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Déprime totale

De
213 pages
Hé, je m’appelle Lola, j’ai 15 ans et je suis raide dingue d’un gars de mon école, Nathan. Tout se complique le jour où son groupe de musique appelé les Rock Boys cherche UN guitariste. Pour comprendre mon histoire, il faut déjà savoir que je me débrouille pas mal à la guitare, mais petit problème, qui est trop important, c’est que comme son nom l’indique le groupe est uniquement composé de garçons.
À part ça, je suis une jeune fille comme les autres, accro du chocolat (dont j’essaie en vain de me désintoxiquer afin de me débarrasser des deux kilos en trop qui me prennent la tête… et les hanches) accro de mon portable, des jeux vidéo comme Clash of Clans et de la recherche de Pokémon.
J’ai la fâcheuse habitude de tout remettre à demain en particulier le ménage et les devoirs. J’ai genre
deux mégadéfauts: j’oublie tout partout et je suis grave maladroite… Non, mais genre vraiment maladroite et j’essaie aussi de m’évertuer à répondre à cette question légendaire: À quoi peut bien servir la mathématique?
Je suis le plus souvent possible avec ma best Pénélope, Penny pour les intimes. Je l’adore, elle commence une carrière pour le moins mouvementée de YouTubeuse. Et bien sûr, ma couz Emma qui dit tout ce qu’elle pense et qui est du genre direct, non mais genre vraiment direct, et je l’adore aussi.
Oh là là! J’allais oublier de te parler de mon petit chérinou, mon hamster insomniaque. Ben voilà, il s’appelle Mimi et il est carrément insomniaque et je peux te dire que ça me prend trop la tête même si lui aussi je l’adore.
Viens découvrir mon aventure, je peux t’assurer que tu vas bien t’éclater.
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Copyright © 2017 Élodie Loisel
Copyright © 2017 Éditions AdA Inc.
Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le
cas d’une critique littéraire.
Éditeur : François Doucet
Révision linguistique : Féminin pluriel
Correction d’épreuves : Émilie Leroux, Nancy Coulombe
Co-Auteure : Corinne Loisel
Illustration de la couverture : Émmanuel Navarro
Illustrations intérieures : Vexels.com
Conception de la couverture : Amélie Bourbonnais Sureault
Mise en pages : Amélie Bourbonnais Sureault
ISBN papier 978-2-89767-927-9
ISBN PDF numérique 978-2-89767-928-6
ISBN ePub 978-2-89767-929-3
Première impression : 2017
Dépôt légal : 2017
Bibliothèque et Archives nationales du Québec
Bibliothèque et Archives Canada
Éditions AdA Inc.
1385, boul. Lionel-Boulet
Varennes (Québec) J3X 1P7, Canada
Téléphone : 450 929-0296
Télécopieur : 450 929-0220
www.ada-inc.com
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Diffusion
Canada : Éditions AdA Inc.
France : D.G. Diffusion
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Suisse : Transat — 23.42.77.40
Belgique : D.G. Diffusion — 05.61.00.09.99
Imprimé au Canada
Participation de la SODEC.
Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) pour nos activités d’édition.
Gouvernement du Québec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres — Gestion SODEC.
Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada
Loisel, Élodie,
1984Lola Rock
Sommaire : t. 1. Déprime totale.
Pour les jeunes de 12 ans et plus.
ISBN 978-2-89767-927-9 (vol. 1)
I. Loisel, Élodie, 1984- . Déprime totale. II. Titre.
PZ23.L6435Lo 2017 j843'.92 C2017-940269-2
Conversion au format ePub par:
www.laburbain.comA V E R T I S S E M E N T
ATTENTION ! Dans ce livre, certaines scènes peuvent choquer la
sensibilité de vos parents.
Gardez-le précieusement, il ne doit en aucun cas tomber entre leurs
mains ou PIRE entre les mains d’un garçon... (Même celles de votre
petit frère.)
