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Le Petit Orphelin

De
92 pages

Ce conte, inspiré d’une histoire vraie, relate la vie d’un petit garçon qui perd ses parents très tôt. Placé dans une famille d’accueil, il est traité comme un esclave jusqu’au jour où il rencontre une vieille dame qui changera sa vie pour toujours, et l’aidera à réaliser son rêve d’enfant.
Ce livre a une double vocation : dénoncer les violences, dont sont parfois victimes les mineurs dans le monde entier, mais également véhiculer un message d’espoir à toutes ces personnes qui pensent que la vie ne leur a pas fait de cadeau, afin de réveiller le petit enfant rêveur qui sommeille en chacun de nous.


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Copyright
Cet ouvrage a été composé par Edilivre 175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50 Mail : client@edilivre.com www.edilivre.com
Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays.
ISBN numérique : 978-2-414-13482-3
© Edilivre, 2017
Un jour j’ai rencontré dame vie Cette belle vielle au savoir infini Elle m’a transmis tant de choses…
Elle m’a appris qu’elle vaut de l’or Même si parfois on l’ignore
Elle m’a dit : « sois patient fiston, car les plus belles choses de la vie mettent parfois beaucoup de temps à arriver »
Elle m’a appris que le silence est d’or Et qu’il est parfois plus sage d’écouter, plutôt que de parler.
Elle m’a dit : « sois fort mon garçon, car un jour tes souffrances d’aujourd’hui, deviendront tes plus grandes forces »
Elle m’a appris que l’amour est la plus belle des vertus. Qu’il est préférable de s’aimer, car la haine nous tue
Elle m’a dit : « sois toujours gentil fiston, car il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir »
Elle m’a appris à apprécier tout ce qu’elle me donne, car le bonheur se trouve parfois dans les plus petites choses.
Elle m’a dit : « va vers les autres, car ils sont parfois plus sympas que tu ne l’imagine, tu apprendras beaucoup d’eux ! »
Elle m’a surtout appris à sourire, même dans les moments les plus difficiles, car l’espoir fait vivre.
Elle m’a dit : « fiston, un jour tu rencontreras une femme qui t’aimera, tu l’aimeras aussi, elle deviendra la mère de tes enfants »
Elle m’a également appris à pardonner, car la rancune est le plus lourd des fardeaux.
Elle m’a dit qu’il fallait toujours rêver grand, et croire en ses rêves, car l’avenir appartient à ceux qui croient à la beauté de leurs rêves.
Enfin, elle m’a fait savoir qu’elle peut parfois être très courte. Qu’il faut vivre chaque seconde qu’elle m’accorde, comme si elle était la dernière. Elle m’a surtout fait comprendre que ce n’est pas la durée d’une vie qui compte, mais la beauté des moments qu’on aura passés aux côtés de ceux qu’on aime. »
------Ce que la vie m’a appris/ Armand TAMAFOUO
Dédicace
J’ai voulu dédier ce livre à tous les orphelins du monde, qui comme moi, ont parfois perdu espoir en la vie, car seuls, et abandonnés à eux-mêmes.
A toutes ces personnes à qui « La vie n’a pas fait de cadeau ». À tous ceux qui mènent en silence un combat contre la mort. À tous ces êtres qui n’ont plus le courage de rêver.
Mais également à toutes ces personnes qui traversent cette vie et toutes ses tempêtes, avec bravoure, dans l’espoir que demain sera meilleur qu’aujourd’hui.
« On a tous un destin dans la vie, Mais chacun de nous peut écrire sa propre histoire »
----L’auteur
Cétait un vendredi-midi bien ensoleillé, le petit Ali rentrait de l’école tout joyeux, ayant en tête ses plans habituels du week-end : La séance de pêche tous les samedis matin avec papa, les parties de foot l’après-midi avec les potes du quartier, suivies de baignades torrides à la rivière du village Mbouda ; un petit village du Cameroun situé en plein cœur d’Afrique.
Il était environ 3 heures du soir, lorsqu’il franchit la porte de la maison trouvant en larmes son papa, tenant à la main une feuille blanche portant les résultats d’un examen médical.
C’était la première fois qu’il le retrouvait dans un état pareil, il vint donc s’asseoir près de lui, inquiet en lui posant la main sur l’épaule :
