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L’appel

De
110 pages
Âgé de 12 ans, Mack MacAvoy souffre d’un grave problème de «moyenneté». Vie moyenne. Notes moyennes. Parents moyens, qui le remarquent à peine. Avec une liste de phobies à faire frémir, Mack n’aurait jamais deviné qu’il était promis à une vie qui sort de l’ordinaire. Puis, un jour, il arrive quelque chose de très étrange à Mack. Un homme âgé de 3 000 ans, nommé Grimluk, apparaît dans les toilettes des gars pour lui apporter des nouvelles renversantes: Mack est l’un des 12 Magnifiques, autrefois appelés les Magnificas, peu importe ce que cela implique. Une force maléfique se lève, et Mack doit trouver les 11 autres jeunes de 12 ans pour combattre la cruelle Reine Blême et sa dangereuse fille, Ereskigal — aussi connue sous le nom de Risky. Mais Risky semble un nom inquiétant, et Mack n’a pas envie de devenir un héros. Répondra-t-il à l’appel? L’APPEL est un livre rempli de suspense et de magie, qui vous fera rire à gorge déployée. C’est le premier tome de la série LES 12 MAGNIFIQUES, la nouvelle aventure fantastique hilarante de l’auteur à succès Michael Grant.
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Pour Katherine Tegen, qui croyait que je pouvais être drôle. Et pour Katherine, Jake et Julia, qui encore aujourd’hui n’en sont toujours pas convaincu. Copyright © 2010 Michael Grant Titre original anglais : The Magnificent 12 : The Call Copyright © 2012 Éditions AdA Inc. pour la traduction française Cette publication est publiée en accord avec HarperCollins, Publishers, New York, NY Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire. Éditeur : François Doucet Traduction : Kurt Martin Révision linguistique : Daniel Picard Correction d’épreuves : Nancy Coulombe, Katherine Lacombe Montage de la couverture : Matthieu Fortin Illustration de la couverture : © 2010 David McClellan Conception du logo : Jason Cook Conception de la couverture : Amy Ryan Mise en pages : Sébastien Michaud ISBN papier 978-2-89667-613-2 ISBN PDF numérique 978-2-89683-466-2 ISBN ePub 978-2-89683-467-9 Première impression : 2012 Dépôt légal : 2012 Bibliothèque et Archives nationales du Québec Bibliothèque Nationale du Canada Éditions AdA Inc. 1385, boul. Lionel-Boulet Varennes, Québec, Canada, J3X 1P7 Téléphone : 450-929-0296 Télécopieur : 450-929-0220 www.ada-inc.com info@ada-inc.com Imprimé au Canada
Participation de la SODEC. Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) pour nos activités d’édition. Gouvernement du Québec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres — Gestion SODEC. Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada Grant, Michael, 1954-Les 12 magnifiques Traduction de : The magnificent 12. Sommaire : 1. L’appel -- 2. Le piège.
Pour les jeunes de 10 ans et plus. ISBN 978-2-89667-613-2 (v. 1) ISBN 978-2-89667-614-9 (v. 2) I. Martin, Kurt, 1970- . II. Titre. III. Titre : Douze magnifiques. IV. Titre : L’appel. V. Titre : Le piège. PZ23.G72Do 2012 j813’.6 C2012-940814-X
Diffusion Canada : Éditions AdA Inc. France : D.G. Diffusion Z.I. des Bogues 31750 Escalquens — France Téléphone : 05.61.00.09.99 Suisse : Transat — 23.42.77.40 Belgique : D.G. Diffusion — 05.61.00.09.99
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www.laburbain.com
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d avi MacAvoy — Mack pour les intimes — n’était pas un héros improbable. C’était un hérosimpossible. Tout ’abor, il n’avait que 12 ans. Ensuite, il n’était pas particulièrement costau, ni fort, ni futé, ni gentil, ni beau. En plus, il avait peur. Peur e quoi ? de pas mal e choses. Il souffrait ’arachnophobie, la peur es araignées . de stomatophobie, la peur es entistes. de pyrophobie, la peur u feu, bien que la plupart es gens en souffrent un peu. de pupaphobie, la peur es marionnettes. Mais il n’ avait pas peur es clowns, contrairement à la plupart es personnes sensées. de trypanophobie, la peur es piqûres. de thalassophobie, la peur es océans, qui conuit e façon plutôt naturelle à la sélachophobie, la peur es requins. Et phobophobie, la peur es phobies. Ce qui n’est p as si bête qu’il y paraît au premier abor, puisque Mack se écouvrait toujours e nouvelles peurs. Et cela l’effrayait qu’il y ait tant e choses effrayantes pour lui faire peur. Et pire que tout, horreur es horreurs, Mack souffr ait e claustrophobie, la peur es espaces étroits. Ou pour le ire e la manière la plus ésagréable possible : la peur ’être enterré vivant. Alors, ce n’était pas vraiment le genre e garçon  e 12 ans qui vous semblerait pouvoir evenir l’un es plus grans héros e