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Le jour de gloire est arrivé !

De
75 pages

Comment réussir à exister quand on a 15 ans, un nom ridicule, une timidité maladive et aucun succès auprès des filles ? Le faux profil de Kenny Machin sur Facebook pourrait être une solution pour devenir très populaire... Surtout quand une chanteuse de renommée internationale s'intéresse à ce double virtuel.
Cette fois c'est sûr, pour Kenny, le jour de gloire approche.
Enfin, peut-être...



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Pour Nicolas et Nathan.
HBK
CHAPITRE PREMIER
Dans lequel il est démontré que l’amitié peut avoir des limites et que prétendre être un spécialiste en filles n’empêche en rien de raconter des bêtises.
Kenny Machin n’avait jamais réussi à devenir une vedette au collège. Il aurait sans doute beaucoup aimé cela, mais Kenny était parfaitement conscient de sa timidité maladive. Elle le freinait sans cesse et l’empêchait d’avoir la moindre chance de briller au milieu des autres.
« Briller » était le verbe qui se conjuguait sous toutes les formes au collège. Il y avait ceux qui scintillaient avec des bulletins de notes époustouflants, mais ils n’étaient pas les plus intéressants selon Kenny. Il se savait de toute façon incapable de rivaliser avec eux. Et puis il y avait les autres. Les vraies vedettes.
Ceux-là savaient se faire remarquer comme des « cas » par les professeurs. Ils s’y étaient pris très tôt, dès l’école primaire, et étaient entrés au collège déjà précédés d’une belle réputation. Certaines de ces « stars » venaient en cours les mains dans les poches, comme de simples visiteurs et uniquement quand leur emploi du temps le leur permettait. Ils traversaient la cour et leur vie d’élève avec une démarche de roi du pétrole qui impressionnait les garçons comme Kenny. Ces élèves – à temps très partiel – travaillaient assidûment « la frime » et « les filles » comme d’autres révisaient leur algèbre, leur géométrie et les règles de l’impératif et du conditionnel. Hélas pour ces vedettes, mais c’était le cadet de leurs soucis, frime et filles n’avaient jamais été des matières notées par les enseignants. Sinon, en plus d’être les cadors de la cour et des cours, ils auraient sans aucun doute explosé leurs moyennes et obtenu les félicitations du conseil de classe.
Kenny Machin n’était donc pas de ceux-là non plus, à son grand regret. Cochonnerie de timidité qui le handicapait sans cesse ! Il traversait ses années au collège dans le ventre mou de ses classes successives, comme un plaisancier anonyme. Un élève moyen qui ne s’aventure jamais bien loin du rivage. Ni un cancre, ni une bête de travail. Juste un figurant de sa propre vie.
Pourtant, comme les autres, à bientôt quinze ans, il faisait attention à son allure, savait doser les couleurs de ses vêtements ; mais de là à se rendre irrésistible… Il aurait adoré savoir apostropher les filles ou les surveillants, répondre aux profs, se rebeller parfois à l’annonce d’un devoir de plus, juste pour faire savoir qu’il existait. Il aurait aussi aimé savoir raconter des blagues sous les préaux. Il se contentait de faire partie de cette majorité qui savait les écouter, les comprendre, incapable qu’il était de s’en souvenir pour les raconter à son tour à d’autres.
Et rien, rien ne semblait pouvoir changer pour lui…
Ce mercredi, attablé avec Rodolphe à la terrasse du café des Deux Ânes, sur la place du Pilori, Kenny Machin se sentait, comme souvent, un peu ridicule à côté de son copain toujours si à l’aise. Celui-ci portait une chemise en toile bleue et un large pantalon baggy de couleur crème doté d’une bonne douzaine de poches. La classe totale ! Lui s’était contenté d’un jean délavé et d’un tee-shirt même pas siglé.
Rodolphe n’avait pas choisi au hasard la terrasse des Deux Ânes cet après-midi. L’endroit était stratégique, central, et il annonça à Kenny qu’il y avait donné rendez-vous à Barnabé Glottin.
— Mais il est nul, ce mec ! Y a pas plus gluant que lui dans la classe, limite gastéropode, la coquille en moins ! T’as vraiment l’intention de passer l’après-midi avec lui ?
— Qui te parle de passer l’après-midi ? Il vient pour une consultation ! répondit Rodolphe en haussant les épaules.
— Une quoi ?
Rodolphe n’eut pas besoin de s’expliquer davantage, Barnabé venait de se planter devant leur table.
— Je ne dérange pas, j’espère ? demanda du bout des lèvres le garçon qui attendait qu’on l’invite à s’asseoir.
— Si tu ne me gâches pas le bronzage, ça va ! persifla Rodolphe pour que Barnabé se pousse un peu.
— Excuse, fit Glottin en rectifiant aussitôt sa position. Je peux m’asseoir avec vous cinq minutes ?