Ce livre est une chaîne qui relie toutes les filles entre elles. Un
cumul d’informations vous sera donné pour enfin connaître le
secret :
« COMMENT SURVIVRE QUAND ON A 15 ANS. »Petite note de l’auteure aux lectrices
Moi aussi, un jour, j’ai eu 15 ans. J’ai toujours ma Penny à mes côtés, qui s’appelle
Gaëlle, et mon Emma qui est dans la vraie vie la Kat nationale.
J’ai aussi rencontré un beau Nathan qui s’appelle en réalité Xavier.
À 15 ans, j’ai souvent été en déprime totale, mais en même temps, je suis sortie, j’ai
dansé, j’ai rêvé, je me suis tellement amusée maintenant quand j’y repense, c’était
de super années ! Pourtant, quand j’y étais, c’était l’horreur ! J’avais l’impression
que seules ma BFF et mes cousines pouvaient me comprendre.
Durant cette période, j’aurais bien aimé lire un livre où j’aurais pu être l’ombre d’un
instant cette héroïne qui me ressemble, qui nous ressemble, car nous avons
chacune dans notre cœur une petite Lola incomprise.
Je dédie ce livre à toutes les jeunes adolescentes et en particulier à Léa-Rose.
N’oubliez jamais, les filles, que c’est un moment génial à vivre et qui finalement
n’est pas si pire. Lola ou Lolinette pour les intimes :
Age : 14 ans ¾
Qualités : Attachante, drôle, sait prononcer sans zozoter « les chaussettes de l’archiduchesse
sont-elles sèches, archi sèches »(avoue que tu viens d’essayer).
Défauts : Perd toujours ses clefs, est nulle en mathématiques.
Porte-bonheurs : Son téléphone portable et son hamster Mimi.
Temps libre : Passe la majorité de son temps sur Facebook pour regarder des vidéos drôles et
espionner la vie des autres. (Ça fait un peu trop style « j'ai pas de vie »)
Genre de film : Aime les films d'horreur, mais flippe trop après.
Anecdote : Pense, il n’y a pas si longtemps, que le verbe « croiver » existait réellement.
Talents particuliers : Passe une journée entière à regarder ses séries télévisées préférées
dans son pyjama licorne, joue très bien de la guitare.
Sport favori : Descend les escaliers seulement pour manger du Nutella.
Moyen de transport le plus souvent utilisé : Pratique le s k a t e b o a r d.Dimanche 28 août 2016
ULTRA MÉGA CONFIDENTIEL
Ne pas lire sous peine de morts affreuses... (Qui seront définies
à la suite de la lecture... prenez garde .)
Aujourd’hui, comme je change de vie, j’ai décidé d’avoir un
journal intime pour lui confier tous mes problèmes et mes
secrets. Bon, allez, hop ! c’est parti, je commence.
Alors voilà, je me présente, je m’appelle Lola, j’ai 15 ans (enfin,
presqu’à quelques semaines près, mais j’aime bien dire que j’ai
déjà 15 ans) et tout ce que je connaissais de ma vie, de ma
routine, de mes certitudes a basculé dans le côté obscur de la
force le jour où ma mère a trouvé un travail à Paris.
Je n’avais pas le choix, je devais coûte que coûte rester vivre
ici, c’est un coin paumé, ok, je vous l’accorde, c’est même un
endroit légèrement glauque, mais en même temps, c’est mon
coin à moi. Et la seule solution adéquate se prénomme Charles,
Charles Cleny, le père de mon père.
Bon, déjà faut que je me présente. Voici les mots employés par
les personnes qui m’entourent pour me caractériser : mes
copines disent de moi que je suis super sympa et assez drôle,
que j’ai toujours le mot pour délirer. Je pense avoir acquis une
réputation de bonne élève grâce à mes notes qui sont comme
vous ne pouvez pas vous en douter, mais que je vais vous dire
(je voudrais pas me la péter, mais bon...) mes notes sont donc
assez au-dessus de la moyenne.
