Les trois caramels capitaux

Les trois caramels capitaux

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Français
43 pages

Description

Trois caramels volés lorsqu'on a sept ans peuvent-ils vous interdire l'entrée au paradis à quatre-vingts ?


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Date de parution 20 mai 2015
Nombre de lectures 2
EAN13 9782364747555
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

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Il a mené une belle vie, simple et honnête, sans tache.

Aussi lorsqu’il meurt, la première fois, il est sûr d’avoir gagné son paradis.

Oui, mais saint Pierre n’est pas de cet avis : il n’a pas oublié les trois caramels mous volés à l’âge de sept ans et demi…

Collection animée par Soazig Le Bail,
assistée de Charline Vanderpoorte.

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Jean-Claude Mourlevat aime les histoires : les lire, les raconter et bien sûr les écrire. Il habite à la campagne, près de Saint-Étienne. Il adore aller au cinéma, au théâtre, se promener à pied ou à bicyclette, faire la cuisine et voyager.

1

La première fois que je suis mort, une belle surprise m’attendait.

Je montais en sifflotant un chemin en pente douce, sous un soleil printanier, et tout en haut m’est apparu un mur de pierres orné de campanules. Un portail de bois invitait le promeneur à entrer. Il était surmonté d’un simple panneau : PARADIS.

Cela m’a semblé normal. Je ne prétendais pas avoir été exemplaire toute ma vie, mais je n’avais rien commis de vraiment grave : je n’avais tué personne, je n’avais blessé personne, je n’avais humilié personne. Mon pire méfait était d’avoir volé trois caramels mous à l’épicier de mon village à l’âge de sept ans et demi.

Un vieil homme, barbe et cheveux blancs, était assis derrière une petite table, près du portail.

– Ah, s’est-il exclamé en m’ouvrant les bras, vous voilà ! Asseyez-vous donc.

C’était saint Pierre, bien sûr, qui contrôle les entrées du paradis, chacun le sait. Il semblait joyeux et bienveillant. J’ai pensé : simple formalité, dans deux minutes je suis à l’intérieur.