Nekromantia [Saison 1 - Épisode 6]

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Imaginez un peu... Vous vous réveillez un matin sur le Grand Monde, quelques années après qu'un terrible combat magique se soit déroulé entre le jeune sorcier Esklaroth et la reine des Ténèbres, Melena. Toutes les peuplades sont plongées dans une situation précaire, des plus désastreuses. La plupart des villes ont été détruites et les terres dévastées. Malgré tout, au fil du temps, les sociétés sont parvenues, tant bien que mal, à se réorganiser, malmenées par les guerres impitoyables, les trahisons et les épidémies qui auraient pu, à elles seules, porter un coup fatal aux cinq royaumes.

Cette histoire commence ici, à Belnigera, capitale de Lythuste, au moment où le roi Victor X convoque les siens. Avisés par une Divinité qu'une menace imminente vouera le Grand Monde à sombrer dans les Ténèbres, il ne leur restera que peu de temps pour déjouer les complots démoniaques des deux ennemis les plus redoutables du Grand Monde, sous peine de voir toute trace de vie disparaître dans un brasier magique des plus spectaculaires.

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EAN13 9782924664056
Langue Français

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Rose Berryl
Le pouvoir de Xlan (Épisode VI) © CKR Éditions, 2016 Illustration de couverture : Delphine Splingard, 2016 ISBN : 978-2-924664-05-6 Dépôt légal :Dépôt effectué en septembre 2016 auprès de la Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ).
Première version info@ckr-editions.com http://www.ckr-editions.com
Je dédie cette série à ceux et celles qui ont su conserver leur âme d’enfant. Rose Berryl
- Ne traînons pas. La nuit sera bientôt tombée. - Je fais ce que je peux, Fareylia. Mais, contrairement à toi, il m’est impossible de me frayer un chemin dans toute cette neige sans prendre un certain temps. La jeune fille baissa la tête. Sous elle, les floco ns étaient presque intacts, à peine pressés par son poids. En arrière, Mylvera levait haut les genoux, avant de renfoncer la jambe quelques centimètres plus loin, haletante. - Quand je te dis que j’irais bien plus vite sans te traîner derrière moi. Je pourrais même voler, ce qui réduirait grandement le temps nécessaire à l’accomplissement de cette mission. - Azuriale nous l’a fortement déconseillé. - Ce que pense cette vieille folle n’a aucune importance. - Elle semblait pourtant très au fait de ce qu’il se passe sur Pitherygand. - Rien ne nous dit que c’est la vérité. Je ne serais pas étonnée d’apprendre qu’elle a complètement perdu la tête, et que les dragons la traquent pour des raisons plus qu’honorables. En attendant, dépêche-toi ! J’en ai marre de t’attendre. Fareylia toucha la surface de la neige, qui fondit instantanément sur plusieurs mètres, tout autour d’elles. La voie ainsi dégagée devant Mylvera, elles reprirent leur route, laissant la chevalière bouche bée, tandis que chacun des pas de la jeune fille la issait place à un passage étroit, mais d’une dimension optimale, pour laisser avancer sa compagne de voyage sans encombre. Au bout de trois heures de marche soutenue, elles parvinrent à la base d’une clairière, dissimulée en partie sous l’épaisse couche de nuages emprisonnant le royaume, et faiblement éclairée des rayons blafards des deux lunes. Fareylia fit une halte, le regard allant et venant de part et d’autre. - Cet endroit devrait faire l’affaire pour cette nuit, annonça Mylvera sans attendre. - Si toutefois tu parviens à grimper à l’un de ces arbres… - Tu serais surprise du nombre de choses que je suis capable de faire, Fareylia. La chevalière s’approcha d’un tronc sinueux, aux longues racines couvertes de givre et de flocons. D’une main agile, elle entreprit son ascension, sou s le regard peu convaincu de la fillette. Une fois parvenue à une hauteur suffisante, Mylvera mit sa besace devant elle, avant de baisser les yeux vers Fareylia. - Tu ne viens pas ? Azuriale nous a pourtant conseillées de ne pas rester au sol, une fois la nuit tombée. - Cela ne me fait pas peur. Et puis, j’ai besoin de manger. Elle tourna les talons et disparut dans les feuilla ges obscurs, sans laisser le temps à la jeune femme de lui répondre. Le silence s’imposa sans attendre. Mylvera sortit précautionneusement de sa cape la petite flamme violacée qui la préservait du froid. Elle la contempla un moment, avant de la ranger, attirée par les cimes avoisinantes. « Quel endroit magnifique. Pitherygand est décidément le lieu de toutes les splendeurs » se dit-elle en observant le givre scintiller sur des centaines de mètres devant elle. Longuement, elle se perdit dans la contemplation de cette nature, riche et ensorcelante, jusqu’à ce qu’un bruissement l’alerte. Elle redescendit lentement, pour venir se pencher par-dessus une épaisse branche, dans l’espoir de découvrir ce qui approchait. La neige s’était remise à tomber, soufflée aussitôt par de faibles bourrasques qui emportaient les flocons dans de larges tourbillons. Agglutinée par paquets sur les branchages morts, elle embellissait les alentours d’un magnifique coussin ouateux, similaire à un tapis de diamants. À quelques mètres, Mylvera vit progressivement s’épanouir la chaude lueur de plusieurs torches, dont les fluctuations de couleurs donnaient un aspect plus que vivant à la nature, qui ne tarda pas à libérer ses secrets. La chevalière vit apparaître quatre Mouncha, qu’elle reconnut instantanément. Sans faire le moindre bruit, les cavaliers rencontrés un peu plus tôt s’avancèrent dans la clairière, avec l’intention d’y allumer un feu. Rapidement, les bûches furent placées et le brasier s’élança vers le ciel en une longue traînée orangée. Bien longtemps après qu’ils se furent installés tout autour, le dernier
d’entre eux, plus lent et bedonnant que les autres, apparut entre les arbres, pour venir disposer deux sacs de jute à la droite de celui que Mylvera assimila à leur meneur. Chacun à son tour, ils vinrent y piocher quelques victuailles, composées principalement de viande fraîche et de pain, avant de retourner s’asseoir. - J’en ai plus qu’assez de manger de la licorne ! râla le plus petit. - Estime-toi heureux que les maîtres nous octroient encore cela ! Tu sais très bien que les denrées se font rares. - Tu te ramolis, Twaren ! - Crois-tu vraiment que j’ai le choix,...