Une maman perdue Suivi d
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Une maman perdue Suivi d'Arnaud, le prince rêveur

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Description

Sarah est une petite fille de quatre ans. Elle est précoce et ses parents ne savent pas toujours comment réagir aux situations dans lesquelles elle se trouve parfois. Et même s’ils ont du mal à la comprendre parfois, les autres la prennent déjà pour une adulte, car ils considèrent que son comportement est celui d’une adulte. Voilà comment un jour Sarah se retrouve au commissariat pour porter plainte, car sa maman « s’est perdue », dit-elle aux policiers. Le conte entraîne notre petit lecteur dans le monde de cette héroïne hors du commun dont cela ne constitue que le premier volet. Effectivement, d’autres récits sur Sarah vont bientôt sortir sous la plume de Françoise Duval, demandés par des petits lecteurs qui les attendent impatiemment. Ce premier volet est écrit dans un langage fluide et intriguant et fera vivre à nos lecteurs des moments intéressants et passionnants. e roi Dagobert I, bien connu dans notre histoire sous le nom du bon roi dagobert, est installé sur le trône des Francs depuis quelques années. Bien que diplomate et juste comme roi, le jour de la naissance de son fils, Arnaud, il est obligé d’affronter certains problèmes d’une toute autre nature. Son fils est, paraît-il, plutôt rêveur et cela déçoit fortement ce roi exemplaire qui n’approuve pas du tout son comportement. Il le soumet à rude épreuve en lui donnant ordre d’accomplir une mission bien dangereuse : partir en croisade pour représenter le royaume des Francs, alors qu’il ne sait même pas tenir une épée. Le prince Arnaud part en croisade en direction de l’empire Byzantin. Cela change complètement son caractère et révèle plein de traits de caractère que personne ne lui connaissait jusqu’ici. Il libère l’impératrice Zoé de la prison dans laquelle elle est enfermée. Au retour dans le royaume des Francs, il monte sur le trône, après le décès de son père, bien que benjamin. Est-il le rêveur pour qui tout son entourage le prend ? Comment arrive-t-il à conquérir le trône du royaume des Francs ? A-t-il eu des associés qui l’ont aidé ?

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 04 mai 2012
Nombre de lectures 1
EAN13 9782312006673
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Une maman perdue
Françoise Duval
Une maman perdue
Suivi d’Arnaud, le prince rêveur













Les éditions du net 70,quai Dion Bouton 92800 Puteaux
Du mêmeauteur


Bridgitte … ou à la recherchede l’âme sœur , Puteau, Les éditions du net, 2012


















©Les Éditions duNet, 2012 ISBN : 978-2-312-00667-3
Première partie
Unemaman perdue Illustrations Maya Pétkova

