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Gaga Fiction de Lady X

De
226 pages

Ramones – Ramones, années 90, stéréotype de l'ado hargneuse, paumée, mal dans sa peau, passant son temps à rêver sa vie devant les séries télés jusqu'aux années 2000 avec quelques tentatives de scènes et combien d'aventures avec les rappeurs du quartier, et autres dragueurs de supermarchés, animatrice de blogs so glam électro aux trottoirs de Paris, découvrez l'étonnant parcours de Lady X !
DiTi TWAY nous livre ici l'entretien inattendu de Lady X, nous racontant à micro ouvert un surprenant récit de vie, tout aussi fantasque qu'extravagant, de sa banlieue de Saint Denis à New York en passant par la Moravie où elle rêve de tout arrêter pour repartir, c'est la gaga fiction de Lady X...


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Cet ouvrage a été composé par Edilivre

175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis

Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50

Mail : client@edilivre.com

www.edilivre.com

 

Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-332-64894-5

 

© Edilivre, 2013

Gaga Fiction de Lady X

 

Bonjour, bonjour approchez plus près, n'hésitez pas, venez sans chicane tabou, prenez place assise, d'honneur en sofas, bien en chaires, hautes, fortes, enceintes ou pas encore, installez-vous bien en berceuses cocons, protégées royales en bord de grève ou à l'étoile comme chez vous, pour une fois que je reçois si joli monde, sur le devant, avancez milady, prenez une chaise, il y en a pour vous toutes, ici quelques bergères sur le devant, idéalement placées, n'est-ce pas votre devise, hé sur les côtés, quelques escabelles libres, en strapontins pour les boudeuses, allons ne barguignez pas, bichez un peu par là, ouvrez encore quelques fenêtres, il y a de la place sur les écrans, et tout d'abord grand merci à toutes celles si nombreuses nous rejoignant à l'instant, au premier rendez-vous de cette première page, et à vous aussi, d'être arrivée si vite à ce point ne presse, tout à fait bien évidement car nous avons tout notre temps quoiqu’à présent, celui pour moi de vous installer dans le tempo, alors si je cause speed, par trop rapide, because toujours dans l'urgence, ne vous affolez pas, laissez-vous porter par ma voix, en ma radio Ga-Ga montez le son de la zic, voilà super, vous allez vite vous y faire, c'est c’la même, détendez-vous, en mes refrains pop précieux ou Precious-Pop, en mon genre à moi, au talk-show abandonnez-vous, ne vous inquiétez pas, j'adore que tout soit au presque parfait, alors nous en étions,.. ha oui,.. pourquoi Lady X, parce que je suis X-énie tout simplement qu’à l’Univers Marvel des strange girl, il m’est absolument impossible de vivre sans ma jacket de rockeuse car je l’ai depuis toujours et ne peux m’en séparer autrement grave je meurs, même si je fais mon chanel-shopping dans les boutiques vintages c’est évident, X-Force toujours, jusqu’au printemps suivant ou avec May je couds des poupées sur des chiffons quand certaines les habillent, c’est là mon originalité, d’ailleurs il paraît que cet amour immodéré pour la mode me vient de ma mère que je n’ai pas trop connue, pas bien vécue, par contre du côté de mon père, je suis extrem-écolo à ne pouvoir vivre qu’en zone inconstructible, vous voyez le tableau, bé c’est ma bio, Xénie I’am ainsi donc, pas de griffes osseuses sortant de mes avant-bras, ni de longs ergots me poussant à l’arrière de chaque pied les nuits de pleine lune, non plus simplement dès mon plus jeune âge j’ai été élevée à rater ma vie, alors comme bien d'autres avant moi, à force de marcher dans la rue avec mes plateformes shoes, à me prendre pour Amy Winehouse j'ai dû arrêter trop tôt le lycée pour m'enfuir, entre deux tournées, à vivre juste ma vie, c’est ma vraie passion, hélas le plus souvent en mauvaise romance, pas d’importance, de country club en club-house, de garage en bad cave, de rêveries en descente flash, des fois même, totalement aveugle mais guidée par je ne sais quoi, avec ma technique pour seule amie jusqu’au petit matin où finalement je me surprends à courir les bois avec mes poignards