– Qu’y a-t-il papa, pourquoi pleures-tu ? – Le docteur vient de m’annoncer que je suis atteint d’un cancer du foie en phase métastasique. – C’est quoi le cancer ? c’est quoi métastasique ? demanda le petit Ali, encore innocent. – C’est une maladie très compliquée fiston. – Ne t’en fait pas, ils vont te soigner ! s’exclama le garçon – Non, justement il n’existe aucun traitement possible à ce stade-ci. – Comment ça ? / à quoi sert la médecine donc ? – Ils n’ont pas pu résoudre ce problème à nos jours. La seule alternative est de retarder son avancement avec une chimiothérapie (un truc très compliqué aussi). Mais là encore il faut beaucoup d’argent pour aller se soigner à la capitale du pays. Et je ne suis qu’un pauvre pêcheur tu le sais. – Ne pleures plus papa, on va prier Dieu pour qu’il te guérisse, tu m’as appris qu’on pouvait parler avec lui de nos problèmes. – Oui fils, Mais c’est peut-être trop tard ! Le docteur a dit que sans traitement, il ne me reste plus qu’un mois à vivre…
Il avait à peine terminer sa phrase, lorsque le garçon tomba lui aussi en larmes, les yeux fixant ceux de son papa.
Le petit Ali était né orphelin, car sa mère mourut le jour de son accouchement, il avait grandi seul avec son papa qui avait choisi de rester célibataire jusqu’à ce jour. Cette fois, c’était son papa qui allait le quitter pour toujours.
Les jours passèrent, et la maladie prenait de l’ampleur. Mais le petit Ali ne perdait pas Espoir. Tous les soirs lorsqu’il rentrait de l’école, il venait s’asseoir près du lit de son père et posait la main sur son front pour effectuer une petite prière. Jusqu’au jour où il revint et ne trouva personne à la maison. Au chevet du lit était posée une lettre qu’avait laissée son papa. «Ali, mon garçon. Je sais que ça n’a pas été facile pour toi de vivre, en me voyant combattre la mort. Cette mort est-un mystère que personne ne peut expliquer. J’ai fait de mon mieux pour t’élever après le départ de maman, avec tout l’amour qu’un papa peut offrir à son fils. Je me rappelle encore, comme si ce n’était qu’hier, de tes premiers pas, et de la première fois que t’as prononcé le motpapa, ce jour-là j’étais l’homme le plus heureux au monde. Hier encore, tu me disais que j’étais le meilleur despapas.Ça m’a fait vraiment plaisir fiston ! Sache que toi aussi t’as été le meilleur des fils qu’un papa puisse avoir J’aurais aimé passer toute cette vie à tes côtés, mais le destin en a voulu autrement. J’ignore si on se reverra un jour, Mais sache que je t’aimerai pour toujours»
Ton cher papa
Une semaine plus tard, le petit Ali se réveilla enfin du coma, cloué sur un lit d’hôpital, sous le regard attristé de l’infirmière. Il avait piqué une crise sévère le jour où il apprit le décès de son papa. – Docteur, qu’es ce que je fais ici, et mon papa, il est où ? Demanda le garçon, tout furieux. – Calme-toi jeune homme, tout va bien se passer ! Répondit l’infirmière T’es ici depuis une semaine, et ton papa a été enterré il y a quelques jours.
La tradition du village demandait d’enterrer le défunt trois jours après son décès, et le chef du village devait choisir parmi les membres de la famille du défunt une famille d’accueil pour héberger l’orphelin en attendant qu’il devienne adulte. A la suite d’un tirage au sort, le choix fut porté sur l’oncle Bakop, frère du défunt ; homme alcoolique et violent avoisinant la quarantaine, il avait épousée une femme du même caractère et avaient conçu des jumeaux qui avaient cette même mentalité. Ils habitaient le village voisin. Le petit Ali connaissait bien cet oncle, dont lui parlait très souvent son père. Il s’imaginait bel et bien l’horreur qu’il allait devoir vivre pour le restant de ses jours, mais il n’avait pas le choix car c’était la tradition, et chez les “Mbouda” on ne rigole pas avec la tradition. Il avait 10 ans, Il était né orphelin et allait mourir orphelin, c’était son destin.
Quelques semaines plus tard chez l’oncle Bakop…
– Ali – Oui Tonton – Viens ici ! – Me voici tonton – Tu fais quoi, quand je t’appelle. Dépêches toi ! – Je mangeais – Ah bon, qui t’a donné l’ordre de manger ? T’as travaillé quoi depuis ce matin ? – j’ai fait le ménage, la lessive, et la vaisselle… – T’as déjà nourri les chèvres ? – Non, pas encore ...