La Légende de l

La Légende de l'Ange Maudit – Livre 1

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Livres
150 pages

Description

L'histoire se déroule dans le pays Noriagan. On y retrouve l'Ange Maudit qui est le Grand Commandant de l'Armée des Anges. Il rencontre un homme qu'il veut recruter comme général pour son armée. Afin de s'assurer qu'il accepte, l'Ange Maudit se plie à ses conditions et commence à lui raconter le récit du début de sa guerre contre le chef de l'armée des Mayaganars, qui est son ancien ami et mentor.


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Date de parution 24 novembre 2017
Nombre de lectures 1
EAN13 9782414088874
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

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Cet ouvrage a été composé par Edilivre 175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50 Mail : client@edilivre.com www.edilivre.com
Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays.
ISBN numérique : 978-2-414-08885-0
© Edilivre, 2017
Prologue La rencontre
Nous sommes six cavaliers à parcourir la forêt qui nous sépare du village que nous recherchons. Dans ce village se trouve la personne que je veux recruter comme général dans mon armée. J’aurais pu faire ce long v oyage seul, mais le protocole est clair : mes cinq gardes devaient m’accompagner. Nou s sommes en temps de guerre et ma côte de popularité était au plus bas ces dernier s temps. Il faut dire que le conflit qui nous oppose aux Mayaganars dure depuis plus de 3000 ans.
J’ai porté bien des noms au cours de ma vie, certai ns m’appellent l’Ange Maudit ou bien encore le messager de la mort mais mon nom de baptême est Venom. Je suis originaire du pays Noriagan qui était autrefois une contrée paisible et qui ne connaissait pas la guerre et les désastres qu’elle entraîne.
Cela fait maintenant deux semaines que nous sommes partis de mon château et il me tardait d’arriver sur place et de rencontrer enf in l’homme dont j’avais tant entendu parler. La forêt commençait enfin à s’éclaircir, il était temps j’en avais assez de voir continuellement les mêmes arbres. Plus que quelques heures de route et nous serons enfin arrivés.
Nous avons fait une dernière pause puis nous sommes repartis vers le sud. Le village était maintenant en vue. La pauvreté est de venue de plus en plus présente au fil des années mais cet endroit était encore plus pauvr e que tous ceux que nous avons pu traverser ces derniers jours.
Dès notre arrivée, nous avons pu constater à quel p oint les villageois avaient peur de nous. Cela se lisait dans leurs yeux et il y ava it de quoi. J’étais maintenant réputé pour mes faits de guerre et cette réputation ne dat ait pas d’hier, au fil de toutes les batailles j’ai commencé à fonctionner comme l’ennem i et à ne pas faire de prisonniers.
Les gens se cachaient chez eux dès qu’ils nous voya ient passer. La maison où nous rendons est à l’extrémité ouest du village. Un e petite maison qui abritait pourtant un homme de renom. Il s’appelait Serk et comme moi c’est un combattant. Je suis le Grand Commandant de L’Armée des Anges. C’est plus u n titre honorifique qu’autre chose, même si je commande une des plus grandes arm ées qui puisse exister et j’avais besoin d’un nouveau général pour commander mes hommes.
Serk est sans aucun doute celui qu’il me faut. Le t out était de le convaincre de me suivre dans cette guerre interminable. Je suis arrivé rapidement devant la maison, au prem ier regard elle paraissait vide, mais pourtant je savais qu’il était là et qu’il m’o bservait. Serk n’a pas tardé à ouvrir la porte et est venu me saluer à la manière des ancien s du pays : avec la main droite repliée sur le cœur et légèrement courbé en avant. Ce genre de salut n’est réservé qu’aux visiteurs les plus distingués. Un bon présag e selon moi, il avait l’air de m’apprécier en tout cas.
Sans prononcer le moindre mot il m’a invité à entre r. De l’intérieur, la maison était loin d’avoir le même aspect, elle était richement d écorée. Tous les murs étaient recouverts de peintures décrivant les batailles de cette longue guerre.
