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L'Incroyable Voyage de Mayline

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Livres
80 pages

Description

Mayline, une jeune lycéenne victime de harcèlement scolaire, peine à s'épanouir. Éprouvée par le divorce de ses parents, cette passionnée d'écriture se replie dans la solitude sans pouvoir confier ses doutes à quiconque. Jusqu'au jour où elle découvre par hasard un mystérieux livre dans une boutique d'antiquités. Cette trouvaille l'entraîne au cœur d'une aventure incroyable dans un lieu enchanté, peuplé d'êtres étonnants. Elle revient métamorphosée de ce voyage initiatique qui lui a redonné confiance en l'avenir. Magie, amitié et amour constituent la clé de ce parcours initiatique vers le bonheur retrouvé.


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Informations

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Date de parution 30 mars 2018
Nombre de lectures 4
EAN13 9782414216598
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

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Cet ouvrage a été composé par Edilivre 175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50 Mail : client@edilivre.com www.edilivre.com
Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays.
ISBN numérique : 978-2-414-21657-4
© Edilivre, 2018
Chapitre 1 Mayline DUBOIS
Il faisait déjà presque nuit et le froid commençait à s’installer. Il était 16h55, Mayline venait de quitter son cours de Français avec son professeur, Monsieur Moulin. Elle était en première littéraire au lycée de son quartier. Du haut de ses 17 ans, elle était une grande passionnée de livres. Que ce soit des romans, des nouvelles ou même des mangas ou des bandes dessinées, elle en connaissait un rayon dans ce domaine. Son rêve était de pouvoir écrire ses propres bouquins. Elle disait, enfin, elle écrivait dans son journal intime, qu’à travers l’écriture elle voudrait transmettre ses émotions, ses passions et ses rêves. Elle voyait l’écriture comme un moyen de vider son cœur, et de pouvoir partager avec des inconnus comme s’ils lui étaient proches. Elle disait souvent qu’écrire, c’est poser des mots sur ces maux, c’est poser sur du papier tout ce que la bouche n’arrive pas à dire. Mais elle ne s’en sentait pas capable, pas capable de développer cette envie et cette passion, d’aller plus loin que remplir des pages d’un vieux cahier de brouillon ou de celles de son journal. Et vous savez pourquoi elle ne s’en sentait pas capable ? Car ce sont les autres qui le lui disaient, qu’elle n’était qu’une bonne à rien. Pourtant, elle avait un bon niveau scolaire, là n’était pas le souci, ses profs étaient tous ravis de l’avoir comme élève. Mais lorsqu’un groupe d’étudiants à grosse popularité, dit leader du lycée, se ligue contre une jeune ado fragile, il est difficile de s’en sortir. Il est vrai que la dure loi de la société en milieu scolaire, veut que tous les enfants ou les ados, soient méchants entre eux. Elle va même jusqu’à vouloir monter mutuellement les uns contre les autres, faire des plus faibles, et des plus discrets, leur bouc émissaire. C’est ce qu’on appelle du harcèlement scolaire. Cela faisait depuis le milieu des années collèges que Mayline en souffrait. Entre rabaissements, insultes, méchancetés, moqueries, elle ne trouvait pas la force de pouvoir montrer ce dont elle était capable, ni de leur clouer le bec une bonne fois pour toutes. Parfois, ils l’attendaient à la sortie du lycée, juste pour lui crier des insultes, des phrases méchantes. Ils la suivaient sur le chemin, mais au bout d’un moment, par la force des choses, par habitude aussi, elle avait décidé de mettre ses écouteurs, et de faire comme s’il ne se passait rien derrière elle. Alors que si, et ces choses-là sont graves. Mais ce groupe d’élèves, composé de David, Matthieu, Marco, Jeremy, Elsa, Vanessa et Jenifer, et de tous les autres qui eux ne faisaient