l’his toire humaine — ni la personne qui vous semblerait pouvoir essayer e sauver le mo ne u plus gran péril qui n’a jamais pesé sur lui. Mais c’est là notre histoire. Il faut se rappeler une chose : la plupart es héros finissent par mourir. Et s’ils ne meurent pas eux-mêmes, les gens qui les entourent le font très souvent. Mack était un garçon qui paraissait correct : cheve ux bruns bouclés en bataille ; taille moyenne ; pois moyen. Il avait un sérieux problème e « moyenneté ». Ses yeux étaient également bruns, la couleur la plu s répanue ans le mone. Mais ses yeux avaient quelque chose e particulier. Ils remarquaient les choses. Rien n’échappait à Mack. Il remarquait la façon ont les gens le regarent, mais aussi comment ils se regarent les uns les autres et comment ils regare nt les choses, et même comment ils regarent un imprimé. Il notait les étails e leurs tenues, e leur éma rche, e leur façon e parler, s’ils se curent les ongles et comment ils tiennent leur sac à os. Il remarquait beaucoup e choses. Cette habitue e remarquer les choses est particul ièrement utile lorsqu’on arrive au passe-temps favori e Mack, qui est e provoquer les brutes pour ensuite prenre la fuite. Cinq jours à peine avant ’apprenre qu’il evait s auver le mone, Mack
s’inquiétait plutôt e sauver sa propre peau. Mack fréquentait l’école seconaire Richar Gere à Seona, en Arizona. (En avant, les Ménés Bagarreurs !) L’école était bénie es ieux pour un certain nombre e choses, mais amnée pour ’autres. Elle é tait reconnue pour avoir plusieurs excellents professeurs. Elle offrait es cours avancés e yoga, et ce qu’on nommait bowling non compétitif était offert en cours optionnel. Elle avait plus que son lot e brutes, ce qui impli-quait qu’ils evaient s’organiser. Chaque brute e l’ESRG avait sa propre sphère ’influence. Les sportifs avaient une brute, les skateurs avaient une brute, les BCBG/victimes e la moe avaient une brute. Les toxicos avaient u ne brute, mais elle avait habituellement les iées embrouillées et n’était pas très efficace pour faire peur aux gens. Les intellos avaient une brute et les passionnés ’informatique et e science-fiction en avaient une autre. Même les jeunes gothi ques avaient une brute, mais elle avait û s’absenter en raison e la mono et était remplacée par la brute emo. Mais il y avait une brute pour les gouverner toutes , une brute pour les trouver, une brute pour les amener toutes et ans les ténèbr es les lier. Et cette brute était Stefan Marr. Comme Mack, Stefan était en première seconaire. Co ntrairement à Mack, il avait 15 ans. Stefan était costau, il avait les yeux bleus, les cheveux blons et était beau. En plus, il était terrifiant. Stefan n’était pas très oué pour les étues. dison s-le ainsi pour ne pas être inélicats en le isant autrement. Mais il n’avait peur e rien. Tanis que Mack avait 21 phobies ientifiées, Stefan n’en avait aucune. En fait, on pourrait même ire que le nombre e ses phobies était en chiffres négatifs parce qu’il existe es choses effrayantes que même les personnes normales évitent, tanis que lui les poursuit. Lorsque Stefan aperçoit une pancarte isant : « Attention ! Chien méchant ! », son cerveau l’interprète comme isant : « donnez-vous la peine ’entrer ». Ce jour précis, un mercrei ’octobre, Mack allait avoir une prise e bec avec Stefan qui changerait leur vie à tous eux. Tout avait commencé avec Horace Washington III, un gars que Mack connaissait et aimait bien en quelque sorte, et qui recevait so n baptême u tourbillon ans la cuvette. Horace était un intello, et le tourbillon était onc aministré par Matthew Morgan, la brute es intellos. Matthew était aroitement seconé par son associée fréquente, Camaro Angianelli. Camaro n’avait jamais vraiment igéré ’avoir reçu le nom e la voiture préférée e son père, et elle extériorisait sa nature sensible en terrorisant les passionnés ’informatique et e science-fiction. À proprement parler, Camaro n’aurait pas û se trou ver ans les toilettes es gars, mais la ernière personne qui lui avait fait cette remarque oit maintenant prenre ses repas avec une paille. de toute façon, Matthew et Camaro tenaient Horace l a tête en bas. Sa tête plongeait ans la cuvette, et les objets tombaient e ses poches, mais il se tortillait, et comme il était un peu enveloppé, les eux brutes étaient incapables ’atteinre le bouton e la chasse ’eau. Alors, en entenant q uelqu’un entrer ans les toilettes, ils emanèrent son aie. Mack ouvrit la porte u cabinet et constata imméiatement le problème. — C’est une toilette autonettoyante, fit-il remarquer. — On sait ! On n’est pas iiots, réponit Matthew.