volants, sifflant dans le vent, font ainsi des calligraphies dans le ciel jusqu’aux creux des nuages où je cherche à savoir à quoi je suis bonne ichi, à m’éreinter au-delà des heures les plus noires de la nuit, me demandant alors au plus profond de mon cœur, devrais-je mourir s’il m’était interdit d’écrire, et de me répondre que je dois poursuivre, en expression libre, pour nécessairement me retrouver au petit jour, dans le gazouillis matinal des oiseaux, où je recommence mes exercices, lançant à nouveau mes stylo-sabres dans les feuilles des arbres, en jets d'encre, en fulgurance laser, dans la blancheur aux senteurs humides des fleurs, au sortir des brumes, je m'exerce à écrire encore, et encore, dessinant mes pages sur l'aurore, en roman personnel ou en autobiographie rebelle, parfois transgressive qui sait, c’est ma Gaga-Fiction où je m’élance au quotidien, me questionne, parcourant les chemins, me traversant d'interrogations jusqu'à l'épuisement après la pluie où je m'en vais plus loin, vers d'autres averses, plus fortes, moins pénibles, qui peut prévoir, actuellement je suis au lointain dans les forêts de Moravie où parfois j'ouvre un canal, clique un bouton, déplie une antenne, écoute un instant et tant de choses m'énervent, m'agacent, des propos d'intolérance banale se baladent, se promènent, et se disent, m'envahissent partout, au détour d’inaudibles couloirs, dans les halls, à la télé, sur les dvd jusqu’à l’obscurité des chambres comme si tout cela allait de soi, alors il me prend l'envie de clasher un peu sur tout ce triste, j'aimerais tant qu'advienne un autre temps mais quoi faire, ainsi en moi je m’enferme et je RêVe en ma Dollhouse longtemps, longtemps comme tout du long du Xmas Time, en ma maison de neige cachée sur cette terre pétrie de tant de problèmes, hé là, Ella,.. janvier 2011 où j’en arrive à me dire que prononcer des souhaits n'est pas une drôle d'affaire, un vrai casse-tête, au retour des fêtes où je suis débarquée, dépouillée de tout, riche de rien, en ces premières heures de l'année, déjà s'en va, de jours en jours au rythme des mots, au son des pleurs ou des rires, au creux des erreurs ou des vérités pas toujours bonnes à dire, sur cet air me poursuit tout le temps depuis ma plus petite enfance, en radio head dans ma tête, je me suis alors pensée en moi-même, pourquoi ne pas en faire un livre, qui nous parle quand on l’ouvre, à la première personne toujours, à partager mes souvenirs, mes émotions, mes joies, mes peines, de ce parcours qui m’a conduit jusqu’à ce rendez-vous d’aujourd’hui, avec vous où je vous raconte tout dans toute la vérité de ma nature mise à nue, de mes jeunes années à St Denis City passées à me déguiser en Tommy au Vice Vercetti des Victor Vance en l'occurrence, pour finalement tout plaquer des mafiosis GTA jusqu’à finir par n’exister qu'ici, en fantaisie, en recherche de beauté où j’aimerais avoir la force de vous distraire à marcher comme je peux le long de mes failles, de mes questionnements, vaille que vaille, je le souhaite et l’espère, et puisqu’il faut bien commencer ce drôle de récit quelque part, autant le faire par le commencement de cette première journée de janvier comme on adresse des vœux de bonne année, c’était donc il y a trois ans exactement, à cet instant précis où la numérologie me disait après tout ce que tu as vécu, année 2008, c'est 2 + 8 égale 10, c'est-à-dire 1, donc pour toi, c’est-à-dire moi, c'est très très bon, tu récoltes tous les bénéfices des bons choix que tu as pu faire, tout redémarre au renouveau des cycles, les 7 premiers mois seront comme les 7 portes s'ouvrant chacune sur des possibilités insoupçonnées, i-blabla de blabla, et moi de regarder admirative ce bon gros 2008, sans commencement ni fin avec que des 8 en doubles zéros, superposés, juxtaposés se déroulant super de tout va bien jusqu’à ce huitième jour du huitième mois de l'année 008, und là on me dit, 08/08/08 gros trou pour toi, je ressens un hic, je ne vois plus rien, houlala de mazette, impossible d’oublier cet instant et ce grand trouble dans la force, comme si c’était hier, rappelez-vous 8 + 08 + (20 + 08) = 26, soit 2 + 