que suivre ce groupe leader, ne se rendaient pas compte de la gravité de leurs actes. Ils ne pensaient pas que malheureusement qu’il existait et existe toujours des personnes encore plus fragiles que Mayline, qui eux, ne mettent pas juste leurs écouteurs pour être tranquille, mais quittent cette terre. Et c’est de leur faute. Je ne sais pas ce que ces personnes-là en tirent comme satisfaction, à quoi cela leur sert, franchement ? Tout ça pour agrandir leur popularité ? Faire croire aux autres qu’ils sont ‘‘stylés”. Mais ce n’est pas ça avoir du style les gars. Le style ce n’est pas faire souffrir les autres, ce n’est pas les rendre malheureux, ce n’est pas les pousser à faire des choses qu’ils ne veulent pas faire. Ce n’est pas ça avoir du style.
Ce qu’elle a fait, et c’est la plus grosse erreur selon moi, c’est qu’elle n’en parlait pas, elle ne disait rien, elle laissait passer les jours, elle laissait toutes les injures et le reste traverser son cœur, et se laissait blesser par les autres. Et le pire dans tout ça, c’était, que ses proches, sa mère, son père, ne voyaient rien, ils croyaient que tout allait bien pour elle. Les
gens du quartier ne voyaient que la jeune fille discrète, polie et disponible. Elle allait souvent après les cours, aider sa voisine Madame André, âgée de 85 ans, à ranger ses courses, ou même à sortir son chien. Il lui arrivait aussi d’aider les enfants du quartier à faire leurs devoirs. Elle donnait des petits coups de main de-ci de-là. Ce n’était pas pour l’argent qu’elle faisait tout ça. Non, c’était juste pour rendre service, se rendre utile, libérer les gens d’un poids et ça lui faisait du bien. Elle allait au collège, au lycée, la boule au ventre, étant sure de se faire insulter, moquer. Parfois cela allait au-delà de ça, des petits coups d’épaules, des croches pattes. Mais ces mots, ces gestes, cela atteint bien plus qu’on ne le pense, cela peut briser la vie d’un ou d’une ado. C’est terrible de ce dire qu’ils sont si nombreux à vivre ce genre de choses atroces. Mais vous savez c’est une scène courante que l’on voit chez les ados aujourd’hui, ils ne disent rien, font comme si de rien n’était, et laissent leurs âmes s’assombrir peu à peu, laissent la rancœur, la haine s’emparer tout doucement de leur cœur dans un silence noir. Marchant, le regard rivé sur le sol, car oui elle préférait affronter un sol silencieux, que des personnes dotées de la parole autour d’elle, son cartable de cours bien vissé sur son dos, ses longs cheveux raides et bruns pris dans une queue-de-cheval, ne laissant dépasser aucune mèche rebelle, elle prit la route pour rentrer chez sa mère. Hé oui, ses parents sont divorcés depuis qu’elle a 13 ans. Parce qu’ils ne s’aimaient plus disaient-ils. Elle avait remarqué qu’ils échangeaient un peu moins ensemble, qu’il y avait parfois une ambiance tendue, mais, jamais elle aurait pensé qu’ils y iraient jusqu’au divorce. Mais elle n’avait que 13 ans. Elle vivait donc une semaine chez papa, une semaine chez maman, la joie de la garde partagée. Ce fût un divorce qui a marqué son esprit, qui l’a fait souffrir, et qui a laissé une marque profonde dans son cœur. Elle disait souvent que c’est le genre de blessures qui ne partent pas, car ce sont celles de l’âme. En fait elle se sent coupable de la séparation de ses parents, sans trop de raisons apparentes d’ailleurs, c’est juste qu’elle s’est sentie impuissante, qu’elle n’a rien pu faire. Mais que ce soit à 7 ans, à 10 ans, à 13 ans, à 17 ans, ce sont les histoires des grands, les histoires d’adultes, et les enfants n’ont pas grand-chose à dire. Si les parents ne s’aiment plus ou ne s’entendent plus c’est comme ça, mais ce sont quand même les enfants qui trinquent et qui souffrent les premiers. Ses deux parents ont chacun refait leur vie avec quelqu’un. Sa mère, Jenny-Lee, au caractère assez fort mais très gentille, s’était trouvée, un homme du même âge, qu’elle, à