provinces de l’Ouest. Les disparités se
renforcent lorsqu’on passe des provinces de l’Est à celles de
l’Ouest avec le coefficient de variation qui augmente de 0,12
à 0,17.










19


Tableau 1.6 : Dispersion des enfants inscrits au niveau pré-
primaire
Provinces de Provinces de
Indicateurs l’Est l’Ouest
Pourcentage moyen 21,6 78,4
Maximum 8,6 39,7
Minimum 1,4 2,6
Ecart type 2,6 13,9
Coefficient de variation 0,12 0,17

La scolarisation au pré-primaire reste toujours très limitée
au niveau national. En 2008-2009, parmi les enfants dont
l’âge varie entre 3 et 5, seulement 3,8% ont fréquenté les
écoles maternelles tels que repris dans le tableau ci-dessus.
Au niveau des provinces, la ville de Kinshasa enregistre le
taux le plus élevé 12,7 %. Le niveau de scolarisation dans la
ville de Kinshasa serait la conséquence de la forte
concentration des écoles maternelles dans cette ville comme
l’atteste la figure 1.4 :

Figure 1.4 : Taux brut d’admission au niveau pré-primaire
par province
20


En considérant les disparités relatives au taux brut
d’admission, il apparaît que celles-ci se renforcent lorsqu’on
passe des provinces de l’Est à celles de l’Ouest car le
coefficient de variation passe de 0,45 à 0,8.

Tableau 1.7 : Dispersion du taux brut d’admission au niveau
pré-primaire
Provinces de Provinces de
Indicateurs l’Est l’Ouest
Taux moyen 2,0 5,0
Maximum 3,7 12,7
Minimum 1,1 0,9
Ecart type 0,9 4,3
Coefficient de variation 0,45 0,8

1.1.1.3. Educateurs

Pour l’encadrement des enfants, l’on a dénombre 10.139
éducateurs au cours de l’année scolaire 2008-2009. Il existe
de fortes disparités entre provinces. Ainsi, la Ville-Province
de Kinshasa compte 42,1 % d’éducateurs contre 1,4 % au
Maniema comme on peut le lire dans le tableau ci-dessous :












21


Tableau 1.8 : Répartition des éducateurs au niveau pré-
primaire par province
Provinces Educateurs Pourcentage
Kinshasa 4266 42,1
Bas-Congo 458 4,5
Bandundu 964 9,5
Equateur 851 8,4
Orientale 470 4,6
Nord-Kivu 469 4,6
Sud-Kivu 318 3,1
Maniema 146 1,4
Kasaï-Oriental 706 7,0
Kasaï-Occidental 248 2,4
Katanga 1243 12,3
RDC 10139 100,0

La supériorité de Kinshasa tient au nombre important
d’écoles maternelles qui y sont organisées. Cela est visualisé
dans la figure que voici :















Figure 1.5 : Répartition des éducateurs au niveau pré-
primaire par province
22


Autant les provinces de l’Est organisent peu d’écoles et
des classes et inscrits moins d’enfants au niveau pré-primaire
que les provinces de l’Ouest, autant elles emploient peu
d’éducateurs. En effet, les écoles maternelles des provinces
de l’Est emploient 2254 unités, soit 22,2 % d’éducateurs,
tandis que les écoles des provinces de l’Ouest ont employées
7885 unités, soit 77,8 %. Comme on peut le lire dans le
tableau ci-dessous, les disparités constatées se renforcent
quand on passe de l’Est à l’Ouest tel qu’attesté par le
coefficient de variation qui passe de 0,11 à 0,18 de l’Est à
l’Ouest.

Tableau 1.9 : Dispersion des éducateurs au niveau pré-
primaire
Indicateurs Provinces de Provinces de
l’Est l’Ouest
Taux moyen 22,2 77,8
Maximum 8,4 42,1
Minimum 1,4 2,4
Ecart type 2,5 14,6
Coefficient de variation 0,11 0,18


1.1.1.4. Educateurs par qualification

En examinant la qualification des éducateurs, il s’observe
que dans l’ensemble du pays, qu’un peu plus d’un cinquième
d’éducateurs, soit 22,6 % ont la spécialisation en
enseignement maternel. Le tableau 1.10 illustre bien cette
situation qui peut s’expliquer en grande partie par
l’insuffisance des écoles de formation des éducateurs
maternelles à travers le pays :


23