Le secret de la princesse maya
148 pages
Français

Le secret de la princesse maya

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148 pages
Français

Description

Il y a mille ans, Ashanaya, une jeune et courageuse princesse maya, entreprend de restaurer la grandeur déchue de la cité de Tulum, mais en gardant le secret de ce trésor devenu légendaire. Mille ans plus tard, la quête du mystère se poursuit, mais à l'initiative d'une petite équipe de minables aventuriers. Cette tentative peut-elle réussir ? Au-delà du récit, ce roman peut fournir une initiation à la civilisation maya et inciter à la découverte d'un univers qui garde toute sa beauté et son mystère.

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Date de parution 02 mai 2019
Nombre de lectures 0
EAN13 9782140120664
Langue Français
Poids de l'ouvrage 4 Mo

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Exrait

Tristan Chalon Le secret de la princesse maya
Le secret delaprincessemaya
Archipels
Des livres pour comprendre, réfléchir, s’étonner, des livres pour rêver et voyager à travers le monde, le temps, la vie...
JosephConrad,Le passager secret, roman, Traduit de l’anglais par M. Foucherand, 2018. Jean-MarieLe Jeune,Le chemin des plantes aux Comores, 2017. Académie de Caen, «Enfants fantômes», Enfants sans identité, Exister sans être, être sans exister, Préface de Robert Badinter, Avant-propos de Najat Vallaud-Belkacem, Introduction de Laurence Dumont, 2017. FrançoisenarèCe,Konidja et les Nègres Marrons, Récits cari-béens, 2017. MichelSaad,Timothée et Mémé Mil Z’herbes, 2016. JoëlledeLaCroix,Le journal d’Amaury, Les Vikings aux portes de Paris, 885-887, 2016. CarineSouStieL,Le trésor oublié des amants de Claddagh, 2016. HélèneeStradere,Luan, jeune métis de Bangkok, 2016. Sylvieandré,Voyage au temps de Saladin, 2015. CarineSouStieL,Cœur Maasaï, 2015. ClaudePLoCieniak,Voyages autour du soleil, Nouvelles poétiques, 2015. DanielroqueS,La peau du lion, 2014. Sylvieandré,Les fiancés de la Grande Guerre, 2014. Marie-ThérèseBitainedeLaFuente,Le masque mexicain, 2014. StanislaskowaLSki,Deux souliers superposés, 2014. PiusngandunkaShama,Les cendres du père, 2014. Pierre-LouisBeSomBeS,Le Templier et la Sainte Lance, 2014.
Tristan ChaLon
Le secret
delaprincessemaya
Du même auteur
Romans historiques sur l’Amérique précolombienne
La Mort des dieux. Récit des temps aztèques
Le Talisman de Jade. Au pays des Mayas
D’or et de sang au temps des Incas
Maquette : Barbara Menga.
©L’Harmattan, 2019 5-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75005 Paris
http://www.editions-harmattan.fr
ISBN : 978-2-343-16627-8 EAN : 9782343166278
Meurtre
En ce début de l’année 2013, la saison battait son plein dans la grande métropole du Yucatán. En front de mer ou le long des lagunes, lazona hotelera de Cancún déployait ses immeubles et palaces. Ces buil-dings géants d’une blancheur éclatante se dressaient comme s’élève la vague du surfeur, comme s’envole le puissant condor des Andes lointaines, comme l’avion s’arrache à la pesanteur. Offerts au regard de milliers de chambres, de studios, de suites qui s’étageaient : d’immenses plages, des jardins tropicaux, de blanches marinas remplies de voiles et de mâts. Plaisir des yeux, un yacht traversait la lagune verte, la rayait d’un trait d’écume.
Au bord de la mer turquoise et des plages blondes sévèrement gardées par d’athlétiques vigiles, les touristes nombreux – en majorité américains – menaient une existence de plaisirs et de luxe. Cette existence un peu artificielle, insouciante – mais non sans une pointe d’ennui – se déroulait entre la mer tiède, la piscine, le bronzage, le bar et ses cocktails, les boîtes et les soirées disco ou techno. La vie nocturne était intense et folle, bruyante et fortement alcoolisée, extra-
vagante et décomplexée. Sans oublier les propositions des agences : promenades en mer, pêche au gros, excur-sions dans les parcs d’attractions, les parcs aquatiques, visite obligée de sites mayas, de marchés pittoresques et de petites églises baroques. La plongée sous-marine permettait de découvrir le massif corallien.
Cette agréable routine sur fond de décor tropical fut un peu troublée par la découverte, à Felipe Carrillo Puerto – petite ville située à proximité de Cancún – du corps inanimé d’un ressortissant français, le profes-seur Xavier Bourquin, un archéologue spécialiste de la civilisation maya.
Xavier Bourquin avait beaucoup étudié le site de Tulum et aussi les ruines voisines de Cobá, de Xelhá et de Tankah. Il était associé à plusieurs projets inter-nationaux menés par des universités, des musées, des fondations du Mexique et de divers pays. Il travail-lait dans une équipe agréée du CNRS et appartenait à l’une de ces universités prestigieuses qui se récla-ment de la Sorbonne et campent fièrement sur la montagne Sainte-Geneviève. Il entretenait, à Paris, des liens étroits avec le musée des arts premiers – Jacques-Chirac. D’après le rapport d’autopsie, le malheureux professeur avait été frappé d’un malaise cardiaque, consécutif à un choc violent : des coups lui avaient été portés, dont son corps avait gardé trace. De plus, le professeur avait absorbé de l’alcool et des stupéfiants. Cette mort violente, si peu en rapport avec la personnalité de Xavier Bourquin, surprit et jeta
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un peu d’émoi dans les conversations à l’heure des cocktails et des buffets somptueux que les palaces et grands hôtels servent à leur riche clientèle internatio-nale. Les tables scintillantes et fleuries étaient dres-sées dans les jardins de l’hôtel, autour de la piscine azuréenne, avec vue sur la mer lumineuse tandis que le soir descendait doucement. C’était l’heure enchanteresse. La chaleur diminuait. La menace de l’orage s’éloi-gnait. La mer immobile était parcourue de reflets. Le sable brillait au pied des dunes. Le souffle léger d’une brise marine berçait les palmiers, apportait les parfums de laRiviera mayaenivrante et romantique. Riviera que, jadis, l’impératrice Charlotte avait peut-être parcourue lors de sa visite officielle du Yucatán, avant de sombrer plus tard dans la folie. Aujourd’hui, les hôtels et leurs plages privées, leurs bunga-lows, leurs alignements de parasols se succédaient. Quelques naïades alanguies s’attardaient sur la plage, écoutant le froissement du ressac. Aux terrasses, parmi les lauriers-roses et les palmiers, les convives prenaient place. Ému par l’heure, par l’atmosphère, par les couleurs d’un éclat si rare, si doux, du ciel, de la mer, du rivage, l’on aurait pu s’écrier avec Charles Baudelaire : Là tout n’est qu’ordre et beauté
1 Luxe, calme et volupté.
Mais c’était bien loin de ce décor enchanteur que le corps du professeur avait été trouvé, gisant dans 1L’invitation au voyage.
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