Contes de la forêt

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Il était une fois un jeune chevalier qui vivait tout près de la forêt de Brocéliande. Il rêvait depuis l’enfance de rencontrer l’enchanteur Merlin. Il décida donc un jour de sillonner ce lieu magique dans l’espoir de l’apercevoir. Récemment adoubé, il lui fallait faire ses preuves en tant que chevalier errant. Si Merlin daignait le prendre sous son aile, comme il l’avait fait pour Arthur jadis, son avenir serait assuré et il connaîtrait lui aussi la gloire et les honneurs.
Par un beau matin ensoleillé, il pénétra dans le bois touffu, le cœur plein d’attente. Au bout d’un moment il rencontra une vieille femme qui ramassait du petit bois. Elle se redressa en entendant le pas du cheval.

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Date de parution 31 juillet 2016
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Langue Français

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Les sortilèges de la Forêt de Brocéliande
Il était une fois un jeune chevalier qui vivait tout près de la forêt de Brocéliande. Il rêvaitdepuis l’enfancede rencontrerl’enchanteur Merlin. Il décida donc un jour de sillonner ce lieu magique dans l’espoir de l’apercevoir. Récemment lui fallaitadoubé, il faire ses preuves en tant que chevalier errant. Si Merlin daignait le prendre sous son aile, comme il l’avait fait pour Arthur jadis, son avenir serait assuré et il connaîtrait lui aussi la gloire et les honneurs.
Par un beau matin ensoleillé, il pénétra dans le bois touffu, le cœur plein d’attente. Au bout d’un momentramassait du petit, il rencontra femme qui une vieille bois. Elle se redressa en entendant le pas du cheval.
- Gentil chevalier, pourrais-tu m’aider à porter ce fagot jusqu’à ma pauvre masureans et je suis fatiguée.plus vingt ? Je n’ai
Robin n’hésita pas. Il descendit de sa moses bras le tas denture et prit dans branches qui pesait son poids.
- Il est bien lourd en effet, dit-il étonné.
- Merci, mon enfant.
-de chevalier C’est mon devoir qui en d’aider ceux ont besoin, reprit Robin humblement.
Intérieurement il se disaitqu’il aurait préféré secourir une belle demoiselle en détresse mais il n’en laissa rien paraître. Il prenait très à cœur son rôle de chevalier. Il chemina donc patiemment aux côtés de la vieille femme, tout en tenant les rênes de son destrier.
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Soudain celui-ci se cabra sans raison apparente. Bousculant son maître, surpris, déséquilibré et incapable de le retenirdevant lui.s’enfuit droit , il Robin se retrouva bien dépité sans sa monture. Qu’est-chevalce qu’un chevalier sans son  ?
- Flamboyant, reviens ici tout de suite, cria-t-il en vain.
- Ton destrier est bien capricieux, dit la vieille femme avec un sourire espiègle.
-C’esainsise conduit t la première fois qu’il ce qui a bien pu. Je me demande l’effrayer.
Robin était penaud. Il se sentait un peule maîtriser.pas su ridicule de n’avoir Cette femme ne devait pas avoir une très haute opinion de lui après une telle bévue et cela le mettait un peu mal à l’aise. Mais après tout, c’était pour rendre service qu’il s’était mis dans cette situation. Il se consola comme il le put et poursuivit sa route à ses côtés.
- Avec un nom pareil, reprit la femme sur un ton amusé, il doitn’en faire qu’à sa tête. Il reviendra sous peu, j’en suis persuadée.
Le jeune chevalier la regarda avec étonnement. Comment une vieille femme pouvait-elle s’y connaître en chevauxplus d’attention. Etait? Il l’observa avec -elle ce qu’elle paraissait êtrecommençait à en douter.? Il La forêt de Brocéliande n’était-elle pas celle de tous les sortilèges ? Comment savoir à qui on avait réellement affaire ? Il valait mieux rester sur ses gardes.
Ils progressaient de concert depuis un bon moment lorsqu’ils parvinrent dans une clairière où se trouvait une minuscule cahute.
- Pose ce fagot à côté de la porte et entre te reposer un instant, lui dit -elle d’une voix très douce et mélodieuse, étonnante chez une personne si âgée.
