En cachette

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79 pages
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La poésie n'est pas forcément abstraite. Ces poèmes peuvent être comparés à l'eau limpide d'un ruisseau qui coule sur des pierres et qui procure un sentiment d'apaisement tout en nous entraînant vers d'autres émotions personnelles au fil de leur lecture.

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EAN13 9782490637034
Langue Français

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En cachette
Catherine Desages
En cachette (Hommage à mon grand-père, Jean Villate)
©2018, N.O ISBN978-2-490637-03-04 Achevé d’imprimer en Août 2018 par TheBookEdition.com à Lille (Nord) Imprimé en France Dépôt légal :Août2018 12€ TTC www.leseditions-ethen.com
Préface « Mon grand-père est né en 1889 et il est décédé en 1976 à LIMOGES. Il avait une passion pour la terre et avait un imme nse respect pour tous ceux qui la travaillaient, mais il est resté un très grand intellectuel. Il avait fait ce que l'on appelait à l'ép oque « ses Humanités » et avait de nombreux autres diplô mes. Cependant, les évènements de la vie (les deux Guerres M ondiales, sa vie professionnelle) l'ont contraint à traverser la FRANCE du Nord au Sud. Il avait été décoré Officier de la Légion d'Honneur à titre militaire et il était très fier de cette distinction. C'était sa seule fierté. Il était sévère, mais juste et très généreux envers ses proches et tous ceux qui étaient en détresse. Très jeune, mon grand-père m'a « plongée dans la ma rmite de la lecture » et j'y étais très bien. Plus tard, il m'a fait « plonger dans une autre marmite, celle de l'écrit ». Souvent, il me répétait que l'on n'écrivait pas le français comme on le parlait. Heureusement, je l'ai toujours écouté. C'est grâce à lui que je suis passionnée par ma pro fession d'écrivain public (écrire toutes sortes de lettres) et de l'écrit (biographies, manuscrits de tous genres, etc...). En fait, en un mot comme en cent, je lui dois tout. Aujourd'hui, grand-père, je te dis publiquement : « M ERCI POUR TOUT CE QUE T U M 'AS APPORTE ET SURTOUT APPRIS ». J'aurai pour lui toujours une reconnaissance éternelle. Je précise pour ceux qui me liront que tous les poèmes ont été créés et écrits de la propre main de mon grand-père. Sa petite-fille » Catherine DESAGES
PREMIER BAISER Autour de moi c'est le fou rire Si je dis qu'un premier baiser, Dans le feu du cœur en délire, Avec ferveur doit se poser. Enfant né d'un tendre sourire, Il sait toujours nous embraser Et vers les sommets nous attire, Quand l'âme veut s'y reposer. Mais il sait aussi nous conduire Aux sables noirs du triste empire Où l'amour meurt à chaque pas. Si tu veux, à ta lèvre pure, Epargner l'ultime souillure, Prends garde au baiser du Judas.
DaNSES Danses lentes, danses rapides, Emportez dans vos tourbillons Les valseurs, aux regards cupides, Habitués des réveillons. Danses lentes, danses rapides, Dans votre grâce sans pudeur, Apprenez aux femmes candides A voir le tréfonds de leur cœur. Danses lentes, danses rapides, Unissez les couples ardents Vous êtes parfois bien perfides Et vous perdez les imprudents. Je ne jette pas l'anathème Faites tourner quand l'homme dort ! N'est-il point vrai que, s'il l'on aime, On peut valser jusqu'à la mort ?
AMITIÉ J'ai connu la douceur des liaisons faciles Fraîches comme un baiser de la brise du soir ; L'orfèvre de mon cœur en a fait un sautoir Dont tous les maillons d'or sont sculptés mais fragiles. L'âme, qui ne consent qu'aux esclaves débiles Le droit de peu donner et de tout recevoir, Est la seule qui puisse entretenir l'espoir De mon être altéré de sentiments fertiles. L'amitié restera la plus noble richesse Laissée à l'homme en proie à la grande tristesse De trop se souvenir d'un paradis perdu. Si l'amour et le sang ont leurs prérogatives, Je sais qu'un ami vrai, sans bassesses furtives, Rappelle un peu le temps du beau fruit défendu.
COR MEUM Mon cœur, quand seras-tu moins sensible au vacarme Que l'homme fait, sur terre, avant de s'endormir ? Entendras-tu toujours le bruit discret des larmes Tombant des yeux meurtris que tu voudrais guérir ? Le parfum de la fleur est une chose trop fragile Qui t'enivre pourtant comme un poison puissant, Et c'est bien le dernier qu'en ta prise d'argile, Tu voudras respirer sous les pieds des passants. Pour beaucoup d'entre nous la vie est sans mystère Et le pain et les jeux font leur enchantement ; Peux-tu leur reprocher de tromper leur misère Quand toi-même est troublé par leur contentement ? Oh ! Je puis l'avouer, parfois, dans ma colère, Je te voudrais moins faible et même un peu cruel, Mais je sais que le rêve où l'amour m'exaspère S'achèverait toujours sans tristesse et sans fiel.