Pourtant, ma mère pense que je suis trop étourdie. Mon
grandpère dit que je n’arrive pas à tenir plus de cinq secondesquelque chose dans les mains sans le faire tomber. Et puis,
c’est moi qui vous le dis, je passe la plupart de mon temps à
chercher ce que je viens juste de perdre : mes cahiers, mes
stylos, mon portable, et je ne vous parle même pas des clés de
la maison... bref, c’est ma vie...
Je sais pas pourquoi je parle comme à des inconnus étant
donné que je m’adresse à mon journal, mais je trouve que c’est
hyper bizarre de dire « Mon cher journal » et puis après tout,
comme on est intime depuis genre deux minutes, on peut se
dire « tu ».
Bon, je pense aussi que je suis un peu dérangée de la tête,
mais ça, personne n’ose me le dire ; pourtant, tout porte à croire
qu’ils le pensent vraiment, ma mère Karine, mon grand-père
Charles, ma best Pénélope ou Penny pour les intimes, et ma
couz de toujours, Emma.
Ce qu’il faut que tu saches en priorité, c’est que j’ai un grand
amour de toujours, et là, en ce moment même, je pense à lui.
Je suis dans ma chambre blottie dans mon lit, et pour avouer la
vérité vraie de la mort qui tue : je ne pense qu’à lui. Il hante mes
jours, mes nuits, et je ne sais pas si je dois me lever pour aller
le voir. Non, je dois me raisonner, il ne faut pas que j’y pense.
Dans sa cage, face à mon lit, il y a Mimi : mon hamster. Il est
insomniaque ou peut-être qu’il lui manque un grain comme moi !
Enfin bref, Mimi me contraint à rester éveillée durant de longues
heures, mais comme c’est mon chérinou, je ne lui en veux pas.
D’ailleurs, je l’adore.
Même si parfois, j’avoue, l’envie de le jeter par la fenêtre de ma
chambre, qui d’accord se trouve au rez-de-chaussée, me tente
bien, mais je ne peux m’y résoudre ! D’ailleurs, si tu pouvais le
voir, tu ne pourrais t’y résoudre non plus ! Il est tellement
mignon !
Non mais, je suis bizarre, mais pas cruelle. D’ailleurs, en cemoment, il me regarde, si je bouge ne serait-ce qu’un cil, il va se
ruer vers sa roue et tourner à l’intérieur, et alors... alors je ne
sais pas comment je vais faire pour dormir. Demain, je
déménage et je dois être en forme.
Puis, mon obsession me revient dans la tête comme un
boomerang, je ne fais que penser à lui, à mon grand amour,
c’est plus fort que moi, il faut que je me lève et que j’aille le voir.
Je suis obnubilée, il m’appelle, je l’entends presque de ma
chambre.
Ça y est, Mimi a compris, il a vu que j’étais réveillée. Il se
moque maintenant de mes heures de sommeil qui s’envolent. Il
se déplace tout dodu qu’il est dans sa cage et, c’est parti, le
rythme effréné de la roue me désespère. POURQUOI TANT DE
HAINE ? ? ?
Je ne crains plus d’être jugée par Mimi, alors je descends de
mon lit et je vais voir mon grand amour, à tout de suite, cher
journal (ah non, c’est vrai, j’avais dit que je ne ferais pas ça...).
Alors, à tout de suite, cher toi, cher vous, enfin, qui que tu sois.
*
Quelques minutes plus tard... (il fallait que je le note, je trouvais
ça trop drôle...)
*
1Bon, eh bien, ça y est, maman m’a prise en flag ,
heureusement que demain je déménage, autrement je pense
que j’aurais été punie d’être descendue en douce, de m’être
emparée d’une grosse cuillère à soupe et d’avoir mangé du
Nutella (car c’est lui mon grand amour, mon Nutella chéri qui
m’appelait, son goût me hante) au moins à cinq reprises... bon,
à six reprises pour ne pas mentir... C’est quand même débile de
se mentir à soi-même.J’aime pas quand elle me regarde comme ça, qu’elle me juge
avec son air amusé, et quand elle a allumé la lumière, j’ai eu si
peur que j’ai sursauté. Faut dire que j’ai du chocolat jusqu’au
front, alors c’est un peu la honte.
