Le vertige de Gabrielle

Le vertige de Gabrielle

-

Livres
312 pages

Description

Gabrielle danse. C’est toute sa vie. Entre les sorties entre amies et les moments passés avec Nico, elle s’entraîne au studio de ballet. Son chum est compréhensif et se plaît dans cette relation sans attentes. Pourtant, Gabrielle sent un malaise ; elle aimerait que les liens soient plus solides entre eux mais l'ex-copine de Nico a laissé des blessures.
Puis, à cause d’un oubli, les rêves de Gabrielle s’envolent. Ses étourdissements et ses nausées le confirment : elle est enceinte. Des milliers de questions se bousculent dans son esprit : que va-t-il se passer? Il faudra le dire à Nico. Comment réagira-t-il ? Elle devra en parler à ses parents… Comment envisager avoir un bébé à seize ans ? Et si c’était sa seule chance d’être mère? En proie à un terrible vertige, Gabrielle se sent au bord du gouffre.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 20 décembre 2011
Nombre de lectures 21
EAN13 9782894553756
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Signaler un problème

MARIE GRAY
Le ve t ge der i
Gabrielle
G u y S a i n t - J e a n
ÉDITEURLe ve t ge der i
GabrielleDans la même collection :
La Première Fois de Sarah-Jeanne
Le cœur perdu d’Élysabeth
Le roman de CassandraMarie Gray
Le ve t ge der i
Gabrielle
roman
G u y S a i n t - J e a n
ÉDITEURCatalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales
du Q uébec et Bibliothèque et Archives Canada
Gray, Marie,
1963Le vertige de Gabrielle
(Oseras-tu?)
Pour les jeunes de 14 ans et plus.
ISBN 978-2-89455-363-3
I. Titre. II. Collection: Gray, Marie, 1963- . Oseras-tu?.
PS8563.R414V47 2010 jC843.’54 C2010-941875-1
PS9563.R414V47 2010
Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise
du Programme d’aide au développement de l’industrie de l’édition (PADIÉ) ainsi
que celle de la SODEC pour nos activités d’édition. Nous remercions le Conseil
des Arts du Canada de l’aide accordée à notre programme de publication.
Gouvernement du Québec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres —
Gestion SODEC
© Guy Saint-Jean Éditeur inc. 2010
Conception graphique : Christiane Séguin
Révision : Lysanne Audy
Dépôt légal — Bibliothèque et Archives nationales du Québec, Bibliothèque et
Archives Canada, 2010
ISBN: 978-2-89455-363-3
epub 978-2-89455-375-6
PDF : 978-2-89455-430-2
Distribution et diffusion
Amérique : Prologue
France: De Borée/ Distribution du Nouveau Monde (pour la littérature)
Belgique : La Caravelle S.A.
Suisse : Transat S.A.
Tous droits de traduction et d’adaptation réservés. Toute reproduction d’un extrait
quelconque de ce livre par quelque procédé que ce soit, et notamment par photocopie
ou microfilm, est strictement interdite sans l’autorisation écrite de l’éditeur.
Guy Saint-Jean Éditeur inc.
3154, boul. Industriel, Laval (Québec) Canada. H7L 4P7. 450 663-1777.
Courriel : info@saint-jeanediteur.com • Web : www.saint-jeanediteur.com
Guy Saint-Jean Éditeur France
30-32, rue de Lappe, 75011, Paris, France. 09.50.76.40.28
Courriel : gsj.editeur@free.fr
Imprimé et relié au CanadaÀ Charlotte et Sam, vous êtes toute ma vie.
To Phill, for those choices we made…
À tous ceux et celles qui, comme Gabrielle,
ont dû choisir…J’aimerais remercier de tout mon cœur:
Mes fidèles premières lectrices: Roxanne B.,
Catherine L., Virginie L., Virginie T. et
Samuel pour votre habituelle gentillesse et vos
commentaires pertinents ainsi que Nathalie L.,
Josée P., Marie-Claude C., Marie-Michèle D.,
Mariève T. et Joanne M. Vos avis professionnels
sont tellement précieux!