Il y a bien longtemps, vivait une petite fille quis’appelait Sarah. Elle vivait dans un pays à des milliers de kilomètres denous. Pour y aller il fallait traverser neuf montagnes, deux océans et troismers pour arriver dans le pays de Sarah qui de nos jours n’existe plus. Al’époque où commence notre conte Sarah avait cinq ans. Elle était une fillettevive et précoce pour son âge. Les professeurs à l’école avaient dit à sesparents qu’elle s’ennuyait en classe. Sachant déjà lire et écrire aussi bienque compter, le directeur de l’école, Monsieur Grimaud, avait pris la décisionde la laisser passer directement à la classe suivante. Elle était toujours lapremière de la classe. La maîtresse de la classe comprenait cette décision,mais les parents avaient l’air plutôt inquiet. Passer en classesupérieure ? Allait-elle suivre ? Était-ce une bonne chose pourSarah ? Est-ce qu’elle allait apprendre : arrivera-t-elle ?Sarah était très soigneuse dans son travail. Parfois elle l’était même un peutrop ! Et si à l’école elle était première, c’était loin d’être le cas àla maison. Pour écrire dans ses cahiers elle prenait sa plus belle écriture. Lesoir, dans sa chambre tant qu’elle n’avait pas fini ses devoirs elle ne secouchait pas. Quand elle commençait à écrire ses devoirs à la maison cela luiprenait tellement de temps qu’elle ne ressortait plus de sa chambre et celainquiétait ses parents. Cela durait parfois tard. Des heures entières. Ilsuffisait qu’il y ait une virgule qui soit mal écrite et le travail étaitrepris depuis le début. Les parents ne comprenaient pas le comportement de leurfille. Ils essayaient de la sortir de sa chambre, mais c’était peine perdue.
Le papa de Sarah voyageait très souvent pour son travail. Ilétait envoyé dans les quatre coins du monde. Il partait une semaine par moistous les mois. Quand il rentrait Sarah avait l’impression que c’était le PèreNoël qui venait. Elle était contente de voir son papa rentrer. En plus, ilrevenait avec des cadeaux à chaque fois ! Il ouvrait la valise et ensortait des jouets. Il voulait que sa fille possède les plus beaux. Elle jouaitquelques jours avec, après quoi la fillette les rangeait bien soigneusement,comme toutes ses affaires et elle n’y touchait plus. Elle avait plein depoupées, d’habits pour les habiller, de livres, de puzzles et de crayons. Acette époque-là les CD n’existaient pas ; c’était l’époque des disquesvinyles. Ils s’entassaient, eux aussi, bien rangés dans une partie de lachambre de Sarah qui était prévue à cet effet. Quand elle s’ennuyait et qu’ellen’avait pas envie de lire elle allumait le lecteur de disques vinyles. Et celalui arrivait souvent. Très souvent Sarah trouvait les après-midi ennuyeux.Alors, elle préférait faire ses devoirs le plus longtemps possible, s’occuper,mais surtout ne rien dire à ses parents pour ne pas les inquiéter. En plus,cela plaisait beaucoup à la maîtresse. Elle trouvait qu’elle avait le plus beaucahier de la classe et n’arrêtait pas de le montrer à toute la classe commeexemple.
La maman de Sarah trouvait que les devoirs ne devraient pasdemander autant du temps à cet âge.
Un jour au mois de mai elle trouva que Sarah devait plutôtsortir jouer avec ses amies que de rester faire ses devoirs dans sa chambre. Ilfaisait très ensoleillé et elle avait vu au loin des amies de sa fille dans leparc qui proche de leur maison. Elles lui avaient demandé si Sarah pourraitvenir jouer avec elles plus tard. Saisissant l’occasion elle essaya alors desortir sa fille de sa chambre:
– Sarah ? – l’appelait sa maman. – Mais personne nerépondait.
– Sarah ? – recommençait sa maman. – Et comme la petitefille ne répondait toujours pas, la maman commençait à perdre patience. Elle montavite l’escalier qui menait à l’étage où se trouvaient les chambres et poussa laporte de la chambre de Sarah. La petite fille était assise calmement en traind’écrire.
– Qu’est-ce que tu fais ? – lui demanda sa maman sur unton énervé. – Tu ne peux pas me répondre ? Cela fait quinze minutes que jet’appelle.
– Je fais mes devoirs. Je ne t’ai pas entendue. – Réponditsagement Sarah.
– Eh bien tu entends maintenant. – Il fait beau dehors. Jepréfère que tu ailles jouer au parc avec tes amies que de rester enfermée ici.Elles y sont toutes et m’ont demandée si tu les rejoindrais plus tard. Ellest’attendent. Je trouve que tu t’enferme trop souvent et trop longtemps ici. Tufiniras les devoirs plus tard.
– Il n’en reste plus beaucoup. Maman, je préfère lesterminer maintenant. Quant à mes amies elles sont ennuyeuses. Je n’ai pas enviede jouer avec elles.
– Oui, je sais que tu préfères jouer avec ton cousin, maisil habite très loin et puis il est bien plus grand que toi. On ne peut pas levoir très souvent. On ira le voir samedi. Si tu veux tu pourras jouer avec lui,mais maintenant il faut T’AÉRER.