6, c’est-à-dire encore 8, et tout ainsi à se reboucler sur quoi, malheur ou bonheur ? Qu’est-ce que cela voulait-il dire exactement pour moi, ainsi comprenez, moi de m’inquiéter, imaginez donc, si un jour à la page ouverte de votre horoscope, en regard de votre petite maison planétaire, en lieu et place des quelques lignes de votre habituelle prévision, bé nitz de bernique de chez nada,.. un grand blanc,.. avec en dessous un mot d’excuse, du genre « désolé mais aujourd’hui pour vous, l’on ne voit rien », et moi de même, d’être toute interloquée ainsi laissée en attente de réponse, en recherche de signe, alors sans me démonter d'un geste brusque en désespoir de cause, je me lançais à jeter mes bâtonnets sur la table cuisine, hé de 4 nièces en 4 filles, aux 4 mères en conjunction d'amissio hé d’acquisitio i – Populus, voilà encore que des 8 me sortaient encore et toujours, hé pas la moindre queue du dragon d'un Mô majeur ou même mineur, rien de Prada de diable ou d’ailleurs, Boudu de Vaudou sauvé des eaux, pas croyable !,.. pas un brin d’auspicieux que du vicieux, à contre-courant complet sur le Chemin Personnel de 1 à 7, je retirais à présent que des tuiles, exactement tout le contraire du précédent, je vérifiais encore, au croisement des destins lequel était le mien, c’est qu’il n’était pas simple de s’y reconnaître surtout qu’inutile de préciser, je n’avais pas choisi le plus facile, ainsi en lisant, relisant, la phrase me concernant, « apporter la paix et l'harmonie dans les situations conflictuelles », je pensais très honnêtement m’être plantée grave dans le calcul, vraiment n’y avait-il pas un truc plus simple, il fallait que cela tombe sur moi, j'additionnais encore é encore recommençant tout en consultant mes listes mais rien n’y faisait, cette maudite date à mon logis sans fin ressurgissait et tout ce bloquait à la numérologie sur 08/08/08, et plus les mois passaient dans les tirages successifs, plus je me noyais dans ma voie se perdant à l’infini dans le vide intersidéral des étoiles en géantes rouges, naines jaunes ou noires, ne sachant alors laquelle suivre, vaste blague des 7 portes de bonheur voilà que je me retrouvais avec un chapelet de douleurs s’égrainant sur les 22 sentiers jusqu’au Carrefour de l'arbre de vie, et après impossible de savoir, ainsi toute lost perdue sur mon chemin de naissance, jour, mois, année, je recalculais mais tout s'enchaînait dans le plus en plus mauvais, je me demandais alors quoi faire en attendant ce fatal 08/08/08, puis reprenant doucement espoir je me disais que je m’affolais sans doute pour pas grand-chose, et qu’après tout, si l’on ne voyait rien pour ce jour précisément, en un sens, si personne ne pouvait savoir avec exactitude, alors statistiquement, et en toute probabilité, il pouvait donc m’arriver tout autant de mauvais que de bon, et moi de rêver à ce bon pour moi qui n’en voit jamais la couleur, oh puissance éternelle, toutes mes prières enfin exaucées, le meilleur viendrait ainsi d'un seul coup, vers la fin, au plein milieu de l’été comme une dette, un arriéré de cette bonne fortune que je n’ai pas eu et qu’ainsi l'on me rembourserait, ce serait trop génial, je pourrais enfin solder tous mes crédits, même qu’il ne faudrait pas trop tarder pour la créance de ma chance promise car ce mois-ci encore, j’ai un immense découvert, et ainsi de rêvasser à un petit bonheur, à me baigner au vase du nectar quand subitement, nous étions juste sur le coup de minuit, mon notebook se plantait grave sur « Ra-Na – arbre desséché – » si je me rappelle, la dernière figure affichée du précédent tirage vacilla un instant puis écran noir total, et sur l'arrière du clavier une petite fumée avec comme une odeur de blinitz faits maison, mais trop amère, si âcre, toute bizarre comme une alim trop chauffée, de carte mère se faisant gentiment la malle, de disque dur se scratchant dans les choux hé de belles données qui flambent, avec tous mes beaux projets pfui,.. envolés, moi qui n’avais pas encore convolé, avec mon cv que je devais envoyer pour ce premier vrai boulot dans la maison familiale avec les enfants, que maintenant tout est perdu, i-blabla de charabia