Ressusciter

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580 pages

Description

Lorsque Lilliana Young, une jeune fille de 17 ans, entre un matin de la relâche scolaire au Musée Métropolitain d’art de New York, la dernière chose qu’elle escomptait voir était un prince égyptien aux pouvoirs divins, se réveillant après 1 000 ans de momification.
Elle ne s’imaginait vraiment pas être choisie pour l’accompagner dans une quête qui les
mènera de l’autre côté du globe.
Mais le destin emporte Lily, et avec son prince solaire, Amon, elle doit se rendre dans la vallée des rois afin de réveiller les frères de ce dernier, dans l’espoir d’empêcher le dieu métamorphe et maléfique Seth de prendre le contrôle du monde.

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Date de parution 30 mars 2018
Nombre de lectures 15
EAN13 9782897861193
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

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Copyright © 2015 Colleen Houck Titre original : Reawakeneb Copyright © 2017 Ébitions AbA Inc. pour la trabuction française. Cette puBlication est puBliée avec l’accorb be Penguin Ranbom House LLC, New York. Tous broits réservés. Aucune partie be ce livre ne peut être reprobuite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite be l’ébiteur, sauf bans le cas b’une critique littéraire. Ébiteur : François Doucet Trabuction : Kurt Martin Révision linguistique : IsaBelle Veillette Correction b’épreuves : Nancy CoulomBe, Émilie Leroux et Féminin pluriel Illustration be la couverture : © 2015 Chris Saunbers Montage be la couverture : Mathieu C. Danburanb Mise en pages : Kina aril-ergeron ISN papier 978-2-89786-117-9 ISN PDF numérique 978-2-89786-118-6 ISN ePuB 978-2-89786-119-3 Première impression : 2017 Dépôt légal : 2017 iBliothèque et Archives nationales bu QuéBec iBliothèque et Archives Nationale bu Canaba
Éditions AdA Inc. Diffusion 1385, Boul. Lionel-oulet Canaba :Ébitions AbA Inc. Varennes (QuéBec) J3X 1P7, Canaba France :D.G. Diffusion Téléphone : 450 929-0296 Z.I. bes ogues Télécopieur : 450 929-0220 31750, EscalquensFrance www.ada-inc.comTéléphone : 05.61.00.09.99 info@ada-inc.comSuisse :Transat — 23.42.77.40 elgique :D.G. Diffusion — 05.61.00.09.99 Imprimé au Canada
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À mon père, Bill, qui nous a tous quittés trop tôt...
CHANTS AU BORD DE L’EAU Un chant d’amour de l’Égypte ancienne
Je vois à présent que la bien-aimée est venue. Mon cœur est heureux, et mes bras sont ouverts pour la recevoir. Mon cœur dans sa place saute de joie, comme si cela ne devait avoir de cesse. Ne demeure pas lointaine, viens vers moi, ô ma maîtresse ! Lorsque je la prends entre mes bras Et que ses bras m’enlacent, C’est comme au pays de Pount, C’est comme avoir le corps imprégné d’une huile parfumée. Lorsque je l’embrasse Et que ses lèvres sont entr’ouvertes, Je me sens ivre, Sans avoir bu de bière.
Dans la grande ville d’Itjitaoui, l’atmosphère étai t lourde, reflétant l’état d’esprit des hommes dans le temple, et tout particulièrement l’e xpression du roi et son fardeau terrible. Pendant que le roi Heru setenait derrière une colonne et observait les gens rassemblés, il se demanda si la réponse donnée par ses conseillers et ses prêtres signifierait leur salut ou entraînerait leur destru ction totale. Même si le sacrifice s’avérait un succès, les gens souffriraient assurément d’une perte tragique, et pour lui, personnellement, il n’y aura it aucune façon de s’en remettre. Malgré la chaleur accablante du jour, il frissonna dans l’ombre du temple, sûrement un mauvais présage. Il passa sa main de façon nerve use sur sa tête fraîchement rasée et laissa tomber le rideau. Pour se calmer, il comm ença à marcher sur l’estrade lisse et polie du temple et soupesa ses options. Le roi Heru savait que s’il voulait même défier les demandes adressées, il devrait faire quelque chose de radical pour apaiser le redo utable dieu Seth. S’il y avait seulement une issue, pensa-t-il. Aucun roi n’avait jamais permis à ses gens d’émettre des propositions. Un roi est ce qu’il est parce que c’est précisément son droit, son devoir, de voir aux besoins de son peuple. Un roi qui ne peut prendre u ne sage décision, peu importe à quel point elle s’avère pénible, est mûr pour la de stitution. Heru