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La Compétition de danse

De
50 pages

Jacqueline Wellingramsest une jeune adolescente vivant chez sa mère et qui s'apprête à faire sa rentrée au lycée, ce qu'elle redoute au plus haut point. Le jour J, elle fait la rencontre d'un garçon plutôt excentrique, Mikaël Oscar Wellington qui va lui lancer un pari : si elle gagne, elle aura le droit de promener son chien pendant deux jours, et si elle perd, elle devra participer avec lui au concours de danse organisé par le lycée avec, à la clef, une bourse pour l'Université. Quelle sera l'issue du pari ?


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Cet ouvrage a été composér Edilivre

175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis

Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50

Mail : client@edilivre.com

www.edilivre.com

 

Tous droits de reproduction, d'adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-334-12736-3

 

© Edilivre, 2016

La Compétition de danse

 

Ce livre relève de la pure fiction, les opinions qui y sont exprimées relèvent du divertissement.

Toute ressemblance avec des personnages réels est fortuite. L’éditeur et l’auteur déclinent toute responsabilité en cas de poursuites pénales.

 

 

De minces rais de lumière perçaient à travers les rideaux de ma chambre, lorsque le réveil sonna. Je l’éteignis nonchalamment avec la paume de ma main, avant de pousser un long soupir. C’était le jour de la rentrée au lycée. Mon premier jour et je le redoutais au plus haut point. Étant donné que mes parents venaient de déménager dans le Connecticut, je n’avais aucun ami et ne connaissais personne à part eux. En plus de cela, on ne peut pas dire que je suis particulièrement sûre de moi. Sans doute parce qu’en plus d’avoir un physique que je qualifierais de banal, j’avais un léger surpoids. Ce qui ne me mettait pas à mon avantage. J’imaginais déjà être la risée du lycée et, face aux bimbos en minijupes et décolletés plongeants, je ne faisais pas le poids.

Après un long moment passé étendue sur mon lit à ressasser bêtement mes peurs, je me décidai enfin à me lever, à m’habiller et à me préparer. J’entendis au loin la voix de ma mère depuis le bas de la cage d’escalier :

– Jacqueline, dépêche-toi, le petit-déjeuner est prêt, tu vas être en retard !

– J’arrive maman.

Une fois prête, je descendis les marches quatre à quatre et débarquai en trombe dans la cuisine. Ma mère avait disposé sur la table deux assiettes, un petit panier, où étaient posés quatre muffins dorés, un verre de jus d’orange, ainsi qu’un chocolat chaud Fairtrade pour moi. Elle était en train de se verser une tasse de café.

– Te sens-tu prête pour ton premier jour au lycée ?

– Absolument pas. En plus, je déteste l’uniforme.

– Moi, je trouve qu’il te va plutôt bien.

– Plutôt bien ? Tu rigoles, j’ai l’air d’un ballon de baudruche rouge sur le point d’éclater.

Ma mère se mit à rire. Je portais l’uniforme de l’école de Norwich pour les filles, composé d’une jupe mi-longue, à la coupe droite, genre tailleur bordeaux, d’une chemise blanche, d’un foulard jaune et d’une veste assortie à la jupe. J’avais fait quelques efforts au niveau de ma coiffure, puisque j’avais relevé mes cheveux mi-longs châtains en une sorte de chignon avec des pinces et des sixtus. J’avais fait l’impasse sur le maquillage. J’engloutis à la vitesse de l’éclair les deux muffins et bus mes boissons. Ce fut un miracle que je n’aie pas taché mon uniforme. J’embrassai ma mère sur la joue.

– Bonne journée, au revoir maman.

Je sortais de la maison avec mon sac à dos sur les épaules et me dirigeais vers mon vélo posé contre le mur du garage et cadenassé, lorsque j’aperçus un garçon très grand de l’autre côté de la rue ; il devait faire dans les 1 m 90, ce qui était assez inhabituel pour son âge. J’estimais en effet à vue d’œil qu’il ne devait pas avoir plus de 15 ans, autrement dit mon âge, puisqu’il arborait fièrement sur sa veste l’écusson bleu roi des premières années. Il était élancé et très mince, avait les cheveux légèrement bouclés sur le dessus. Il avait tenté de les dompter avec du gel : c’était plutôt réussi. Ils étaient luisants et brun foncé. Il portait à la place de la cravate habituelle un nœud papillon à rayures turquoise et magenta. Son pantalon avait la même allure. On aurait dit que cet énergumène sortait tout droit d’une école de cirque. Quant à ses chaussures, elles étaient d’un tout autre style, ce qui détonait un peu avec le reste du costume : elles étaient cirées, noires et me faisaient penser à des chaussures de golf. À sa gauche était assis un Golden retriever brun caramel : ils m’observaient pensivement tous les deux. Je restai figée sur place à côté de mon vélo, ne sachant quel comportement adopter. Exaspéré, le garçon finit par me crier :

– Qu’est-ce que tu attends ? Viens vers nous, on va être en retard au lycée !

J’avais envie de lui répliquer : « On se connaît ? », mais les mots ne sortirent pas de ma bouche. Je pris mon vélo et marchais à côté préférant ainsi ne pas l’enfourcher et allais rejoindre le mystérieux inconnu.

Lorsque j’arrivai à sa hauteur, son chien aboya et vint vers moi, me sauta dessus, me fit tomber avec mon vélo et se mit à me lécher le visage frénétiquement et affectueusement.

– Mail ! Laisse-la tranquille ! Viens ici !

Il sortit une laisse de son sac et la lui mit au cou, avant de le tirer vers lui pour me laisser respirer.

– Je suis vraiment désolé. D’habitude, il ne fait jamais cela. C’est la première fois que cela arrive.

– Normalement, tu aurais dû le tenir en laisse, il aurait pu me tuer !

– Non, il ne ferait jamais cela, il est très gentil.

Je me radoucis un peu.

– C’est un mâle ?

– Non, une femelle.

– Et comment s’appelle-t-elle ?

– Maileki. Mais tout le monde l’appelle Mail. Elle a aussi des surnoms comme : The Moo, the Boss…

– C’est un drôle de nom, sans parler des surnoms que tu lui donnes.

– Oui, mais c’est son nom. Et il est très bien, je ne le changerai pas pour te faire plaisir.

Il avait dit cela comme cela, sans aucune gêne. Il semblait ne pas être du genre à se laisser faire et semblait avoir du caractère et savoir ce qu’il voulait. Cela me contrariait fortement, mais me plaisait et me stimulait également. Enfin, je commençais à me montrer courtoise :

– Tu as d’autres animaux ? Car tu sembles bien les apprécier.

– Oui, j’ai aussi un labrador nommé Rami et un chat, mais je les ai laissés à la maison.

– Pourquoi tu n’as pas fait pareil avec Mail ?

– Car elle s’ennuie sans moi lorsque je ne suis pas là, elle se met à pleurer en couinant toute la journée.

– Mais tu réalises que les chiens et autres animaux sont interdits en classe ?

– Oui, je le sais, mais je vais convaincre les professeurs.

Il avait dit cela comme s’il en était persuadé.

– Alors ça, ça m’étonnerait !

– On verra bien, me lança-t-il sur un ton de défi. On parie combien ?

– Je n’ai pas d’argent sur moi, répliquai-je agacée.

– Je n’ai jamais dit qu’on était obligés de parier de l’argent. On peut très bien parier autre chose.

– Quoi par exemple ?

– Ça ! s’écria-t-il soudain en désignant une affiche sur un poteau à deux mètres de nous.

Je m’approchai pour la lire, lorsque j’aperçus un détail qui me...