Sarah-Jeanne D. (lâche pas, très chère Relève!),
Mélissa B., Rebecca L., Anne-Sophie B., Joyce R.-C.,
Élisabeth P., Chloé A., Annabelle L., Vicky A.,
Cloé P., Maude B., Marie-Élaine B., Monica C.,
Roxanne D., Marie-Ève O., Myriam M., Karine G.,
Lina H., Catherine M., Jessica B.
Je ne pourrai jamais vous dire à quel point
vous m’avez touchée…;
Tous ceux et celles qui ont pris le temps de
m’écrire sur la page oseras-tu (facebook) ou ailleurs
et que j’ai eu le plaisir de rencontrer
dans un salon du livre;Chantale T., Nancy P., Marjolaine L., vous faites un
travail extraordinaire! Merci à vous et aux jeunes
que vous m’avez donné la chance de rencontrer;
Les élèves de l’école secondaire de Chambly,
de la polyvalente Thomas-Albert,
de la Cité des Jeunes A.-M.-Sormany
et de l’école Marie-Gaétane: wow, j’ai passé
de vraiment bons moments avec vous autres!
Valérie H. et toute l’équipe du Salon du livre
d’Edmundston; j’ai adoré mon séjour chez vous!
Ma famille, mes amis, mes collègues… bin coudonc,
je remercie la terre entière, en fait! ;-)Introduction
Faux pas…
Je danse. Comme toujours, lorsque je danse, je suis
dans mon propre univers, dans ma bulle. La scène
est immense, la salle aussi : danser ici, dans cet en -
droit presque mythique, c’est l’accomplissement d’un
rêve que je caresse depuis que j’ai l’âge de quatre ans,
depuis que je danse.
Dans la première rangée de spectateurs, je peux
voir mes parents et mon frère, Julien, avec sa copine
Zoé. Ils sourient, semblent contents d’être là, fiers de
partager ce grand moment avec moi. Je vois aussi
mes amies Maude et Laurence ; Maude est plus loin,
comme si elle ne voulait pas vraiment être ici,
Laurence, tout en avant. Et Nico est là, lui aussi. Il
me regarde de ses yeux trop bleus, trop tristes aussi.
Je les vois, leur présence me fait du bien, mais, en
même temps, je n’ai pas besoin d’eux. Je danse, et
c’est tout ce qui compte. Je ne réfléchis pas, mon corps
sait bien ce qu’il doit faire et il exécute les
mouvements à la perfection, je le sais, je le sens. Tant
d’heures de pratique, d’entraînement, d’étirement ! Je
me sens comme un cygne, comme si je volais, comme
9Le ve tige de Gabrieller
si, lorsque mes pieds touchaient le sol, mon corps
était aussi léger qu’une plume.
Je suis tellement absorbée par ma danse que,
quand les spectateurs se mettent à disparaître, tout
doucement, je ne m’en rends pas compte. C’est
seulement lorsque le bébé se met à pleurer qu’une faille
dans ma concentration me permet de voir qu’ils ne
sont plus là. À leur place, un précipice. Je l’ai déjà vu,
ce gouffre qui me semble sans fond, mais il me terrifie
toujours autant.
Je sens un vertige s’emparer de mon corps, et ce
vertige-là aussi m’est familier. Je fais un
extraordinaire effort de volonté pour le chasser, mais le bébé
— je le vois maintenant, dans un petit panier, tout au
fond de la scène, tout seul comme s’il m’attendait —
se remet à pleurer. De petits sanglots d’une tristesse
incroyable qui me bouleversent. Je sens mes jambes
fléchir, mon corps faiblir. Qui est-il, cet enfant ? Je
devrais savoir, pourtant. Je n’ai jamais vu son visage,
mais je sais que c’est le mien.
J’essaie de continuer de danser, mais je suis
étourdie, déchirée. Devrais-je arrêter pour aller le
consoler, le prendre dans mes bras ? Oui, mais je ne
peux pas arrêter de danser, pas maintenant, ce
moment est le plus important de toute ma vie.