– Oh, la fenêtre est ouverte, cela m’aère bien – réponditSarah. – Et puis, il faut que je finisse mes devoirs.
– Tu m’as dit qu’il n’en reste pas beaucoup. Tu vas fairequoi ensuite ?
– Je vais lire maman.
– Dis-donc toi et toutes tes lectures, cela n’arrêtera doncjamais ! Bientôt il faudra t’acheter une autre bibliothèque. Le librairene saura plus quoi me recommander.
– J’aime beaucoup lire, tu le sais !
– Ah oui ! Pour aimer la lecture, c’est le moins quel’on puisse dire ! Bon, dis-moi combien du temps te faut-il pour finir tesdevoirs ?
– Une heure.
– Une heure ?Ah non ! Tu exagère, Sarah ! Uneheure c’est beaucoup trop ! Qu’est-ce qui reste à finir ? Le petitparagraphe là ? C’est à recopier ça ? D’accord. Tu finiras cela cesoir. Bien ! Et comme tu ne veux pas aller jouer avec tes amies tusortiras avec moi. On y va. Prépare-toi ! Tu as dix minutes et je ne veuxplus rien entendre !
– Mais je ne veux pas sortir, maman, s’il te plait ! Tusais que le livre que je lis en ce moment est vraiment très intéressant ?
– Oui, eh bien tu liras ce soir ! Maintenant,habille-toi ! Tu as dix minutes, je t’attends en bas dans dixminutes ! – Une fois prête à sortir la maman de Sarah alla la chercherdans sa chambre, et sans discuter l’emmena avec elle.
Comme il faisait beau et chaud elles se dirigèrent vers dansun grand parc au centre de la ville. Pour y aller il fallait prendre lestransports en commun : d’abord le tramway et ensuite le bus. Sa mamanessayait tant bien que mal de la tenir par la main. Il faut dire que la petitefille n’était pas aussi sage et de temps en temps elle retirait sa main pourarranger les vêtements de sa poupée qu’elle tenait dans ses bras. Elle laserrait tellement fort, que parfois elle aurait pu l’étouffer. Sarah portaittoujours avec elle une petite pochette qui contenait des affaires pour lapoupée et des affaires à elle et s’occupait très soigneusement d’Ella. Ellaétait le prénom de sa poupée.
Une fois arrivées au parc, l’heure du goûter arrivant, lamère de Sarah la fit manger avec d’autres enfants qu’elle avait rencontrés àd’autres occasions, car il lui arrivait de venir y jouer quand il faisait beau.Le goûter terminé, elle confia sa poupée à sa maman et partit jouer dans le bacà sable. Lorsqu’une de ses amies voulait jouer avec elle, Sarah n’était pastrès enthousiaste. Elle construisait des châteaux de sable mouillé comme aubord de la mer. Elle était tellement prise dans le jeu que lorsque sa mamanl’appelait et lui disait qu’il fallait repartir pour la maison elle n’avaitplus envie de rentrer.
Une fois sur le chemin du retour, à l’arrêt du bus, la mamande Sarah regarda les horaires. Sans se rendre compte, en quelques secondes lafillette avait retiré sa main de la sienne et avait disparu. Sa maman avaitcommencé à la chercher et à crier partout son prénom, mais sans résultat. Elleavait beau chercher elle ne l’avait pas retrouvée. Il se faisait déjà tard etla nuit commençait à tomber. Paniquée, ne sachant plus quoi faire, la maman deSarah décida de chercher de l’aide. Pas loin, dans une des rues voisines setrouvait le bureau dans lequel travaillait la tante de Sarah. La mère de soncousin avec qui elle aimait tant jouer le week-end. Elle décida d’aller vite lachercher, sûre qu’elle l’aiderait à retrouver sa petite Sarah. Arrivant surplace elle constata que celle-ci s’apprêtait à partir de son bureau. Enapprenant l’incroyable histoire, curieuse qu’elle était se dépêchât en posantde plus en plus de questions à la maman. Elles retournèrent à l’endroit del’accident. Questionnant, interpellant les passants et les marchands autour, endonnant la description de Sarah, elles finirent par croiser une femme quil’avait aperçue. Voilà ce qu’elle leur répondit :
– Ah oui, c’est la fillette avec la poupée qu’elle avaitdans les mains et la petite pochette rose ? D’environ six ans ? – Lamaman de Sarah fit oui de la tête. – Oui, oui continua la passante, ellepleurait tout en serrant sa poupée contre elle et à un moment il y a eu unhomme qui s’est arrêté et qui lui a demandé ce qui se passait ! Ce qui m’aétonnée c’est la réponse qu’elle lui a faite. Elle lui a répondu : « Mamaman s’est perdue, oui, elle s’est perdue vous vous rendez compte ? ».Ne comprenant rien à cette réponse, il lui demanda si elle voulait aller auposte de police pour faire une déclaration.
– Oui, merci beaucoup. N’est-ce pas banal de perdre samaman ? Vous ne trouvez pas ? – répondit la maman de Sarah étonnée.
– De rien. Bon courage.
La maman et la tante de Sarah se dépêchèrent d’aller auposte de police en espérant la retrouver sur place en pensant à la situation.
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