Mystère au musée

Mystère au musée

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Livres
116 pages

Description

Alors qu’ils visitent le musée de leur ville, Laura et Stéphane apprennent qu’un tableau a été volé et décident de se lancer à sa recherche. Il s’agit de "La Femme à l’ombrelle", un des tableaux de Monet les plus connus. Cette aventure les amène à découvrir que pendant la Seconde Guerre mondiale, de nombreuses familles juives ont été volées par les nazis et que, loin d'être close, cette affaire est encore d’actualité! Tout en remontant la chaîne des propriétaires de "La Femme à l’ombrelle" et en suivant l’extraordinaire parcours d'une œuvre d'art, les héros se rendent compte du poids de l’histoire, mais aussi qu’à deux, ils arrivent à surmonter tous les obstacles. Un roman bien documenté, qui permet de prendre conscience d’une des réalités de l’Occupation puis de la Libération, à savoir la spoliation des biens juifs. Alain Lozac’h met ainsi ses talents au service du jeune public et offre un livre passionnant.

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Date de parution 05 janvier 2012
Nombre de lectures 13
EAN13 9782748373646
Langue Français

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La Piraterie de lantiquité à nos jours, éditions Gulf Stream, Nantes (septembre 2010)
Les Ailes de la liberté, roman, éditions Oskar, Paris, 2009
Avec Fleuriot de Langle et La Pérouse, Carnets de voyage dun marin breton, Edition Yoran Embanner Fouesnant, 2009
Jim Hawkins gentleman corsaire, roman, La Découvrance, La Rochelle, 2007
Port Coton, roman, Siloé, Laval, 2006
Ports de Bretagne atlantique de Brest à Bourgneuf-en-Retz histoire dun patrimoine maritime, Coop Breizh, Spézet, 2008
Ports de Bretagne-Nord histoire dun patrimoine maritime, de Cancale au Conquet, Coop Breizh, Spézet, 2006
Alain Lozac’h
MYSTÈRE AU MUSÉE
 