Qu’arrivera-t-il si je le laisse là ? Continuera-t-il de
pleurer ou se calmera-t-il de lui-même ? Non, ses
10Le ve tige de Gabrieller
pleurs s’intensifient déjà. Si ma mère était toujours
là, je pourrais lui demander de s’occuper de lui, mais
elle a disparu, et il ne reste devant moi que ce
précipice qui menace de m’avaler à tout moment. Un
minuscule faux pas et ça y est…
La musique devient discordante, plusieurs pièces
s’emmêlent et tout se met à tourner de plus en plus
vite. Le bébé m’appelle, m’espère, et essayer de
l’ignorer ne donne rien. Je ne veux pourtant pas
l’ignorer, car il a besoin de moi ! Mais moi, j’ai besoin
de danser, sinon je sais que je vais tomber dans le
vide, que je tomberai pendant des heures, des jours,
des années. Et qu’est-ce qui m’attend tout au fond de
ce trou ?
Je me réveille en sueur. Encore. Je croyais que c’en
était fini de ce rêve, du moins, de cette version de
mon rêve… Je croyais que je n’entendrais plus ce
bébé pleurer, que je n’aurais plus peur de tomber.
Tout le monde m’a dit que j’arriverais à oublier, mais
c’est long, trop long. Suis-je trop impatiente ? Est-ce
que je vais faire ce maudit rêve pour le reste de mes
jours ? Je me croyais plus forte que ça, quand même.
Je me suis toujours crue plus forte, plus déterminée,
plus mature que les filles de mon âge. Peut-être,
mais ça ne m’a pas servi tant que ça, apparemment.
Et en fait de maturité, autant je me croyais vieille
pour mon âge, autant je me rends compte que mon
11Le ve tige de Gabrieller
cœur ne suivait pas toujours ma tête et que ça n’avait
pas empêché que je me retrouve là où je me suis
retrouvée…
12Chapitre 1
Un automne mouvementé
— Gabrielle, viens-tu ? On t’attend, Julien va être en
retard !
J’avais décidé d’aller voir la partie de hockey de
mon frère Julien d’abord parce que j’aimais le voir
jouer, mais surtout parce que je venais de me
disputer avec mon copain, Jean-Christophe. Je n’avais
pas envie qu’il vienne chez moi pour qu’on «parle » ;
cette fois-ci, il était allé un peu loin et je voulais
bouder un peu. Je ne lui avais pas dit que j’allais à
l’aréna. Il serait sans doute venu me rejoindre
même s’il déteste le hockey.
Ce n’était pas une partie officielle — la saison ne
faisait que commencer —, seulement un de ces
matchs hors saison qui permet de voir comment se
présentent les équipes. Mais ça valait tout de
même mieux que discuter sans fin d’un sujet qui
revenait trop souvent à mon goût : j’avais envie de
sortir et de m’amuser avec des amis, et ça ne
plaisait pas à Monsieur. Il disait que mes amies
n’avaient rien à dire, qu’elles ne parlaient que de
danse. Moi, je trouvais que les siens étaient aussi
13Le ve tige de Gabrieller
ennuyants que lui, ce qui n’était pas peu dire.
Nous sortions ensemble depuis deux mois et je
m’interrogeais de plus en plus sérieusement sur
mon avenir avec Jean-Christophe. Cette relation
avait, bien sûr, ses bons moments. Il était toujours
très attentionné et gentil avec moi. Comme il était
aussi très beau, je savais que plusieurs filles
m’enviaient, ce qui n’était pas totalement déplaisant.
Mais je n’étais pas certaine qu’il m’attirait tant que
ça, au-delà des apparences. Il avait plusieurs
qualités : il était très généreux, doux, patient et
romantique, mais il avait aussi plusieurs défauts que ses
nombreux bons côtés arrivaient de moins en moins
à me faire oublier. Il était très pessimiste, trop calme
et ne semblait jamais avoir d’enthousiasme pour
quoi que ce soit. Avant que nous commencions à
sortir ensemble, il passait ses soirées à écouter de la
musique, à flâner au parc à fumer joint sur joint avec
des amis sans rien faire d’autre que de graver des
messages sans intérêt sur les modules ou critiquer
presque tout le monde. Au début, je me disais que le
fait de changer d’activités le ferait sûrement changer
d’attitude, mais plus le temps passait, plus je
trouvais qu’il manquait d’énergie, qu’il était amorphe,
que rien ne l’excitait. Il prétendait que ceux qui ne
pensaient pas comme lui étaient cons.