Serk est quelqu’un d’intimidant, même pour moi qui ai une longue carrière de guerrier derrière moi. L’homme est très grand et do té d’une puissante musculature. Le
plus impressionnant chez lui était son regard, il é tait empreint d’une infinie sagesse comme si, tout comme moi, il avait traversé les différents âges de ce temps.
Il m’étudiait du regard, attendant que je fasse le premier pas, j’ai donc rompu le silence qui devenait pesant :
« Cher Serk c’est un honneur pour moi de vous renco ntrer après ce long voyage. – Tout l’honneur est pour moi Grand Commandant Veno m, me répondit-il. Je me doute que si vous vous êtes déplacé d’aussi loin c’ est dans un but précis. »
Son regard perçant me fascinait, c’était comme s’il pouvait lire en moi. Progressivement un nouveau silence de plomb s’insta llait à nouveau. Ce blanc ne semblait pas le gêner, bien au contraire ça semblai t même l’amuser. J’ai vite repris la parole :
« Oui je suis venu vous voir dans un seul but. J’ai une demande à vous faire. J’ai beaucoup entendu parler de vous et j’aimerai vraime nt que vous intégriez mon armée et que vous deveniez mon général. »
Il étudia un moment ma proposition. La réponse que je reçus était différente de celle que j’attendais :
« Avant de vous donner ma réponse, il y a certaines choses que je voudrais savoir, enfin si vous voulez me les dire : j’aimerai savoir comment cette guerre a commencé et comment s’est déroulée votre première bataille.
– Je n’y vois aucun inconvénient cher Serk c’est to ut à fait en mon pouvoir, mais je vous préviens notre discussion risque de durer parc e que raconter quelque chose qui s’est produit il y a trois milles, ça prend du temp s. »
Il me fit vite comprendre que le temps lui importai t peu et que je pouvais commencer mon récit. J’ai donc pris une position confortable dans mon fa uteuil et j’ai commencé à lui raconter mon histoire.
Chapitre 1 Un banquet et une surprise
Tout a commencé quand j’avais vingt ans je vivais à l’époque au cœur du pays Mayaganar. Le grand chef du pays, Morgan, m’avait p ris sous son aile après la mort de mes parents qui ont été emportés par la maladie qua nd j’étais petit. Il disait toujours que j’avais des talents spéciaux et qu’il attendait avec impatience que ces pouvoirs se réveillent afin qu’il puisse me former à les utilis er.
Le hasard a fait que nous fêtions nos anniversaires le même jour. J’avais hâte que cela arrive parce que je savais que la fête serait somptueuse, surtout que Morgan fêtait ses 2500 ans.
La forteresse de Morgan est immense. Elle est const ruite sur une colline en plein milieu du pays et est réputée imprenable. J’ai peu de souvenirs du château où j’habitais avec mes parents mais celui-ci fait au m oins trois fois la taille de celui dont je me rappelle. Les jardins eux aussi sont démesurés.
Morgan a toute une batterie de gens qui travaillent pour lui à l’entretien de son immense demeure. Il n’était pas ce qu’on pouvait qu alifier de populaire. Il était plutôt réputé pour mener son pays d’une main de fer et ne faire aucune concession. Morgan a toujours été un combattant avisé et savait commen t remporter un combat sans le moindre effort, il est craint et respecté et tout l e monde s’accorde à dire qu’il vaut mieux l’avoir comme ami que comme ennemi.
Morgan tient sa longévité du pouvoir que lui confèr e l’Ange qui est en lui. Les Anges sont des êtres qui choisissent certains élus et vivent en eux. Leurs nombreux pouvoirs sont transférés en leurs hôtes et le plus fascinant d’entre eux est une sorte d’immortalité. L’Ange qui vivait en Morgan était no mmé l’Ange des Ténèbres. Rares sont ceux qui connaissent cette information, mais j e fais partie de ce petit cercle de gens à qui Morgan l’a communiqué et c’est pour moi un honneur de faire partie de ces privilégiés.