Mon Petit Éditeur
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http://www.monpetitediteur.com Ce texte publié par Mon Petit Éditeur est protégé par les lois et traités internationaux relatifs aux droits dauteur. Son impression sur papier est strictement réservée à lacquéreur et limitée à son usage personnel. Toute autre reproduction ou copie, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon et serait passible des sanctions prévues par les textes susvisés et notamment le Code français de la propriété intellectuelle et les conventions internationales en vigueur sur la protection des droits dauteur. Mon Petit Éditeur 14, rue des Volontaires 75015 PARIS  France
IDDN.FR.010.0117095.000.R.P.2011.030.31500
Cet ouvrage a fait lobjet dune première publication par Mon Petit Éditeur en 2012
1. Lannée scolaire touchait à sa fin en ce début du XXIesiècle, les beaux jours étaient déjà là depuis une semaine. Les lycéens en profitaient pour rester dehors, renâclant à entrer en cours dès que la sonnerie se faisait entendre. Quand ils arrivaient à lentendre, car le lycée résonnait des bruits du chantier engagé depuis les vacances de Pâques. Les ouvriers sattaquaient à la rénovation dune aile du bâtiment datant de la Troisième Répu-blique. Tout cela semblait bien loin, linstruction publique obligatoire de Jules Ferry, Émile Zola, laffaire Dreyfus. Il fallait sy habituer, des barrières, une palissade, une grue, des salles de classe indisponibles, le vacarme des marteaux-piqueurs. On avait promis des classes préfabriquées en atten-dant la fin des travaux qui devaient durer près dun an, mais elles ne seraient installées quune fois le lycée fermé après les derniers cours fin juin. Un grand panneau sur la rue annonçait «Ici votre Région modernise le lycée Gambetta, la Région investit dans lavenir coût des travaux 4 millions deuros » Alors il fallut sadapter. Le proviseur avait modifié les horai-res de certains cours, surtout pour ceux qui passaient le bac afin de leur permettre de terminer les programmes. Certaines matiè-res pour les classes de seconde et de première faisaient les frais de cette situation. La plus à plaindre était mademoiselle Dugain, professeur darts plastiques. Tout lespace quelle occupait avec une autre collègue avait été évacué et déjà en partie démoli. Il devenait pratiquement impossible de donner des cours dans des condi-
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tions normales. Il restait trois semaines, soit trois heures pour chaque classe. Avec son dynamisme habituel mademoiselle Du-gain trouva la parade. Puisquon avait de la peine à sentendre dans ce lycée, le mieux était de sen éloigner, de prendre lair. Cest ainsi quelle organisa pour ses élèves des visites du Mu-sée des Beaux-Arts qui se trouvait à quelques centaines de mètres, le long des quais ; on pouvait y aller à pieds ; pas besoin de mobiliser un autobus. Avec le conservateur, elle mit au point deux parcours lun consacré à la peinture, lautre à la sculpture. Un Q.C.M lui permettrait de vérifier que cette balade aurait eu des effets bénéfiques sur le niveau culturel de ses élèves. Mademoiselle Dugain, tout le monde ladorait avec son petit côté excentrique, ses cheveux fluo verts, ses jeans rafistolés, ses Converse. Un peu boulotte, elle se démarquait des looks très stricts de la majorité des professeurs de ce lycée qui accueillait plutôt les élèves des classes moyennes de la ville. Très coté, létablissement se situait depuis très longtemps parmi les meilleurs pour les résultats au bac, très au-dessus de la moyenne nationale. Pourtant derrière cette façade de respecta-bilité, le lycéen néchappait pas à la rubrique des faits divers ; un trafic de stupéfiants avait été découvert avant les vacances de Pâques impliquant plusieurs élèves. Un professeur avait été agressé par un parent délève pour avoir renvoyé dun cours son rejeton indiscipliné Mais laffaire la plus délicate qui navait pas été ébruitée impliquait un jeune homme qui aurait succom-bé aux charmes dune professeur avec laquelle il aurait eu des relations sexuelles. Rumeur ou réalité Pour la classe de Stéphane, la visite du musée était pro-grammée le mardi en fin daprès-midi. À 16 h 00 les élèves se rassemblèrent à la sortie du lycée. Il y avait comme dhabitude un peu de chahut, des blagues à propos de cette initiative, mais mademoiselle Dugain réussit à calmer ces quelques élèves un
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peu turbulents quelle connaissait bien. Les 25 élèves en rang sortirent du lycée et, après une dizaine de minutes de marche, pénétrèrent dans cet imposant édifice construit à peu près à la même époque que le lycée, larchitecture avait dailleurs quel-ques similitudes. Ils furent accueillis par monsieur Le Grand, qui portait bien son nom, car il dominait tout le monde dune tête au moins. Avec mademoiselle Dugain il avait concocté cette visite pédagogique destinée à compléter la culture artisti-que des élèves et à les inciter à découvrir les richesses conservées dans les musées en général, et dans le sien en parti-culier. La classe fut séparée en deux groupes à peu près égaux avec chacun un circuit à suivre accompagné dun guide. Doué pour le dessin, Stéphane griffonnait en permanence durant les cours, des personnages, des objets, certains auraient pu trouver place dans Stars War. Il appréciait beaucoup les ou-vrages dHugo Pratt. Il avait demandé à mademoiselle Dugain, quelques jours auparavant, si elle pouvait le renseigner sur les métiers artistiques à cette époque où les élèves devaient sérieu-sement commencer à songer à leur avenir. Elle lui proposa de venir la voir dans sa classe avant quelle ne disparaisse, un jour à la fin des cours. Stéphane hésita, puis se décida Ils sinstallèrent à une table, très proches lun de lautre. Pen-dant une demi-heure mademoiselle Dugain, la trentaine, fit le tour des possibilités qui soffraient à Stéphane, larchitecture, le design, les Beaux-Arts, illustrateur de livres pour la jeunesse, la bande dessinée. Mais les débouchés étaient limités, il fallait vraiment percer, se faire connaître pour avoir des revenus cor-rects. Beaucoup darchitectes salariés dans des agences étaient payés comme de simples techniciens. Tout en écoutant attentivement les explications de made-moiselle Dugain, Stéphane fut troublé par cette proximité. Son chemisier était largement ouvert et elle ne fit rien pour le refer-
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mer. Le grain de beauté brun quil remarqua sur son sein gauche le poursuivit durant plusieurs jours
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Stéphane préféra suivre Laura, une des filles les plus canons de la classe, pour ne pas dire du lycée. Une des plus douée aussi. Leur parcours les amena à déambuler dans les salles où se trou-vaient des tableaux datant du baroque à limpressionnisme.
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