Quand les animaux parlent
185 pages
Français

Quand les animaux parlent

-

185 pages
Français

Description

Les trente-quatre contes de ce recueil proviennent tous de pays de l'Afrique de l'Ouest : Sénégal, Guinée et Guinée-Bissau. Ils ont été enregistrés et traduits à partir de cinq langues parlées dans ces pays : bambara, toucouleur, malinké, badiaranké et créole, tout au long de mon séjour dans ces pays entre 1975 et 2014. Ces récits imaginaires ont comme personnages centraux des animaux, soit domestiques soit sauvages. Oiseaux, mammifères et reptiles s'y côtoient. Certains contes décrivent un trait étiologique indiquant comment certains comportements animaux ont commencé : on apprend ainsi pourquoi l'éléphant ne supporte pas le chant du coq, pourquoi le lièvre a de longues oreilles et pourquoi le lièvre et le singe rouge ne sont pas des amis.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 29 décembre 2020
Nombre de lectures 1
EAN13 9782140167287
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

G É R A R D M E Y E R
Quand les animaux parlent
C O N T E S D ’ A F R I Q U E D E L ’ O U E S T
Quand les anîmaux parlent
Gérard Meyer
Quand les anîmaux parlent
Contes de l’AFrîque de l’Ouest
La légendeAfrique de l’dOeusemstondes
© L’Harmattan, 2020
5-7, rue de l’École-Polytechnîque 75005 Parîs
www.edîtîons-harmattan.r
ISBN : 978-2-343-20696-7 EAN : 9782343206967
Avant-propos
Les 34 contes de ce petît recueî provîennent tous de pays de ’Arîque de ’Ouest : Sénéga, Guînée et Guînée-Bîssau. Is ont été enregîstrés et traduîts à partîr de cînq angues parées dans ces pays : bambara, toucoueur, maînké, badîaranké et créoe, tout au ong de mon séjour dans ces pays entre 1975 et 2014. Ces récîts îmagînaîres ont comme personnages centraux des anîmaux, soît domestîques soît sau-vages. Oîseaux, mammîères et reptîes s’y côtoîent.
Des animaux et des humains
Le ecteur de ces récîts sera très vîte rappé par e aît que es anîmaux y parent et se comportent comme es hommes : îs cutîvent, vont à a pêche, cherchent e mîe et vont à a chasse. Is vont aussî en pèerînage et cherchent des épouses. Is
7
s’amusent à des jeux dangereux comme e jeu de a corde et e jeu de a cuîsson mutuee. Is ont aussî des îens avec Dîeu et tîssent d’înnombrabes îens entre eux. I apparaït aussî très vîte que e conte se sert des anîmaux pour parer des hommes. Les traîts sont souvent exagérés et es sîtuatîons souvent comîques où sont rîdîcuîsés certaîns anîmaux, souvent es pus orts et es pus gros. Ces récîts ont comme dénotatîon premîère e monde anîma avec ses ogîques propres et comme dénotatîon seconde es comportements humaîns. C’est un art de savoîr es entendre justement et es înterpréter. Un récît est toujours susceptîbe de pusîeurs înter-prétatîons : î peut aîre écater de rîre un jeune audîteur maîs aussî donner à penser à un adute. La poysémîe de ces récîts en aît tout e charme.
De la morale ?
Un ecteur des abes de La Fontaîne attend acî-ement une morae expîcîte pour chaque abe. Icî, ee est suggérée, rarement expîcîte. On trouve cependant des comportements et des conduîtes caîrement îndîqués comme a vîgîance en socîété, e respect des autres, ’humîîté devant e Créateur. Pus souvent, es audîteurs doîvent devîner à quoî es récîts es învîtent, avec humour et paroîs trîvîa-îté. On peut dîre avec e proverbe rançaîs : « Quî se sent morveux se mouche. » Ceuî quî pense qu’un conte pare de uî, qu’î se corrîge !
8
Du commencement des choses
Certaîns contes décrîvent un traît étîoogîque îndîquant comment certaîns comportements anî-maux ont commencé : on apprend aînsî pourquoî ’ééphant ne supporte pas e chant du coq, pour-quoî e îèvre a de ongues oreîes et pourquoî e îèvre et e sînge rouge ne sont pas des amîs On nous raconte aussî ’orîgîne du crî de ’hyène et des gémîssements du îon.
Les deux compères
Au ong de tous es contes, î y a deux anîmaux quî întervîennent souvent ensembe c’est Hyène et Lîèvre, anîmaux bîen connus des savanes ouest-arîcaînes. Tous deux mènent une vîe crépuscuaîre et nocturne. Le premîer est reatîve-ment grand tandîs que e second est putôt petît de taîe. Leurs aventures et mésaventures constîtuent un vérîtabe cyce que ’on retrouve dans a pu-part des cutures de ’Arîque de ’Ouest, aussî bîen chez es Maînkés que chez es Peus, es Bambaras et es Badîarankés. Dans ces contes, Lîèvre se dîs-tîngue par sa ruse de tous es înstants, voîre son espîègerîe et sa roubardîse dont sont vîctîmes aussî bîen a chèvre que e sînge rouge, ’ééphant et ’hîppopotame, maîs sa vîctîme prîvîégîée est Hyène, caractérîsé par sa gourmandîse, sa précî-pîtatîon, son avîdîté et sa stupîdîté. Dans un conte
9
cependant, Lîèvre trouve aussî rusé que uî avec a perdrîx et bîen sûr avec e Créateur quî e ramène à sa juste pace. Ces deux compères se retrouvent dans d’înter-mînabes pérîpétîes du ort avec e aîbe, du grand avec e petît, du rusé avec e sot. Le conte devîent aors une crîtîque socîae : crîtîque des excès d’un pouvoîr abusî, de a brutaîté du « grand » ace à quoî e « petît » se sauve par a ruse. Ne aut-î pas îre ces aventures des deux com-pères comme une démarche înîtîatîque ? C’est aors en chaque îndîvîdu que coexîstent Hyène et Lîèvre, a pusîon înstînctîve et a part d’în-teîgence, e pôe négatî et e pôe posîtî. La socîaîsatîon humaîne seraît aors a vîctoîre pro-gressîve de a vîe en socîété sur ’înstînct, du désîr sur ’envîe însatîabe et destructrîce.
Une longue tradition
Les contes que nous pubîons provîennent d’une ongue chaïne de transmîssîon orae, à a oîs dans e temps et ’espace. On peut trouver acîement des récîts sembabes datant des premîères mîses par écrît de textes oraux et aussî d’aîres cuturees et înguîstîques dîverses. Pubîer des récîts, c’est reconnaïtre qu’îs ont été en queque sorte don-nés, qu’îs ont d’abord été racontés et c’est aussî se sîtuer dans une contînuîté, à a suîte de… Ma reconnaîssance va à toutes cees et ceux quî ont accepté de partager une part de ce quî
10
  • Accueil Accueil
  • Univers Univers
  • Livres Livres
  • Livres audio Livres audio
  • Presse Presse
  • BD BD
  • Documents Documents