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Le vampire ensorcelé

De
105 pages
Mais, il est arrivé une étrange mésaventure à
Marcus. Il a eu un accident et depuis, il a perdu la mémoire. Il ne se rappelle rien de nos aventures de chasseurs de vampires. Un sinistre et grave complot se trame et je suppose que la mystérieuse nouvelle boutique d’horreur qui vient d’ouvrir ses portes n’y est pas pour rien…
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Une ombre devant moi avait bougé, alors qu’il n’y avait personne à cet endroit quelques
secondes auparavant. J’en étais absolument certaine. Et désormais, il y avait quelqu’un, une
silhouette qui semblait s’être matérialisée dans l’ombre. La silhouette a regardé tout autour. Je
me suis accroupie immédiatement, et j’ai rangé ma lampe de poche. La silhouette s’est tournée
et s’est mise à se déplacer si vite qu’elle devait courir.
Où allait-elle ? Je devais évidemment la suivre, même si le fait qu’elle ait surgi de nulle part
m’indiquait que je pourchassais un vampire.
J’ai serré ma gousse d’ail fermement. Copyright © 2014 Pete Johnson
Titre original anglais : The Vampire Bewitched
Copyright © 2016 Éditions AdA Inc. pour la traduction française
Cette publication est publiée en accord avec Random House Children’s Books, une division de
Random House Group Company
Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que
ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire.

Éditeur : François Doucet
Traduction : Sophie Beaume (CPRL)
Révision linguistique : Nicolas Whiting
Correction d’épreuves : Nancy Coulombe
Conception de la couverture : Matthieu Fortin
Photo de la couverture : © Thinkstock
Mise en pages : Sébastien Michaud
ISBN papier 978-2-89767-164-8
ISBN PDF numérique 978-2-89767-165-5
ISBN ePub 978-2-89767-166-2
Première impression : 2016
Dépôt légal : 2016
Bibliothèque et Archives nationales du Québec
Bibliothèque Nationale du Canada

Éditions AdA Inc.
1385, boul. Lionel-Boulet
Varennes, Québec, Canada, J3X 1P7
Téléphone : 450-929-0296
Télécopieur : 450-929-0220
www.ada-inc.com
info@ada-inc.com

Imprimé au Canada




Participation de la SODEC.
Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du
livre du Canada (FLC) pour nos activités d’édition.
Gouvernement du Québec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres — Gestion
SODEC.

Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et
Bibliothèque et Archives Canada