Tout au long de mon enfance, Morgan m’a initié à to utes les pratiques de combat qu’il connaissait. J’apprenais vite selon mes préce pteurs et je savais que j’aurai bientôt l’âge requis pour intégrer sa légendaire armée.
Les préparatifs pour la fête avançaient à grand pas . L’anniversaire de Morgan allait être somptueux a un tel point que tout le monde s’e n souviendrait à tout jamais. Ce qui me rendait encore plus impatient c’était la tradition que Morgan avait instaurée. Tous les cinq ans, un tournoi se déroula it lors de son anniversaire, juste après le banquet. J’avais hâte de pouvoir y partici per afin de pouvoir montrer ce dont j’étais capable et peut-être de prouver à mon ami d e toujours que j’étais prêt à rentrer dans son armée. J’étais loin de me douter de ce qui se passerait à ce moment-là.
Une foule d’invités se pressait déjà devant le chât eau. Chaque année ils venaient plus nombreux. Était-ce parce que Morgan était part iculièrement généreux lors de ces fêtes ou parce que tout le monde craignait l’homme de guerre qu’il a toujours été ? Nul ne l’a jamais su parce que personne n’osait en parl er de peur de se retrouver dans la prison de la forteresse. Il a toujours été reconnu que quiconque entrait dans cette prison n’en ressortait jamais vivant. Les condition s de détention étaient tellement rudes que soit les prisonniers se suicidaient, soit ils é taient tués par les gardiens en manque
de bagarre. Mais ceci est une autre histoire.
Revenons au banquet qui se préparait. Un nombre inc alculable d’odeurs s’échappaient des cuisines du château. On aurait di t que Morgan avait fait venir un cuisinier de chaque village et de chaque région du pays pour sa fête.
De nombreuses tables avaient été installées la veil le près de la clairière à l’est du château et l’heure du repas approchait. La plus gra nde était la table d’honneur et j’y avais la meilleure place : à la droite de Morgan. Tous les invités se mettaient progressivement à tab le. La plupart d’entre eux avait apporté un cadeau plus ou moins important à Morgan suivant la richesse de la région dont il venait. J’avais moi aussi contribué à cette fête avec le tableau que j’avais préparé pendant des mois. Ce tableau représentait m on vieil ami aux côtés de sa femme, Verdana. Contrairement à Morgan, elle ne m’a ppréciait pas. Elle était persuadée que je représentais un danger pour lui. I l n’en avait cure étant donné l’affection qu’il avait pour moi. Morgan ne tenait pas compte des conseils qu’elle lui donnait, me concernant. Je savais qu’elle voulait s ecrètement se débarrasser de moi. Je ne pense pas qu’elle voulait me tuer : elle étai t incapable de faire du mal à qui que ce soit. Non, elle voulait tout simplement que je m ’éloigne le plus possible, sûrement pour qu’elle puisse de nouveau avoir son mari pour elle seule. Elle était assise en face de moi et je pouvais sentir le poids de son regard envers moi.
Comme à son habitude, Morgan a su faire des généreu ses donations à ses invités, sans compter les innombrables plats qui se dressaie nt devant nous sur les tables. Les odeurs et les différentes saveurs se mélangeaient e n parfaite harmonie. Il y avait dans mon souvenir de quoi nourrir un village entier pend ant une semaine, mais cette époque remonte à loin et ma mémoire est peut-être quelque peu brouillée à ce sujet. Je pouvais voir à quel point les convives se régalaien t et s’enivraient avec les excellents breuvages qui nous étaient servis. Le vin par aille urs coulait à flot. Morgan n’avait pas lésiné sur la quantité, comme à son habitude.
L’ambiance était au beau fixe et le temps était clé ment pour un jour d’été, il est vrai qu’il ne faisait pas trop chaud. Mon appétit et la quantité de plats à goûter me faisait un peu oublier mon appréhension quant au tournoi qui a llait venir et à l’apparente surprise qui allait en découler. J’avais entendu certaines r umeurs chez les proches de mon ami qui disaient que cette surprise serait de taille et allait en étonner plus d’un.
