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Le Monde de Narnia (Tome 6) - Le fauteuil d'argent

De
270 pages
Pour Jill et Eustache, la vie est dure à l'école expérimentale ! Un jour, voulant échapper à des élèves qui les brutalisent, les enfants ouvrent la petite porte du jardin. Au lieu de la lande morne et grise, ils découvrent une contrée radieuse, le pays d'Aslan, le grand lion. Celui-ci leur confie une mission : retrouver Rilian, prince héritier de Narnia, enlevé des années plus tôt par un horrible serpent...
Le monde enchanté de Narnia, le pays imaginaire, vous attend.
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Couverture : Illustrations by Pauline Baynes © Copyright CS Lewis Pte Ltd 1954 Couverture : Illustrations by Pauline Baynes © Copyright CS Lewis Pte Ltd 1954
www.narnia.com
Titre original
:The Silver Chair
The Chronicles of Narnia®,Narnia ®and all book titles, characters and locales original to The Chronicles of Narnia, are trademarks of C. S. Lewis Pte. Ltd. Use without permission is strictly prohibited.
Published by Editions Gallimard Jeunesse under license from the C. S. Lewis Company Ltd.
©C. S. Lewis Pte. Ltd., 1953, pour le texte ©C. S. Lewis Pte. Ltd., 1955, pour les illustrations ©C. S. Lewis Pte. Ltd., 1998, pour la mise en couleurs ©Éditions Gallimard Jeunesse, 2002, pour la traduction française ©Éditions Gallimard Jeunesse, 2008, pour la présente édition
Couverture : Illustrations by Pauline Baynes © Copyright CS Lewis Pte Ltd 1955
Loi n° 49956 du 16 juillet 1949 sur les publications destinées à la jeunesse
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Illustrations de Pauline Baynes
Traduit de langlais par Philippe Morgaut
GALLIMARDJEUNESSE
  
1. Le Neveu du magicien
2. Le Lion, la Sorcière Blanche
et lArmoire magique
3. Le Cheval et son écuyer
4. Le Prince Caspian
5. LOdyssée du Passeur dAurore
6. Le Fauteuil dargent
7. La Dernière Bataille
À Nicholas Hardie
    
Cétait un morne jour dautomne et Jill Pole pleurait derrière le gymnase. Elle pleurait parce quon lavait brutalisée. Ce livre ne raconte pas une histoire décole, jen dirai donc le moins possible sur celle de Jill, qui nest pas un sujet agréable à évoquer. Cétait un établissement pour gar çons et filles, ce que lon appelle dhabitude une école mixte. Certains disaient que, en fait, ce quil y avait de plus mixte, et de loin, ce nétaient pas les élèves, mais les idées de ceux qui étaient chargés de leur éducation. Ces genslà sétaient mis en tête quon devrait laisser les enfants faire ce qui leur plaisait. Et ce qui plaisait à une dizaine ou une quinzaine dentre eux, les plus costauds, cétait malheureusement de persécuter les autres. Il se passait sans cesse dans cette école toutes sortes de choses horribles, auxquelles, dans un établis sement ordinaire, on aurait mis bon ordre en moins dun trimestre. Mais pas dans cette écolelà. Les cou pables nétaient ni renvoyés ni punis. Le proviseur disait que cétaient des cas psychologiques intéressants, 9
les convoquait et leur parlait pendant des heures. Et, si on savait bien quel genre de choses il fallait lui dire, on ne tardait pas à devenir un de ses chouchous, plutôt que linverse. Cétait pour cela que Jill Pole pleurait en ce morne jour dautomne, sur le petit sentier détrempé qui courait entre larrière du gymnase et le bosquet. Elle pleurait encore quand un garçon tourna au coin du bâtiment en sifflotant, les mains dans les poches. Il faillit lui ren trer dedans.  Tu ne peux pas regarder où tu vas ? lui dit Jill Pole.  Ça va, répondit le garçon. Tu ne vas pas commen cer Puis il remarqua la tête quelle faisait.  Dismoi, Pole, questce qui se passe ? lui demanda til. Jill ne put quesquisser des grimaces, du genre de celles que lon fait quand on essaie de dire quelque chose et quon se rend compte que si on commence à parler, on va se remettre à pleurer.  Ce sont eux, je suppose comme dhabitude, dit le garçon dun air sombre en enfonçant ses mains au plus profond de ses poches. Jill acquiesça. Elle navait pas besoin de dire quoi que ce fût, même si elle lavait pu. Ils se comprenaient.  Bon, écoute, lui dit le garçon, ça ne sert à rien que tous, nous Il était plein de bonnes intentions, mais il parlait vraiment comme quelquun qui sapprête à donner des leçons. Jill sénerva tout dun coup (ce qui a de bonnes 10