Piège sur internet

Piège sur internet

-

Livres
192 pages

Description

Pierre monte tout seul en haut de l'Empire State Building. Il se retrouve enfermé dans les locaux vides d'une entreprise et s'amuse avec les ordinateurs. Mais Internet est parfois truffé de pièges. Ne le voyant pas revenir, son meilleur ami Hervé part à sa recherche. Voilà les deux garçons embarqués dans une dangereuse aventure, une folle course-poursuite dans les rues de la ville.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 03 juin 2009
Nombre de lectures 46
EAN13 9782013234573
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Signaler un problème

Illustration de couverturea : Walter Minus

Première édition publiée sous la direction d’Éric Biville

© Hachette Livre, 1996 et 2003 pour la présente édition.
43, quai de Grenelle, 75015 Paris.

ISBN : 978-2-01-323457-3

Loi n° 49-956 du 16 juillet 1949
sur les publications destinées à la jeunesse.

1

Le défi de Pierre

« Qu’est-ce que tu paries que je suis capable de monter tout seul en haut de l’Empire State Building ? »
Pour avoir une idée pareille, vous allez penser qu’il faut être un peu cinglé, surtout quand on a douze ans et demi, un jour où les visites sont interdites au public.
« Ton pari est complètement débile. »
Mais Pierre n’a rien voulu entendre. Dès que les profs ont eu le dos tourné, il a quitté le groupe. Je n’ai pas essayé de le retenir. Il est bien trop têtu. Je lui ai fait un clin d’œil et j’ai rejoint les autres sans rien dire. Il m’avait fait jurer de garder le secret.
Toute cette histoire a commencé parce que Mme Lescure, notre prof de français, a vexé Pierre. On venait tout juste d’arriver à New York et de déposer nos sacs à l’hôtel. Les profs avaient décidé de visiter l’Empire State Building parce que ça n’était pas trop loin et qu’il était trop tard pour faire autre chose.
Voilà donc toute la classe de cinquième du lycée Bras-sens de Nareuil-sur-Bièvre dans les rues de New York. Il faisait horriblement froid. Le sol était verglacé, il neigeait et un vent terrible nous tombait dessus à chaque carrefour. Tout le monde portait des bonnets ou des casquettes fourrées. Je n’aurais jamais imaginé l’Amérique comme ça. Les profs souffraient autant que nous, mais ils ne voulaient pas le montrer. Ils étaient trois : Fizard, le prof d’histoire-géo, Mme Lescure et Duffik, le prof d’anglais, qu’on surnomme « La Baleine » à cause de sa corpulence. C’est lui qui avait eu l’idée de ce voyage.
La façade de l’Empire State Building était tout de même impressionnante. On aurait dit une muraille qui s’élevait à perte de vue et se fondait dans le ciel. Devant l’entrée, il y avait des touristes japonais qui se faisaient photographier en compagnie de vigiles en uniforme et des femmes qui tournaient avec des pancartes sur le ventre. À l’intérieur du gratte-ciel, il y avait une galerie marchande avec des boutiques. Ça ressemblait un peu à la tour Montparnasse. C’était assez luxueux, avec du marbre partout, mais je m’attendais tout de même à tomber sur un endroit plus original.
Fizard part se renseigner. Pour savoir si on peut avoir un billet de groupe. À son retour il fait une drôle de tête.
« Désolé, mes amis, le panoramique est fermé aujourd’hui. Nous ne pourrons pas monter en haut. »
Tout le monde était déçu. Avoir fait tout ce chemin dans le froid pour rien !
« Et si on leur explique qu’on est en voyage scolaire et qu’on ne reste que sept jours, ils ne feront pas une exception pour nous ? » a dit Pierre.
Mme Lescure l’a regardé de haut.
« Tu veux tenter l’expérience ?
Pourquoi pas ?
Tu te crois assez fort en anglais ? Mon pauvre garçon, les employés ne comprendraient pas un traître mot de ton charabia ! »
Ça, c’était vache. Mme Lescure n’avait pas besoin de lui rappeler devant tout le monde qu’il était nul. D’abord nous étions en vacances et elle n’est pas prof d’anglais ! Sans doute qu’elle avait besoin de se défouler parce qu’elle avait eu froid et qu’elle avait manqué plusieurs fois de se casser la figure dans la rue sur le sol gelé. Mais si elle avait pu savoir ce que cette réflexion allait déclencher...
Pierre m’a entraîné à l’écart, l’air furieux.
« Je suis peut-être mauvais en anglais, mais je vais leur montrer ce que je sais faire ! »