Ma curiosité me poussa à essayer d’en savoir plus m ais à chaque fois que j’interrogeais Morgan, il éludait la question en me répondant que je le saurais bien assez tôt. Le repas n’en finissait pas. A chaque fois qu’un pl at était terminé, il était remplacé par un autre encore rempli davantage. Vu que l’heur e avançait, je me suis dit que le tournoi serait reporté au lendemain. Cette idée éta it renforcée par le fait que nous avions commencé à entamer les desserts uniquement a u moment ou le jour commençait à décroître. Les domestiques commençaient à allumer des flambeau x. Morgan proposa à tous les convives une chambre pour la nuit et prit la parole :
« Mes amis, je vous remercie d’être venus aussi nom breux pour fêter mon anniversaire avec moi. Et oui aujourd’hui je fête m es 2500 ans. Beaucoup pourrait penser que c’est contre-nature, ils n’ont pas tort. Peu de gens le savent mais je suis l’hôte d’un Ange nommé l’Ange des Ténèbres qui me d onne ma longévité et de nombreux pouvoirs dont le commun des mortels ne pou rraient que rêver. L’Ange des
Ténèbres vit en moi depuis maintenant 2470 ans et d emain matin je vais donner la chance à une personne de prendre mes pouvoirs. Cett e jeune personne est assise à ma table et c’est mon jeune ami Venom que j’ai recu eilli quelques années auparavant. S’il le désire, à la place du tournoi qui était ini tialement prévu, il pourra m’affronter dans un duel demain matin, durant lequel je me montrerai sous mon vrai jour. S’il arrive soit à me désarmer, soit à me faire avouer ma défaite, V enom sera le nouvel hôte de l’Ange des Ténèbres et me remplacera à la tête de mon armé e avec tous les privilèges que cela implique. Il ne me manque plus que ta réponse Venom. »
Tout le monde regardait Morgan avec un air ahuri, m oi en premier. La plus surprise était sa femme. Une fois ma surprise passée j’ai pris la parole : « Morgan tu me fais trop d’honneur en me proposant cela. Je n’espère pas une victoire mais c’est avec joie que j’accepte ce duel contre toi demain matin.
– Et bien c’est chose faite, il ne me reste plus qu ’à vous souhaiter à tous de passer une agréable nuit et je vous dis à demain. »
Je suis, moi aussi, monté dans ma chambre une fois la nuit tombée. J’étais fatigué mais pourtant je n’arrivais pas à trouver le sommei l. Je n’arrêtais pas de me demander ce qui m’était passé par la tête d’accepter ce comb at contre Morgan. Quelle idée a bien pu me traverser l’esprit de vouloir me battre contr e mon vieil ami ? Je ne pouvais pas gagner quoiqu’il puisse se passer. Morgan était le plus puissant combattant de tous les temps, et moi un jeune homme sans vraiment d’expéri ence je pensais pouvoir me battre contre lui ? Tout ça n’avait pas de sens. En fin maintenant qu’on y sera demain autant lui montrer ce que je vaux. Morgan m’a dit une fois un proverbe : « Fais ce que dois, advienne que pourra. » J’ignore pourquoi cela m’est revenu en tête cette n uit, mais je comptais le prendre au pied de la lettre et faire ce que j’avais à fair e. Et puis si j’étais battu et bien tant pis, j’aurai au moins essayé et donné tout ce que j’avai s en moi. Mais si, au contraire, avec tout ce que j’avais appris et avec une chance hors du commun, j’arrivais à gagner ce combat j’aurai réalisé l’impossible, à savoir battr e le seul homme que l’on ne peut pas battre. C’est finalement quelques heures avant l’aube que j e suis enfin arrivé à m’endormir, mais mon sommeil était agité de sombres rêves. Je n’arrêtais pas de me faire battre voire tuer par Morgan. Était-ce mon im agination ou ma peur qui me jouait des tours ? Je n’en savais rien. Il me fallait abso lument prendre du repos. Il fallait que je sois en forme au petit matin.