— Alors, vous evez éloigner Horace e la cuvette p our que la chasse s’actionne, expliqua Mack. — Mais ça étruirait entièrement le châtiment u to urbillon ans la cuvette, it Camaro. Camaro n’était pas stupie, seulement hostile. — Ah oui, it Mack pour manifester son accor, sans trop savoir sur quoi il tombait ’accor. — Il y a un bouton e éclenchement manuel, iniqua Camaro en changeant e prise sur la cheville ’Horace. — Oui, accora Mack, mais je ne vois pas pourquoi j e vous aierais à torturer Horace. — Parce qu’on va te botter les fesses, it Matthew. C’est à ce moment qu’un garçon sensé aurait réponu : « C’est un bon argument », tout en appuyant sur le bouton manuel e la chas se ’eau. Mais personne n’a jversion naturelle pour lesamais reproché à Mack ’être sensé. Il avait une a brutes. Alors, il réponit : — Tu peux toujours essayer. — Essayer quoi ? emana Matthew, perplexe. — Il veut ire que nous pouvons essayer e lui bott er les fesses, expliqua patiemment Camaro. Il insinue que nous sommes incapables e lui botter le cul. Camaro était une fille séuisante, ’une manière cu lturiste, à 0 % e graisse corporelle, élégante et préatrice. — Tu vois, expliqua Camaro ans le style péant qui écoulait naturellement e sa fonction e terreur es passionnés ’informatiqu e et e science-fiction, il essaie e nous uper. Il veut que nous lâchions Horace pour lui onner la chasse. Mack hocha la tête en signe ’approbation. — Tu lis en moi comme ans un livre. — Mack, Mack, Mack, soupira Camaro. Tu es mignon. — C’est vrai, acquiesça Mack. — Je n’ai pas envie e te rosser, avoua Camaro. Alo rs, pourquoi est-ce que tu ne te sauverais pas ? — d’accor, soupira Mack. Mais je vais ’abor prenre ceci. Il se pencha pour attraper le sac ’école e Matthe w. Il était rôlement léger, puisqu’il ne contenait aucun livre — seulement un s ac e réglisse Re Vines, un soa Mountain dew et es nunchakus. Cela était en mesure e prouire un éclic ans la tête e Matthew. Il relâcha Horace, ont le pois retomba sur Camaro, qui était forte, mais pas à ce point. Horace tomba et prit un bouillon, mais sans subir le tourbillon. Matthew bonit, mais Mack bonit plus vite encore. Il courait éjà ans le corrior, tanis que Matthe w le poursuivait en faisant un bruit e pachyerme. Le temps joua en faveur e Mack. (Il avait bien sûr remarqué l’horloge accrochée au mur.) La cloche sonna pour iniquer la fin es c ours, et les enfants jaillirent es salles e classe comme les chevrotines ’un fusil. Mack ouvrit le sac ’école e Matthew, éparpillant les Re Vines ans le torrent es élèves en élire. Mack avait un plan étaillé e l’école gravé ans s a mémoire. Il connaissait
chaque porte, chaque casier et chaque placar. Il s avait lesquels n’étaient pas fermés à clé, quelles sorties étaient reliées au sy stème ’alarme et où il pouvait trouver une fenêtre ouverte. Il ne s’inquiétait pas vraiment que Matthew ou Cama ro, qui s’était maintenant jointe à la poursuite, puissent l’attraper. Il fonç a ans le labo e chimie et emprunta la porte qui communiquait avec l’ancien labo e chi mie. Ce ernier était en rénovation par suite ’une malencontreuse explosion . Il remarqua une échelle, et le bac à peinture qui était perché au sommet. Il posa précisément le sac ’école e Matthew sous l’échelle. Les fenêtres étaient ouvertes pour laisser passer l ’air, et les peintres prenaient une pause à l’extérieur. Mack se glissa par une fen être au moment où Matthew arrivait en trombe ans le premier labo. Mack s’accroupit à l’extérieur, à l’abri es regars. Il tenit l’oreille et attenit. — Hé ! cria Matthew. Pause. Mack entenit les genoux e Matthew craquer tanis qu’il s’agenouillait pour reprenre son sac. Et puis…boum !etSuivi ’un bruit e fracas aux résonances liquies visqueuses, puis ’un cri e ouleur. — Arrggh ! s’écria Matthew. Mack savait qu’il ne evait pas courir le risque, m ais il ne put s’empêcher… e jeter un coup ’œil. Dne peinture jaune pâle égoulinait e la tête e Matthew. Elle traversait sa face puis s’engouffrait ans une bouc he ouverte sur un cri e mécontentement. Camaro se tenait juste errière lui. Elle aperçut Mack et fonça sur lui en un éclair. dans l’espace libre entre le bâtiment A et le bâtim ent C, Mack trouva une porte ouverte. Il bonit ans une cohue e gamins comme c elle qu’il venait e quitter. Il se faufila à contre-courant, en souhaitant s’échapp er par la porte u fon, celle qui conuisait au gymnase. C’est alors qu’il aperçut avec effroi une bête blon e massive qui traversait justement cette porte. Rien ne lui aurait permis e eviner que Stefan Mar r sortirait à ce moment-là u gymnase, où il avait oublié ses vêtements qu’il ev ait (vraiment) rapporter à la maison pour faire laver. — Fais semblant e rien, songea Mack. Il sourit à Stefan et tenta e passer evant lui très calmement. dix pas, et il serait en sécurité. Stefan ne savait même pas que Mack fuy ait quelqu’un. Puis, la voix e Camaro, un rugissement rauque, fenit le joyeux tintamarre : — Drgence e brutes ! cria-t-elle. Je éclare une urgence e brutes ! Les yeux e Mack s’agranirent. Ceux e Stefan se rétrécirent. Mack bonit vers la porte, mais Stefan n’était pas l’un e ces costaus lours et malaroits. Il faisait partie e ces costaus aussi vifs qu’un serpent. Dne patte énorme se éroula tel un fouet et accroch a le tee-shirt e Mack. Souainement, les pies e Mack ne touchaient plus au sol. Il fit battre ses jambes ans les airs, un peu comm e l’aurait fait Vil Coyote, mais cela était plus comique que vraiment efficace.
Camaro et un Matthew égoulinant e peinture rappliquèrent aussitôt. — Drgence e brutes ? s’étonna Stefan. Vous n’êtes pas capables e prenre soin e cet avorton. — Regare ce qu’il m’a fait ! s’écria Matthew, inigné. — Tu connais les règles, rappela Camaro à Stefan. N ous ominons par la peur. Dne menace pour l’un ’entre nous est une menace pour nous tous. Stefan hocha la tête en signe ’assentiment. — Heu, it-il. Le motheuconstituait environ un tiers u vocabulaire e Stef an. Il pouvait signifier e nombreuses choses. Mais, ans ce cas-c i, cela voulait ire : « Oui, je suis ’accor, tu as convoqué une urgence e brutes à bon escient, ce qui veut ire que toutes les brutes oivent s’unir pour lutter contre une menace commune. » — Tu evrais rameuter tout le mone, ajouta Stefan. Comme ’habitue. Tout le mondevoulait ire toutes les autres brutes.Comme d’habitudevoulait ire la place habituelle : le conteneur à orures  errière le gymnase et contre la clôture. — Je vais t’arranger le portrait ! gueula Matthew à Mack. Il agitait un poing égoulinant e peinture jaune pâle pour accentuer son propos. — Non, pas la figure, it Camaro. J’aime sa figure. Matthew et Camaro partirent chercher les autres, pe nant que Stefan, qui semblait plus fatigué que motivé, enfonçait son sho rt couvert e sueur ans la bouche e Mack et le traînait à l’extérieur. C’est le moment où Mack aurait û se mettre à parlementer, supplier, pleurnicher et promettre es choses. Mais la chose étrange est que même si Mack avait peur es marionnettes, es requins, es océans, es piqû res, es araignées, es entistes, u feu, es poneys Shetlan, es sèche-c heveux, es astéroïes, es montgolfières, u fromage bleu, es tornaes, es m oustiques, es prises électriques, es chauves-souris (celles qui sucent votre sang), es barbes, es bébés, e la peur elle-même et tout particulièremen t ’être enterré vivant, il n’avait pas peur u anger réel. Lorsqu’on y pense, c’est ce qui explique que les hé ros et ceux qui les entourent ont tenance à se faire tuer.