Robin hésita pendant une fraction de seconde mais il lui sembla qu’une force le poussait malgré lui à l’intérieur. Quelle ne fut pas sa surprise quand il pénétra dans une pièce immense, luxueusement meublée ! Comment était-ce possible ? Comment une si petite cabane pouvait-elle contenir une salle si vaste ? Ebloui, il regarda tout autour de lui. De superbes tapisseries recouvraient les hauts murs, une agréable chaleur se
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dégageait d’où rougeoyune grande cheminée aient des flammes léchant l’âtre avec gourmandise. Une longue table était recouverte de mets appétissants que des flambeaux éclairaient comme pour les rendre encore plus désirables : paons en gelée, faisans, pâtés d’anguilles, carpes grillées et mille autres délicesexcitaient ses sens.
- Où suis-je ? murmura-t-il. Qui vit céans ?
Fasciné par le décor, il en avait presque oublié son hôtesse. Il la chercha des yeux mais elle n’était plus là. Il était seul. Une douce musiquemaisréjouissait son âme il n’y avait point de musiciens. Il se sentait merveilleusement bien, le cœur léger.
- Suis-je au paradis ?
Il s’approcha de la table pour se servir, comme on semblait l’y inviter, mais une crainte soudaine le retint. Peut-être était-ce un piège ! Il fit le tour de la salle, en cherchant l’issue,avait aucune. Désorienté, il ne savait mais il n’y en plus par où il était entré. Une porte devait bien se trouver derrière une tapisserie ! Mais laquelle ?
Son sentiment de bien-être commençait à se transformer en malaise. Etait-il prisonnier de cette prison dorée ? Que voulait-on de lui ?
Il se mit à crier :
- Ohé ! Y-a-t-il quelqu’un ?
Mais nul ne répondit.
Il souleva les tapisseries, sonda les murs. En vain. Il lui fallut se rendre à l’évidence. Il était bel et bien prisonnier en ces lieux. L’angoisse le saisit alors. Certes, il était en quête d’aventures pour mettre à l’épreuve sa force etnesa bravoure. Mais il voyait pas comment faire preuve de vaillance sans adversaire à qui se confronter. Manifestement, ici, c’était plus son intelligence que ses qualités de combattant qu’on voulait éprouver.
Il se ressaisit et se mit à réfléchir. Il avait de toute évidence affaire à un sortilège. Il devait donc user de toute sa perspicacité pour le déjouer. Il ferma les yeux et se
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concentra. Il s’imagina dans la forêt avant sa rencontre avec la vieille femme. Un vertige le saisit et il perdit l’équilibre.
Il ouvrit les yeux et se retrouva … sur son cheval, à deux doigts d’être désarçonné par l’animal surpris. Il n’y avait ni vieille femme ni masure, rien que des arbres à perte de vue.
-J’ai dû m’assoupir un instant et rêver, se dit-il, rassuré.
Pourtant la vision de cette demeure étrange ne le quitta plus. Il eut beau se secouer, se morigéner, rien n’y fit. Il ne parvenait pas à oublier son rêve. Ou était-ce un cauchemar? Il l’ignorait.
moi.
- Il y a une bonne nouvelle dans tout ça, se dit-il. Flamboyant est toujours avec
Car dans son rêve, une des choses qui l’avaient le plus perturbé était d’avoir perdu son fidèle destrier.Il l’avait la main reçu de de son parrain le jour de son adoubement et leur accord avait été parfait dès la première monte. Ce che val était fait pour lui, il n’en doutait point.Il ne trouverait pas sa pareille.
Tous deux poursuivirent leur route dans la forêt quand soudain un chevalier tout de noir vêtu surgit de nulle part et lança un défi à Robin.
- Ton cheval contre ta vie, hurla le chevalier noir.
-Jamais tu Robin avec aplomb.n’auras Flamboyant, répondit
-tout de même ton destrier, reprit le chevalier noirDans ce cas, meurs et j’aurai dans un éclat de rire sardonique.
-N’y compte pas!
Les deux adversaires se faisaient face, se défiant du regard. Le chevalier noir dépassait Robin d’une bonne tête. C’était un colosse impressionnant mais Robin ne se laissa pas démonter. Il avait bien l’intention de défendre chèrement sa vie et de garder son fidèle Flamboyant. Il était enfin coSon cœurnfronté à un adversaire digne de lui. battait à tout rompre.
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