J’avais fini par lui en parler, et il avait avoué que
14Le ve tige de Gabrieller
j’avais raison et qu’il était parfois plutôt borné, mais
il s’était défendu en disant qu’il ne s’en rendait pas
toujours compte. Il m’avait promis qu’il essaierait de
se corriger si je voulais bien l’aider… et ça avait
marché, du moins, pour un temps. L’autre chose qui
m’agaçait était sa « consommation ». Quand je
l’avais rencontré, il m’avait avoué qu’il fumait
presque tous les soirs, mais que ça aussi changerait.
Depuis, il me jurait qu’il gardait ça pour la fin de
semaine. J’avais un peu de mal à le croire, mais je lui
faisais confiance jusqu’à preuve du contraire. Il
m’avait bien sûr offert d’essayer, ce que j’avais fait,
par curiosité. La première fois, j’avais tellement
toussé que j’avais cru m’évanouir et n’avais ressenti
qu’un énorme mal de tête. La deuxième fois, il
m’avait fait respirer la fumée refroidie par de l’eau
dans une bouteille de plastique. C’était
effectivement moins étouffant et là j’avais bien ressenti
quelque chose. Cependant, même si je pouvais
comprendre le plaisir qu’il pouvait y avoir à rire
pour rien et se sentir… comment dire, libre,
peutêtre, moi, j’avais détesté la perte de contrôle qui
venait avec. Je n’aimais pas le fait de ne pas pouvoir
redevenir « normale » au moment où je le voulais. Je
n’aimais pas non plus cette envie irrésistible de
manger tout ce qui me tombait sous la main et je
détestais, plus que tout, cette impression que toutes
15Le ve tige de Gabrieller
les conneries qu’on trouve idiotes en temps normal
nous paraissaient, sous l’effet du pot, tout à fait
acceptables ou même brillantes. J’avais donc conclu
que ce n’était pas pour moi. Je ne critiquais pas
JeanChristophe puisqu’il était bien libre de faire ce qu’il
voulait, comme je l’étais aussi.
Or, depuis quelque temps, je savais qu’il avait
recommencé à fumer plus souvent même s’il
refusait de l’avouer. C’était quand même assez évident !
Je me demandais d’ailleurs comment il réussissait à
s’acheter autant de pot. Lui qui ne travaillait pas
avait pourtant toujours de l’argent sur lui. Il me
disait qu’il avait travaillé pour son oncle, ce qu’il
faisait effectivement à l’occasion. Je commençais
cependant à me douter que quelque chose clochait,
qu’il vendait de la drogue à l’école et ça, ça me
dérangeait profondément. Bien assez pour me demander
si, en plus de tout le reste, je voulais continuer de
sortir avec lui ou non…
Même si j’assistais presque toujours aux parties de
Julien, j’aurais eu envie, cet après-midi-là, d’aller au
cinéma ou au centre commercial, mais mes amies
n’étaient pas disponibles : Maude travaillait et
Laurence gardait. Y aller seule ne m’attirait pas
tellement et la partie de hockey de mon frère aurait au
moins le mérite de me changer les idées. Et puis, de
passer un peu de temps avec mes parents ne me dé -
16Le ve tige de Gabrieller
plaisait pas totalement non plus, du moins, comme
deuxième choix. Alors que plusieurs de mes amies
ne font que se plaindre de leurs parents, moi, les
miens, je les trouve relativement acceptables. Évi -
demment, ils me tombent régulièrement sur les nerfs
— ma mère dit d’ailleurs que c’est réciproque ! —,
mais on ne se chicane pas trop et je sens qu’ils me
font confiance la plupart du temps, ce que j’apprécie
pas mal. Et puis, même si je ne l’ai pas toujours
réalisé, ils en font beaucoup pour moi et je sais que ça
leur demande des efforts… C’est grâce à eux, après
tout, que je peux continuer mes cours à l’École
supérieure de ballet. Ce serait plus simple pour eux si
j’allais à l’école « normale », en autobus scolaire,
comme tout le monde. Comme ils savent à quel
point je veux danser, ils acceptent de me laisser à la
gare chaque matin et m’y reprendre le soir afin que
je n’aie pas à me taper trois autobus pour me rendre
et revenir de mon école située au centre-ville. Ils
assistent à chacun de mes spectacles, m’emmènent
à chacune de mes auditions, m’encouragent depuis
que j’ai commencé à danser à l’âge de quatre ans en
plus de faire la même chose pour le hockey de
Julien. Je ne réalisais pas avant ce que ça pouvait
représenter comme casse-tête pour eux. Je trouvais
tout ça normal ; c’est le travail des parents, non ?