savoir 48 ans, il se prénommait Claude. Mayline le trouvait, comme elle aimait bien dire un tantinet « mou du genou » il n’avait aucun caractère, on peut dire qu’elle ne l’aimait pas vraiment, du moins pas plus que ça. Puis son père Édouard, lui, ayant un naturel assez doux avait rencontré une femme de 10 ans de moins que lui, très « bon chic bon genre » très coquette, extrêmement huppée, qui s’appelait Stacy. Le courant, comme vous pouvez vous en douter, ne passait pas très bien avec notre jeune passionnée de livres. En fait, elles étaient le parfait opposé. Ni Jenny-Lee, ni Edouard ne trouvaient du temps pour elle, ils prenaient chacun beaucoup trop de temps pour leur nouveau conjoint et la laissait de côté. Ils étaient là physiquement, financièrement, mais ce dont Mayline avait réellement besoin, c’était qu’ils lui donnent du temps, c’était qu’ils soient là pour elle quand ça n’allait pas, quand le moral était au plus bas, mais ils ne voyaient rien, ils ne voyaient pas son mal-être. Ce qu’ils voyaient, c’était une jeune ado, avec des soucis d’ados, rien de plus. Ils la laissaient, de côté, et cela l’affectait beaucoup. Jenny-Lee rentrait toujours tard le soir, elle travaillait dans une boutique de vêtements et faisait souvent la fermeture jusqu’à 19h et Claude, lui, en attendant qu’elle sorte du travail, faisait la cuisine pour eux trois. Il travaillait à la maison, son boulot lui le permettait, il était
professeur par correspondance.
Comme à son habitude, en rentrant, Mayline se déchaussait, disait bonjour à son beau-père, posait son sac dans sa chambre, faisait ses devoirs (lorsqu’elle en avait). Puis venait son moment préféré de la journée, celui où elle se retrouvait volontairement seule, où elle réfléchissait allongée sur son lit. Sa chambre, c’était son endroit à elle. Elle avait demandé à sa mère qui était très manuelle et douée de ses mains, de lui la peindre en rose et violet, avec une frise grise argentée, et elle l’avait décoré à sa façon, en collant des posters de ses chanteurs ou groupes favoris, des posters d’animaux, car oui c’était une dingue d’animaux. Elle avait aussi accroché aux murs, quelques photos avec sa mère, et sa famille qu’elle voyait peu comme ses tantes, ses oncles, sa cousine, ses cousins, ses grands-parents. Ils habitaient tous un peu aux quatre coins de la région. Les seuls moments où tout le monde est à peu près réunis, c’était à Noël. Sur sa tête de lit elle avait attaché une guirlande de lumières, et sur son lit, se trouvait des tas de coussins, certains étaient en forme de cœur, d’autres étaient ronds, tout touffus, en pilou, il y en avait de toutes sortes et ils étaient incalculables. Il y avait un coin qu’elle adorait dans sa chambre, c’était son bureau elle y écrivait parfois dans son journal, ou s’y posait afin de rédiger des textes, des poèmes. Parfois elle regardait des films, des séries dans son lit, mais de temps en temps elle n’y faisait que penser. Penser à quoi me direz-vous ? En fait, il s’agit plutôt de la question, « penser à qui ? » En effet, elle gardait tout cela au fond d’elle afin d’éviter des moqueries de plus, mais il s’était avérer qu’elle était amoureuse d’un garçon de sa classe. Jonas Scott, 17 ans, d’origine Américaine par son père. Plutôt du genre discret et intelligent. Il était grand, il avait les cheveux bruns, teintés de roux et pas vraiment coiffés. Il avait les yeux marrons clairs. Des taches de rousseur lui couvraient, que très légèrement, son nez et le dessous des yeux, elle trouvait que ça lui donnait un charme supplémentaire. Il était très timide en classe. Il avait un groupe d’amis qui lui était fidèle et d’après ce qu’elle avait compris, ils se connaissaient depuis leur première année de collège. Dans son journal, son nom y était écrit plusieurs fois, c’était peut-être encore la seule chose, la seule personne, qui lui donnait un peu de baume au cœur. Mais ça Jonas ne le savait...