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L'Enfant enchanté... qui devint enchanteur dans la manche d'un géant

De
82 pages

Ce livre est à la fois un roman d'aventures et un roman philosophique pour enfants... et pour adultes ayant toujours un cœur d'enfant !

Non, il ne veut pas passer sa vie dans la manche du géant ! Martin, un enfant « enchanté », découvre d'autres mondes à travers une pile de livres magiques déposée par Merlin l'enchanteur dans sa bibliothèque. Dans le monde ouvert par le sixième livre de la pile, il affronte une très grande peur : va-t-il vivre seul, loin de celles et ceux qu’il aime, dans la manche d'un géant ? Comment en sortir ? Que peut-on découvrir dans la manche d’un géant ? Martin parviendra-t-il à devenir un enchanteur ? Là est tout le suspense !

Les lecteurs eux-mêmes découvriront-ils comment devenir des enchanteurs au quotidien ?


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Couverture

Image couverture

Copyright

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cet ouvrage a été composér Edilivre

175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis

Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50

Mail : client@edilivre.com

www.edilivre.com

 

Tous droits de reproduction, d'adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-332-92425-4

 

© Edilivre, 2015

Remerciements

À Martin Héber-Suffrin

Qui a été, cela s’est toujours vérifié

Un inspirateur et un modèle d’enchantement !

À Éric et Estelle, ses parents

Qui y ont beaucoup contribué

Assurément !

À Marc Héber-Suffrin

Pour son écoute, ses pistes éclairées

Ses encouragements !

À Jacqueline Culetto et Françoise Heinrich

Pour leurs propositions et leur relecture attentionnée

Cela a été fait si tendrement !

À Alice, Estelle, Héloïse, Marc, Marie-Ange, Martin

Pour des mots inventés

Si apéritivement !

À Héloïse

Pour une belle image de poisson préhistorique dessiné

Si imaginativement !

À Anne-Marie, Chantal, Isabelle, Nicole

Pour l’aventure d’écriture partagée et les regards croisés

Si bienveillants !

 

 

 

 

Une étrange pile de livres

Non, il ne voulait pas faire sa vie dans la manche du géant !

Ça, c’était bon pour les insectes dans les manches des vestes des enfants !

Mais lui, dans la manche d’un géant, ça, non !

Et pourtant !

Écoutez bien les aventures incroyables et vraies de Martin, l’enfant enchanté.

Ses parents s’inquiétaient parfois de sa passion pour les livres, ils avaient peur qu’il ne sache plus distinguer le réel de l’imaginaire, le vrai du faux.

En effet, Martin lisait tout, des livres, bien sûr, mais aussi ce qui était écrit sur les boites de camembert, les blogs de ses copains, les publicités dans les stations de métro…

Il aimait les bibliothèques !

Il aimait surtout celle du vieux Merlin, vous savez l’enchanteur, celui qui habitait tout près de chez lui, au fond de l’allée des Myosotis.

Qu’y avait-il donc dans la bibliothèque du vieux Merlin qui attirait tant le jeune Martin ?

Il y avait des livres bien rangés, sur des étagères bien alignées, en bois de chêne bien doré.

Il y avait des piles à l’équilibre tout à fait étonnant ; on s’attendait à ce qu’elles s’écroulent. Hé bien, non ! Elles se moquaient de vos peurs, elles tenaient fermement debout.

Il y avait de vieux grimoires où l’on avait envie de découvrir les secrets de la vie et de la mort, la composition de potions magiques, les chemins vers des pays imaginaires, ce que voulaient nous dire nos rêves…

Et il y avait des livres scientifiques qui parlaient de l’organisation des constellations de notre galaxie, des cycles de la lune et du soleil, des mystères de la germination et de la vie des insectes, coccinelles ou gendarmes à pois rouges.

En les lisant très attentivement, vous pouviez faire léviter l’eau, découvrir les merveilleuses molécules, vous imaginer dans la peau d’un dinosaure, fabriquer des illusions d’optique, découvrir les puits dans le désert du Sahara et imaginer ainsi le Petit Prince rencontrant le Renard.

Il y avait des livres d’histoire : celle des Gaulois et des Romains, des Incas, des Mongols, des Touaregs, des Indiens…

Celle des inventeurs de nos chiffres, les Phéniciens. Celle aussi des chasseurs de phoques du grand Nord…

Il y avait des albums qui vous entraînaient dans les contes de tous les pays, qui avaient bercé l’enfance de tant de générations : de Petit Poucet à la Belle au bois dormant, de la Petite sirène à Jack et son haricot magique, de Gulliver au Chaperon rouge, de Michka au drôle de Toupidec inuit, de Bakoudouba la tourterelle à la Reine des Neiges, de Kirikou à la sorcière…

Il y avait des livres très souvent ouverts. On savait seulement, en les touchant, en les voyant ou en les respirant, qu’ils avaient accompagné des vies entières, des rêves et des peurs, des aventures et des douleurs : Les Misérables et l’histoire si triste de la petite Cosette, Anna Karénine et L’Idiot, La Bible, Le Coran, La Torah

Il y avait des livres encore craquants de jeunesse malgré leur grand âge. Avaient-ils seulement déjà été ouverts ? Peut-être attendaient-ils Martin pour cela ?