Puis, un jour, je les ai critiqués parce que j’étais
17Le ve tige de Gabrieller
arrivée en retard et que j’avais manqué mon train, ce
qui était pourtant en partie ma faute. Alors, ils
m’ont fait voyager en autobus pendant deux
semaines. Maint enant, je comprends un peu mieux
et j’apprécie ce qu’ils font.
Mes parents ne se doutaient sans doute pas qu’en
m’emmenant voir Casse-Noisette, alors que j’avais
quatre ans, ils changeraient ma vie… C’est pourtant
depuis ce jour que je danse. Je me souviens que mon
père, qui a toujours eu du mal à me refuser quoi que
ce soit, m’avait acheté ce jour-là un chausson qui
avait appartenu à une ex-danseuse étoile. Cette
pointe-là s’était dressée, avait porté une véritable
ballerine en chair et en os, vêtue d’un costume
fabuleux, et je voulais que ce soit moi un jour. Je le veux
toujours autant, et mes parents, partagés entre tous
mes cours, mes spectacles et les parties de hockey
de mon frère, font tout ce qu’ils peuvent pour
rendre ce rêve possible.
Mon frère participe aussi, à sa façon, même s’il n’a
pas le moindre intérêt envers la danse. Nous n’avons
que dix-huit mois de différence, lui et moi, mais
c’est lui le « grand », et nous nous entendons bien.
Nous avons bien sûr eu nos moments plus difficiles,
lorsque nous étions plus jeunes, mais depuis
quelques années, il est devenu un de mes meilleurs
amis.
18« Ça ne pouvait tout simplement pas être en train de m’arriver à
moi. Ces choses-là n’arrivent pas pour vrai, c’est seulement dans les
téléromans dramatiques que ça se produit, chez des pauvres filles
démunies ou trop nulles pour prendre les précautions nécessaires.
N’est-ce pas ? N’EST-CE PAS ? »
Gabrielle danse. C’est toute sa vie. Entre les sorties avec ses amies et
les quelques moments passés dans les bras de Nico, elle s’entraîne
continuellement au studio de ballet. Ce sera elle, la meilleure !
Heureusement que son nouveau chum est compréhensif et se plaît
bien dans cette relation sans attentes. Pourtant, Gabrielle sent un
malaise ; elle aimerait bien que les liens soient plus solides entre
eux mais l’ex-copine de Nico a laissé des blessures sensibles.
Puis, à cause d’un oubli qu’elle croyait sans conséquences, tous
les rêves de Gabrielle s’envolent. Ses étourdissements et ses nausées
récentes ne sont pas les symptômes d’une quelconque maladie : elle
est enceinte. Des milliers de questions se bousculent alors dans son
esprit : que va-t-il se passer maintenant ? Il faudra bien le dire à Nico.
Comment réagira-t-il ? Elle devra aussi en parler à ses parents…
Comment peut-elle envisager avoir un bébé à seize ans ? Et si c’était
sa seule chance d’être mère, un jour ? En proie à un terrible vertige,
Gabrielle se sent au bord du gouffre.
Convaincue de la pertinence d’une littérature
pour les jeunes traitant de façon réaliste et explicite
des sujets qui les touchent, Marie Gray signait avec
La Première Fois de Sarah-Jeanne le premier titre
d’une série hors du commun, la série Oseras-tu ?
C’est avec la même conviction qu’elle présente ce
quatrième roman qui aborde la grossesse chez les
adolescentes. Démontrant avec respect et justesse
les décisions déchirantes que doit prendre une jeune fille lorsqu’elle
devient enceinte, Le vertige de Gabrielle bouleverse, déstabilise
mais surtout fait réfléchir.
Illustration de la page couverture : J.W.Stewart
14,95 $
ISBN  : 978-2-89455-363-3oserastu.com
9 782894 553633
YVES LACOMBE
IMPRIMÉ AU CANADA