— Si tu payes les consommations, pas de problème !
Barnabé se posa du bout des fesses sur une chaise. L’air de rien, il commença en parlant du printemps qui semblait enfin installé, puis du contrôle de maths qui avait été « mortel ». Il héla le serveur et passa la commande pour trois, avant de poursuivre en insistant un peu trop sur les trous de mémoire de Jérémy pendant sa tirade de Cyrano en français. Il attendit que les diabolos et les sodas leur soient servis, et les paya aussitôt. Pour la forme, il fit une allusion à la prochaine journée de championnat de football et aux vacances qui semblaient encore si loin.
Kenny et Rodolphe participèrent plus ou moins à cette discussion assez décousue. Kenny sentait bien que tout cela n’était qu’une entrée en matière.
Ce n’est qu’une fois leurs verres vides que commença ce que Rodolphe avait appelé la « consultation ».
— Dis-moi, je voulais te demander… enfin voilà… c’est à propos de Géraldine Lorenzo, la fille de 4e E. C’est pour son anniversaire…, finit par dire Barnabé.
— Tu hésites sur le cadeau ? C’est ça ? dégaina aussitôt Rodolphe en se donnant des airs de spécialiste.
— J’avais pensé à un foulard. Un carré de soie rose… Très girly, mais pas du n’importe quoi… Tu crois que… ?
— Mauvais choix, Barny, très mauvais choix ! C’est pas à sa mère que tu fais un cadeau ! Et puis, rose… Pourquoi pas un bonnet de bain fuchsia avec de grosses marguerites en plastique ? C’est Géraldine que tu kiffes, ou sa grand-mère ? Non, mon vieux, Géraldine, elle est plutôt dans une période rock destroy depuis un petit moment, et je peux te dire qu’elle est assez fan des Cobra Antigang par les temps qui courent ! Je te conseille plutôt leur dernier disque. Il est sorti la semaine dernière, je sais qu’elle ne l’a pas encore acheté ! Et comme elle prétend ne jamais télécharger en loucedé, t’as là une bonne occase pour lui faire plaisir.
— Tu es sûr ?
— C’est du sûr à cent pour cent. À moins qu’elle l’ait acheté cet après-midi.
— Et comment tu sais tout ça ?
Rodolphe leva sur lui un regard assassin.
— Tu viens pour avoir des infos ou pour connaître mes sources ?
— Excuse-moi, se ravisa aussitôt Barnabé Glottin. Donc le dernier album des Cobra Antigang, c’est noté.
Barnabé hésita, joua avec son verre vide, prit sa respiration, hésita encore et se lança :
— Et franchement, tu penses que j’ai mes chances ?
— Ça, mon vieux, ça dépend de toi ! Elle n’a personne en ce moment ! Mais je ne suis pas certain que tu sois longtemps tout seul sur le coup…
— Ça dépend peut-être d’elle aussi ! On ne sort pas avec une fille uniquement parce qu’on lui a payé un CD de son groupe favori ! intervint Kenny en ricanant.
— Je dis, ça dépend surtout de toi, Barny ! répéta Rodolphe en fusillant Kenny pour cette intervention déplacée. Je sais de quoi je parle !
— Merci ! fit Barnabé en se levant. T’es un vrai pote !
— À ton service.
Le « patient » s’éloigna tranquillement, peut-être en direction du magasin de disques. La consultation n’avait pas duré plus de dix minutes.
— Tu me fais penser à un gourou à qui les gogos viennent demander conseil, fit gentiment Kenny après avoir vu le prétendant de Géraldine Lorenzo tourner au bout de la rue.
— Juste un spécialiste !
— N’empêche que c’est nul ! S’il aime cette fille, il lui offre un bouquet de fleurs, il lui écrit un poème, il va lui chanter une chanson de sa composition sous sa fenêtre, enfin un truc dans ce genre. En gros, il lui avoue tout simplement qu’il aimerait sortir avec elle, et voilà ! Enfin j’imagine, bredouilla Kenny d’un ton un peu rêveur.
— Les filles, c’est bien plus compliqué que ça, mon vieux ; enfin ça dépend ! Et puis Géraldine, je sais ce qu’elle aime, ce qu’elle déteste, tu peux me faire confiance !
— Pourquoi, t’es sorti aussi avec elle ? sursauta Kenny. Non, je pense que tu m’en aurais parlé… Enfin, j’espère…
— Je sais, c’est tout ! souffla Rodolphe avec un air entendu.
Kenny Machin appréciait parfois le côté ténébreux de son copain. Il avait toujours été impressionné par son aplomb. Pourtant, malgré la fascination qu’il éprouvait pour lui, il ressentait de temps à autre un malaise. L’assurance de son ami lui plaisait autant qu’elle lui faisait peur. Le ton sentencieux de Rodolphe tranchait tellement avec ses propres hésitations timides… Parfois, il aurait aimé lui ressembler. Rodolphe était une sorte de grand navigateur au long cours, un cap-hornier de l’océan féminin, alors que lui n’avait pas encore levé l’ancre… À son contact, il avait toujours pensé pouvoir progresser.
