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16 ans ou presque, torture absolue

De
272 pages
Aïe, l'été commence mal! Jess, qui devait passer les vacances avec son chéri, est embarquée par sa mère pour une tournée des châteaux d'Angleterre! L'enfer. Les textos, c'est bien, mais quand on est rongée par la jalousie, quelle torture! Quant à son père, Jess se fait une joie de le revoir à l'issue du voyage, mais pourquoi semble-t-il si mal à l'aise? Ça sent la révélation du siècle...
Une nouvelle tranche de vie de Jess Jordan, l'héroïne qui transforme les tracas de l'adolescence en éclats de rire.
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Sue Lîmb
16 ans ou presque, torture absolue
Traduit de l’anglais par Laetitia Devaux
Gallimard
Tître orîgîna :Girl Nearly 16, Absolute Torture Édîtîon orîgînae pubîée en Grande-Bretagne par Boomsbury Pubîshîng Pc, Londres, 2005 © Sue Lîmb, 2005, pour e texte © Gaîmard Jeunesse, 2006, pour a traductîon françaîse © Gaîmard Jeunesse, 2014, pour a présente édîtîon
Pour Nancy Napper Canter
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– Oh non, tout maîs pas ça! Jess tenta en vaîn de rattraper cette paroe maheureuse. Sa mère fronçaît déjà es sour-cîs. – Qu’est-ce qu’î y a, ma chérîe ? Maîs c’est ce que tu vouaîs depuîs sî ongtemps ! Aer rendre vîsîte à ton papa à Saînt-Ives ! Je uî aî annoncé notre vîsîte hîer soîr et î t’attend avec împatîence! I y aura e soeî, a mer, de ’art et des gaces ! Et tous ces îeux întéressants à vîsî-ter sur e chemîn des Cornouaîes. Ça va être des vacances magnîiques. Maîs pour ’amour du cîe, Jess, qu’est-ce quî te prend? Jess ne pouvaît pas e dîre à sa mère. Aussî facîe que d’aer faîre des courses toute nue au supermarché. Ces merveîeuses vacances sur-prîse aaîent gâcher toute sa vîe. Jess sentît son mora fondre en pîqué jusqu’au tapîs, où î s’écrasa. Et î resta à, aussî réactîf qu’un chîen cancéreux en phase termînae. En pus de ça, ee devaît jouer a ie ravîe.
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– Rîen, rîen, maman. J’aî un peu ma à a tête, c’est tout. Mercî, c’est génîa ! On part quand ? dît Jess, vouant magré tout însufler un peu d’enthousîasme dans sa voîx. Autant essayer d’enier un jean taîe 36. – Après-demaîn ! répondît sa mère avec e sourîre ravî d’un bourreau. Tôt, pour évîter es embouteîages et avoîr e temps d’admîrer e paysage. Oh, je suîs sî contente ! Ça va être merveîeux ! La mère de Jess aîssa lotter un regard exta-tîque en dîrectîon de a fenêtre, à croîre qu’un ange venaît de se poser sur e toît du supermar-ché voîsîn. – On va voîr de vîeîes abbayes! Des leurs sauvages ! Des tombeaux de ’âge du bronze! Parfoîs, Jess se dîsaît que sa mère étaît vraî-ment foe. Peut-être que sî ses parents ne s’étaîent pas séparés, sa mère auraît gardé toute sa tête. Quoîque… Aez savoîr. Son père uî aussî étaît du genre bîzarre. – Monte préparer ton sac, î ne te reste que vîngt-quatre heures ! ança sa mère en se précî-pîtant dans sa propre chambre, sans doute pour aer chercherFossiles extraordinaires et autres failles ouL’Incroyable Vie sexuelle de l’oursin des mers du Sud. Vîngt-quatre heures ! Ça ne aîssaît guère à Jess e temps de préparer un pan de sauvetage. Un jour à peîne pour mettre in à cette débîe
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îdée de vacances. Tomber gravement maade en vîngt-quatre heures ? Saboter a voîture ? Décencher, avec mout précautîons, bîen sûr, un petît încendîe dans a maîson? Seue soutîon : Fred. Luî, î auraît une îdée. Is pourraîent s’enfuîr tous es deux. Quoîque sans argent… Jusqu’au fond du jardîn, peut-être. L’herbe n’étaît pas tondue, à-bas. Et î y avaît un grand arbre. Is pourraîent s’înstaer dans ses branches. Vîvre comme Jane et Tar-zan, es musces et es îanes en moîns. Fred ! Jess vouut uî envoyer aussîtôt un SMS et se précîpîta dans sa chambre, maîs oh! sort crue, son portabe demeura întrouvabe. La chambre crouaît sous es vêtements, es CD, es îvres et es papîers de bonbons, à croîre qu’un chat sauvage étaît passé par à. Jess soueva e bazar queques înstants, puîs décîda qu’ee auraît aussî vîte faît de se rendre chez Fred. I y avaît de grandes chances qu’î y soît. Depuîs queque temps, î a prévenaît presque toujours quand î sortaît. Avant de partîr, ee vérîia son apparence dans a petîte gace au-dessus de ’évîer quî per-mettaît de mîeux observer ses yeux cernés quand on faîsaît a vaîssee. Au secours, ses sourcîs! Même un orang-outan n’avaît pas des sourcîs aussî broussaîeux ! Tant pîs. Ce n’étaît pas e moment. Jess vou-ut prendre une canette de Coca dans e frîgo.
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Non, î vaaît mîeux s’en tenîr à ’eau pate. Fred et ee avaîent beau être întîmes, îs n’en étaîent pas encore au stade des gaz. C’étaît pus raîsonnabe que eurs jeans respectîfs restent sîencîeux en présence ’un de ’autre. Ee but gouûment un verre d’eau en se regardant dans e mîroîr. On auraît dît un ser-pent quî engoutîssaît une famîe de gerbîes. Pas très ragoûtant. – Jess, as-tu vu mon dentîer ? s’éeva derrîère ee une voîx spectrae. Pourtant, ce n’étaît pas un fantôme. Juste sa grand-mère. En réaîté, ee avaît dît : « Jeff, as-tu fu mon dentîer ? » Parce que sans son dentîer, ee étaît încapabe de prononcer es «s » et es «v». Du coup, Jess devenaît Jeff. C’étaît un tout petît peu însup-portabe. Jess vouaît bîen changer de sexe, maîs quîtte à devenîr un garçon, ee tenaît à s’appe-er Brad, pas Jeff. – Tu as cherché sous ton oreîer ? demanda Jess. Au bout de queques secondes dans a chambre de sa grand-mère, Jess avaît remîs a maîn sur e dentîer. – Jeff, tu es formîdabe avec es objets ferdus, dît sa mamy. Tu defraîs travaîer aux bagages égarés à ’aéroport, pus tard. – Non, mamy, tu ne te souvîens pas? Je t’aî déjà expîqué que je veux devenîr comîque, rétorqua Jess. Ce n’est pas aussî gorîeux que
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