savait qu’en permettant à ses gens de décider, il s’était montré faible, po ltron. Pourtant, il ne voyait aucun autre moyen qui lui permettrait de vivre avec les conséqu ences de ses choix. Vingt ans avant l’époque du roi Heru, tout le peupl e d’Égypte souffrait. Des années de disette épouvantable avaient été aggravées par d es tempêtes de sable et des épidémies meurtrières qui avaient presque détruit l a civilisation. Lesmaraudeurs et les vieux ennemis avaient profité de la faiblesse de l’ Égypte. Nombre d’installations les plus anciennes avaient été anéanties. Dans un geste désespéré, le roi Heru avait invité l es dirigeants des villes importantes restantes à le rejoindre. Le roi Khalfani d’Assiout et le roi Nassor d’Ouaset convinrent d’une rencontre au sommet d’une semaine, et les tro is, ainsi que leurs prêtres les plus influents, s’entretinrent à huis clos. Les résultats de cette réunion amenèrent une décisi on qui fit pencher la balance dans le panthéon des dieux. Chaque ville vénérait u n dieu différent. Les habitants d’Assiout, parmi lesquels figuraient les magiciens les plus célèbres, adoraient Anubis. Ceux d’Ouaset, connue pour le tissage et la constru ction navale, adoraient Khonsou. Pour sa part, le peuple du roi Heru, habile en pote rie et en taille de pierre, vouait un culte à Amon-Rê et à son fils, Horus. Les prêtres a vaient convaincu leurs rois que leurs dieux protecteurs les avaient abandonnés et qu’ils devaient s’associer pour faire des offrandes afin d’apaiser un nouveau dieu, c’est-à-d ireSeth, le dieu obscur, ce qui leur permettrait d’assurer la sécurité et le bien-être d u peuple. Ce fut ce qu’ils firent. Cette année-là, les pluies furent abondantes. Le Nil sortit de son lit, créant des zones fertiles pour les culture s. Le bétail prospéra, sa population triplant bientôt. L’année suivante, les femmes donn èrent naissance à plus de bébés en santé qu’il n’en avait jamais été recensé.Le plus ahurissant fut que les reines de chaque ville, qui s’étaient opposées le plus ouvert ement au changement de déité, furent apaisées en concevant à leur tour. Tandis que les trois reines donnaient un garçon rob uste à leurs maris respectifs, elles reconnurent avoir été bénies, tout particuliè rement la femme de Heru, qui n’avait jamais eu d’enfant et avait largement dépassé l’âge d’en porter un. Même si au fond
d’elles-mêmes, les nouvelles mamans adoraient toujo urs les anciens dieux, elles convinrent de ne plus jamais parler en mal désormai s du dieu obscur. La population se réjouit. Le peuple prospéra. Les trois rois versèrent des larmes de gratitude. Dans cette période de paix et d’harmonie, les fils de chaque reine furent élevés comme des frères, dans l’espoir qu’ils unifieraient un jour l’Égypte sous l’égide d’un seul souverain. Le culte de Seth se répandit et les anciens temples furent abandonnés. Les fils considéraient chaque roi comme un père, et chaque reine comme une mère. Leurs rois les aimaient. Leur peuple les aimait. Il s représentaient l’espoir du pays, et rien ne semblait devoir les séparer. Même aujourd’hui, au jour le plus sombre dans la vi e de leurs pères, les trois jeunes hommes se tenaient ensemble, attendant que les rois fassent une annonce-surprise. Dans un instant, les trois rois demanderaient l’imp ensable. Une faveur qu’aucun roi, aucun père, ne devrait demander à son fils. Cette p ensée glaçait le sang du roi Heru et lui donnait des cauchemars saisissants où son cœur trouvé indigne ne faisait pas le poids contre la plume légère de la vérité lors du j ugement dernier. Les trois rois s’avancèrent dans la lumière éclatante du soleil qu i se réfléchissait sur la pierre blanche du temple. Le roi Heru se tenait au centre, tandis que les deux autres prenaient place à ses côtés. Le roi Heru n’était pas seulemen t le plus grand des trois, c’était aussi le plus habile orateur. Il leva les mains et prit l a parole : Gens dema ville, et visiteurs venant de nos villes bien-ai mées en amont, comme vous le savez, nous, vos rois, avons tenu une confé rence avec nos prêtres pour déterminer pourquoi le fleuve, qui a léché nos rive s avec tant de bienveillance au cours des 20 dernières années, ne monte plus comme il le devrait dans cette saison cruciale. Notre grand prêtre, Runihura, a dit que le dieu Seth, celui