François fait du karaté

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11 pages
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Description

La vie politique ressemble à s'y méprendre à une cour de récré ! Et quand François se met au karaté, ça fait mal !

Cette histoire est tirée de l'album Le petit Nicolas a bien grandi ! Pastiche, adapté du Petit Nicolas avec une écriture à la Goscinny et un dessin à la Sempé, pour un résultat très réussi.

Retrouvez vite Nicolas, François et tous leurs copains dans l'intégralité du livre au format numérique !

La suite d'une collection à succès : Le Petit Nicolas, Ségolène et les copains, Le petit Nicolas à l'Elysée.


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Date de parution 01 mars 2012
Nombre de visites sur la page 37
EAN13 9782317003097
Langue Français

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« À la mémoire d’Henri Amouroux »
François fait du karaté
Il a de la chance, François, parce que plutôt que de l’inscrire au solfège, où on doit faire des dictées avec des blanches, des noires, des doubles croches, et même battre la mesure en chantant avec le professeur de piano, sa maman l’a inscrit au karaté. Elle a dit que ça lui ferait du bien, parce que ce n’était plus possible qu’il soit petit et gros, que tout le monde se moque de lui et qu’il ne soit jamais le chat ou l’épervier parce qu’il est trop gentil et qu’il rigole quand on lui parle mal au lieu de se fâcher et de donner des claques ou de faire des croche-pieds.
« Il faut l’endurcir, ce gosse, elle a dit. Sinon, ce sera une chiffe molle. » C’est vrai que dans la cour, quand Martine le traite de caramel mou et lui pique son bonnet, il dit que ce n’est pas grave et que c’est celui qui le dit qui l’est. Quand Laurent lui met un taquet en passant derrière lui en courant, il hausse les épaules et continue de discuter en disant que si ça l’amuse de jouer au bébé, il lui apportera une tétine. Quand Jean-Luc lui fait des grimaces en lui disant qu’il est pas cap, il essuie ses lunettes en faisant semblant de ne pas avoir entendu que quelqu’un lui parlait. Quand Ségolène lui dit qu’il ne sait rien faire, qu’il ne gagne pas au foot, qu’il est nul en leçon de choses et qu’il ne sait pas jouer au ballon prisonnier, il la regarde avec un petit sourire triste en lui disant qu’autrefois, elle était bien contente de jouer avec lui au papa et à la maman.