Johnson, Pete, 1965-

[Vampire Bewitched. Français]
Le vampire ensorcelé
(Le blogue du vampire ; 4)
Traduction de : The Vampire Bewitched.
Pour les jeunes de 9 ans et plus.
ISBN 978-2-89767-164-8
I. Beaume, Sophie, 1968- . II. Titre. III. Titre : Vampire Bewitched. Français.
PZ23.J632Va 2016 j823’.914 C2016-940050-6
Diffusion
Canada : Éditions AdA Inc.
France : D.G. Diffusion
Z.I. des Bogues
31750 Escalquens — France
Téléphone : 05.61.00.09.99
Suisse : Transat — 23.42.77.40
Belgique : D.G. Diffusion — 05.61.00.09.99
Je dédie cette histoire à mon neveu, Adam, qui croit qu’il ferait un excellent demi-vampire.
Je suis du même avis que toi, Adam !PROLOGUE
Quelqu’un va bientôt disparaître.
Moi.
Quand vous lirez ces lignes, j’aurai disparu. Vous pourriez apercevoir mon corps déambuler,
vous pourriez même croire que c’est moi, mais ce ne sera pas moi. Après cette nuit, la
personne qui vous écrit ces lignes n’existera plus.
On m’a jeté un sort mortel qui fait lentement effet. Et je ne peux rien faire pour l’arrêter. Je
suis damnée.
Toute la soirée, on a attendu de moi que je devienne hystérique et que je fonde en larmes,
mais je ne pleurerai pas. Pas même maintenant. Et ce n’est pas parce que je suis brave. C’est
parce que mes larmes sont figées en moi. Je suis toujours hébétée, sous l’effet du choc et de la
terreur. C’est la seule chose qui me protège de l’horreur qui m’enveloppera bientôt.
Tandis que je rédige ces lignes, il fait nuit noire, dehors. Minuit est passé depuis longtemps.
Je suis dans une chambre où je n’ai jamais dormi encore, et je ne dois pas faire trop de bruit,
pour ne pas réveiller la personne qui dort dans le lit à côté du mien.
Je suppose que je pourrais descendre au rez-de-chaussée, mais je me retrouverais alors en
compagnie de gens qui feindraient d’être joyeux, ou qui me regarderaient avec pitié.
Pourtant, le sommeil ne vient pas, et je devrais faire quelque chose. J’ai donc décidé de vous
raconter mon histoire incroyable. De cette façon, une petite partie de moi continuera d’exister.
Tout d’abord, je dois vous mettre en garde. Autrefois, c’était possible de se mettre la tête
dans le sable et de faire comme si les vampires n’existaient pas. Jusqu’à tout récemment, les
vampires se tenaient loin des humains. En réalité, voyez-vous, ils n’aiment même pas le sang
humain. C’est trop aigre à leur goût. Ils préfèrent se nourrir de sang animal.
Lisez attentivement ce que j’ai à vous dire. Il existe maintenant une nouvelle secte, celle des
vampires meurtriers. Ils ont découvert que bien qu’il soit dégoûtant, le sang humain, s’ils en
boivent en quantité suffisante, peut leur donner des pouvoirs dont ils n’osaient pas même rêver
tout en drainant les humains de leurs forces et de leur énergie, évidemment.
Ce sont les vampires les plus dangereux au monde, et ils estiment qu’ils vivent dans l’ombre
depuis assez longtemps. Ils veulent ramener les jours glorieux des vampires.
Et la première démonstration de leurs nouveaux pouvoirs étonnants a eu lieu ici, à Great
Walden, le village où je vis, il y a de ça quelques mois à peine.
Donc, qui suis-je ? J’aurais dû vous le dire plus tôt. Veuillez m’excuser, je suis confuse, ce
soir. Je m’appelle Tallulah. J’ai 13 ans, et je suis un peu étrange. Demandez-le à n’importe qui.
Et je m’en moque. Qui voudrait être normal et ordinaire ? Pas moi. Et en passant, je suis très
solitaire. Pendant la majeure partie de ma vie, je n’ai jamais eu le moindre ami.
Mais je n’avais pas besoin d’amis. Je préférais vivre dans le monde imaginaire de mes livres,
de mes bandes dessinées et de mes films, qui portaient tous sur le même sujet : les étranges
créatures les plus sauvages et les plus tordues d’entre toutes, les vampires. Avant de savoir
qu’ils existaient vraiment, ils m’obsédaient. Et je faisais preuve d’une grande ouverture d’esprit
vis-à-vis d’une possibilité à laquelle la plupart des humains n’osaient même pas penser,
c’est-àdire la possibilité qu’il existe un monde parallèle au nôtre, très différent du monde normal et
ennuyeux qui nous entoure. C’est plutôt ironique, je suppose.
J’ai toujours eu le sentiment étrange qu’il existait une autre réalité et que les vampires y
jouaient un rôle important. Toutefois, je n’avais jamais imaginé que le village bêtement ennuyeux
où je vis pourrait un jour devenir une zone de guerre.
D’un côté, il y avait les vampires meurtriers.
De l’autre, une armée composée d’à peine trois personnes : un expert en vampires du nom
de Cyril, Marcus et moi
Marcus est tout le contraire de moi. Je suis difficile à aimer. Il est presque impossible àdétester. Il est un peu comme l’étudiant insolent assis dans la rangée du fond dans la classe,
celui qui nous fait toujours rire et qui réussit toujours à agrémenter les cours les plus ennuyeux.
Marcus me détestera pour vous avoir révélé ce qui suit. Un soir, très tard, je l’ai entendu se
disputer avec Cyril (ce qui était déjà très étrange, puisque Marcus se met rarement en colère).
Cyril disait qu’il croyait que Marcus était un demi-vampire ou que certains membres de sa famille
pouvaient l’être. Marcus s’est mis en colère noire en disant qu’il ne savait même pas ce qu’était
un demi-vampire. (Au cas où vous ne le sauriez pas, ils sont très pacifiques et amicaux. Ils
vivent parmi les humains sans jamais révéler leur identité secrète. Ils ne boivent jamais de sang
humain, et ils sont les ennemis des véritables vampires méchants. Ils peuvent également se
transformer en chauves-souris, et certains demi-vampires ont d’autres pouvoirs.)
Plus tard, quand j’ai interrogé Marcus à ce sujet, il s’est mis de nouveau en colère, et il a tout
nié.
Mais parfois, je m’interroge…
Enfin, quand nous avons combattu les vampires meurtriers ensemble, Marcus et moi, nous
courions un grave danger, mais c’était un danger magique, qui nous unissait. Nous avons réussi
à vaincre les vampires meurtriers et à sauver le monde (même si le monde n’en sait rien), et je
me suis fait mon premier ami à vie.
Cette période a été la plus belle de ma vie, sans aucun doute. Surtout quand Marcus m’a
demandé d’être sa petite amie. Je n’avais jamais cru qu’un garçon pourrait un jour me faire
cette demande ni que je voudrais un jour être la petite amie d’un garçon. Mais j’ai fini par
accepter, même si j’ai d’abord dit non à Marcus. Enfin, il m’avait surprise avec sa question en
me demandant si je voulais être sa petite amie — dans le train fantôme, par-dessus le marché.
Mais je pensais que j’aurais tout le temps de revenir sur ma décision.
Je me trompais.
La famille de Marcus a dû déménager à Paris pour quelques mois, et bien entendu, il a dû les
accompagner.
Et comme si cela ne suffisait pas, je suis tombée gravement malade. Aucun docteur n’est
parvenu à déterminer la nature de mon mal, et je n’arrivais pas à m’en débarrasser. J’ai donc dû
me rendre dans un hôpital spécialisé, un sanatorium, pour jouer les cobayes (« Encore un
dernier test, Tallulah ») pendant des semaines. C’était si exaspérant que ça dépassait
l’entendement.
Tout cela est arrivé au moment où je me demandais ce que planifiaient les vampires
meurtriers. Nous avions seulement remporté la première partie, après tout.
Enfin, les médecins du sanatorium ont fini par me dire qu’ils avaient réalisé tous les tests
possibles et imaginables et que je pouvais partir. Ils m’ont même laissée partir trois jours plus tôt
que prévu, le samedi de Pâques. Pendant ce temps, j’ai entendu dire que Marcus venait tout
juste de rentrer de Paris. C’étaient d’excellentes nouvelles, et je voulais le revoir.
C’est là que commence vraiment mon histoire. Et qu’elle se termine.
PREMIÈRE PARTIE
Tallulah