de réparation impossible, que j'aurais dû faire le back-up plus tôt, et que peut-être c'est possible de sauver, que des fois pas, méé que ça coûte, que de toute façon note book kaput, i-voilà adieu vache, cochon, couvée et à jamais don't children que le moulin brûle, ainsi dès la toute première minute du 01/01/2008 déjà en galère, enfin pas perdre espoir, tout ceci c'était hier, aujourd'hui nous sommes en 2011 mais c’est vrai que parfois, c'est vraiment chiant la misère, ainsi il est toujours resté une interrogation sur cette curieuse absence de prédiction et ce trou béant dans la lecture de mon avenir, ce vide à venir dans ma vie que j’ai évidemment interprété, après la surchauffe de mon Vaio, comme le signe le plus désastreux de mon existence, allez comprendre pourkoi, car sans savoir à quelle Sainte me vouer, sans doute par crainte de me faire rattraper par les événements de cette éclipse de divination, je me suis immédiatement engagée dans des aventures impossibles, mè avec persévérance, cela ce n’était pas dans mon ordi mais sauvegardé dans mon caractère, et j’ai alors fait la stratégie du multi-break, à chaque minute seconde j’exécute un break, une micro-cassure, pour briser le cours plus ou moins fâcheux de ma destinée, on m’attend ici, je vais là-bas, on me dit à bientôt mais ne reviens jamais, et bien malin qui peut s’y retrouver, même moi je m’y perds dans cet enchaînement de nano-ruptures, j’ai donc avancé par à coup, comme j’ai pu, de toutes mes petites forces lentement progressé et depuis cela va nettement mieux, on approche de 2012, grosse échéance, pour autant dans le cours paisible de mon intranquilité je reste zen, tout autant qu’insaisissable, complexe, toujours éprise de beauté et d'idéal, travaillant beaucoup trop, c'est certain comme nous toutes mais j’ai tant de charme, enfin c’est ce que l’on raconte dans mes salons Organanza lorsque je reçois du joli monde comme aujourd’hui, car comme je l’ai dit, je me rêve beaucoup, trop sans doute, c’est ce que je confiais hier encore à Julie, bonne copine, venue me rendre visite chez moi au yesterday de mes jeunes années, quand justement, en voulant lui servir le thé, sur un vieux carton pas encore rangé, tout se casse pimp-pam la figure, laissant alors dégringoler un vrac de souvenirs s’échappant d’un sac encore rempli d’une collection de pogs à retourner, au Kini en big pogo, vous savez, et alors de suite une zic de Kurt Cobain qui me démarre aussitôt entre les oreilles à me faire le film, c’est marrant comme quoi, l’on ne se refait pas, Rammstein, le rock métal, Deathstars, les chanteuses Charon, Jansen aussi, il est vrai qu'entre glam métal hé rock alternatif, j'ai toujours hésité, même si parfois en génération désenchantée, je me disais que c'était mieux avant, m’imaginant Mylène au Farmer de mes enfances Canada, ou dans les opérettes aux années folles avec Bécaud, Aznavour, Brel, Ferré et Brassens, Edith aussi iblabla d’Abba chez grand mama mia, cé dingue mais j'adore, enfin pour revenir à mon carton, tandis que je remets tout mon trafic dans les paquets, il me revient sans savoir comment, ce Maman à Tort se mettant alors à trottiner dans ma tête, et c’est immédiatement petite rebelle, Son of Fury, devant le miroir que je reprends mes danses maladroites au déhanché des Wannabee, comme quoi quelques rondelles de couleurs, et des bouffées de zic nous reviennent aussitôt à combler le vide de nos existences, enfin à chacun ses madeleines en précieuses saveurs mé rien que d'en parler Nirvana, j'en ai la chair de poule, c’est clair qu’à trop me traîner partout avec ma Game Boy de malheur, à 4 piles que ça casse, à me gaver d'images, à chaque dînette familiale me levant constam-ment pour ma Danette, à faire wazzaaa hiiii Siro-Nimo c'est rigolo, qu’à force, je suis devenue complètement Findus de chez toquée, que tout en moi s’est désagrégé sur la ruine de tout le reste alors voilà, la marmotte elle met le chocolat dans le papier d'alu voici-voilà, dès lors comprenez qu’en mon bocal, thé ou infusion, tout se mélange, à Cambray ou ailleurs, ma notion de réalité reste assez vague avec ma tante Léonie en salopette bleue