Dans 1 heure et 28 minutes, à minuit exactement, j’envoie un
message à Pénélope, car, tout à l’heure, c’est son anniversaire
ou sa fête comme elle dirait, car elle est Québécoise. Je veux
être la première à le lui souhaiter, elle va avoir 15 ans, et c’est
clair qu’à 15 ans, nous ne sommes plus des gamines ; moi, j’ai
encore un mois à attendre.
Ça fait maintenant cinq ans que nous nous connaissons, elle a
edéménagé en France quand nous étions en 6 année. Ses
parents sont divorcés, son père est resté au Canada et sa mère
a épousé un Français. L’heureux hasard a fait qu’il habitait dans
mon village.
M a best passe toutes ses vacances d’été chez son père à
Montréal et quand elle revient, elle a toujours un accent à
l’américaine. Elle emploie de drôles d’expressions que ses
cousins et cousines lui apprennent, et nous mettons une bonne
semaine pour nous comprendre, genre on rééquilibre notre
dialecte. C’est un gros méli-mélo de mots bizarres, on fait des
mixtes franco-québécois et à la fin, plus personne à part nous
ne comprend nos conversations. J’ai hâte de découvrir son best
of expressions « made in Quebec ».
D’ailleurs, petit mémo et énorme problème financier : faut que je
demande de l’argent à maman pour le cadeau de Penny parce
que là, j’ai plus de fric, j’ai dépensé mes dernières économies
pour mon skate. Et je pense que c’était judicieux, car il est top !
J’en avais marre d’avoir le vieux skate que mon oncle Mathieu
m’avait donné il y a style deux ans, et que lui avait depuis genre
la Seconde Guerre mondiale (non quand même j’exagère, il
n’est pas si vieux, ni mon oncle, ni le skate).Demain, je déménage chez le capitaine, ou le cap’s pour les
intimes, c’est comme ça que nous appelons mon grand-père,
car il est toujours très accro aux règles et épouvantablement à
cheval sur les principes ; d’ailleurs, en parlant de chevaux, le
bon côté des choses, c’est qu’il habite à côté, mais genre
vraiment collé à un centre équestre.
erMaman part pour Paris le 31 août, et le 1 septembre, c’est la
2rentrée. Je vais enfin passer au lycée et je ne sais pas
comment je vais m’en sortir.
Quand nous arrivons en dernière année au primaire et au
3collège , nous sommes les maîtres de la cour d’école, hauts
dignitaires des lieux, chefs incontestés et respectés de la place.
Nous dominons, nous régnons ! Et là, rebelote, faut tout
recommencer. De plus vieux, nous allons repasser les plus
jeunes, redevenir des novices et être confrontés à des mecs qui
ont déjà le permis de conduire. Je flippe grave.
Je ne change pas d’amis, mais le fait de changer
d’établissement me paralyse carrément. J’avais pris mes
repères au collège, je savais qu’en passant derrière la porte
vitrée du gymnase, ça nous permettait de nous rendre à la
cantine sans moisir dans la file d’attente et de gruger tout le
monde.
Non, mais attends une minute que j’y réfléchisse bien,
Pénélope a la jambe dans le plâtre, à nous la belle vie et le
passage à la cantine en prioritaire pendant quelques semaines
encore... YES !
Ah là là ! J’ai le sourire aux lèvres, et on dirait que Mimi
commence lui aussi à fatiguer. Encore une bonne petite heure à
patienter pour envoyer un message à ma best, je vais juste
fermer les yeux une minute...
*9 h 15
Maman est rentrée en trombe dans ma chambre, elle n’est pas
du matin, et nous sommes maintenant toutes les deux en
retard, le cap’s nous attend avec les cartons à 9 h piles et il est
déjà 9 h 15, et je suis encore en pyjama. Évidemment, je me
suis endormie et je n’ai pas envoyé le texto d’anniv à Penny, je
suis vraiment une copine affreuse, honte à moi pour toujours.
