Petit Tarzan des villes

Petit Tarzan des villes

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47 pages

Description

François n'est plus un bébé, il veut aller à l'école tout seul et, comme Tarzan son idole, explorer sa jungle urbaine.


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Date de parution 06 septembre 2017
Nombre de lectures 1
EAN13 9782364744165
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

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François n’est plus un bébé, que ses parents se le disent ! Il veut aller seul à l’école, connaître sa ville comme Tarzan, son idole, connaît sa jungle. L’aventure peut être au coin de la rue, et gare à qui se met en travers de sa route, petit Tarzan sait être féroce.
Collection animée par Soazig Le Bail.
Ancien menteur, footballeur, bricoleur, cowboy et v oyageur interstellaire, Mathis écrit et dessine des histoires. « La différence entre le mensonge et la vérité, dit-il, c’est que la vérité, c’est vrai. »
1
N – on ! dit maman. Tu es trop jeune et puis… c’est beaucoup trop loin ! – Pas du tout, je dis. Trois kilomètres, c’est rien. Je le sais, je l’ai déjà fait. Maman fronce les sourcils mais je soutiens son regard. Je suis comme ça, moi : quand on m’agace, personne ne peut me faire baisser les yeux. – Attention, François, je n’aime pas les petits menteurs… – Je ne mens pas. Je l’ai fait avec papy Bernard. – Mercredi ? – Oui. Regarde… Je sors de ma poche le plan que papy m’a imprimé et je lui montre, surligné en vert, le chemin qui va de la maison jusqu’à l’école. – Ah, toi et ton grand-père… Vous me fatiguez ! Maman me prend par la main et m’entraîne jusqu’au salon où papa sirote un café en regardant un documentaire à la télé. – Chéri, dit-elle, ton fils veut te dire quelque chose. Papa met son film sur pause, finit son café et pose sa tasse sur la table basse. – Je t’écoute, petit monsieur, dit-il. – Je ne veux plus aller à l’école en voiture. Je veux y aller à pied. Et tout seul. Voilà ! Papa reste silencieux quelques secondes. Il m’observe en se mordillant la lèvre inférieure. Signe qu’il réfléchit. – Non, non. Tu es encore un petit garçon et la ville est trop dangereuse pour toi. Il peut t’arriver n’importe quoi en chemin. J’attends un peu avant de répondre. Que papa et maman comprennent bien que je ne fais pas un caprice. Puis je m’exprime à la manière de ma maîtresse, quand elle parle sérieusement : – Premièrement, il peut aussi m’arriver n’importe quoi quand on est en voiture. Et deuxièmement, je ne suis plus un bébé ! C’est vous qui avez peur de tout. Vous ne me faites pas confiance… vous ne voulez pas que je grandisse ! Papa et maman se regardent. Ils sont sciés. Mais je suis comme ça, moi : quand il s’agit de défendre mes idées, je sais causer.