Le ballet féerique

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35 pages
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Description

Avec les petites fées, le monde devient magique ! Les cours de danse ne sont pas de tout repos : le tutu de Flora est capricieux. Sybille a le trac et Léonie, un trou de mémoire… Mais lors du spectacle de fin d’année, grâce à leurs pouvoirs magiques, les trois amies s’en sortent de manière… féerique !
Une grande histoire avec 5 épisodes : les aventures de trois petites filles d'aujourd'hui aux pouvoirs magiques !
Idéal de 6 à 8 ans.

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Date de parution 15 mai 2013
Nombre de visites sur la page 23
EAN13 9782215123378
Langue Français

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Cette année, Flora, Sybille et Léonie se sont inscrites à un cours de danse. Elles en rêvaient depuis longtemps. Elles ont choisi leur tenue avec soin : un justaucorps rose avec une jupette en tulle, un cache-cœur croisé sur la poitrine, des chaussons et un collant fin. Sybille et Flora, qui ont les cheveux longs, se sont même fait un chignon. Madame Pitard, leur professeur, les félicite : « C’est parfait ! – Et moi, madame ? » s’écrie Clarisse. Clarisse parade dans un tutu blanc tout neuf.
« Zut ! se dit Flora. Il ne manquait plus qu’elle. » Si Clarisse est là elle aussi, elle va sûrement les ennuyer. À dire vrai, les trois amies ne l’apprécient pas beaucoup. Cette chipie les espionne toute la journée, persuadée que Flora, Léonie et Sybille sont des fées. En réalité, elles sont bien des petites fées. Mais cela, personne ne doit le savoir : c’est leur secret ! « À la barre, mesdemoiselles ! » lance madame Pitard. Les danseuses se précipitent pour saisir les longues barres de bois accrochées au mur. Le cours peut commencer. Les fillettes s’appliquent. Elles lèvent la jambe, tournent sur leurs demi-pointes, battent des pieds.
Sybille tire un peu la langue. Tous ces exercices lui donnent faim ; elle croquerait bien dans un beignet. Flora est très agile et lève haut la jambe. Quant à sa sœur Léonie, la plus sportive des trois, elle fait des étirements, des entrechats et tourne vite. Clarisse, à côté d’elle, s’efforce de l’égaler et même de la dépasser. Quand Léonie fait un battement, Clarisse en fait deux. Alors Léonie en fait trois. Une sorte de compétition s’installe entre elles deux.
Et quand toutes les danseuses se retrouvent regroupées, Clarisse et Léonie continuent de plus belle pour épater madame Pitard.
Léonie s’élance à travers la salle pour faire un grand jeté. Clarisse qui la suit en enchaîne deux à la suite. « Regardez Clarisse ! admire une petite fille. On dirait qu’elle vole. » « Ah, non ! Si quelqu’un sait voler ici, c’est moi ! » se dit Léonie en disparaissant dans le vestiaire. Sans attendre, elle attrape son paquet de craies de couleur, dessine une marelle par terre et saute dans les cases en récitant : « Un, deux, trois, je saute jusqu’au ciel ! » Alors, quand elle bondit dans la case ciel de sa marelle, ses ailes de fée apparaissent dans son dos. Léonie les cache tant bien que mal sous son cache-cœur de danseuse et retourne dans la salle. Et, sans crier gare, elle s’envole littéralement en un magnifique grand jeté. « Ouah ! s’écrient les petites danseuses. – Elle triche, s’offusque Clarisse. C’est une fée ! »