Il y avait des livres que l’on pouvait lire en quelques minutes. D’autres, on les quittait difficilement. Je crois bien que ces livres-là apprivoisaient leur lecteur !

Et l’enfant enchanté passait, dans cette bibliothèque, des heures et des heures…

Merlin l’aimait bien. Il venait souvent voir Martin chez lui, sous l’apparence d’un merle.

Il se demandait, d’ailleurs, Merlin, si la chance ou un magicien encore plus puissant que lui, ou une bonne fée – la Fée bleue de Pinocchio, peut-être ? – ne lui avait pas envoyé celui auquel il pourrait transmettre ses dons, sa magie, ses secrets, sa puissance, en la personne de ce petit gars si doux, si passionné, si curieux.

Mais, écoutez bien les aventures incroyables et vraies de Martin, l’enfant enchanté…

D’abord, il faut que vous sachiez pourquoi on l’appelait l’enfant enchanté.

Il avait une qualité rare, tout l’enchantait : un lardon bien doré que lui offrait sa maman, des jeux de société avec son papa, une violette, si petite sur un tapis de mousse, qui lui parlait d’amour, la première étoile qui apparaissait à l’horizon.

La découverte des constellations qu’il observait à travers la lunette astronomique offerte par ses grands-parents.

Mais aussi, les aventures en bandes dessinées de deux enfants, Tom-Tom et Nana, qu’il lisait avec passion, les remparts de Carcassonne qu’il avait visités avec sa mère, un voyage dans la première voiture du métro parisien qui le transportait de joie…

Il faut aussi que vous sachiez à quel point il était persévérant : il voulait toujours aller au bout des choses, au bout de ce qu’il avait commencé à faire, au bout de ce qu’il commençait à comprendre.

Et une bibliothèque, c’est un lieu où l’on peut explorer tant de mondes ; aller si loin par l’imagination ; comprendre tant de mystères… !

Ça, de l’imagination, il en avait, Martin ! Il avait déjà imaginé tellement de choses !

Que le loup du Petit chaperon rouge était bon.

Que la sorcière du placard à balais habitait plutôt dans un tiroir à trésors.

Que la petite sirène était amoureuse d’un phoque moustachu.

Que Gulliver, le géant, vivait chez les pygmées.

Que Tom-Tom et Nana, les héros de ses livres préférés, se cachaient dans un sous-marin vert.

Que Capitaine Crochet avait avalé un aspirateur.

Que Sisyphe était heureux : sans doute un ami de ses grands-parents, il les avait entendus en parler souvent.

Il faut que vous sachiez aussi que l’enfant enchanté était très sensible. Un rien le mettait en joie. Un autre rien le rendait triste. Un mot lui ouvrait un monde. Un mot trop dur le refermait sur lui-même, comme dans une coquille d’œuf.

Et ses voyages dans la bibliothèque de Merlin ne faisaient qu’augmenter cette sensibilité.

Donc, écoutez bien, enfin, les aventures incroyables et vraies de cet enfant enchanté.

Le jour où tout commença, il remarqua, dans un coin obscur de la bibliothèque, une pile de livres qu’il n’y avait jamais vue. Elle était dans un équilibre improbable.

Entre nous, je me demande bien si ce n’est pas Merlin qui l’y avait posée.

Mais pourquoi ?

Nous verrons !

Entre nous encore, il faut que vous sachiez que Merlin était un drôle de bonhomme. Il avait l’air vieux. Sa peau était sèche et ridée. Ses cheveux tout blancs. Son dos voûté. Mais son regard montrait une étonnante jeunesse. Il était pétillant, un peu moqueur mais toujours gentil. Coquin et pourtant d’une bienveillance sans mesure, jamais rencontrée sur cette terre.

Entre nous toujours… ne pensez-vous pas que Merlin l’enchanteur avait une idée derrière la tête en déposant cette drôle de pile, ce jour-là, à cet endroit-là, pour cet enfant-là ?

Nous verrons !

Le livre qui attirait le plus Martin était là, tout bleu, épais, cartonné, au milieu de la pile. C’était une histoire de géant. Mais, patient comme nous connaissons Martin, il décida...