que nous avons adoré de tout notre cœur au cours des dernières années, demande u n nouveau sacrifice. Le propre fils de Heru fit un pas en avant. — Nous lui sacrifierons tout ce que vous estimez être nécessaire, père, déclara-t-il. Le roi leva la main pour tranquilliser son fils et lui adressa un sourire triste avant de se retourner vers la foule. — Ce que Seth demande cette année en sacrifice n’es t pas un taureau précieux, des boisseaux de grains, des tissus fins ou même nos me illeurs fruits. Heru fit une pause afin de permettre au peuple de s ’apaiser. — Non. Runihura a dit que Seth nous a donné beaucou p, et qu’en échange des bienfaits reçus nous devions rendre ce qui nous est le plus précieux. »Le dieu Seth demande que trois jeunes hommes de sa ng royal lui soient sacrifiés et le servent indéfiniment dans l’au-delà. Heru soupira profondément. — Si ce sacrifice n’est pas accordé, il jure de sem er la destruction dans toute l’Égypte.
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Temple des Muses — Quinze et cinquante, annonça le chauffeur avec un fort accent. — Prenez-vous les cartes de crédit ? retournai-je p oliment. — Non. Pas de cartes. Machine brisée. J’esquissai un sourire à l’adresse des yeux aux sou rcils épais qui me dévisageaient dans le rétroviseur, et sortis mon portefeuille. Mê me si j’avais pris de nombreuses fois les taxis new-yorkais, je ne m’étais toujours pas h abituée au comportement des chauffeurs de taxi. Il m’irritait chaque fois. N’em pêche que… c’était le taxi ou le chauffeur privé de la famille, qui m’aurait suivie partout et aurait rapporté à mes parents tout ce que je faisais. Tout compte fait, je préférais de loin l’indépendance. Je tendis un billet de 20 $ au chauffeur et ouvris la portière. Il accéléra presque aussitôt et je réussis tant bien que mal à conserve r mon équilibre, tout en toussant dans le nuage de gaz d’échappement gris qu’il avait semé derrière. — Crétin, grommelai-je en lissant mon pantacourt av ant de me pencher pour ajuster une sangle sur mes sandales en cuir italien. — Avez-vous besoin d’aide, Mademoiselle ? demanda u n jeune homme tout près. Je me relevai et le regardai des pieds à la tête. S on jeans de grand magasin, son t-shirtINEWYORKent aussitôt qu’ilet son apparence garçon-d’à-côté ébouriffé m’apprir n’était pas de la ville. Aucun New-Yorkais qui se r especte, du moins aucun que je connaisse, n’aurait voulu être vu dans un t-shirt a ux couleurs de la ville. Ce garçon n’était pas moche, mais en considérant son séjour à durée limitée dans la ville, associé au fait qu’il ne passerait de toute évidence pas l’ examen parental, je présumai que toute tentative de poursuivre le dialogue serait un e perte de temps. Pas mon genre. Je n’avais toujours pas déterminé ce qu’était exact ement mon genre, mais je supposais que je le saurais en le voyant. — Non merci, refusai-je en souriant. Ça va. Je me dirigeai d’un pas déterminé vers les escalier s du Metropolitan Museum of Art. Les filles de mon école auraient considéré que j’ét ais folle de passer à côté d’un beau garçon et petit ami potentiel… ou à tout le moins, d’une distraction. Il était plus simple de ne pas faire de promesses q ue je n’avais pas l’intention de tenir, et surtout pas à un garçon qui ne correspond ait à aucune de mes exigences du mec idéal. La liste n’était pas encore complète, ma is je l’allongeais sans cesse depuis que j’étais assez vieille pour m’intéresser aux gar çons. Plus que tout, je posais des choix prudents et réfléchis. Même si j’étais très difficile, ne portais que des vêtements griffés et recevais une allocation mensuelle plus importante que ce que la plupart des gens de mon âge gagnaient en une année, je n’étais en rien une snob . Mes parents avaient certaines attentes à mon égard, et l’argent était destiné à l es combler. On m’a toujours enseigné que l’image que quelqu’un projette, même si elle n’ est certainement pas juste à100 %, est un indicateur de sa personnalité. Malgré mes ef forts pour trouver des preuves que ce n’est pas toujours le cas, ce l’est souvent parm i les personnes que je vois à l’école et que je fréquente. Mon père, un avocat financier international prospèr e, a toujours dit : « Les banquiers signent avec le complet d’abord et l’homme ensuite », sa version de « fringué pour