C’est du moins ce qu’il espérait encore en ce début d’après-midi. Mais Rodolphe lui désigna un couple de collégiennes de leur âge qui traversait la place et s’apprêtait à passer à quelques mètres de leur table.
— Tu veux que je te montre ?
— Que tu me montres quoi ?
— Que si les filles c’est parfois compliqué, dans certains cas ça peut être aussi très simple, fit l’autre en se levant de sa chaise.
— Qu’est-ce que tu… ?
— Eh, les deux beautés plastiques ? Vous l’aviez deviné que dans les dix minutes qui viennent vous alliez tomber folles dingues amoureuses de mon copain et moi ?
Les deux collégiennes se retournèrent vers la terrasse, cherchant qui les appelait ainsi. Elles repérèrent rapidement l’air satisfait de Rodolphe et le fixèrent. On aurait juré qu’il leur avait parlé en serbo-croate alors que l’adolescent continuait à leur sourire bêtement en attendant qu’elles approchent.
— Ah ouais, c’est donc vous, « les deux ânes » ? fit la blonde.
— On s’est toujours demandé pourquoi il s’appelait comme ça, ce bistrot ! ajouta sa camarade.
— Merci, les deux mulets, maintenant on sait !
Et elles s’éloignèrent en pouffant.
À la terrasse, les autres clients avaient interrompu leur conversation et visiblement apprécié les répliques des filles à ce guignol.
— T’es fou, tu me fiches total la honte ! protesta Kenny en se tassant sur sa chaise.
Lui aurait vraiment préféré que son ami ait parlé en serbo-croate.
— Merci, mec, ça fait plaisir de se sentir soutenu ! Fallait bien tenter le coup, non ? Il y avait autant de chances que ça marche que de chances que ça foire.
— Non franchement, je ne te comprends pas ! Qu’est-ce que tu as besoin d’essayer d’allumer ces deux filles-là ? Imagine si elles étaient venues s’asseoir et que Samira était passée sur la place ?!
— Samira…, soupira Rodolphe d’un air las. Ouais, je préférerais plutôt voir se pointer Valérie. Là oui, ça me changerait l’horizon.
— Qui ça ?
— Valérie…, répéta Rodolphe avec aplomb.
— Valérie Labourdette ? La brune qui s’amuse à dessiner des vaches rouges et des lapins verts pendant les cours de math ?
— Ben ouais, t’en connais une autre ? Et je te précise qu’elle fait aussi des caricatures de profs et a commencé une B.D. sur la vie au collège. Elle ne se contente pas de croquer des bestiaires en couleur. Très gros talent… et très gros airbags en rab, ajouta-t-il avec un soupir rêveur.
— Mais enfin, tu sors depuis la semaine dernière avec Samira Belkal ! Tu m’as même soûlé avec son parfum Nickel Chrome que tu adorais, avec sa dégaine, son sourire, sa façon de traverser la cour et de monter les escaliers. Tu m’as aussi…
— Bien plus qu’une semaine, Kenny. Neuf jours exactement.
— Ne marchande pas avec moi, c’est nul !
— Je ne marchande pas, je suis précis ! Seulement, je dis que j’ai des vues sur Valérie Labourdette !
Kenny plongea son nez dans son verre vide, histoire d’encaisser la nouvelle. Il joua quelques instants avec sa paille, comme s’il espérait que sa concentration sur ce petit tube de plastique l’aiderait à poser une question intelligente. Il se contenta de relever son regard sombre vers son copain pour poser la seule question à peu près sensée qui lui venait à l’esprit.
— Alors avec Samira… Tu… tu casses !
— Franchement, je ne sais pas… Je me demande si je n’en ai pas fait le tour, répondit Rodolphe toujours aussi sérieusement, après un long soupir.
— Rassure-moi, tu me parles bien d’une fille dont tu es censé être amoureux ou d’un scooter d’occasion que tu as testé chez un revendeur ? Tu ne peux pas parler d’une fille comme d’une pub qui passe à la télé et que tu zappes quand tu l’as vue plusieurs fois. C’est pas des timbres qu’on collectionne, les filles ! Ou alors, c’est ça, t’es un collectionneur !
— N’importe quoi, je ne suis pas un collectionneur, je suis un chasseur !
— Et tu comptes empailler leurs têtes pour les accrocher au mur de ta chambre une fois que…
— Pourquoi seulement leurs têtes ? le coupa l’autre, l’air songeur. Je compte profiter ! Et je ne suis pas obligé de choisir entre Samira et Valérie. Ni de tout leur dire.