me ramenant toujours du côté de chez Swann avec son bonnet rouge enfoncé jusqu’à ma moustache touffue, en super Mario c’est certain, j’ai occupé le terrain bien trop longtemps, à me promener dans de drôles de jeux, ainsi à naviguer dans la Puzzle League cherchant à contrôler Luigi Toad et la Princesse Peach qu’à chaque instant, moi qui ne suis qu’une fille de plombier d'origine Polonaise, tout m'échappe, et je fuis sans jamais pouvoir récupérer les 6 pièces d'Or aux différents niveaux de l'Espace Citrouille, enfin peut-être que oui, puis j’ai oublié, à me vautrer tout du long de mes après-midi sans fin, à croquer des Belin crakers aux cracottes Krisprolls dans les cracs-cracs à me faire jolie cocotte entre deux animaniacs et des tonnes de Pezz, à vouloir me délivrer du Mario Land, combien de fois ai-je alors plongé à pleine main dans mes énormes besaces à Dragibus enfin je ne sais, sans le pèze j'ai quand même vécu heureuse lorsque abandonnée devant mes écrans, des journées entières avec mes sucettes Rock, j’étais laissée ainsi, à lécher mes coquilles St Jacques, pour la chance, avec la langue toujours crépitante de Frizzy Pazzy-Cola que je mâchais, petite goulue, sans jamais lâcher mon Monster JawBreaker de la semaine, ô comme j’aimais le voir dans son papier collant, jour après jour, se réduire et avec lui, le temps que je passais à grignoter la vie, les joues pleines de graines de tournesol, les lèvres pendues à mes biberons multicolores de riz soufflés pour franchir la nuit à suçoter, puis le matin je repartais dans le bus avec au fond de mon Chevignon mes chewing-gums en mini tube et mes ours guimauve, sans oublier mes pleines poches d'énormes araignées à manger donnant pour toujours à ma bouche cette belle couleur bleue haaaa, voyez-vous, le plus souvent devant ma télé, je me suis ainsi construite à la hâte comme j’ai pu, en bric à brac de briques et de broc, pas bien haute mais sans jamais me casser, je me suis préfabriquée, sans fondement c’est certain, en construction hétéroclite, en mélanges de Légo c’est évident, comme une caravane manouche encombrant le fond d'une prairie au bout d'une plage délaissée, un mobile home surchargé aux aménagements secondaires rapidement bricolés, vite recouverts d’une grosse bâche plastique sur des auvents de tôles aux piquets grinçants, exactement je ressemble à ça, au déballé bigarré d’un gros œuf Kinder rempli d’un amalgame monstrueux de choses de récupérations car j’ai la tête ainsi pleine des idioties de la misère intellectuelle, garnie de rebuts au recyclage de tout, aux mécaniques grossières, aux ressorts rudimentaires, et finalement je ne sais rien, pas même écrire, que parler, cé la tristesse de ma vie, ainsi de me retrouver ici, en génération Space Girl avec mes Mister Freeze, super ridicule à côté de tout ce monde extraordinaire avec toute cette connaissance, ces expériences, ces histoires si bien racontées dans ces milliers de livres avec toutes ces pages savantes hé moi, débarquant sur alapage du tremplin des nouvelles collections plantée là, émo en pleine forêt sur Amazone aussi bizarre qu'un Rubicube géant graffité de noir, avec moi dedans, à vivre au creux de toutes ses cases vides, se bousculent en ma caboche, à m'imaginer distribuer des bonbons enrobés de mots sucrés, aïe aïe,.. caramba,… comme dans la pub, vous vous rappelez « avec le sucre vous êtes dans le vrai », enfin tout de même, il fallait vraiment nous prendre pour des tarées, quand j'y pense, j'ai vraiment gobé n'importe quoi, surtout qu’à l’époque l’on ne faisait pas dans l’allégé, et par-dessus tout il y a eu ces doses massives de rock-stars des années 90, alors aujourd’hui que faire avec tout cela, à part caissière au Liddle, c’est vrai que j’aurai dû me lancer à l’Indie électro en pop burlesque ou en rétro disco m’inscrire au festival des Lollapalooza mais c’était trop loin et je ne sais pas chanter alors j’invente,.. allez zou on souffle un peu,.. après tout ce travail au charbon, au stand-up en intro dans le feu du passé, faisons un menu break, rien que pour vos yeux, une pause kawa chez moi, histoire de nous changer, if you want, le temps de contourner...