Le Mystère de la Porte Pendule

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26 pages
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Un bruit étouffé de mécanisme d'horlogerie provenait de l'endroit que regardait Marylène quelques instants plus tôt. Peut-être n'était-ce que le fruit de son imagination ? Elle prit son courage à deux mains et se dirigea doucement vers le bruit. L'oreille collée contre la paroi, elle écoutait : Tic-tac, tic-tac...Une pendule battait l'heure d'un tic-tac lugubre et régulier.


En cet été 1966, Marylène n'était pas préparée à l'aventure qu'elle allait vivre. Une aventure qui la plongera dans un voyage dépassant l'imagination. Vers un monde parallèle dont la porte ne s'ouvre que tous les demi-siècles.

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Date de parution 06 janvier 2015
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EAN13 9782372221641
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

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LE MYSTÈRE DE LA PORTE PENDULE MARIE-ODILE DE FLERANGE
Marie-Odile de FLERANGE Le Mystère de la porte pendule © Bookless-editions Décembre 2014 Tous droits réservés
Le mystère de la porte pendule
chapitre 1 Été 1966 Sous son chapeau de paille qui lui faisait de l'omb re sur le visage et sa valise à la main, Marylène épuisée par la forte chaleur remontait pén iblement la grande allée qui menait jusqu'à la demeure de la famille Lanssac. Ses petit es jambes essayaient de se frayer un chemin à travers la broussaille qui envahissait désormais les murs de la vieille bâtisse. Cette année-là, Marylène n'était pas prépa rée à l'aventure qu’elle allait vivre. Ce furent pour elle, les vacances les plus étranges de sa vie. — Qui aurait envie de vivre ici ? Pas moi ! S'excla ma-t-elle tout haut. Passer deux mois de vacances chez tante Violette n' était pas mon choix, c'était celui de mes parents. Cette vieille dame était très genti lle, mais quelque peu ennuyeuse. Je n'avais qu'une hâte, celle de me détendre et de retrouver mes amis. Je gravissais enfin les marches de pierre qui condu isaient à une grande porte en bois. J'actionnais le heurtoir à anneau de la porte aussi fort que je le pouvais. Au bout de quelques instants, la porte s'ouvrit avec un grince ment familier et la tête de Janine la servante apparut. — Bonjour Marylène ! As-tu fait bon voyage ? Ta tan te ne t'attendait pas avant seize heures, s'étonna la bonne. — Bonjour Janine ! Monsieur André, le nouveau chauf feur de papa a démarré plus tôt que prévu. Il m'a déposée devant la grille avant de repartir à ses occupations. — Madame est dans le petit salon. — Je vais de ce pas la saluer. Je confiai ma valise à Janine qui l'emmena aussitôt dans ma chambre au rez-de-chaussée. Elle possédait une terrasse où les oiseau x aimaient venir picorer les miettes de pain que je jetais chaque matin après le petit d éjeuner. Je frappai à la porte du petit salon et attendis d'être invité à entrer. Depuis la disparition de son jeune frère en 1916, durant la Première Guerre mondiale, Violette se sen tait coupable et éprouvait toujours du chagrin. Il s'était volatilisé pendant la nuit d ans d'étranges circonstances. Toute petite, ses parents lui répétaient de prendre soin de lui. Ces mots résonnaient encore dans sa tête. Elle s'imaginait qu'il était parti ha biter dans un autre univers d'où on ne revenait pas. — Entrez !
Chapitre 2 Sa voix me fit sortir de mes pensées. Ma tante était assise dans son fauteuil crapaud capitonné en velours rouge, un livre à la main.  — Bonjour ma chérie, mais je ne t'attendais pas au ssi tôt. Comment vas-tu ? Dit-elle en me tendant chaleureusement les bras. — Bonjour ma tante. Je vais bien, merci. Elle me serra très fort contre sa joue. — Tu me sembles très fatiguée, dis-je. Quand elle s'écarta de moi, je vis soudain son sourire s'effacer de son visage creusé. — Oui, peut-être... mais tu sais, je ne suis plus t oute jeune. Tu souhaites probablement te reposer avant de te rendre au village rejoindre tes amis ? Janine a préparé ta chambre. Tu la trouveras certainement plus jolie en rose dragée. J'ai fait effectuer quelques travaux après que des moulures et la corni che qui encadraient le mur près de la cheminée soient une nouvelle fois tombées. La de rnière fois, c'était... voyons, il y a cinquante ans. — Cinquante ans ! M'exclamai-je. — C'était la chambre de mon petit frère Arthus. Lo rs de sa disparition, nous avions retrouvé la corniche au sol. Celle placée à la jonc tion du mur et du plafond. Tante Violette avait attisé ma curiosité. Pourquoi cette même corniche en bois dégringolerait-elle deux fois au même endroit ? Y a urait-il une source d'humidité derrière le mur ? Possible ! — Allez, assez papoté ! Va te reposer et nous nous reverrons ce soir au dîner. Je quittai la pièce et me dirigeai vers ma chambre. Janine avait posé ma...