Oui, j’arrive... Elle crie de la salle de bain, je sais pas si c’est
parce que le temps est magnifique dehors, mais en tout cas, je
me sens super contente, je sais que ma chambre va me
manquer et que ma mère et ma maison aussi, mais c’est un
nouveau départ, et je suis prête... ça va être fénoménal,
phénnoménal (je sais pas comment ça s’écrit...) peut-être
comme ça phénomménale... Bref, je suis sûre que ma nouvelle
vie va déchirer trop !
1 Je me suis faite pincer par ma mère.
2 Quatrième année du secondaire au Québec.
3 Première année du secondaire au Québec.Lundi 29 août 2016 à 9 h 26
Textos avec ma b e s t
P e n n y L o l aMardi 30 août 2016
Téléphone portable
Emma COUSINE : 06 28 16 ** **
Emma : Hé, ma couz, comment ça va ? Pas trop les boules d’être chez le
capt’ain ?
Moi : Ça y est, j’ai vidé mon dernier carton.
Emma : C’est dommage, j’aurais trop aimé que tu viennes vivre à la maison.
Moi : Ça m’aurait fait changer de lycée, et puis mon grand-père a du caractère,
mais il est sympa quand même. Non, ça va aller.
Emma : Au pire, tu prends ton sac et tu débarques.
Moi : Attends, avant que j’oublie, ma mère veut savoir si c’était bien ta mère qui
passerait la prendre pour l’amener au train demain.
Emma : Qu’elles se démerdent entre elles, les deux frangines.
Moi : T’as l’air bien énervée.
Emma : Oui, c’est ma mère, elle veut pas que j’aille me faire percer la langue
avant la rentrée…
Moi : Tu m’étonnes ! T’as genre 14 ans, j’t’annonce direct, jamais tu vas réussir à
la convaincre…
Emma : J’irai le faire en cachette, faut juste que je prévoie le bon moment, car il
paraît que tu zozotes après, du coup, c’est sûr, elle va s’en rendre compte…
Moi : C’est sûr… Attends, faut que je te laisse, ma mère m’appelle, bizous.
Emma : À plus.Mercredi 31 août 2016
Maman
Actif sur Messenger
Maman : Alors, bien installée chez papy ?
Moi : Oui, mais faut absolument que tu lui dises un truc pour le ménage ; mardi,
c’est corvée…
Maman : HAHAHA !
Moi : Non mais genre tous les mardis, franchement maman, faut que tu fasses
quelque chose…
Maman : Tu es chez le cap’s, tu dois suivre ses…
Moi : Oui, je sais, je sais, je suis chez lui alors je me plie à ses règles… Et toi, tu
es bien installée à Paris ? Fais gaffe aux terroristes, évite de prendre le métro, je
stresse grave.
Maman : Ça va aller, l’installation est difficile, car l’appart de Joël est vraiment
petit, mais c’est sympa de sa part de m’avoir trouvé ce studio à prix réduit. Par
contre, tu me manques déjà.
Moi : Tu as commencé les visites ?
Maman : Non, premier jour demain, c’est un vrai défi. C’est une visite pour un
e 2jeune couple dans le 11 , un appart, attends la suite… 70 m , et tout le monde me
dit que c’est super grand, ça me change des villas de chez nous.
Moi : Mais c’est pas près des attentats ? Maman, tu fais attention, je flippe trop,
s’il t’arrive un truc, je veux pas me retrouver seule avec le cap’s le restant de mes
jours…
Maman : Non mais, ne fais pas cette tête-là, ne te fais pas de soucis, Lolinette, il
ne m’arrivera rien. Je vais te laisser, je t’aime fort, et surtout, ne te couche pas tard
pour prendre le rythme de l’école. Je te rappelle demain.
Moi : Moi aussi je t’aime fort, à demain. Ah, attends, papy ne veut pas que Mimi
dorme dans ma chambre, non mais là, c’est trop, il dit qu’il pue. Le choc des
cultures est trop intense, faut que tu me défendes.