— Tu dérailles, tu ne peux pas être gothique et baba à la fois, t’es obligé de voter.
— Très mauvais exemple, mon vieux ! Au resto tu peux prendre fromage ET dessert. C’est tout l’art du jonglage.
— Mais Rodolphe, tu me causes d’un numéro de cirque ou de relations amoureuses ?
Kenny avait posé sa main sur l’avant-bras de son camarade. Peut-être pour qu’il arrête de déblatérer ses âneries, peut-être pour prendre sa température et vérifier qu’il n’était pas tout simplement fiévreux. Après tout, rien ne prouvait qu’il n’avait pas besoin, lui aussi, d’une consultation, mais avec un vrai spécialiste, cette fois.
— T’es assez triste, comme mec, en fait !
— Triste pour toi, oui ! Tu dérailles total, Rodolphe ! Tu vas te choper un mur de lamentations avec des idées pareilles. On ne peut pas aimer deux filles en même temps.
— Bien sûr que si, et pas seulement deux ! Et puis les lamentations de qui ? Tu parles comme un vieux.
— Je parle comme un mec réglo !
— Je suis réglo ! Mais moi, je sais m’adapter !
Il observa un moment le ciel vide de nuages, puis se tourna vers Kenny avec une grimace perfide.
— Rappelle-moi avec combien de filles t’es sorti… ?
— Mais enfin, c’est pas la question du nombre, bredouilla l’adolescent.
— C’est ma question ! T’as bisouté qui ?… Ah oui, ta cousine Magali, une fois au fond du jardin, à une fête de famille…
— Arrête !
— Et puis t’as tenu la main à Christelle Palier, pendant une boum en sixième, mais c’est bien tout…
— Arrête, je te dis, t’es super lourd, des fois !
— Parce que t’as même pas dansé deux slows avec elle. T’aurais risqué de lui effleurer les seins ! Beurk ! T’as…
— T’es nul ! T’es pas un chasseur, t’es un viandard !
Kenny s’était levé et farfouillait dans ses poches pour se donner une contenance.
— Du calme, mec ! Si t’as des vues sur Valérie Labourdette, tu me le dis et je te la laisse. Je ne suis pas un…
— Ferme-la !
Couper la parole à Rodolphe lui avait coûté autant que de se lever. Il pouvait être timide, maladroit, mais de là à supporter ce genre de bêtises, il y avait un océan qu’il n’était pas prêt à franchir. Dans un geste rageur, Kenny balança deux euros sur la table.
— C’est pour payer ma conso ! fit-il.
— Ce naze de Barnabé a déjà payé !
— La tienne si ça lui chante, pas la mienne ! Je ne veux pas !
— Mais enfin arrête, tu nous fais quoi, là ?
Kenny ne répondit pas. Rodolphe l’énervait, il se décidait enfin à se l’avouer. Il hésita encore malgré tout. Des amis, il n’en avait pas tant que ça. Rodolphe le savait aussi bien que lui. Il se fit menaçant.
— Fais gaffe, mon vieux… Tu pourrais le regretter ! Mais casse-toi, si ça te chante… Tu prends juste le risque de te retrouver seul. Vraiment tout seul ! Enfin, si t’as besoin d’une consultation de spécialiste, je verrai ce que je peux faire pour toi…, ricana-t-il en le toisant de son air supérieur.
— T’es nul… T’es…
Kenny n’en dit pas plus. Non seulement par manque d’inspiration, mais parce que Rodolphe le coupa net.
— Moi, nul ? Venant de ta part, c’est presque drôle, Kenny Machin ! Machin…, laissa traîner Rodolphe, Machin… C’est de plus en plus approprié en ce qui te concerne. T’es vraiment pas grand-chose, mon vieux ! ajouta-t-il en guise de coup de grâce.
Kenny encaissa. Il connaissait ce genre de réflexion, il y avait droit depuis la maternelle. Il haussa les épaules et garda pour lui l’insulte qui lui brûlait la langue. Il avait peur de la bégayer s’il s’énervait, de laisser couler des larmes s’il tentait de répliquer. Il tourna les talons pour disparaître au milieu de la place du Pilori.
Quelques minutes plus tard, non loin de la station de tramway, il croisa Samira Belkal qui traînait son ennui et deux sacs Super U remplis à ras bord, accompagnée de sa mère. Il la salua de loin d’un petit geste amical et discret. Même s’il en voulait terriblement à Rodolphe, il n’allait tout de même pas dénoncer son ex-copain pour expliquer à cette fille qu’elle avait intérêt à se méfier.
Oui, il était seul, vraiment seul ! Et pour son anniversaire, dimanche prochain, il songea tristement qu’il ne pouvait pas compter sur grand monde.
Sale après-midi. Ensoleillé, généreux, limpide, mais très sale après-midi quand même.