Chapitre2 Le duel tant attendu
Quand je me suis réveillé, le soleil venait à peine de se lever. Le peu de sommeil que j’ai eu, a quand même suffi à me remettre d’apl omb et me redonner des forces. Et je savais qu’il faudrait que j’en ai pour me battre aujourd’hui. Je me suis préparé en hâte et je suis descendu dans la clairière ou nous avions mangé la veille. Tout le monde était déjà en place. Tous les invités étaient restés pour pouvoir assister à notre combat de ce jour. Mon angoisse était de plus en pl us grande, mais maintenant je ne pouvais plus échapper à mon destin, il fallait que je me batte.
Morgan était là, au beau milieu du carré qui avait été mis en place pour notre duel. Me voyant arriver, il prit la parole :
« Je suis content que tu n’as pas renoncé Venom. Je sais que tu as des talents cachés au plus profond de toi. Aujourd’hui tu vas a voir une démonstration des miens. Je vais me montrer à toi sous mon vrai jour, non pa s pour que tu n’aies aucune chance, mais pour que tu puisses voir ce que tu pou rrais éventuellement avoir la chance de devenir. »
Aussitôt qu’il a fini de prononcer ce petit discours, son corps a commencé à devenir flou, comme si une nappe de brouillard l’avait enve loppé. Ça n’a pas duré longtemps avant que je ne le voie de nouveau. J’ai été saisi de frayeur en voyant ce que j’avais devant moi ! Morgan avait deux gigantesques ailes blanches dans le dos et tenait s a légendaire épée « L’Expéditrice » à la main, on disait que le seul moyen de le tuer é tait avec cette épée. L’épée était nommée comme ça parce que quiconque la voyait lors d’un combat ne s’en sortait pas vivant. Il faut savoir que les épées reçoivent leurs noms lors des combats comme celui qui va se dérouler ou des batailles, selon les prou esses réalisées.
Mon épée contrairement à celle de Morgan ne portait pas de nom, elle n’avait été forgée qu’il y avait très peu de temps et n’avait p as encore connu de batailles. Qui sait, peut être que la mienne recevra un nom aujourd’hui. Je l’espérais en tout cas.
Morgan avait invoqué l’Ange qui vivait en lui. Tell ement d’émotions étaient mêlées à ce moment là. J’étais partagé entre la peur, la f ascination, le désespoir, et le courage qui essayait de grandir en moi. Le plus fort des se ntiments que j’avais, c’était le désarroi qui s’emparait de moi parce que j’avais co mpris que je n’avais presque plus aucune chance de gagner. Sa voix est devenue caverneuse et elle me surprit q uand il reprit brièvement la parole :
« Et bien Venom, je t’attends, affronte moi et acco mplis ton destin. »
Il s’est mis en garde et a attendu patiemment. C’ét ait comme s’il m’observait pour deviner quel va être mon premier mouvement. Tandis qu’il me regardait son épée décrivait des petits moulinets. Je ne savais pas qu oi faire, j’avais l’impression d’être paralysé par ma peur.
Il fallait pourtant que je bouge. J’ai secoué vigou reusement la tête pour me réveiller ou plutôt pour ignorer ma peur. J’ai donc dégainé m on épée et je me suis jeté sur lui. Il a paré mon coup avec une facilité déconcertante. Mo n bras s’est engourdi sous la violence du choc. C’était comme si la force de Morg an avait été décuplée lors de sa
transformation.
J’avais beau essayer de trouver une faille dans sa garde, il revenait sans cesse à l’assaut, ne me laissant aucun moment de répit. Cha que coup d’épée m’engourdissait un peu plus le bras, je ne le sentais déjà presque plus mais je continuais quand même à me battre. J’avais...